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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 16:09

Samedi 18 avril 2009

 

Journée culturelle

 

Après être passés à l'Office de Tourisme donner des nouvelles à la famille, via Internet, (satané Orange …), nous nous rendons au 10 Aðalstræti voir la plus vieille maison de Reykjavík (1762),

puis au marché de Kolaportid déguster le fameux hákarl (requin faisandé).

Ce n'est pas si mauvais qu'on le dit, mais c'est vrai que ça pue.

 

Après-midi studieuse : Au Hafnarhus, nous avons vu une exposition du peintre Erró (je n'aime pas cette période) et les délires d'une peintre dont j'ai oublié le nom dont le thème était la mort et le sexe. Les psys ont encore de beaux jours devant eux !!!

Au Grofarhus, le photographe Tira a refilé toutes ses photos floues…
Décidément, je ne comprendrai jamais rien à l'art contemporain.

Et l'on continue la visite par l'expo au Listasafn.

Bon, au moins nous étions à l'abri de la pluie …

17 heures, maintenant tous les musées sont fermés.


Nous traversons la rue et allons discuter avec les canards, eiders, cygnes et autres volatiles qui peuplent le lac Tjörnin, puis nous passons devant l'Alþing dont les vitres blindées sont bien abimées suite à la "révolte des casseroles"















L'Alþing








La cathédrale Dómkirkja est fermée.


Nous retournons voir les "petites frimousses".

Il faut se dépêcher car les travaux ne vont pas tarder à commencer et la palissade va disparaître. Dommage pour ces minois charmants.

 



Puis, nous allons faire le tour de la péninsule de Seltjarnarnes, quartier résidentiel (?).



Arrivés au pied du phare de Grótta, le vent souffle tellement fort que nous nous réfugions bien vite dans la voiture.

Vu le temps bouché, nous n'avons pas aperçu le Snæfellsjökull, mais avons deviné Borgarnes ou Akranes dont les immeubles blancs brillaient au soleil.

Nous rentrons par le port et allons déguster la légendaire pylsa (merci Jujux).

Au café "Ice-Bar", nous comprenons qu'il faut payer 1500 ISK uniquement pour entrer. Qu'ils aillent se faire voir…

Nous consultons notre documentation et allons dîner chez Eldsmiðjan, rue Bragagata, (merci Chris). Un énorme choix de pizza en trois tailles. La "Del Mare" est à 2740 ISK, mais c'est pour deux (20 cm de rayon), mais la pomme a disparu de la carte, d'ailleurs, il n'y a plus de dessert.

On trouve la même enseigne avec la même carte et les mêmes prix à l'angle de Laugavegur et Barónsstigur à 50 mètres de chez nous …

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:56

Dimanche 19 avril 2009

 

Journée "fin du monde"

 

7h, le réveil sonne, les vannes célestes sont ouvertes ; trop tôt pour se lever si c'est pour aller dans les musées.

Je mets la tête sous la couette pour ne plus entendre le déluge.

10 heures, il ne pleut plus, le ciel est par endroits vaguement bleu, on y va.

Direction la péninsule de Reykjanes.

Premier arrêt à Njarðvík. Le Dusshus qui abrite le langship est fermé mais nous pouvons quand même admirer le navire qui se trouve dans le hall vitré.

La tempête fait rage, il est difficile d'ouvrir et de fermer les portières, le vent et la pluie sont déchaînés. La feuille qui se trouvait dans le bac de portière, contenant les infos de la journée s'envole et atteint la mer. Zut, pourvu que je me souvienne de tout.

Même les pétrels ont du mal à voler...

 


 

Nous continuons jusqu'à Garður en longeant la mer démontée (j'ai oublié la clef de 12 pour la remonter…).

Nous poursuivons jusqu'au phare de Garðskagi mais nous ne voyons ni phoque ni baleine.
Nous redescendons en longeant toujours la côte.

Arrêt photo à l'église de Melaberg puis au phare de Nýlenda. Pas facile car le vent nous déporte.

Puis c'est la traversée du désert de lave sans un seul panneau indicateur.

 

L'église catholique de Hafnir est fermée.

Nous ne trouvons pas l'accès aux falaises de Hafnarberg (sans doute à partir du parking) et arrivons au "pont entre les deux continents".
Je passe en Amérique sans passeport biométrique.

 

Il fait un temps de fin du monde, un vent à décorner les boeufs.

En filmant, je n'avais pas la bloblote, c'est juste le vent qui me déportait !!!


 


Nous n'avons pas trouvé l'accès au phare de Valahnúkur ni aux falaises de Reykjanestá.
Le temps est trop bouché pour apercevoir l'île d'Eldey.
La centrale géothermique fume mais pas de trace de Gunnuhver ni de Staðarberg.
Nous serons obligés de revenir une autre fois (tous les prétextes sont bons !!!).

La faille est impressionnante, surtout avec ce temps de fin du monde.

 

C'est déjà Grindavík.

Que décider ?

Ou continuer par la mauvaise piste jusqu'à Klefarvatn (à moins qu'elle soit maintenant goudronnée), ou aller se baigner à Blue Lagoon (Blue Lagon). Mouillés pour mouillés…

Mouillés, d'accord, mais le temps s'est encore dégradé (si, si, c'était encore possible), maintenant la grêle s'abat sur nous le temps que nous allions du parking à l'entrée.

C'est le branle-bas de combat dans la piscine. Tout le monde, ou presque, sort de l'eau en courant.

Ce sera pour une autre fois.

 


 

Nous rentrons dans notre appartement bien chauffé.

Profitant d'une accalmie, je vais faire trois courses au 10/11 situé non loin de chez nous. Il est ouvert 24h/24 mais ils font payer le service. Les prix sont "Frakkassants". Exemple, le saumon fumé, même marque 1798 ISK le kilo chez Bonus et 2655 au 10/11 !!!

 

 

 

D'autres films et photos sur mon autre blog ici : http://odyssee-islandaise-tome-2.eklablog.com/reykjavik-a117819174

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:41

Lundi 20 avril 2009

 

Journée phoques

 

Depuis 5h, il fait grand jour, le soleil brille.
Quelque soit le temps, nous avons décidé d'aller rendre visite aux phoques d'Ytri-Tunga.

Nous prenons la route 47 qui fait le tour du Hvalfjörður.


Paysages magnifiques, cascades miroitant au soleil, puissante rivière Laxá i Kjós qui se jette dans le fjord.




Pas une voiture, tout le monde passe par le tunnel d'Akranes.


Au fond du fjord, nous obliquons vers la cascade de Glymur.



Après ¾ h de marche par un sentier caillouteux et glissant (non, pas de cascade cette fois-ci), j'avoue que j'ai la trouille de passer sous le rocher et d'aborder le chemin escarpé qui suit.


Nous faisons demi-tour. Nous aurons fait quand même une belle balade d'une heure trente au milieu des bouleaux tortueux et de toute la flore qui s'éveille au printemps.



Nous sommes accompagnés du chant des oiseaux, grives mauvis et autres. Nous franchissons les ruisselets sur de grosses pierres glissantes.

Nous reprenons la route, direction Ytri-Tunga.

J'espère que les phoques seront au rendez-vous.

Depuis que nous avons rejoint la nationale 1, il pleut.


Nous dévalisons le Bonus de Borgarnes pour nos souvenirs de voyage…



Le thermomètre de Snæfellsnes indique 2° mais avec le vent glacial qui s'est levé, la température ressentie est plutôt de -2°.

Il y a de la neige dans les fossés.


Quel changement de paysage avec le mois de juin.

Pas une cascade ne coule.
Il y a beaucoup de chevaux dans les prés, mais aucun mouton.

Ytri-Tunga, nous y sommes.

Quel temps de chien, à ne pas mettre un phoque dehors.

Effectivement, pas plus de moustache de phoque que de cocotier. J'ai beau scruter de toutes parts, rien. Là, c'est la déception des déceptions.

Mon mari est déjà rentré se mettre au chaud dans la voiture, je reste à arpenter la plage en hurlant aux quatre vents "où sont les phoques" (sur l'air "d'où sont les femmes").

J'aperçois au loin deux choses.

Sont-ce des canards ou des phoques ? J'y vais, à force d'espoir, ils sont peut-être venus.


Oui, ce sont bien nos amis moustachus, mais pas deux, ni trois, ni quatre, mais cinq bouilles rigolotes.




Ils approchent, pas trop près, et nous nous observons longtemps. Un, plus curieux que les autres ou le guetteur, approche encore. J'en profite pour le saluer de la part de Chris. Je suis complètement congelée, je ne sens plus mes doigts malgré mes gants.

Au revoir et merci (bless et takk en VO) petit phoque. A bientôt, je reviendrai.
Il fait tellement mauvais que nous n'irons pas plus loin.

Nous n'avons même pas aperçu sa majesté Snæfellsjökull.

Impossible de prendre de l'essence à Vegamot. La pompe (N1) ne fonctionne qu'avec une carte. Heureusement, dans cette station, il reste du personnel.
Avec leur manie de tout automatiser, ils sont en train de déshumaniser les stations services.

Qu'est devenu le service ?

Visite à la ferme de Hvammur habitée par la famille d'amis.

Retour à Borganes, toujours sous une pluie diluvienne. Chez Olis (la moins chère), le 95 est à 152,3 ISK (0.94 €).

Nous mangeons une pylsa qui n'est pas aussi bonne que celle du port de Reykjavík.

Tunnel d'Akranes, 800 ISK (4.72 €) pour 5770 mètres. En 2005, nous avions payé 1100 ISK (14.63 €).

Dès que nous arrivons à Reykjavík, la pluie cesse et le ciel se dégage. Grrrr

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 23:45

Mardi 21 avril

 

Journée Energies renouvelables

 

Le soleil brille mais c'est de courte durée.

Premier arrêt, la centrale géothermique de Helleisheiði, non loin d'Hveragerði.

Une charmante jeune fille (Karin Elisabeth) nous explique le fonctionnement de cette centrale inaugurée fin 2005.









Intérieur de la centrale























Shéma du
fonctionnement










L'eau, à 300° est puisée à 3000 mètres (dans d'autres centrales, ça peut aller jusqu'à 11000 mètres).

La puissance est de 30 MWatt. L'eau, à 86°, alimente Reykjavík et l'électricité toute l'Islande.

Puis, visite libre de toutes les installations.

Très, très intéressant. A voir absolument si vous passez par là.


La zone géothermique d'Hveragerði est définitivement fermée au public. Ils ont mis les geysers Bláhver, Önnuhver, Bakkahver et Rauðihver en cage !!!


Nous montons jusqu'au golf voir "tout ce qui fume".


Nous tentons la source chaude de Reykjaðalur, mais comme il a plu et grêlé ½ heure avant, nous avons peur de nous faire tremper. Nous trimballerons encore les maillots de bain pour rien !!!

Nous montons jusqu'aux premières fumées. Ça glisse.



Demi-tour. Je mets les pieds dans un ruisselet à 30°. C'est très agréable.
Un autre ruisseau à 72° est refroidi à 28° par un bras à courant froid. Je prends un bain de pieds. Le pied !!!

Nous redescendons et cherchons dans la nouvelle zone géothermique située derrière l'école d'horticulture,  la marmite créée suite au tremblement de terre de 2005 (Leirgerður : Gerður la boueuse).





Ça fume et ça glougloute. Mon mari, qui n'est pas trop rassuré, écourte la visite. Je reviendrai et je la trouverai.


Dans les prés, les chevaux pataugent dans une espèce de tourbe détrempée.
Attention aux rhumatismes !!!




Le cratère Kerið rougeoie dans le soleil mais un grain se profile à l'horizon.



Dans la forêt de sapins fraîchement plantés, une myriade de chalets d'été ou de week-end attend les habitants de Reykjavík.


La cascade Fáxi et son échelle à saumons déverse ses flots dans la Hvitá.

En chemin, nous croisons une petite maison "d'Huldufólk" (le peuple caché)

Nous admirons la fresque en mosaïque et les vitraux de l'église de Skálholt et descendons dans la crypte. Nous n'avons pas osé passer par le souterrain.


Lorsque nous arrivons à Geysir, Strokkur nous salue de son panache blanc. Il est en forme aujourd'hui, il crache toutes les 2 ou 3 minutes.

 





La neige est encore présente sur les bas côtés de Gullfoss et le petit sentier verglacé par endroits. Ne tentons pas la descente.
Du promontoire, c'est aussi impressionnant et plus sûr.

Nous avons droit à l'arc-en-ciel.



Nous dînons à Reykjavík au Grillhúsið (merci Jujux et Chris) de délicieuses côtes et filet d'agneau accompagnés de pomme de terre au four à la crème et d'autres légumes. A tomber par terre. Total pour deux 7205 ISK, y compris une bière et une énorme banana split pour deux. Comme nous sommes allés nous faire rembourser la TVA, une bonne partie de la note est réglée par l'Islande.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 23:27

Mercredi 22 avril 2009

 

Journée nostalgie

 

Dernier jour, il y a de la morosité dans l'air.

Pour ne pas changer, il pleut.

Nous avons rendez-vous au musée de plein air d'Árbær à 13h. L'hiver, c'est ouvert uniquement le lundi, mercredi et vendredi à 13h avec un guide et nous avons réservé. Pas question de se défiler à cause du mauvais temps !!!

Nous arrivons en avance et la caissière nous fait asseoir bien au chaud dans la bibliothèque, nous apporte des livres en français et nous offre un café. Quel accueil !! Vous avez-déjà vu ça en France ? Si vous arrivez en avance dans un musée, on vous laisse à la porte sous la flotte.

Arrive notre guide, Brando. C'est rigolo, déjà, à l'hôtel d'Efri-Vík, l'hôtellière nous a donné son prénom puis nous a demandé le nôtre.

Visite très intéressante, nous sommes seuls à profiter des explications de Brando. Il faut être un touriste fou pour sortir d'un temps pareil …


Nous visitons plusieurs maisons édifiées au 18° et 19° siècle et habitées jusqu'au trois-quarts du XX° siècle









Ferme d'Árbær





















Intérieur de la
ferme d'Árbær




















4 Lækjargata























31 Laufasvegur












Et pour terminer, la maison de la locomotive.

Quoi ! une locomotive, pour un pays qui ne connaît pas le train !!!

Ces maisons ont été soit démontées, soit transportées telles quelles dans ce musée.

Nous terminons la visite seuls.

Il faudra que nous revenions l'été, car les guides sont costumés et les maisons animées : le pêcheur sale le poisson, on trouve également un fermier, une fileuse …


Dernières courses au Bonus. Il y a un monde fou, demain, c'est la fête des commerçants
et tout sera fermé.


Visite au centre commercial de Kringlan.


Au passage, nous admirons les mosaïques et l'architecture de l'église luthérienne de Hateigskirkja.





Nous préparons nos sacs pour demain. J'ai du mal à faire tenir les skyrs, harengs et saumons dans le mien …

Nous allons chez N1, la station service la plus proche de notre appartement, laver, aspirer et faire le plein de notre 4 X 4.

N'Y ALLEZ SURTOUT PAS, CE SONT DES ESCROCS.
Toutes les pompes en libre service fonctionnent avec des cartes. La seule sans carte "bénéficie" des services d'un pompiste. Mon mari lui demande du 95 : 158.8 ISK au lieu de 153.8 en libre service, cet escroc lui met du 98 à 182.2 ISK. Le temps que je m'en rende compte et c'est 31 litres qui sont dans le réservoir. Il nous dit que le 95, c'est pour les petites voitures et le 98 pour les 4 X4. Tu parles !!!
Il nous a roulés de 725 ISK…

Il nous reste un beau billet de 500 ISK que nous allons dépenser sur le port. Notre dernière pylsa a un goût amer de fin de vacances, mais nous savons que nous reviendrons.

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 23:09


Jeudi 23 avril 2009

 

Jour de tristesse

 

Il a fallu gratter le pare-brise couvert de glace. La route est verglacée. A la sortie de Reykjavik, nous croisons une voiture sur le toit qui a traversé la route. Heureusement, les occupantes sont saines et sauves. Elles rateront leur avion.

Nous roulons prudemment, doublés par quelques Fangio inconscients.

L'avion décolle.
L'Islande s'éloigne.
Les nuages enveloppent les côtes découpées.
C'est fini.
 

Islande, tu nous reverras.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 23:03
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 22:13

Départ lundi 8 juin 2009

 

  Dimanche soir, je finis d'imprimer les dernières feuilles, de cocher les dernières bricoles qui vont combler les trous dans le sac. C'est déjà lundi matin et la nuit va être courte.

Plusieurs fois je me lève, j'ai oublié l'adhésif pour le 17 juin, le baume à lèvres. Je n'ose plus regarder les chiffres rouges du radio réveil qui égrènent les minutes.

1h45, la dernière fois où je jette un œil en me recouchant.

4h, les infos : élections européennes, crash de l'Airbus ; la tête dans le sac je saute du lit à la douche.

C'est parti. Islande, nous voilà.

7h45, nous décollons sous un beau soleil avec ¼ d'heure d'avance.

Quelques nuages moutonneux nous cachent le patchwork de la campagne française, anglaise et écossaise.

Le coton envahit la mer et  enveloppe Heimaey et les côtes islandaises, nous dépossédant de la joie d'admirer notre île chérie.


L'avion descend doucement dans les nuages et l'Islande ensoleillée apparaît.



C'est bon de "rentrer chez soi".


Ayant 1/2 h d'avance, nous attendons impatiemment le loueur de voiture qui arrive au volant de notre "chaperon rouge", un beau Jimny que le capitaine des pompiers ne renierait pas.



Pendant que l'un prend des cours de Jimny, l'autre dévalise la banque : 1 € = 168,44 ISK ; mieux que les 161 d'avril, mais moins bien que les 174 annoncés hier soir par le site de change que j'avais consulté.

Arrivés à Reykjavík, nous récupérons nos bons d'échange chez Farmholidays, puis nous nous rendons rue Skólavörðustígur chez les grands-mères tricoteuses. Lorsque nous sortons de la boutique, mauvaise surprise, un joli papillon s'est posé sur notre pare-brise : 1500 ISK.

Les contractuel(le)s ne perdent pas de temps et ne sont pas indulgents avec les touristes. La voiture croule sous les bagages et des autos-collants du loueur sont apposés sur toutes les vitres. Ça commence mal !!!

Le facteur nous dit qu'il faut régler dans une banque. Ça tombe bien, il y en a une à côté de la baraque à pylsur.

Inflation oblige, la pylsa qui valait 250 ISK et avril est affichée à 260 ISK.
Bonne surprise, comme nous avons payé la contravention rapidement, l'amende ne nous coûte "que" 950 ISK.

Nous achetons un pain de mie chez Bonus (moins cher qu'au 10/11) et allons saluer et nourrir les canards, cygnes, eiders et oies du lac Tjörnin.

Rue Austurstræti, la palissade des "petites bouilles" a disparu laissant place à un autre décor et les travaux ont commencé.

Une barquette de crudités dégustée en vitrine du 10/11 suivie d'un skyr (le premier d'une longue série), passage à l'office de tourisme pour récupérer les adresses des médecins des Vestfirðir : pas compliqué, il n'y a que l'hôpital d'Ísafjörður *


De Reykjavík à Borgarnes, les lupins bleus colonisateurs et les pissenlits jaunes égaient les champs.



Nous passons par le tunnel d'Akranes (800 ISK) qui nous évite de faire le tour du Hvalfjörður.

Nous arrivons à l'hébergement d'Ensku húsin, (la maison de l'Anglais) que nous n'avions pas sélectionné car nous connaissions. Rien n'a changé, hormis le cuistot qui nous explique qu'il est la troisième génération à s'occuper des repas des touristes. On nous attribue la même chambre qu'en 2005.

Dans la salle de bains commune, le lavabo avec les robinets dans les coins est toujours là. Ils n'ont pas encore inventé l'eau tiède !!!



Je suis mauvaise langue en disant que rien n'a changé : les deux robinets du lavabo de la chambre ont été remplacés par un rutilant mélangeur des années cinquante. Il va falloir attendre la septième génération pour passer au mitigeur…

Par contre, un nouveau testament dans une belle édition reliée cuir dort dans un tiroir de la table de nuit. De là à tirer des conclusions hâtives que la religion a plus d'importance que l'hygiène, ce serait de la mauvaise foi (on n'en sort pas !!!).

 

Nous continuons notre route et allons jusqu'à Álftanes, non loin du cap Tanganes rendre hommage au Commandant Charcot dont le bateau, le Pourquoi-pas, s'est échoué ici en 1936.

Il n'y eu qu'un seul survivant sur les 41 membres d'équipage.


Enfin, c'est ce que nous avons crû, car rentrés en France, nous nous sommes aperçus que cette stèle n'avait rien à voir avec Charcot et que nous n'étions même pas au bon endroit...
Ce monument est lié aux premiers colons de la région : il y en a d'autres identiques à des endroits où s'est déroulé un fait marquant de l'histoire de Borgarnes et des Mýrar. Par exemple au jardin public de Borgarnes, au détroit de Brákarsund à Borgarnes, et à Borg.
La stèle de Charcot se trouve à quelques kilomètres de là, devant la plage de Straumfjörður.         
Il faudra revenir en Islande une autre fois...

Alors que nous nous reposons au pied de la stèle, un gentil  chien de berger déboule à toute allure et vient nous faire ses amitiés. Il court en aboyant après les huîtriers-pie et les chevaliers gambette.

Les chevaux restent impassibles devant toutes ces pitreries.









Eglise
d'Álftanes














Nous repartons à Borgarnes dévaliser le rayon de skyr du Bonus…

Puis nous faisons le plein d'essence chez Olis où nous ne trouvons pas les tuyaux pour nettoyer la voiture, pas plus que chez N1. Chez Shell, c'est 100 ISK les 1.30 minutes. Crise oblige… Tout change en Islande.


Une délicieuse odeur nous accueille chez l'Anglais. Nous dégusterons une soupe aux champignons onctueuse, de l'agneau islandais grillé et du saumon, pommes de terre, purée de carottes et concombres à la menthe et nous terminerons par une tranche de gâteau au chocolat servie avec une boule de glace et café à volonté le tout pour 8400 ISK à deux (50 €).

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 16:37

Mardi 9 juin 2009

 

Lestés d'un bon petit-déjeuner : céréales plus súrmjólk, pain noir plus jambon plus fromage, autre pain noir plus beurre plus confiture d'orange ou confiture de fraise, tranches de pastèque, d'œuf dur, de tomates, rondelles de concombre,  lait et jus d'orange (j'ai dit lestés…), nous nous dirigeons tranquillement vers notre immanquable rendez-vous islandais : les phoques d'Ytri-Tunga.

Nous avons une longue histoire d'amour avec eux : 2 fois en juin 2005, avril 2009 et peut-être aujourd'hui.

Nous sommes seuls sur la route 54 qui traverse la large plaine verdoyante. A droite, les nuages couvrent les sommets des Alftárhraun, Saðarhraun et Hagahraun.


Nous obliquons vers les orgues basaltiques de Gerðuberg à Ytri-Rauðamelur.


L'église est toujours fermée, dommage car nous aurions aimé nous asseoir sur les bancs cintrés que nous apercevons de la fenêtre.


Tout est calme, la ferme et les maisons sont abandonnées, nous n'entendons que le chant des chevaliers gambette et des courlis. Un lagopède sautille dans un champ,  des moutons gambadent sur le chemin.


Des vaches noires à fourrure laineuse, des Galloways,  s'enfuient dès que je sors de la voiture pour les photographier.



Une petite rivière coule entre les prairies en doux méandres.



Des silènes acaules violines égaient les champs pierreux érodés par les moutons.



Les nuages s'effilochent doucement des cimes du Rauðamelsfjall.

Jaime la quiétude qui se dégage de ce paysage.

Nous nous garons sur le parking d'Ytri-Tunga dont la maison n'est plus un hébergement de touristes.

Zut, il y a déjà un camping-car et une voiture. Pourvu qu'ils n'affolent pas "nos" phoques.

C'est marée basse, très basse même. Je me demandais s'il y avait des marées car les trois autres fois j'ai vu la mer au bord de la plage. Et bien, j'ai la réponse.

Sur la gauche, à travers les jumelles, j'aperçois deux boules dans l'eau : des phoques. J'approche doucement, essayant de ne pas me casser la margoulette sur les rochers recouverts d'algues et de fucus vésiculeux.


Et que vois-je à quelques mètres sur un rocher ? Une grosse mémère en position de "banane" qui dort et se dore au timide soleil.


Je marche dans le lit de la rivière pour approcher encore plus près. Elle lève la tête mais continue à se prélasser nous montrant tour à tour son flanc, son dos et son ventre gris clair tacheté de gris foncé, se grattant l'oreille avec sa nageoire dorsale, applaudissant de ses nageoires caudales.



La mer est calme, plate, d'huile, juste ridée par moments par une petite brise. C'est un instant de grâce comme il y en a peu dans une journée.

Un instant, elle appelle un peu comme un chien hurlant à la mort. Je l'imite, elle m'écoute mais j'imite certainement mal car elle ne vient pas vers moi. Je ne suis pas crédible en phoque. Par contre, si je continue à marcher sur les rochers glissants, je vais m'étaler et le Morgunblaðid va titrer : "une baleine s'échoue sur la plage d'Ytri-Tunga" !!!


Tant pis, je reviens sur la plage en faisant éclater les vésicules du fucus sous mes bottes. On dirait du papier bulle.



Nous déjeunons sur la plage, assis sur le touret, de tomates, concombre islandais et terminons par un skyr bien sûr.
Pas un bruit, excepté le chant des cygnes, des courlis, des huîtriers, des oies qui passent au-dessus de nos têtes et l'aboiement des phoques au loin, là bas sur les rochers entourés par la mer.

Le Snæfellsness a toujours la tête dans les nuages, la neige recouvre les sommets des montagnes environnantes.

Il ne fait pas chaud : 6°.


Nous nous promenons autour de l'église et sur la plage de Búðir.


C'est fou ce que l'on peut voir comme plantes poussant sans terre sur les amas de lave qui bordent la mer.








Cochlearia











Après cette promenade vivifiante, nous repartons vers Vegamot.

Arrivée en vue d'Ytri-Tunga, je pense fortement : Pourvu qu'il tourne à droite et à ce moment, mon mari me dit : tu veux y retourner ? Quelle question ? Autant demander à un aveugle s'il veut voir…

Le niveau de la mer a un peu augmenté, mais pas assez pour que les phoques viennent au bord de la plage.
Cette fois-ci, ils sont à droite et nous en voyons jouer quatre au loin.

Nous les observons, leur disons au-revoir et à la prochaine fois.

Belle journée.


Nous nous arrêtons à Ölkelda, mais la pompe à main qui délivrait de l'eau pétillante est "dégrennée" (c'est du tourangeau) (désamorcée).

 Une dame nous indique un autre endroit où un robinet nous permet de goûter à une eau pétillante naturelle.

Dans le petit marigot, les bulles remontent de temps à autre. C'est rigolo.



Cette fois, plus d'arrêt jusqu'à Helgafell hormis une pause café-chocolat à la station service de Vegamot (N1 automatique).


Arrivés en haut du col, je prends un grand coup au cœur. Quel spectacle !

A gauche, les montagnes rouges, noires, grises, vertes ; à droite, le ciel bleu dragée et la mer bleu clair.

C'est d'une beauté qui prend aux tripes.


En descendant le petit chemin qui mène à l'église au toit rouge d'Helgafell, j'ai les yeux rivés au sol cherchant un joli caillou.



L'église est fermée. Par la fenêtre, nous voyons les bancs arrondis recouverts de coussins confortables.



Nous regardons les tombes, cherchant celle de Guðrun Ósvífursdóttir. C'est qu'il y a une quantité de Guðrun ici !!!

Mais celle que nous cherchons est morte depuis 1001 ans.

C'est Guðrun Ósvífursdóttir, l'héroïne de la saga des gens du Val au Saumon.

Elle vécut ici, cloîtrée, jusqu'à son dernier jour en 1008.

Nous la trouvons enfin dans un enclos à l'extérieur du cimetière.


Je pose mon joli caillou sur la stèle, mais je suis étonnée de ne pas en trouver d'autre.


Guðrun, 1000 ans après, quelqu'un pense à toi. Quelqu'un pensera-t-il à moi dans 1000 ans ?


Lorsque nous remontons, le chien de la ferme revient se faire câliner. Il doit aimer la saison touristique !!!

Nous gravissons le Mont Helgafell sans parler ni se retourner, enfin moi, parce que mon mari est incapable de tenir dix minutes sans parler…

De plus, il se retourne pour voir si je le suis.

Ses trois vœux ne se réaliseront pas.

En 2005, j'avais fait trois vœux mais j'ai dû louper quelque chose car deux ne se sont pas accomplis, c'est pourquoi je remonte cette année avec trois autres.


Pour être bien certaine, je les ai prononcés devant la table d'orientation pour être sûre que je regardais bien à l'est.


 

Nous avons une superbe vue sur le Breiðafjörður et ses innombrables îles.




Juste à l'entrée de Stykkishólmur, nous faisons le plein chez Olis. Une surprise nous y attend.

Comme hier à Borgarnes, il est affiché 167.3 ISK et sur la pompe s'inscrit 168.8 ISK. Renseignements pris auprès du pompiste, 167.3 c'est si on règle par carte bancaire. C'est directement versé sur le compte d'Olis et 168.3 si on règle au pompiste. La différence de prix est son salaire.

Il fallait le savoir.

Nous trouvons facilement notre hébergement du soir. La guesthouse est située au bord du fjord. Jolie chambre, confortable ; grande salle de bains commune à 4 chambres mais dont seulement deux sont occupées. Nous allons être "comme des coqs dans le plâtre" (citation d'une vieille cousine). 

site : http://frontpage.simnet.is/almdie/
contact :  almdie@simnet.is

Nous partons en repérage sur le port afin de ne pas rater le ferry demain qui nous conduira sur l'île de Flatey.
Devant l'escalier qui mène au phare, le quai d'embarquement, mais le ferry n'est pas là.

Du phare, nous découvrons le Breiðafjörður et toute la ville.





De pimpantes maisons multicolores composent la ville, un hôpital moderne et l'église à l'architecture avant-gardiste déparent un peu le paysage.









Vue d'ensemble





















L'église moderne




















L'hôpital
et l'église













Le petit port est croquignolet avec ses bateaux colorés.



Un navire en inox derrière un monument aux morts fleuri complète le paysage.



Le tour du village, pardon, de la capitale du Snæfellsness est vite fait.

Nous avons repéré un restaurant où nous rendons. Bonne adresse.

Après de délicieux petits pains tièdes et du beurre, une grosse assiette de soupe avec plein de morceaux de poissons variés et crevettes nous est servie, suivie d'une dame blanche et d'un gâteau coulant au chocolat accompagné d'une boule de glace, de myrtilles fraises et mûres présentés dans un coffret laqué. Le tout pour 6300 ISK (36€), y compris une bière.

L'adresse : Narfeyarstofa 3 Aðalgata.


Nous effectuons une promenade digestive au bord du fjord et regagnons notre home pour la nuit.

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 23:58

Mercredi 10 juin

 

Nuit d'enfer, je me réveille en sursaut. Il fait grand jour, le soleil brille.

Zut, mon portable n'a pas sonné et nous avons raté le ferry.

Il est 3h15.

Du calme, recouche-toi.

Impossible de me rendormir. Il fait trop jour malgré le store et le rideau.

Dring, c'est au tour du portable de Jean-Louis de sonner.

Encore raté, il est 5h, il a oublié de le mettre à l'heure islandaise.

Attendons que mon portable sonne 6h30.

Je bondis sous la douche car si je ferme les yeux c'est un coup à se rendormir.

7h30, le petit déjeuner copieux nous attend.

Notre hôte a tout préparé ; moins de choix que d'habitude mais c'est parfait.

Direction le port où nous validons les billets que nous avions achetés sur Internet.

Je fais mes emplettes en vue du 17 juin.


C'est le premier jour où le ferry fait escale à Flatey avant de se rendre à Brjánslækur dans les Vestfirðir.

Une vingtaine de voiture embarque sur le Baldur ainsi que de nombreux piétons.




Nous négocions avec le préposé aux billets afin qu'il débarque notre Jimny au terminal de   Brjánslækur car nous nous arrêtons à Flatey pour la journée.

Il est interdit de débarquer les véhicules sur l'île de Flatey (île plate).

Jean-Louis est inquiet : tu laisses nos sacs avec toutes nos affaires, ton passeport, les billets d'avion, les bons d'échange et tous les sous et aussi le ravitaillement, et si on ne retrouvait rien ?

Je suis d'un naturel optimiste et j'ai l'habitude de l'Islande et des Islandais et puis, d'autres l'on fait !!

J'ai confiance.

Dans le parking du ferry, nous avons la surprise de retrouver "notre jeep" louée au mois d'avril.

Le monde islandais est bien petit.

 

La traversée du Breiðafjörður (large fjord) s'effectue sous un beau soleil. Ni tangage, ni roulis.

Sur le pont un vent glacé me serre les tempes.





Avant de débarquer, je prends un pull, une écharpe et des gants, initiative que je regretterai toute la journée.

10h40, le Baldur accoste à Flatey.

Jean-Louis a un dernier regret d'abandonner toutes nos affaires sur le ferry.


Nous laissons la "horde de touristes" (une trentaine…) se disperser et nous nous embusquons pour photographier les chevaliers gambette qui volent autour de nous.



C'est la première fois que je vois des séchoirs ou sèchent des poissons : morues, harengs et autres.





De belles maisons colorées en construction semblent ignorer "la crise".
Ce sont certainement des résidences secondaires car il n'y a pas beaucoup de travail sur l'île à moins de s'adonner au télétravail.

Justement, deux techniciens de Simnin montent une antenne surveillés par trois jeunes femmes photographes montées sur le ferry à Stykkishólmur.



Nous grimpons jusqu'à la petite église en rénovation. Les fresques de 1990 qui ornent le plafond sont superbes, elles évoquent le chasseur de macareux, le coupeur de poisson…







On peut même y voir une fresque représentant Jésus vêtu d'un pull islandais…



Juste à côté, une maisonnette jaune datée de 1864 abrite la bibliothèque. Il ne reste qu'une poignée de livres sur les rayons.



Le cimetière est envahi de pissenlits surdimensionnés.

On ne meurt plus beaucoup ici. Il faut dire que la population est très réduite : deux familles vivent sur Flatey l'hiver et une quinzaine l'été.



A côté de l'hôtel Flatey récemment repeint en rouge, un café tout jaune nous accueille. Les tenanciers attendent le client. Peut-être auront-ils plus de chance avec le ferry qui arrive des Vestfirðir  à 13h15.


Nous continuons notre chemin vers la falaise aux oiseaux en passant devant de coquettes maisons revêtues de chatoyantes couleurs.






Il fait beau et chaud, pas un souffle de vent. Les enfants jouent dans la prairie.

Je suis en polo à manches courtes et j'en ai assez de traîner tous mes affutiaux depuis que je suis descendue du ferry.

Nous nous asseyons au dessus de la colonie de sternes et observons leur manège.

Quelques canards colvert et eiders nagent tranquillement dans la mer.
D'un seul coup, les canards affolés s'envolent suivis par la colonie de sternes qui tournoient. Les canetons files se cacher sous les ailes de leur mère.

Le danger vient du ciel : c'est un aigle majestueux, ou plus exactement un pygargue, qui cherche une proie.


Derrière nous, une brebis course une sterne, plus loin, une sterne course une brebis et ses agneaux qui s'étaient aventurés trop près de son nid posé à même le sol.



En dessous de nous, sur un rocher plat, deux guillemots à miroir prennent le soleil.








Nous continuons notre chemin jusqu'au panneau stop qui nous enjoint de ne pas continuer car c'est la période de nidification. Il ne faut pas déranger les oiseaux.

Nous nous asseyons dans l'herbe au dessus de la falaise et regardons le ballet incessant d'une demie douzaine de macareux qui volent de la falaise à la mer et vice-versa.

Nous sommes bien, le soleil me chauffe le dos, l'air est limpide, on dirait que les côtes neigeuses des Vestfirðir sont à un jet de pierre. Jean-Louis s'endort, bercé par le chant des oiseaux.


Un guillemot à miroir reconnaissable à ses pattes rouges et le triangle blanc sur les ailes se pose à trois mètres de nous. Il reste de longues minutes, se tournant dans tous les sens comme s'il posait. Lorsqu'il lance son cri strident, nous apercevons l'intérieur de son bec encore plus rouge que ses pattes. La gauche est baguée.



C'est l'instant magique de la journée.


16h30, il est temps de rejoindre l'embarcadère.

Nous passons dans une prairie et nous faisons enguirlander par une colonie de chevaliers gambette.



Il faut faire attention à ne pas écraser leurs œufs (nous n'en voyons pas).

De gros sacs contenant des canettes attendent d'être évacués sur le continent.



Le technicien a laissé ses valises sous l'antenne pour reprendre le travail demain.
Quelle confiance !!!


Un chevalier gambette nous souhaite  bon voyage du haut du séchoir à poissons.


17h10, voici enfin le Baldur.



Il décharge une barque, un gros sac et une demi-douzaine de sacs contenant du gravillon.

Les enfants reviennent de Stykkishólmur avec les mamans.

S'ils doivent faire ça tous les jours : 1h30 de bateau matin et soir, quelle fatigue pour ces petits.

Nous nous posons beaucoup de questions sur la vie de ces insulaires : comment sont-ils ravitaillés en eau ?

Pour l'électricité, nous savons. Nous avons discuté avec l'employé de l'usine électrique située juste à côté de l'embarcadère. Ce bâtiment complètement délabré abrite la centrale fonctionnant au diésel.



Pour le téléphone et la télévision, ce sont les antennes et relais hertziens.

Hier soir, à Stykkishólmur, nous avons voulu voir ce qu'il y avait au programme : première chaine : golf, deuxième chaine : golf, troisième, quatrième, cinquième : golf…

Ça ne m'étonne pas que toutes les jeunes femmes soient enceintes ou en charge de bébés…

 

Jean-Louis guette anxieusement le Lieutenant de vaisseau chargé de débarquer la voiture à  Brjánslækur.

Enfin, les clefs du Jimny sont dans sa poche. Si tout va bien, nous retrouverons notre "Chaperon Rouge" sur le port.

Et oui, il est là ; il nous attend sagement garé entre deux gros 4 X 4.

La route 62 qui mène à la ferme de Rauðsdalur est surplombée par une impressionnante montagne dont d'énormes rochers détachés du sommet jonchent les flancs.

A gauche, une étendue de sable ocre rose.

 

Un étrange panneau à l'intersection du chemin qui mène à la ferme de Rauðsdalur expliqué par celui qui se trouve en face : nous sommes chez un réparateur de pneus.





Arrivés à notre hébergement, nous sommes accueillis par une blonde jeune fille qui nous expédie vers les maisons de l'autre côté du chemin.

Elle nous y rejoint, telle une Walkyrie moderne, chevauchant un quad, cheveux et seins au vent.

Nous nous déchaussons et visitons notre petite chambre.

Le salon est immense, nous le partagerons, ainsi que la cuisine, et la salle à manger avec un couple de Danois.

 

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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