Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 19:01

         Je ne sais pas si c’était la fin du runtur ou les résultats de l’élection présidentielle, mais les cris et klaxons n’ont pas cessé de 2h à 5h30.
Comme une de mes quatre fenêtres donnait sur Hafnarstræti, je voyais les phares des voitures se suivre sans discontinuer.

Cette nuit, un énorme bateau de croisière a accosté dans le port de Akureyri.

1-101 1-102

Contraste saisissant... 

1-103 1-104

Direction plein nord par la route N°1

Eglise de Glæsibær Rte 82

1-106-Glæsibær 1-105-Glæsibær

Monts de Þorvalsdalur

1-107

Eglise de Möðruvellir. Village natal de Jón Sveinsson à qui l’on doit les histoires de Nonni.

1-109  1-108-Möðruvellir

1-110 1-111

1-112 1-113-Möðruvellir

1-114 

 

 

 

 

 

 

 

  Port de Hjalteri route 82

 

 

 

 

 

 Eglise de Stærri-Árskógur

1-116-2-Stærri-Árskógur  1-117-Stærri-Árskógur

1-116-staeri  1-115-Stærri-Árskógur

 

1-118 

 

 

 

 

  Rhyolithes à Stærri-Árskógur

 

 

 

 

 

 

 

Grenivík sur l'autre berge de l'Eyjafjörður

1-120 1-121

1-119 

 

 

 

 

 

 

L'Eyjafjörður

 

 

 

 

 

 

Le courlis fait office de comité d'accueil à Dalvík 

1-122 1-123

1-124 1-125

Église de Dalvík 

1-126-dalvik 1-128-dalvik

1-127-dalvikEn 1934, lors d'un violent tremblement de terre de magnitude 6.3, la moitié de la ville disparut sous les éboulis projetés par la montagne voisine.

 Le port

1-131 1-130

1-129 1-132

1-135 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Route 807

 

 

 

 

 

 

 

 

1-133 1-134

Eglise de Vellir

1-136-Vellir  1-137-Vellir

1-138-Vellir 

Cathédrale de Akureyri. Je suis très déçue, elle est minuscule par rapport à sa sœur Hallgrímskirkja de Reykjavík.

1-139-Aku

1-145-aku  1-146-aku

1-140-aku 1-144-aku

1-141-aku  1-142-aku

1-143-aku 

  

  

  

  

 

 

Un concert se prépare.


 

 

 

 

 

 

Le prêtre nous met à la porte à 12h45 et ôte le drapeau qui flottait.

 Quartier de l'église

1-147 1-150

 

Église catholique polonaise Saint Pierre

1-149-aku-catho  1-151-aku-catho

1-148-aku-catho 1-150-aku-catho

1-151 

 

 

 

 

 

 

Jardin botanique

 

 

 

 

 

 

 Depuis le temps que je rêvais d’y flâner. Et bien, il va falloir revenir car trois cars ont déversé leurs passagers, certainement les croisiéristes. Et ça se bouscule, et ça crie, et ça ne veut pas suivre son guide qui s’énerve.

                          Lewisia cotylédon                                                       Renouée

1-152-lewisia 1-153-renouée

                                                             Pavot d'Islande

1-154-pavot d'islande 1-155

1-156

 1-157-asteraceae-aster                  Famille des asters 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop de monde, trop de bruit pour moi…, je reviendrai une autre fois.

 

Je me rends jusqu'aux deux maisons d’Aðalstræti que je n’avais pas vues hier,

1-159 1-158

30-189 

 

 

 

 

 

 

une dernière glace et direction sud-ouest.

 

 

 

 

 

 

Il me faudra revenir à Akureyri. Il a trop de choses que j’ai dû laisser de côté faute de temps.

 

 

 

Retrouvez Akureyri ici

 

La route N° 1 longe les prés et les fermes disséminées au pied de l'Hörgárdalur.

Paysages verdoyants ou paissent les bovins

C’est superbe, mais il est impossible de s’arrêter.

Hameaux colorés qui s’accrochent aux flancs des montagnes

1-161 1-162

L'église de Bakki est comme de bien entendu fermée. Une dame sort de la maison d'en face et m'en ouvre la porte. Quelle merveille.

1-164-bakki  1-166-bakki-

1-167-bakki-   1-165-Bakki-

                                                       Pointe de Hraudrangi

1-160-1 1-160-2

                                                                 Large vallée de l’Öxnadalur

 

 1-163 1-170

 

La douce Öxnadalsá se transforme parfois en puissantes cascades.

   1-168

 

 


 

Quels paysages magnifiques lors de la montée et la descente du col de l'Öxnadalsheiði

1-169 

 

 

 

 

 

Gorges de Kotagil (au niveau du parking)

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Eglise de Silfrastaðir

 1-172-Sylfrastaðir  1-171-Sylfrastaðir

Eglise de Víðimýri

1-173-Viðimýri 1-174-Viðimýri

1-178-Viðimýri 1-177-Viðimýri

1-178-2 Vidymiri

Ferme en tourbe de Glaumbær du XVIII° siècle, composée de 16 salles réparties le long d'un couloir de 22 mètres.

1-194 1-193

 1-1921-179 1-180

1-181 1-182

1-183 1-184

1-185 1-186

1-187

1-189-glaumbaer   1-188-glaumbaer

 

1-191-2-glaumbaer  

1-190-glaumbaer 

 

 

 

 

 

 

 

 

Statue de Guðriður Þórbjarnardóttir première femme blanche à mettre un enfant européen au monde en Amérique. Christophe Colomb peut aller se rhabiller !!! Cette sculpture est également visible à la ferme de Laugarbrekka (péninsule de Snæfellsness), où elle a habité vers l’an 1000.

 

 

 

 

 

 Église de Reynistaður

1-195-Reynistaður  1-199-Reynistaður

1-197-Reynistaður   1-196-Reynistaður

1-198-Reynistaður

Plaines fertiles où sont disposées des bottes de paille, telles des billes qui attendraient que les fils du géant vert viennent les « tiquer ».

1-200 1-202

Lac Miklavatn

1-201

Sauðárkrókur

1-203-Sauðarkrokur  1-204-Sauðarkrokur

1-205 1-206

1-207 1-208

1-209 1-210

1-211 1-212

1-213 1-214

Villa Nova, édifiée en 1903 appartenant

à un riche négociant

 

1-216-villa nova 1-215

Cette ville me laisse une étrange impression.

Le centre ville historique est plus ou moins bien entretenu.
D’horribles HLM délabrés font face aux immeubles ultra modernes de verre et d’acier.
L’Hôtel de ville est résolument moderne et flambant neuf.

1-218

Retrouvez Sauðárkrókur : http://odyssee-islandaise-tome-2.eklablog.com/de-solvanes-a-geirshlid-a118602346

Rocher dans le Miklavatn situé dans le Skagafjörður

1-219
Parlons de mon hébergement de Syðsta Grund
Lorsque je suis arrivée, la fermière qui ne parle qu’islandais me reçoit avec un grand sourire et me fait visiter une petite maison composée d’une cuisine, d’un séjour, d’une chambre comprenant trois lits et bien sûr, des sanitaires. Je lui indique que c’est parfait.

Lorsque je lui demande les horaires du petit déjeuner (merci ma liste de phrases), elle m’écrit que c’est 12 000. Je pense qu’elle se trompe d’un zéro, car le prix indiqué lors de la réservation est 1200.
Gentiment, je barre un zéro. Qu’elle s’empresse de réécrire.
Je comprends qu’elle veut me fourguer sa maison à 12000 alors que j’ai réservé une chambre à 4500.
Lorsqu’elle comprend (avec difficulté) que je ne veux pas de sa maison, elle m’arrache presque les clefs des mains. Son sourire s’éteint et elle m’emmène dans leur maison où je me retrouve dans une chambre microscopique où mon sac ne tient pas. Je garde mon sourire et lui dit que c’est bien. Il ne faut pas exagérer avec les compliments non plus 
J
Ma bonne éducation me perdra...

1-220

Lorsque je lui demande, en anglais, si elle a le Wifi et quel est le code, elle sort son dico anglais-islandais. Comme celui-ci date de la guerre de 14, elle ne trouve pas Wifi ni Internet. Je lui écris « Netið », comme ça se dit en islandais. Elle ne devine toujours pas. A un moment, j’entends « tölva ». Je suis sauvée, je sais que c’est l'ordinateur. Je lui fais comprendre que c’est presque ça en pianotant. Ca y est, elle a décodé : pas de Wifi L
 

 Retrouvez Akureyri ici : http://odyssee-islandaise-tome-2.eklablog.com/akureyri-fete-nationale-a118699714

et ici : http://odyssee-islandaise-tome-2.eklablog.com/de-akureyri-a-akureyri-en-passant-par-godafoss-a118696830

Repost 0
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:29

J’ai à peu près bien dormi dans la chambre minuscule (environ 5M²).
Les pâtisseries et les confitures maison étaient délicieuses.
J’oublie mon gilet et ça va beaucoup me manquer aujourd’hui.

A Varmahlið, je commence par une grande toilette de la voiture, avec de la lessive. Elle est belle mais ne va pas le rester longtemps. A peine dix kilomètres plus loin, sur la N1 qui devrait être goudronnée, les services publics viennent de décharger de gros cailloux. Ce que j’ai vu de pire pour rouler.

Montagnes avant Bólstaðarhilð

2-101 2-102

2-103 2-104

Eglise de Bólstaðarhilð

2-105-Bólstaðarhlið  2-106-Bólstaðarhlið

J'y rencontre un chien de berger, comme à chaque fois que je m’arrête aux environs d'une ferme, pour voir une église.
Il m’offre tout de suite son ventre et « sourit » différemment des autres. Ce n’est certes pas le plus beau ; le pauvre a un œil crevé. Il m’accompagne joyeusement jusqu’à l’église. Bien sûr, je lui parle, mais il ne comprend pas. 
J
, même le mot gâteau le laissera indifférent. Mais le toutou est polyglotte !!! Dès que je prononce « cookies », il saute partout et lorsque j’ouvre le coffre, il s’en est fallu de peu qu’il y saute. Il adore les gâteaux au chocolat. J’ai du mal à l’empêcher de monter à côté de moi.

Il me raccompagne en jappant joyeusement. Gentil toutou.

 

Église de Holtastaðir

 2-109-Holtastaðir  2-110-Holtastaðir

Chevalier Gambette

2-107 2-108

 

Église moderne de Blönduós (visite payante), édifiée entre 1982 et 1993. Elle est censée représenter un cratère. J'aime mieux l'ancienne…

2-112-Blönduós 2-111-Blönduós

2-113-Blönduós 2-114-Blönduós

2-115-Blönduós2-117-Blönduós 2-116-Blönduós

2-118-1-Blönduós 2-118-2-Blönduós

 

Église ancienne  

 2-120-Blönduós  2-121-Blönduós

2-119-Blönduós

 

Maisons colorées

2-122 2-127

  Musée de la mer.(Payant)

2-123  2-124
Je sens tout de suite l’arnaque, comme à Grenivík, lorsque je vois la taille de la maison.

Gagné !!!

2-125 2-126

Musée du textile (Heimilisiðnaðarsafnið) où sont entreposées de petites merveilles. Les gants sont obligatoires.

2-129-2.jpg 2-129

Photo isholf.is

Lingerie, layette et linge de table brodés mains

2-131  2-130

2-133  2-132

2-134  2-135

2-148

Costumes régionaux et de Fjallkonan (voir Fête Nationale 17 juin )

2-136   2-137

2-138   2-139

2-140   2-141

2-142   2-143

2-144   2-145

2-146   2-147

2-151   2-152

2-153   2-154

2-149   2-155

2-150

Embouchure de la Blandá

2-156

Baie d'Húnafjörður  

2-157

Dans la vallée de Vatnsdalur (route 722) tertres morainiques vestiges de l'ère glaciaire.

En 1720, eut lieu le plus grand glissement de terrain d'Islande. Les flancs du Vatnsdalsfjall s'effondrèrent dans la rivière pour donner maissance au lac Flóðið ainsi qu'à une multitude de collines bizarres nommées Vatnsdalshólar. 

2-1582-1592-160 2-163 2-164

2-162 2-171

2-167 2-166 

2-169    

2-170

Route 721, des chevaux se sont échappés d’un champ. Pas facile de les regrouper.

2-172 2-173

 


 

Il chauffe une douche, comme disait ma tante Louise

2-174 

Église de Þingeyrar (visite guidée payante) construite en pierre de basalte taillé, consacrée en 1877.

Elle est de style roman avec des murs de 1m d'épaisseur.

2-176-Þingeyrar  2-175-Þingeyrar
2-179-Þingeyrar 2-178-Þingeyrar

2-177-Þingeyrar 2-187-2

1000 étoiles dorées décorent la voûte peinte en bleu.

2-186-Þingeyrar

1000 carreaux garnissent les fenêtres.

Chaire, probablement hollandaise, offerte en 1696. Retable du XV° siècle, bas-reliefs en albâtre.

2-184-Þingeyrar   2-185-Þingeyrar

Fonts baptismaux offerts en 1697

2-183-Þingeyrar  2-187-1-Þingeyrar

Galerie d'apôtres

2-181-Þingeyrar 2-182-Þingeyrar

2-180-Þingeyrar

Elle avait raison la Louise. Des trombes d’eau s'abattent et m'accompagnent jusqu’à Ósar.

Bogarvirkki

La pire route à trois chiffres (717) en gravier volant. J’ai failli décoller plusieurs fois.

C'est un bouchon volcanique naturel constitué de couches de basalte, il a été utilisé comme forteresse durant des siècles.

2-194 2-196
2-198 2-199

Du sommet, on peut voir par beau temps, Þingeyrar de l’autre côté de la baie de Hop, donc, pas aujourd'hui…

2-188 2-190

2-193 2-189

2-1912-1922-200 

 

 

 

 

 

 

Ça fiche la trouille quand on voit la pente vertigineuse qu'il va falloir descendre au milieu des caillasses.

 

 

 

 

Ici, vécu au XIX° siècle, Rósa Guðmundsdóttir, poétesse et sage-femme

 2-202 2-201

2-203

2-205 

 

 

 

 

 

Lac de Skúlatjörn

 

 

 

 

 

 

 

 

Húnafjörður

2-204 2-206

2-208-Vesturhópshólakirkja 

 

 

 

 

 

 

Eglise Vesturhópshólakirkja

 

 

 

 

 

 

 

2-207

2-210 

 

 

 

 

 

 Lac Sigríðarstaðavatn

2-209

Le petit chalet de Ósar  que je partage avec un couple (chacun sa chambre…)

2-211 2-212

 

2-213 

 

 

 

 

 

 La cuisine commune

 

 

 

 

 

 

 

 Sigríðarstaðasandur,  la baie des phoques

2-214

Les phoques

 2-215 2-216

On en voyait très au loin, puis deux se sont approchés, mais un envol de canards rasant les flots et leur tête les a fait disparaître à tout jamais. L

La baie d'Húnafjörður

2-218 2-219

le rocher d'Hvítserkur (la chemise blanche) blanchi par le guano. Selon la légende, cette double arche basaltique naturelle serait un troll transformé en pierre par le soleil matinal alors qu'il se rendait au monastère de Þingeyrar pour le détruire.

2-217-1 2-217-2

Arc-en-ciel sur le Sigríðarstaðasandur et la baie d'Húnafjörður à 23h33

2-220

 

Repost 0
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 23:35

Ce matin, les phoques étaient au rendez-vous, mais beaucoup trop loin.

Piètre qualité des photos avec le zoom maxi sans pied...

3-101 3-102
Petit déjeuner dans une yourte…

Il y a des fois où l’on a honte d’être Français. Un groupe d’une dizaine de personnes se croit tout permis. Fais du bruit, pousse les autres pour se servir, gâche les aliments. Les mêmes qui hier soir ne voulaient pas se déchausser…

3-103 3-105

3-104

3-106

L’accès à Hindisvík (colonie de phoques) est barré par une grosse chaîne et un panneau. Ils doivent en avoir assez de voir tous les touristes venir piétiner leurs cultures.

Eglise de Tjörn

3-108-Tjörn 3-107-Tjörn

Vers Gnýstaðir

3-110

3-109

3-112-1

3-112-2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Geitafell. Cette étrange bâtisse est juste un restaurant de fruits de mer.

 

Photo geitafell.is

 

 

 

 

3-114 

 

 

 

 

 

Formations géologiques

 

 

 

 

 

 

3-113

À Illugastaðir, au bout d’un petit chemin d’environ 1,8 kilomètre, la colonie phoques se fait dorer au soleil sur les rochers. Ils rugissent tellement fort, qu’on les entend à plus de 300 mètres.

C'est par là

3-115 3-120

3-121 3-122

3-123 3-123-1

3-123-3 3-124

3-125 3-127

3-129 3-128

 

                       Cormoran                                                                  Gravelot

3-126 3-130

L'huîtrier-pie lance son klip-klip et le chevalier gambette son eu-hu-hu, taillouuuu » grinçant ou « tiu-biubiu-tillou. C'est à qui fera le plus de bruit.  

 

huitrier.jpg 3-118  

Guillemot à miroir 

3-116 3-117

J’ai glissé mes 200 ISK dans la tirelire pour la location des jumelles et l’entretien des phoques.

La baie des phoques

3-119

A trois kilomètres d’Illugastaðir, avant l’antenne, une autre colonie de phoques.

 3-133 3-132

 3-131

Après Bergsstaðir

3-134 3-135

                                                      Trieuse à moutons (Hamarsrétt)

3-136

3-137 3-138

3-140 3-139

3-141 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Phare de Ánastaðastapi

 

 

 

 

 

 

 

 

3-142 3-143

                                                                        Linaigrettes

3-144

3-148

 

 

 

 

 

 

 

  Petit port de Hvammstangi

 

 

 

 

 

 

 Musée des phoques Hvammstangi

 3-145   3-146

3-147  3-163

                                 Phoque barbu                                     Phoque femelle à capuchon

3-149-barbu 3-150-a capuchon F

Phoque gris nouveau-né

3-152-gris nouveau né 3-153

N°8 Phoque à capuchon N°9 Phoque gris 3 semaines

3-154-8capuchon-9-gris 3 sem 3-157

Ce que j'aurais tant vu voir de mes propres yeux.  L

3-158 3-159

3-160 3-161

3-164-Hvammstangi 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Église Hvammstangi

 

 

 

 

 

 

 

  

 3-166-Hvammstangi. 3-165-Hvammstangi.

 3-167--Melstaður                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Église de Melstaður (704)

 

 

 

 

 

3-168-Staður

 

 

 

 

 

 

 

 

Église de Staður (701)

 

 

 

 

 

Les vannes du ciel s'ouvrent de Staður jusqu'au sommet du col de la 60, j’ai même dû m’arrêter.


Arnaque du siècle : la ferme d’Erpsstaðir (54).

L’accueil tenu par un gamin d’une dizaine d’années. Trois vitres derrière lesquelles on peut voir : des veaux, une vache passant à la trayeuse, six vaches attendant leur tour, la skyrerie où une femme nettoie une passoire (j’ai attendu près d’1/4 d’heure et elle briquait toujours sa passoire…) en discutant avec un collègue.

Lorsque je demande à visiter, le gamin me dit d’enfiler une blouse, me rackette de 600 ISK et me dit de passer la porte qui donne accès aux veaux, j’attends la suite. J’ai aussi droit de regarder la vache se faire traire, de traverser l’étable vide, de ressortir et de regarder le poulailler et les lapins.
Ce n'est pas de l’arnaque ???

Je suis tellement furieuse que je n’achète même pas de skyr !!! À ce prix là, une dégustation comprise dans le prix de la traversée de l’étable aurait été la bienvenue…

600 ISK, le prix de 4 pots de skyr. L

 

Église de Breiðabólsstaður (54)

3-170-Breiðabólsstaður 3-169-Breiðabólsstaður

Ólafseyjarsund

3-173

3-174

3-175

3-176 3-177

3-178-Narfeyri 

 

 

 

 

 

 

Église de Narfeyri (54)

 

 

 

 

 

 

J’arrive à Stykkishólmur à 18h15, la maison norvégienne (musée) et le musée de l’eau viennent de fermer et n’ouvriront qu’à 12h le lendemain. L

Ce matin, j’ai hésité à emprunter la route gravillonnée 59, mais beaucoup plus courte que la 1 et la 60. Et j’ai perdu du temps (et de l’argent) à la skyrerie.
Étape mal organisée. Il faudra que je revienne.

Dîner d’une bonne soupe de poisson au Fimm Fiskar puis promenade dans la ville avant de rejoindre mon hébergement de Sundakakki.

Maison norvégienne

3-181 3-182

3-179-Stykkishólmur                                                                           

 

 

 

 

 

 Église de Stykkishólmur

 

 

 

    

 

 

3-185 3-186

3-183 3-184

3-180 3-187

Repost 0
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 16:53

Départ 8h30.

J’ai une journée chargée et je ne veux rien louper.

Temps pourri.

 

Helgafellssveit

4-101 4-103

4-102

Le champ de lave de Bersesrkjahraun (54 et 558) fait partie du système volcanique Ljósufjöll qui réchauffe la région d'où la quasi absence de neige en hiver sur quelques collines. Le nom du gisement de lave vient de la Saga d'Eyrbyggja  qui raconte comment deux esclaves, deuxBerserkers, ont été massacrés ici par leur maître parce que l'un d'entre eux avait eu l'audace d'aimer la fille du maître.

4-104 4-106

4-105

4-107 4-108

4-109 4-110

Je comprends pourquoi le héros de "la muraille de lave" de Arnaldur Indriðason est parti se cacher là-bas.

4-111 

 

 

 

 

 

 

Cascade à l'entrée de Grundarfjörður

 

 

 

 

 

 

 Église de Grundarfjörður

4-113-Grundarfjörður  4-112-Grundarfjörður

                                                                                                     Vue générale de Grundarfjörður

4-115-Grundarfjörður 4-114

4-116-Kirkjufellsfoss 

 

 

 

 

 

 

Cascade Kirkjufellsfoss à Grundarfjörður

 

 

 

 

 

 

4-117-Brimilsvellir 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Église de Brimilsvellir (54)

 

 

 

 

 

 

 

 

Ça fait 2h que je suis partie et je ne suis toujours pas arrivée à Ólafsvík. 5mn par ci, ¼ d’heure par là, et le temps file.
Après avoir consulté la carte, je décide, la mort dans l’âme de couper par la 54.
Adieu Ólafsvík, …

Je me console (c’est vite dit…) car la route est superbe, mais c'est impossible de s'y arrêter.
4-118

 

 

 

 

 

 

Cabane de secours

 

 

 

 

 

 

4-119 

 

 

 

 

 

 

Baie de Breiðavík

 

 

 

 

 

 

 

 

4-120 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cascade de Bjarnarfoss

 

 

 

 

 

 

 J’arrive à l’embranchement de la 54 et de la 574 Arnarstapi est à 17 km. J’y vais, j’y vais pas ?

Si j’y vais, c’est au moins pour 2h. Borgarnes est à 102 km, et puis, il y a les phoques.

Je me retourne pour voir le Snæfellsjökull et stupeur, pas un flocon de neige. Le réchauffement de la planète a bien commencé. L

4-121

4-122 

 

 

 

 

 

 

Kálfafoss

 

 

 

 

 

4-123 

 

 

 

 

 

 Montagne verte de Hraunsmúli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ytri-Tunga : Déjà 8 voitures stationnées lorsque j’arrive. L.

La mer est basse, très basse L L L

J’ai beau arpenter la plage de gauche à droite et de droite à gauche, pas la moindre moustache de phoque à l’horizon. Pourtant, j’avais apporté de quoi les appâter : le reste de poisson bizarre.

La dernière j’avais hurlé sur un air connu « où sont les phoques » et ils étaient arrivés, mais là, il y a bien trop de monde.

4-124

De toute façon, je reviendrai pour Hellnar, Arnarstapi…

4-125-2.JPG 

 

 

 

 

 

Église Staðastaður ou Staðarstaður 

 

 

 

 

 

 

 

 

4-126-Staðstaður  4-125-Staðstaður

4-127-Staðstaður4-128-Staðstaður  4-129-Staðstaður

4-130-Staðstaður  4-131-Staðstaður

Église de Fáskrúðarbakki

4-133-Fáskrúðarbakki  4-132-Fáskrúðarbakki

Église de Miklaholt

4-134-Miklaholt  4-135-Miklaholt

4-136-Kolbeinsstaðir 

  

  

  

  

 

 

Église de Kolbeinssstaðir

 

 

 

 

 

 

 

 

Au lieu de m’arrêter à chaque église, heureusement il y en a moins que de hameaux, je ferais bien mieux de filer directement à Borgarnes, sinon le musée va encore être fermé.

Courses de retour, la glacière déborde de skyr et de saumon.

Visite du musée de la colonisation (The settlement centre).

Un peu cher (2400 ISK), mais très intéressant grâce à l’audio-guide en français.

 

J’en ai marre, je suis épuisée, ce matin, je voyais 2 routes. Heureusement que la voiture a toujours choisi la bonne... Trois semaines, c’est trop pour l’Islande. J’ai tout qui se bouscule dans la tête.
J’envoie un SMS à l’hébergement prévu et je file SANS UN SEUL ARRÊT jusqu’à Reykjavik.

Il fait très chaud dans le tunnel d’Akranes 21°, alors qu’à l’extérieur la température est de 14°. Vivement le bout, 5770 plus loin.

J’ai envoyé un SMS à Svana (svanfridur@simmet.is), l'hôte qui doit m’accueillir demain. Elle ne m’a pas répondu. Je tente ma chance.
Elle est surprise de me voir débarquer, mais « ma chambre » est libre. C’est la même qu’au début du séjour.

Je traîne à la librairie Eymundsson pour acheter livres et calendriers, puis je vais voir où en sont les travaux, suite incendie, de la maison de Henry Kiljan Albansson, traducteur, entre autre, de "Karitas sans titre".

Repost 0
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 14:29

Il m'a fallu 5 longs mois pour réaliser ce récit de l'été 2012 tout en songeant à tout ce que je n'ai pas vu, au(x) futur(s) voyage(s).

Pour moi, l'Islande reste un pays à part, un pays qui me trotte dans la tête.

Chaque région est plus belle, plus sauvage que la précédente. Je ne saurais dire quel est mon endroit préféré.

J'ai voulu voir trop de choses en trois semaines, c'était trop intense. Je sais que j'y retournerai.

L'automne me fait envie, c'est la seule saison que je ne connaisse pas.

 

Ça y est, les billets sont réservés, pour le 5 septembre.

Le point d'orgue sera le réttir a Kirkjubæjarklaustur.

Repost 0
6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:50

 titre-2.jpg 

Des amis ont souhaité que je leur serve de guide pour la découverte de l'Islande.
Il n'a pas fallu me le demander deux fois….

Nous profitons du long week-end du 1er mai pour nous envoler.

100 101

 

 

Jour suivant

 

Nous commençons par Hallgrímkirkja, seul jour où nous pouvons la visiter.

Nous montons en haut du clocher, mais le temps ne s'y prête pas. :-(

300-6

300-3 300-4

300-5

 

Après un arrêt au cratère Kerið, 

320-kerid 321-kerid

 

nous arrivons à Skálholt où je constate que la reconstitution du magasin de Þor (Þorláksbuð) est terminé   102-2

 

 

 

 

 décembre 2010 (photo JML)

 

 

 

 

 

   

103 104

104-2

  Nous admirons la fresque en mosaïque et les vitraux de l'église

102-3-Skalholt et descendons dans la crypte.

102

Arrêt à la cascade de Faxi et son échelle à saumons.

105 106

 

Strokkur nous accueille d'un double panache.

 305-Strokkur

Une bonne soupe islandaise (hangikjöt) nous réchauffe et nous en profitons pour nous sécher un peu.

Depuis le matin, le déluge nous accompagne.

 

Gullfoss gronde mais aujourd'hui, pas d'arc en ciel L

114108

109110 

 

107 111 

112 113 

115 116 

 

117 

 

 

 

 

 

J'ajoute une petite pierre sur le cairn.

 

 

 

 

 

 

Nous nous dirigeons vers Þingvellir où un magnifique arc-en-ciel nous accueille.

119

Il ne pleut plus et un timide soleil apparaît derrière les nuages.

                                      

                                              Cascade Öxarárfoss.

 

121 122

307-Thing 

 

 

 

 

 

 

La faille vue des environs d'Öxarárfoss

    

 

 

  

Nous  voulons descendre dans la faille, l'accès en est interdit.

123

  

 Un trou est apparu, le 1er avril 2011, sur le chemin menant dans la faille. En essayant de le reboucher les cantonniers se sont aperçus que ce trou masquait en fait une faille qui s'est développée sous le chemin et qui fait entre 10 et 14 mètres de profondeur, mais depuis, a dû se produire un effondrement.

faille-3 

 

 

 

 

 

 

Été 2005   

 

 

 

 

faille-1 

  

  

 

 

 

 

 

1er Avril 2011 (photo ruv.is)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 faille-2

  

  

  

  

  

  12 Avril 2011 (photo Did75)

 

 

 

 

 

                                                                           

                                                                            Lac Þingvallavatn

124

                                                                          Ferme de Þingvallabær 

306-Thing 

125   

Le jour suivant

Après la pluie le beau temps. Ce matin, le soleil brille et le ciel est bleu. Pourvu que ça dure.

Direction Vík.

Visite de la centrale géothermique d' Hellisheidarvirkjun. (Voir avril en Islande)

126-6 126-4

126-5 126-2

126-3  126-7

 

 

Urriðafoss et son assourdissante cascade. Cette année, pas de neige,

108-2-Urridafoss 

 

 

 contrairement à 2009

  

  

  

  

 

 

 

   

128 129

  

Puis, c'est Seljalandsfoss où nous manquons de dégringoler à maintes reprises tant le sol est boueux et glissant lorsque nous passons derrière.

130130-1

130-2 130-3

 

 Nous continuons jusqu'à Gljúfurárfoss par le petit sentier.

131 132

Une dernière vue sur les deux cascades.

133

Arrêt devant la célèbre ferme Þorvaldseyri pour pique-niquer et nous visionnons (en français) le film sur l'éruption du volcan Eyjafjallajökull qui a perturbé le trafic aérien en 2010. Le fermier a eu la présence d'esprit de semer dès qu'il a pu rentrer dans sa ferme et jamais la récolte n'a été aussi abondante. Courageux ces Islandais… J'ai appris qu'il poussait de la vigne en Islande.

 

134

135

 

                                                         (Photo de l'éruption par le fermier de  Þorvaldseyri)

  

Seljavellir, les cendres recouvrent encore les flancs des montagnes.137

J'essaie de convaincre mes amis d'aller se baigner dans la piscine à ciel ouvert, mais ils ne sont pas chauds, le thermomètre indique 12°....  

150

Skógafoss nous accueille avec un bel arc-en-ciel.

146

Pendant que mes amis grimpent au sommet, j'en profite pour essayer mon nouvel appareil photos.

140 142

143 144

145 147

J'avance le plus loin possible, mais j'oublie que les embruns, ça mouille, et les photos suivantes sont toutes fichues.

149

Un instant, je suis entourée par l'arc-en-ciel. Magique.

148 

Et encore, je ne poste qu'une toute petite partie de mes photos…

 

Des pluviers dorés nous accompagnent durant quelques instants.

151-2  151

15h30, nous arrivons au musée de Skógar qui ferme à 16h. Le caissier nous "fait un prix" et nous autorise à rester dans le musée extérieur jusqu'à 16h30.

Il nous permet aussi de regarder les objets exposés à l'accueil et dans la première salle.

La légendaire gentillesse des Islandais. J

                                        

                                           L'église.

153 152

154

 

 

 

 

 

 

Le corps de logis de Holt à Síðu (1878).  Construite en bois d'épave maison.

 

 

 155

 

 

 

 

 Ferme de Skál à Síðu (1919)La trémie de l'escalier est tellement basse que mon crâne s'en souvient encore.

 

 

 

 

156 

 

 

 

 

 

  La ferme de tourbe (1880)

 

 

 

 

 

 

La maison et l'église des Elfes

 157 158

Le caissier vient nous chercher, vers 17h) pour fermer, accompagné du fondateur du musée : Þórður Tómasson. Je lui serre la main et lui souhaite un bon anniversaire (91 ans).

 

Vík, terme de notre expédition.

158-2-Vik

Après un arrêt à la boutique de souvenirs, un bon chocolat chaud pris à la station-service, nous nous promenons sur la plage et ramassons du bois flotté et de jolis cailloux.

Puis nous montons jusqu'à l'église et découvrons le paysage.

Nous repartons vers Reykjavík et nous arrêtons à la plage de Reynir où mes amis découvrent les orgues basaltiques et, au loin, les falaises de Reynisfjara.

159 160

 

161

 

162 

 

 

 

 

  

Il ne fait jamais beau en Islande ???

 

 

 

 

 

  

308-fumees 

 

 

 

 

 

Fumerolles au crépuscule 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le hall de l'hôtel Natura, trônent de drôles de personnages en bois.

 

163

164 165

166 167

168 169

170 171

172

173 174

175

 

                                         sculptures de Aðalheiður s. Eysteinsdóttir 

                           http://www.freyjulundur.is/freyjulundur/english.asp 

  

 

Jour suivant

Ce matin, temps grisâtre, mais pas de pluie.
Nous consultons la météo de Keflavík et découvrons qu'il n'y aura "qu'une légère pluie entre 12 et 14h".
La journée dans la péninsule de Reykjanes s'annonce bien.

 

Nous nous arrêtons devant les séchoirs à poissons situés à l'entrée de la route 42.

176 177

Mes amis n'en avaient jamais vu ; ni senti d'ailleurs…

178

 

Nous poursuivons notre chemin sur une route parfaitement asphaltée, sauf deux ou trois kilomètres caillouteuse mais très roulante. Depuis 2009, les choses ont bien changé, mais les paysages sont toujours aussi surprenants pour  qui ne connaît pas.

309-paysage

 

 

Le lac Kleifarvatn miroite au soleil.

179

 

Nous apercevons les premières manifestations volcaniques de Seltún.

180

Stupeur, les "bloup-bloup" ont disparu, ne restent que les trous..

  310-bloup

                       seules, quelques fumerolles dissipent leur odeur.

311-fumerolles 312-fumerolles

 

181 182

185 183

186 187

 Vue du sommet 

313-vue haut

L'Islande est en pleine évolution. L

 

Arrêt au lac Grænavatn, pas si vert que dans mon souvenir.

 188 

Puis nous nous rendons en pélerinage sur le site de feue (c'est le moment de le dire) Krísuvíkurkirkja, édifiée en 1857 et brûlée par un imbécile pour célébrer l'an 2010. L L L

188-2-Krísuvíkurkikja            188-3-Krísuvíkurkikja2

                          Avril 2009                                              Avril 2012 (photo montage)

 

12h15 et pas de pluie, la météo islandaise est aussi peu fiable que la française…

12h30 et la pluie s'abat sur nous. Ils n'avaient qu'1/2 heure de décalage. Donc, la pluie cessera vers 14h30.

La pluie ne cessa pas durant une grande partie de la journée. L

 

Nous nous perdons un peu dans Grindavík, mais retrouvons notre chemin. C'est la seule "ville" où la signalisation soit inexistante.

 

Comme la route 42, la route 427 est asphaltée.

 

Cette année, le site de Gunnhver est ouvert.

Ici, au moins quelques manifestations volcaniques.

189 190

191 192

314-Gun 315-Gun

317-Gun

                                      Gunna, qui a donné son nom au site.

316-Gun

Il nous a été impossible de descendre de voiture au phare de Reykjanestá tant la pluie et le vent s'en donnaient à cœur joie. L

193

 

Nous attendons au moins ½ heure pour une brève incursion sur "le pont entre les deux continents".

Le vent souffle tellement fort, qu'il nous pousse d'Europe en Amérique sans nous laisser le temps de sortir notre passeport.

194

195 196

Mes amis veulent absolument aller se baigner au Blue Lagoon. Je ne suis pas très motivée.

 197

La pluie a enfin décidé de s'arrêter lorsque nous sortons.

198 199

 

Nous rentrons à Reykjavík et déambulons dans les rues avant d'aller dîner.

200 

 

 

 

 

 

 

 

 Un arbre frileux

 

 

 

 

 

 

Hommage aux porteurs d'eau qui officièrent jusqu'aux environs de 1910.

201 202

                             Sculpture de Ásmundur Sveinsson

 

 J'ai goûté au macareux et je n'en suis pas fière.

 

              Soupe de poissons                                            Macareux

203 204

 

Promis, juré, je ne recommencerai pas.

J'ai honte de dire que c'était délicieux.

 

322-avion 

 

 

 

 Et voilà, c'est déjà terminé, il faut déjà reprendre l'avion.

 

 

 

 

 

 

323-retour 

 

 

 

 

 

Arrivés en France le paysage est totalement différent.

 

 

 

 

 

 

 

Le billet est déjà pris pour le 15 juin. :-)

 

 

 

 

Repost 0
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 13:12

0-titre 

Tout a commencé en Novembre 2002.

Nous revenions de la Réunion et la Fournaise ne nous avait pas fait la joie de se montrer dans toute sa splendeur.

Nicolas étant tombé amoureux des volcans et ayant rapporté 6 kg de laves et scories diverses ,  nous avons cogité pour lui offrir un spectacle assuré ; nous avons d’abord songé à la Sicile , mais il y fait très très chaud , ( nous sommes plutôt Finlande , St Pétersbourg et Danemark )  , c’est alors que nous avons pensé à l’Islande ; ça tombe bien , nous avions le GDR Finlande/Islande 2001 , après une brève lecture , nous nous dîmes que c’était exactement l’endroit qu’il nous fallait : grand spectacle assuré , grands espaces , paysages grandioses , air pur , terres vierges , pas de pollution sonore , oiseaux , flore et faune à foison.

0-espace.jpg

0-glace.jpg

0-pays.jpg

 

Le temps passe, on y pense.

Puis on y pense et on y pense.

Puis on y va ?

Puis commencent les interrogations : l’hébergement et l’intendance ? Saura-t-on passer les gués… ?

Nous avons survécu à 15 jours épiques à St Petersburg, cela ne peut pas être pire.

Décembre 2004 : on y va.

 

Janvier 2005 : début de la préparation du voyage.

Comme d’habitude, je commence par consulter les brochures des voyagistes, tout va très très bien, mais les voyagistes sont des professionnels du voyage organisé (heureusement ), mais justement c’est ce «organisé » qui nous chiffonne un peu car nous, ce que nous cherchons, c’est s’exonérer du groupe, s’arrêter lorsque ça nous chante, écouter et observer les oiseaux autant que nous le souhaitons, se balader hors des sentiers battus.

0-ois.jpg

Puis j’établis mon tableau avec le GDR, tout va très bien.

Puis j’ajoute la colonne du Gallimard, tout va bien.

J’imprime des cartes via Lexilogos et je donne un coup de marqueur sur les sites, mais impossible de « rabouter » les cartes (problème d’échelle).

Ensuite, je commence à naviguer sur Internet et je tombe sur le site des  Gilabert  là, tout va mal, tout se complique car je viens de retomber sur terre, ce n’est pas si simple que je le pensais, nous venons de trouver nos frères, des «  gens vrais » qui ont vécu ce que nous souhaitons vivre et leur formidable récit nous éclaire sur ce qui nous attend vraiment.

On y va ?

On y va, St Petersburg…

Nous achetons la carte au 500 000ème (20 € quand même, c’est la première ligne du budget) et je commence à entourer au crayon les sites qui nous intéressent, mais cela devient vite illisible.

Je file acheter une planche et une boite de punaises.

Je punaise la carte sur la planche.
Les hommes étant partis au ski, j’investis la cuisine, j’étale toute ma documentation, j’imprime le récit des Gilabert, j’ajoute une colonne à mon tableau et je l’imprime.

Munie de l’index de la carte et de mon tableau, je punaise les sites sur la carte, mais ça se corse quand il faut traduire les « Th » par le « P » (Þingvellir), les d par « ð » (Viðimýri)…

Heureusement que les Gilabert ont pris soin de transcrire tous les noms avec le clavier Islandais.

Mon circuit prend forme, mais ça ressemble trop aux voyages aseptisés  des voyagistes et des guides.

Je me plonge dans la saga de Chris et MF Gilabert, je « rosis » les sites inconnus des guides,  je remplis la colonne vierge de mon tableau,

0-carte punaise

 

 

 

 

 

 

 

 

Je punaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y en a partout, heureusement que je suis seule.

A présent, il faut remettre le tableau à jour de façon cohérente, faire des étapes,  trouver des hébergements, traduire avec Google car l’anglais n’est pas ma « cup of tea » et traduire la traduction en rigolant.

Tiens, c’est bizarre, mon itinéraire va dans le sens inverse des aiguilles d’une montre alors que tous les voyagistes et les récits de voyages tournent dans le sens opposé.

0-Itineraire.jpg

Février 2005 

 

Maintenant, je contacte 3 voyagistes Comptoir d'Islande, Island Tours et Nord-Espaces  afin qu’ils m’établissent un devis et qu’ils me confortent dans la faisabilité du projet.

En étudiant le tableau, comme je m’y attendais, il va falloir faire l’impasse sur certaines régions : les Iles Vestmann et la péninsule du Nord-Ouest vont en faire les frais et sûrement Grímsey lorsque nous serons sur place.

Le projet murit, je supprime, j’intervertis, je change les étapes.

Echange de courriels avec les voyagistes.

Je ne pense qu’à ça, je ne rêve que d’Islande quand j’arrive à dormir, car tout bouillonne dans ma tête comme à Hveravellir.

Le grand labbe attaque, vite une parade, un bâton ? (pas pour le taper mais pour le tromper sur la taille de son adversaire) et s’il n’y en avait pas ? J’ai trouvé, il me faut un bâton pliant, genre canne d’aveugle qui me servira aussi pour tester la profondeur des gués. En parlant des gués, ne pas oublier d’emporter  les sandales de mer. Que faire de la bouteille de gaz au retour ? Avec toutes ces questions, il est 2h30 du matin et je n’ai toujours pas dormi et c’est comme ça depuis 2 semaines.

Un petit courriel à Chris et MF et voici quelques réponses à mes questions.

Les insomnies continuent.

Bientôt, je vais me mettre à parler Islandais !!!!

Aujourd’hui, visite aux concessionnaires Suzuki.

 

0-Jimny 

 

 Le Jimny est beaucoup trop petit pour 3, le Grand Vitara 2 portes est à peine plus grand. Pas moyen de trouver un garage qui propose le 5 portes.

  

 Photo Suzuki

 

0-RAV4

 

 

 

 

 

 

Nous allons chez Toyota et là, nous trouvons le RAV4 qui correspond à ce que nous cherchons.

 

 

 

 Photo Toyota

 

 

 

 Rentrés à la maison,  nous faisons établir des devis chez les voyagistes et les loueurs, le Toyota est bien au dessus de nos moyens.  

0-grand vitara

 

 

 

 

Quelques jours plus tard, un Vitara 5 portes est garé vers chez nous, il est aussi grand que le RAV4 et les devis sont plus abordables.

 

 

 

 

 

Photo Suzuki

 

 

 

Le voyage prend forme.

Maintenant, je peaufine l’itinéraire en tendant des fils de couleurs différentes sur la carte suivant les étapes  et je me rends compte que  certaines  sont composées de trop de pistes et que d’autres ne se déroulent que sur la N1.

« Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage », je reprends le guide des hébergements Farmholidays et je redécoupe le voyage.

10 Mars, j’envoie le projet final aux voyagistes et j’attends les devis en B&B et en demi-pension.

Le premier m’appelle une fois, puis me laisse en plan.

Le deuxième m’établit un devis uniquement en B&B.

Le troisième, uniquement en demi-pension.

Le choix est vite fait, 800 € de moins pour celui qui propose la demi-pension, les autres prestations étant identiques.

Le GDR 2005 et le Petit Futé  en mains, je me replonge dans mon tableau.

Jean-Louis s’interroge : Que fait-on s’il y a une éruption ?

Réponse de Nicolas : Comme tout le monde, on ira voir.

JL se demande s’il doit vraiment partir avec deux frappadingues de notre espèce !

Tous les jours, je consulte le site de la météo islandaise : pas brillant, celui  des séismes : pas d’étoile verte, dommage, l’activité sismique est au plus bas, le calme précède-t-il la tempête ? ; celui des conditions de circulation des pistes : ça ne s’ouvre pas vite.

9 juin, YOUPI, la  F35 est ouverte. L’itinéraire de remplacement n’a plus lieu d’être, heureusement, car cela nous aurait fait faire un détour de 450 kilomètres.

Nous attendons avec impatience l’ouverture des F862 (parc de Dettifoss) et F208 (Eldgjá).

Les sacs sont bouclés, sans oublier  maillots de bain, pulls, gants et doudounes (ni la provision de chocolat). Drôles de bagages pour des vacances d’été !!!

Plus la date approche, plus le doute s’installe.

Si j’avais mal préparé les étapes ?

S’il pleuvait sans discontinuer ?

Si nous avions un accident ?

Et si, et si ?

Le ventre se serre, les insomnies reprennent.

Repost 0
25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 12:16

Jeudi 16 juin, c’est le grand départ.

 

Le soleil brille et chauffe, profitons-en bien, car les conditions météo ne seront peut-être pas les mêmes  les 17 prochains jours !!!!

Décollage à 15h au lieu de 14h15.

Après un vol sans histoire, malgré quelques  turbulences, nous arrivons à Keflavík sous le soleil à 16h (heure locale).

01-arrivee

 

 

 

 

Depuis les hublots, nous apercevons nos premiers paysages islandais : lupins, lave, toundra arctique, fumées de l’usine géothermique de Blue Lagoon.

 

 

 

 

Après moult tracas dus à une panne informatique et à l’inexpérience d’une stagiaire, nous prenons possession de notre compagnon de route, un 4 X 4 KIA Sportage automatique bleu marine 34890 km au compteur et nous souscrivons à l’assurance complémentaire « Super CDW » (12 000 Kr) qui ne peut être payée qu’en Islande *.

Le temps de passer au bureau de change, car demain, c’est le 17 juin, jour de fête nationale, et nous voilà partis vers notre première étape : la péninsule Reykjanes.

Dès que nous rencontrons le petit cochon rose Bonus à la sortie de l’aéroport, nous nous arrêtons faire nos emplettes. Tout Reykjavík a du se donner rendez-vous ici, il y a autant de monde que dans nos supermarchés une veille de Noël, mais beaucoup moins de caisses.
Quarante minutes d’attente pour payer, ce doit être l’effet 17 juin.

 

Nous reprenons notre route vers Blue Lagoon  (Bláa Lónið)  à travers nos premières laves tourmentées.

  Situé dans un champ de lave (Svartsengi : les champs noirs), dans un décor surréaliste, ce lac, est une piscine d’eau chaude naturelle à 40°,  alimentée par l’usine géothermique campée à proximité.

01-pano-Blue-copie-1.jpg 

Une constante odeur d’œuf pourris nous accueille, elle est due au soufre présent  dans cette eau chaude qui émane de sources captées à 1800 m sous terre et est évacuée vers le lagon après avoir alimenté la centrale et s’être un peu refroidie.

Quelques baigneurs barbotent dans une eau opalescente, certains ont le visage enduit de silice blanchâtre.

01 Blue 2 01-Blue1

Des volutes de vapeur masquent et dévoilent l’usine, tout cela est un peu irréel et ne nous incite pas à la baignade.

Bleu, d’accord, mais lagon…, rien ici ne nous rappelle les vrais lagons de la Réunion.

Nous sommes Islandais depuis trop peu de temps pour apprécier les bienfaits de la terre qui vit sous nos pieds ….

Nous rejoignons le port de Grindavík par la 43, c’est une bourgade composée de quelques maisons décrépies clairsemées ça et là, présentée dans le Gallimard comme « un pittoresque village de pêcheurs » ; cela doit faire un bout de temps qu’ils n’y sont pas allés !!

Nous continuons sur la 427 (route en terre qui aurait mérité son classement en F)  à vitesse réduite jusqu’à la minuscule église en bois de Krísuvík (Krísuvíkurkirkja), entourée de moutons gambadant dans l’herbe verte. Malheureusement, un imbécile l'a brûlée au nouvel an 2010 pour célébrer la nouvelle année…

 

01-Kri 2 01-Kri 1

Nous poursuivons sur la 42 qui devient de la tôle ondulée après quelques kilomètres de goudron ; ce ne sont que fondrières, graviers, pierres et montagnes russes.

Pas mal pour un baptême de 4 X 4 !!

A droite, la mer bleue et des moutons ; à gauche, des cairns (ou des Trolls ?) et des moutons ; devant : rien ; derrière : rien.

01-mout 01-route troll

De Blue Lagoon à Breiðabólstaður (soit 80 km), nous n’avons croisé que trois voitures et des centaines de moutons.

Nous sommes heureux d’arriver sur la 38 goudronnée.

Le bleu lumineux des lupins qui bordent la route illumine la vue magnifique sur le Mont Hekla dans le lointain.

L’odeur d’œufs couvés nous prend à la gorge.

Exténués par ces 105 km de routes défoncées, nous arrivons enfin (à 21h45) à notre ferme de Hjarðarböl.

Et là, pas de bol !!!

Nous avions pris soin de téléphoner à 19h pour donner notre position et le fermier nous avait assuré qu’il gardait notre dîner au chaud. Il a sûrement changé d’idée entre temps, car sur place, il nous a rétorqué qu’après 19h30, ils ne servaient plus.

Après nous être déchaussés (c’est très mal vu de garder ses chaussures à l’intérieur), nous nous  installons dans notre chambre confortable, puis nous  allons à Selfoss dîner dans un snack. Nous ne savions pas ce que contenaient nos assiettes, mais c’était appétissant.

Direction Hveragerði (les jardins chauds) surnommé « la ville des fleurs », haut lieu de la géothermie islandaise.

Dans les zones d’activité volcanique, le magma forme des poches en profondeur ou se répand à la surface par éruptions. Ce sont ces poches de magma qui sont à l’origine des manifestations géothermiques (solfatares, geysers, sources chaudes et marmites de boues bouillonnantes.

Dans les serres poussent tomates, poivrons et concombres dont nous ferons une grande consommation lors de notre séjour.

Dans d’autres serres, sont cultivés pommes, oranges, kiwis et bananes que nous dégusterons en dessert.

01-Hver 2

 

 

 

 

En montant vers le golf, nous faisons connaissance avec notre premier geyser : le Grýla. De loin, nous le voyons cracher à trois ou quatre mètres de hauteur ; lorsque nous sommes devant lui, il nous salue d’un panache d’au moins dix mètres.

Merci. Nicolas est heureux.

 

 

 

 

 

 

  

01-Hver 3

 

 

 

 

Rue Hvernammad ( ?) dans une cavité que nous surnommons « trou du diable » bouillonne et déborde une eau nauséabonde, l’activité est telle, que je n’ose y plonger le thermomètre ; à côté, un micro geyser crachote une eau à 70°.

 

 

Plus loin s‘étiole un jardin mangé à demi par les fumerolles soufrées.

01-Hver 1

 

 

 

 

 

 

Au fond de la rivière issue de la captation d’eau chaude poussent des mousses ferrugineuses.

 

 

 

 

 

 

 

Pratiquement à l’angle des rues Hverahlið et Laufskógar, une maison bénéficie d’une source d’eau chaude personnelle. Dans le jardin, un trou béant d’environ quarante mètres carrés  laisse apercevoir une eau frémissante. Il y a quelques années, une fissure vomissant de la vapeur est apparue dans le plancher de la maison. Je crois que j’aurais déménagé !!

Partout  des évents de vapeur jaillissent de la terre.

Le Geyser Ruslahver (ou Önnuhver)  jadis, endormi, servait de poubelle ; en 1947, lors d’un tremblement de terre il se réveilla et recracha toutes les ordures.

01- Hver 3

 

 

 

 

Des lupins, encore des lupins, l’Islande pratique intensivement la lupiniculture **.

 

 

 

 

 

 

 

*   Si vous voulez en savoir plus sur les assurances, voir la catégorie "Tout ce qu'il faut savoir sur l'Islande", au chapitre Conduire en Islande 

** Si vous voulez en savoir plus sur les lupins, voir la catégorie "Tout ce qu'il faut savoir sur l'Islande" au  chapitre Flore islandaise 

Repost 0
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 23:50

Vendredi 17 juin, fête nationale.

 

Le soleil a brillé toute « la nuit », difficile de trouver le sommeil, les rideaux sont trop courts en longueur et en largeur !!!

La journée s’annonce radieuse.

Branle-bas de combat, Jean-Louis a perdu son billet d’avion. Après maintes recherches, nous téléphonons à l’agence à Paris pour leur demander conseil.

Pas d’autre issue que de le faire rééditer (à nos frais) par Icelandair le jour de notre départ.

Une idée lumineuse me vient. Et s’il était avec la carte routière donnée par Budget ? Par chance, il y est bien. Téléphone à Paris et grosse rigolade aux dépens de Jean-Louis.

Nous voici repartis après un solide petit déjeuner : thé, café, lait, céréales diverses et variées, pains et beurres de toutes sortes, confitures, yaourts et súrmjolk  ou skyr en version aromatisée (genre de fromage blanc nature ou aux fruits) tomates, concombres, œufs durs, charcuterie, quartiers de pommes et d’oranges (Nous n’avons pas goûté à tout …).

Jean-Louis fatigué par la route cahotante de la veille cède le volant à Nicolas.

Après avoir franchi l’un des plus grands ponts d’Islande qui enjambe le torrent Ölfusa, plein d’essence à Selfoss, c’est férié, il n’y a pas de station à chaque coin de rue et le 4 x 4 est gourmand.

Petite visite aux vieilles maisons du XVIII° siècle à Eyrarbakki (village souvent cité dans « la Cloche d’Islande d’Halldor Laxness ».

Nous récupérons la N1 à Selfoss et nous dirigeons vers le sud.

Les chevaux batifolent et les brebis accompagnées de leurs deux agneaux paissent dans les verdoyantes et grasses prairies que nous traversons.

02-chevaux 02-mout

02-Vestman.jpg

 

 

 

 

 

Halte sur le pont qui franchit la Markartljót. Au loin, nous découvrons l’archipel des îles Vestmann  (Vestmannaeyar).

 

 

 

Nous laissons la route N°1 et empruntons la 249 qui se dirige vers Þórsmörk.

02-sel2

 

 

 

 

 

 

Depuis quelques kilomètres,  nous avons remarqué une belle chute qui s’élance du mont Eyjafjall, c’est Seljalandsfoss.

 

 

 

 

 

 

02-sel3

 

 

 

 

 

 

Haute de 40 mètres, elle se transforme en écume irisée balayée par le vent.

En suivant prudemment le petit sentier glissant, nous pouvons passer derrière sans nous mouiller. C’est féerique.

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre chemin par la F249. C’est notre première vraie route réservée aux 4 X4. Nicolas enclenche la 4H/D* et c’est parti progressivement car il faut amadouer la bête.

Nous nous faisons doubler à toute allure par les énormes 4 X 4  des habitants de Reykjavík venus passer la fin de semaine à la campagne.

02-ferme

 

 

 

 

Le paysage est bucolique, des ruisseaux dévalent les pentes moussues, quelques maisons colorées se détachent du vert des flancs des collines.

 

 

 

 

 

Le décor change, le vert fait place aux dégradés de gris.

Nous accélérons un peu l’allure et nous arrêtons dubitativement devant le premier gué.

Pas le temps de se creuser la tête, un 4 X 4 attelé  d’une remorque passe sans ralentir.
Il y a environ dix centimètres d’eau …

Les quatre autres gués se franchissent tout aussi facilement. Il y a suffisamment de circulation  (ce n’est tout de même pas la place de l’Etoile) pour que nous nous fiions aux autres véhicules.

Notre hôte (qui avait consulté le 1777) nous avait conseillé de nous arrêter au niveau de la route piétonne menant à Þórsmörk car l’eau était beaucoup trop haute pour nous pour s’aventurer au delà.

Merci pour ce judicieux conseil, car l’eau arrive au moins jusqu’au moyeu des hautes voitures qui s’y engagent.

02-tho3 02-tho2

 

Nous décidons de pousser, à pieds, jusqu’au bord opposé du lac  glaciaire.

Nous admirons les icebergs blancs, bleus, noirs, translucides.

02-tho4

 

 

 

 

 Nicolas descend en chercher un fragment et l’expression sucer de la glace prend ici tout son sens.

 

 

 

 

 

02-tho1

 

 

 

 

Au bout d’une demi-heure de marche, sous un soleil de plomb (30°), nous rebroussons chemin, car plus nous avançons, plus le glacier recule. Nous n’y arriverons jamais.

 

 

 

02-tho6

 

Surprise à notre retour, les Trolls ont profité de notre absence pour nous crever un pneu. Ce n’est pas dû à une pierre coupante, mais à un clou.

Déballage de tout le fourniment.
En 7 minutes, c’est changé et rangé. Si c’était pour Schumacher, il n’y aurait pas de quoi pavoiser, mais là, les hommes sont contents de leur  œuvre.

 

 

02-tho5

 

 

 

 

 Ce lagon glaciaire du Gigjökull a totalement disparu sous les cendres lors de l'éruption de l' Eyjafjallajökull en mars 2010...

 

 

 

 

 Il faudra attendre demain pour  faire réparer le pneu, car aujourd'hui c’est férié, et tout est fermé.

Pourvu que nous ne crevions pas une deuxième fois !!

02-sel4.jpg

 

 

 

 

Déjeuner (à 15h) au pied de la cascade Seljalandsfoss, un petit vent frisquet fait envoler nos provisions.

Le ciel est d’un bleu limpide.

 

 

 

 

Nous poursuivons notre route jusqu’à Skógar, nous longeons une immense plage de sable noir constellée de blocs de lave. A quoi sert une plage, puisque ici, personne n’aurait l’idée de tremper un orteil dans une eau aussi froide ?

Enjolivée par des champs de lupins et deux magnifiques arcs-en-ciel, la cascade de Skógafoss choit de 60m.

02-self1      02-self2
Une légende raconte que sous la chute se trouve le trésor de Þrasi, premier colon d’Islande et que l’on peut voir les reflets de l’or dans les arcs-en-ciel.

02-solh1

 

 

 

Plus loin, au bout d’une route caillouteuse, se trouve la langue glaciaire de Sólheimajökull née du volcan Katla.

 

 

 

 

 

 

 

 Dans le silence, on entend le clapotis de l’eau sous la glace et le craquement de la glace produit par Nicolas qui vient de s’embourber en traversant pour rapporter un fragment de glace pure !!!

A l’hôtel Dyrhólæy de Brekkur, nous avons l’agréable surprise d’occuper deux chambres.

Le repas est délicieux : soupe d’asperges, saumon, légumes froids (tomate, concombre, poivron, salade), glace vanille. (Tél. : +354 487 1 333 - Fax : +354 487 1 507) 
 

02-dyr1

 

 

 

 

 Nous projetons de rendre visite au phare de Dyrhólæy par la 218, mais nous devons rebrousser chemin, car c’est clôturé à cause de la nidification jusqu’au 1er juillet.

 

 

 

 

02-aiguil

 

 

 

 

Dommage, nous ne verrons pas non plus de près les falaises de Renisfjara ni les aiguilles creuses qui évoquent Etretat.

 

 

 

 

 

La violence des flots et des embruns ont creusé une imposante arche dans une coulée de basalte dont les parois abruptes abritent d’importantes colonies de macareux qui, dès l’été venu, bravent la virulence des vents pour y installer leur nid. 

02-reyn

 

 

 

 

Par la 215, route bordée de prairies, nous découvrons le village de Reynir et sa charmante église ceinte d’un minuscule cimetière, avant d’arriver à la plage de sable noir de Reynishverfi.

 

 

 

02-vik1 02-vik2

De gigantesques orgues basaltiques tachetés de blanc abritent quelques macareux et pétrels fulmars.

02-otg2  02-org1

Nous poussons jusqu’à Vík ; le distributeur d’essence et le lavage sont en panne.

Le temps se couvre, dommage, car l’église, entourée de lupins est magnifique, nous ne pourrons l’immortaliser.

02-vik3

 

 

 

 

 

Des angéliques bordent le chemin qui mène à la plage.

 

 

 

 

 

Il fait gris, le brouillard tombe, pour nous, le classement dans les 10 premières plus belles plages du monde n’est pas justifié.

Retour à l’hôtel.

Aujourd’hui, pas la moindre fumerolle, aucun effluve nauséabond, pas le plus petit geyser.

Sommes-nous encore en Islande ?

 

 

 

*        Si vous voulez en savoir plus sur la conduite et les routes, voir la catégorie "Tout ce qu'il faut savoir sur l'Islande" au chapitre Conduire en Islande

Repost 0
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 23:15

Samedi 18 juin

 

 

Comme Jean-Louis était resté à l’hôtel hier soir, nous retournons à Reynir et Reynishverfi et tombons sur « la Maison de Toutou » et une charmante scène familiale.

03-toutou1  03-toutou2

Nous gagnons Vík pour faire réparer le pneu.
Personne au garage, c’est samedi, lendemain de férié.

La prochaine station est à 70 kilomètres.
Un Islandais, voyant notre détresse, appelle le garagiste qui arrive 10 minutes plus tard, il  effectue la réparation pendant que nous retournons avec Nicolas chercher les poches à glace que nous avions oubliées à l’hôtel.

Ils sont très serviables ces Islandais !!!

Le ciel s’étant éclairci, nous pouvons photographier l’église et ses lupins bleu Majorelle.

03-vik2 03-vik1

Dernier coup d’œil sur la plage de Vík, nous ne changerons pas d’avis à son sujet !!!

03-vik3 

Plein, lavage et départ de Vík à 11h.
Pas question de monter à la faille de l’Eldgjá à cette heure.

Nous avions déjà renoncé à Landmannalaugar car notre hôte nous a indiqué qu’il avait neigé cette nuit et que la route était impraticable.

La route traverse le désert de Mýrdalssandur, steppe désertique à la végétation aride.

 

03-hjor

 

 

 

 

 

 Nous nous arrêtons au monolithe de Hjörleifshöfdi (butte de Hofði), un rocher montagne de 110 mètres de haut.

 

 

 

03-myrdal

 

 

 

 

La traversée de la Mýrdalssandur est angoissante, les champs de lupins s’espacent, laissant place à une espèce de toundra, puis à un désert de scories noires.

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, le temps est à l’unisson du paysage : couvert, gris, venteux.

Soudain, à gauche, surgit un champ de Trolls, mais non, déception, il s’agit de la ferme de Laufskálavarða, et les cairns ont été édifiés par les touristes à l’aide de pierres déposées par les Ponts et Chaussées locales.

Et la poésie alors ???

03-laufs 03-laufs3

 03-laufs2

 Le paysage change encore.

Le sable fait place aux roches recouvertes de lichens argentés, c’est le champ de laves de l’Eldhraun (la coulée de feu), né de l’éruption du Lakagigar (la rangée de cratères) en 1783.

 03-Eld-pano.jpg

Nous attaquons la piste du Laki (F206), les paysages sont grandioses, la cascade de ???? (merci de m'indiquer le nom :-) ) n’a qu’un faible débit aujourd’hui, mais est impressionnante. On se l’imagine à la fonte des neiges.

Jean-Louis est de plus en plus vert, vert céladon,  assorti aux flancs des montagnes environnantes.

03-syst 03-lak1

Au deuxième gué, nous cheminons dans le lit de la rivière.

03-panneau

 

 

 

 

 

 

Le cinquième gué est très large, après la lecture du panneau, Jean-Louis est décomposé.

Je sors ma « bible ».

 

 

 

 

 

 

 Lecture du chapitre « passage de gué » de Christian  Gilabert.

Lecture des conseils d’un  "pro du gué".

Envoi de cailloux, réflexion, engueulades : « Vous êtes fous, on rebrousse chemin, on ne passera jamais ».

N’ayant rien dit jusqu’alors, je chausse mes sandales de mer, remonte mon pantalon, attrape mon bâton de randonnée marqué d’un repère à la hauteur du pot d’échappement, et, sous les cris d’orfraie de Jean-Louis, j’affronte les flots.

J’avance pas à pas, sondant avec mon bâton.

L’eau est beaucoup moins froide que je l’imaginais.

Un vieux proverbe islandais dit : En Islande, il y a deux sortes de rivières : les rivières à 4 degrés ... et les rivières à moins de 4 degrés ! "

Je pense que 10° est plus près de la vérité, c’est agréable, mais je ne m’y baignerais pas jusqu’au cou …

Il y a environ 20 centimètres d’eau.

Arrivée saine et sauve sur l’autre rive, les hommes s’apprêtent à traverser, lorsqu'arrive un 4 X 4 en sens inverse.

Petite marche arrière pour observer.
Comme prévu, les autochtones ne ralentissent pas et rigolent en voyant ma tenue de pêcheur à la crevette.

03-gue

Nous voici repartis au milieu des cratères, des  scories et des cendres.

03-fagri

 

 

 

 

 

 

 Un petit détour nous permet d’admirer la chute de Fagrifoss.

 

 

 

 

Au douzième gué, très large et impétueux,  j’y retourne. L’eau est toujours à la même température et à la même profondeur.

La piste déserte traverse des déserts de cendres, des zones de cratères ; quelques lacs viennent égayer le paysage lunaire. Superbe panorama sur le Vatnajökull (glacier des eaux).

03-lak2 03-lak4

03-lak7 03-lak5

03-lak3

 

 

 

 

 

La route est de plus en plus défoncée.

 

 

 

 

 

 

Arrivés à l’intersection vers Blágil, nous prenons la décision collégiale de faire demi-tour, car nous avons mis 2h30 pour faire 26 kilomètres et il nous reste 20 kilomètres pour arriver au Laki et 46 kilomètres pour revenir.

Il faut être humble devant la nature et ne pas surestimer ses capacités.

Tant pis, mais ne prenons pas de risques.

03-lak6

 

 

 

 

 

 

Petit pique-nique pour nous donner des forces.

 

 

 

 

 

 La descente ne nous prend qu’une heure.

Il faut dire que comme il n’a pas plu, nous passons les treize gués « à l’islandaise », sans ralentir.

03-hunk

 

 

 

 

 

Nous arrivons à notre ferme de Hunkubakkar à Kirkjubæjarklaustur (l’église de la ferme du couvent).

 

 

 

 

 

 

Nous ne regrettons pas de ne pas avoir continué.
Après avoir déposé nos bagages dans notre petite chambre rudimentaire mais très propre, (nous n’avons pas eu droit aux bungalows), nous allons laver la voiture. Elle en a bien besoin !!!

03-foss

 

 

 

 

 

 

 

Nous prenons la route circulaire pour arriver à la jolie cascade de Foss.

 

 

 

 

 

 

 

 

03-foss3

 

 

 

 

 

 

 

Nicolas s'amuse comme un petit fou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 03-foss4   03-foss2

03-Dver.jpg

 

 

 

 

 

De l’autre côté de la route, les insolites colonnes basaltiques de Dverghamrar entourent un champ de lave recouvert de lichens.

 

 

 

Nous retournons dîner : soupe aux asperges (encore), côtes de mouton, gâteau à la cannelle et glace à la vanille.

Bien lestés nous effectuons notre sortie vespérale vers l’est.

Après Foss, le paysage est bucolique, dans de vertes prairies pâturent agneaux et brebis, la rivière serpente, mais deux kilomètres  plus loin commence l’enfer ; nous débarquons sur une autre planète.

03-oera.jpg

 

 

 

 

 

Nous sommes dans l’Öræfi.

Jusqu’en 1974, la route s’arrêtait ici et ne se poursuivait qu’à partir de Höfn.

 

 

 

 

 

Pour continuer la route, il fallait faire le tour par l’ouest et le nord ou rallier l’est par la mer.

Des fermiers acheminaient les voyageurs dans leur charrette, et parfois, les sables mouvants absorbaient chevaux, charrette et humains.

Nous arrivons à Núpsstaður et sa ravissante petite église recouverte de tourbe datant du XVII° siècle. A l’intérieur, un magnifique harmonium, paraît-il, toujours en service.

03-nup2.jpg 03-nup3.jpg

03-nup1

 

 

 

 

 

 

 

C’était peut-être la voiture du prêtre !!!

 

 

 

 

Nous traversons le Skeiðarársandur désertique, stérile, noir, déprimant.
Les sables noirs résultent des crues cataclysmiques (jökulhlaup) causées par les éruptions sous-glaciaires des volcans Grímsvötn et Grænalón.

Ne trouvant pas le monument érigé en mémoire des coulées de 1996, nous rebroussons chemin au niveau du pont sur la Gígja.

De nouveau, nettoyage de la voiture à Kirkjubæjarklaustur (prononcer : Kir-kiou-bé-yar-klaos-tur, ce n’est tout de même pas sorcier !) car elle est pratiquement aussi sale qu’à la descente du Laki.

Nous cherchons, en vain, le pavement basaltique de Kirkjugólf (le pavement de l’église).                                                                                           

La légende raconte que lors d’une éruption, un pasteur fit à ses ouailles un sermon hors du commun sur le feu et le soufre (le sermon du feu) pour que cessât cette apocalypse. La coulée de lave s’arrêta juste avant les premières maisons et épargna le village.

03-kirk.jpg

 

 

 

 

 

 

Une chapelle, édifiée sur l’emplacement de l’ancienne église en commémore l’histoire.

 

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Myriaðe
  • : Tous mes voyages en Islande
  • Contact

Profil

  • Myriaðe
  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...

Rechercher