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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 20:06



Appelé aussi Lagenorhynchus albirostris ou dauphin à bec blanc, il mesure de 2.5 à 3,15  mètres et pèse de 135 à 275 kilos.

Son bec court, est blanc ou gris et ses nageoires noires. Son dos noir est marqué d'une selle grise derrière la nageoire dorsale.


Ses flancs noirs sont marqués de bandes blanches de part et d'autre de la nageoire dorsale, haute, pointue et arquée vers l'arrière.


Photo : marineteam.com

Sa longévité est inconnue.

Il saute rarement hors de l'eau et lorsque cela lui arrive, il retombe toujours sur le côté.

Il nage en faisant émerger son aileron hors de l'eau.

Moins côtier que le dauphin à flancs blancs, son comportement est assez mal connu.

Il se nourrit principalement de  morues, harengs, merlans, calmars et seiches.

Il habite  les eaux froides des côtes de l'Atlantique Nord.

Grégaires, les dauphins à bec blanc peuvent vivre en colonies allant jusqu’à 1500 individus.

Ils s'associent souvent aux grands rorquals.

Curieux et enjoués, ils aiment naviguer dans le sillage des bateaux.

Photo : Wikipedia


Nous avons pu les admirer lors de la "croisière des baleines" à Husavík, nageant dans le sillage du bateau. 

 


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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:01

Photo : Ifremer


Le hareng a joué un rôle majeur dans la vie des Islandais pendant le XX° siècle et sans lui, l’Islande n’aurait certainement pas pu se développer en cette société moderne que nous connaissons aujourd’hui.

Au début du XX° siècle, les pêcheurs et les armateurs modernisent la pêche à la morue et au hareng grâce aux bateaux à moteurs et aux nouveaux outils.

Durant les années de dépression mondiale, vers 1930, l’Islande acquiert  une certaine aisance.

En 1944, l’Islande peut devenir indépendante après 500 ans sous la souveraineté danoise grâce aux ressources halieutiques.

Tout a commencé à la fin du XIX° siècle, lorsque les Norvégiens vinrent pêcher le hareng dans les fjords de l’est et du nord et à exporter de gigantesques quantités vers leur pays.

Des armateurs norvégiens, flairant la bonne affaire, achetèrent des parcelles sur le rivage face aux bancs de poissons.

Ils construisirent des maisons, appontements et entrepôts.
Les Islandais firent de même et en 1881 exportèrent leurs premiers tonneaux de larengs salés vers l'étranger.
 

Les Norvégiens expérimentèrent avec succès les filets dérivants.

Les habitants de Siglufjörður parlent souvent des deux colonisations par les Norvégiens : la première quand le viking Þormoður Ramni s’y installa vers l’an 900 et la deuxième quand, mille ans plus tard en 1903, fut construit le plus connu des villages de hareng du monde.

En quarante ans, ce nouveau petit village devint la quatrième ville du pays avec ses trois mille habitants. Tout tournait autour du hareng, il était salé dans vingt cinq centres et transformé dans cinq usines.








Siglufjörður en 1946











Photo : musée du hareng Siglufjörður

A cette époque le port le plus important de tout le pays était Siglufjörður, des baraquements, des quais et des usines se construisirent dans le fjord.

Plusieurs fois l’exportation du hareng fut plus du quart de toute l’exportation brut du pays.

Dans ce "Klondyke" de l’Atlantique Nord régnait une vraie ambiance de chercheurs d’or. Les négociants-armateurs de hareng arrivaient là et repartaient parfois milliardaires, parfois ruinés et des ouvriers par milliers sont venus y chercher fortune et travail.

Durant les deux guerres, le hareng en saumure était une nourriture appréciée.







Tonneaux de harengs en saumure








Photo : musée du hareng Siglufjörður

Le hareng non salé était brûlé dans les fours pour obtenir de la farine utilisée comme alimentation animale ou comme engrais ou huile pour le savon.

Quand il faisait mauvais, des milliers de bateaux de différentes nationalités restaient en rade dans le fjord.

La vie dans la ville était celle d’une grande ville en effervescence. Sur le cercle polaire, il n’y avait guère d’autre endroit aussi vivant, gai et coloré, presque mondain !!

De bonnes et de mauvaises années de pêche se succédèrent, les bonnes étaient les plus fréquentes.
Après une mauvaise époque de pêche dans les années 1950, le hareng se pêcha mieux que jamais ensuite.

Les Islandais devinrent les pionniers pour développer une nouvelle technique que les autres pays adoptèrent par la suite.

De grands navires en métal remplacèrent les petits bateaux en bois. Ils étaient équipés de puissants winch et palans mécaniques, mais la révolution majeure était le sonar, qui permettait de repérer les bancs sous la surface.

Durant cette époque, la pêche se déplaça vers l’est.
En 1965, la mer s’étant brusquement refroidie, on ne pêchait plus du tout dans le nord.

Malheureusement, en 1969, le hareng a totalement disparu d’Islande car sur-pêché et toute l’économie s’est effondrée. Les coupables étaient les Norvégiens, les Islandais et les Russes.

La disparition du hareng était un coup très dur pour l’Islande, autant sur le plan économique, social et culturel, pour les centres du hareng comme pour la nation toute entière.

Après des années de prospérité jamais connues de toute son histoire, la chute était grande.
L’épopée du hareng s’achevant si brusquement, il fallut bien chercher d’autres alternatives. Très tôt dans les années 1970, une nouvelle technique pour pêcher la morue et le capelan se développa permettant de sauver l’économie et la vie des bourgades de pêche.

Le hareng est revenu 27 ans plus tard. Le stock islandais-norvégien semble avoir retrouvé son équilibre après une protection totale des jeunes harengs dans les frayères des fjords norvégiens.
De très grands bancs de harengs ont repris leur migration traditionnelle vers les grandes fosses d’engraissage de la mer d’Islande.



Le hareng saur


Poème de Joris-Karl Huysmans (1848-1907) Recueil : Le drageoir aux épices

Ta robe, ô hareng, c'est la palette des soleils couchants, la patine du vieux cuivre, le ton d'or bruni des cuirs de Cordoue, les teintes de santal et de safran des feuillages d'automne !
Ta tête, ô hareng, flamboie comme un casque d'or, et l'on dirait de tes yeux des clous noirs plantés dans des cercles de cuivre !
Toutes les nuances tristes et mornes, toutes les nuances rayonnantes et gaies amortissent et illuminent tour à tour ta robe d'écailles.
A côté des bitumes, des terres de Judée et de Cassel, des ombres brûlées et des verts de Scheele, des bruns Van Dyck et des bronzes florentins, des teintes de rouille et de feuille morte, resplendissent, de tout leur éclat, les ors verdis, les ambres jaunes, les orpins, les ocres de rhu, les chromes, les oranges de mars !
Ô miroitant et terne enfumé, quand je contemple ta cotte de mailles, je pense aux tableaux de Rembrandt, je revois ses têtes superbes, ses chairs ensoleillées, ses scintillements de bijoux sur le velours noir ; je revois ses jets de lumière dans la nuit, ses traînées de poudre d'or dans l'ombre, ses éclosions de soleils sous les noirs arceaux !

 

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 23:28



Le mouton islandais est une des races les plus pures et les plus anciennes du monde.

Depuis 1100 ans, ils sont élevés pour leur laine  et leur viande (les Islandais les nomment : « les gigots sur pattes »).

Dans la race islandaise, il a été trouvé un gène qui cause des naissances triples, quadruples, voire même sextuples.
La brebis est très fertile et peut agneler jusqu’à dix ans.


Chaque mouton produit quatre kilos de laine à chacune des deux tontes annuelle.

Il n’est pas rare de trouver accrochés aux clôtures des lambeaux de laine laissés par les moutons.
Autrefois, c’étaient les pauvres qui la ramassaient, maintenant, ce sont les touristes…

 

Leur nombre est  le double de celui des habitants (les moutons, pas des touristes …).

Leur viande aromatisée est maigre et tendre.

Les peaux sont douces et épaisses.                         

Ils sont blancs, noirs, bruns ou bicolores.

Dans les fermes, on peut trouver des pulls, bonnets, gants tricotés par les fermières, mais les couleurs sont brutes.


Il faut aller dans les boutiques de souvenirs dans les grandes villes ou à Reykjavík au 19 Skólavörðustígur pour trouver des articles colorés.

 

Les brebis sont d’excellentes mères, elles se promènent en liberté avec deux agneaux, il faut faire très attention quand au bord des routes on rencontre une brebis, les petits ne sont pas loin et ils ont une fâcheuse tendance à traverser pour retrouver leur mère, juste au moment où vous passez.

Ils adorent lécher le sel déversé sur les routes l’hiver et s’ils sont sous le vent, ils ne vous entendent pas arriver.

 

Des grilles (clôture canadienne) sont posées sur le sol pour leur interdire le passage afin d’endiguer les maladies et les empêcher d’aller brouter les vertes prairies qui serviront de fourrage pour l’hiver.

 

Chaque printemps après l'agnelage, les agriculteurs laissent brebis et agneaux divaguer dans les montagnes où ils passent l'été comme des animaux sauvages afin de devenir bien gras.

A l'automne,  le premier samedi après le 12 septembre, les troupeaux sont regroupés et les éleveurs sélectionnent ceux qui deviendront le clou du repas de Noël.

Ce regroupement, le "réttir" est devenu une attraction touristique majeure en Islande Mais le réttir est aussi une affaire sérieuse, c'est un  des événements les plus importants dans la campagne islandaise.

On peut assister à ce "rettir" ; entre autre ; à la bergerie Haukadalsréttir, à l'ouest, dans le comté de Dalasýsla (qui entoure le Hvammsfjöður).

Les agriculteurs convoquent une équipe de bergers et ils randonnent dans la montagne pour retrouver les moutons.

Photo : rhs.is

Ils reconnaissent leurs brebis, béliers et agneaux, car ils sont marqués à l'oreille.

Le berger peut passer toute une journée, pour récupérer certaines brebis qui ont perdu leur troupeau et se cachent derrière les rochers ou dans les crevasses de la pente de montagne.

Certains moutons ne sont  trouvés qu'à fin de l'hiver et d'autres sont perdus à jamais, pris au piège et dévoré par les corbeaux affamés.

Les éleveurs  regroupent leurs moutons dans la vallée et dans une "trieuse" généralement circulaire et en bois.


Il subsiste encore d'anciens modèles en pierre.

 

Les moutons se serrent entre eux et bêlent à fendre l'âme.


Les bergers s'accrochent à leurs cornes, montent sur leur dos et les font glisser dans le compartiment adéquat, une activité appelée "draga í Dilka" en islandais.
Photo : nollur.is
Chaque compartiment de la trieuse est étiqueté avec le nom d'une ferme et après avoir vérifié les marques d'oreille, les propriétaires d'ovins et de leurs assistants  classent les brebis.

Puis ils sélectionnent ceux pour la reproduction et ceux qui seront envoyés à l'abattoir.

La plupart des moutons seront transformés en rôtis,  hot dogs, côtelettes d'agneau, viande pour la soupe (kjötsúpa), hangikjöt (fines tranches d'agneau salé et fumé qui sont le jambon des Islandais), slátur (panse de mouton farcie), svid (tête de mouton marinée dans du petit-lait aigre et bouillie), hrútspungar (testicules de bélier longuement marinés dans du petit-lait aigre, compressés, puis coupés en tranches) ; délicatesses islandaises.


Comme la plupart des animaux en Islande, le mouton islandais est une race spéciale, désormais protégée.

Le chien de berger islandais est aussi unique avec ses oreilles pointues et sa queue en trompette.

 

 

 

 

 

L'Íslenskur Fjárhundur (Chien de berger islandais)

chien Apash

(Apash photo berger-islandais.fr)

chien Moi

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour, moi c'est Kátur (Joyeux) je suis un chien de Berger Islandais et le seul qui soit originaire d’Islande.

 

 

(Photo chiens-chiots.com)

Mes ancêtres sont arrivés avec les premiers colons vikings (874- 930 de notre ère). Ils se sont adaptés, dans leur façon de travailler, au terrain, aux méthodes d’élevage et au dur combat qu’on mené les Islandais pour leur survie au cours des siècles ; mes aïeux  sont parvenus à se rendre indispensables au rassemblement du bétail dans les fermes, non seulement les moutons mais aussi les chevaux qui vivent en liberté sur d'immenses pâturages sur cette île proche du Groenland.  

La dynastie des Bergers Islandais, appartient à la grande famille des spitz, nous sommes  vraisemblablement issus du Buhund Norvégien. Lorsque, au IXème siècle, des Norvégiens conduits par Erik le Rouge, débarquèrent en Islande, ils apportèrent des chiens aux oreilles pointues, très mobiles, capables de garder des troupeaux, de défendre les personnes, mais aussi de chasser. Croisés avec des chiens locaux, ces Buhund donnèrent naissance à ma famille, les Bergers Islandais.

 

Notre lignée est parfois notée en latin : "canis islandicus", même si elle est une race et non une espèce.

Nous ressemblons beaucoup à des chiens trouvés dans des tombes au Danemark et en Suède datant d'environ 8000 avant JC.

chien renard

 

 

 

 

 En 1650, Sir Thomas Brown écrit :"Il y a parfois, exporté d'Islande… un type de chien ressemblant à un renard…Les bergers anglais sont désireux de les acquérir !".

 

 

  

(Photo Jacqueline Thomas) 

 

chien Buffon

 

 

 

 

 

 

 

Au XVIII° siècle, en 1755, le naturaliste Buffon s'intéresse à mes aïeux.

 

 

 

 

 

 

 

(Dessin histoire naturelle du comte de Buffon)

 

Au XIXème siècle, notre race faillit disparaître suite à une épizootie de maladie de Carré. Un chien porteur de la maladie fut introduit sur l'île et contamina mes prédécesseurs qui, à l'époque, n'étaient pas vaccinés.  75 % de mes ancêtres périrent conduisant, en 1901, à une interdiction de l'importation de chiens pour l'Islande.

Notre lignage a été également au bord de l'extinction vers la fin du XX° siècle.

Le "club canin islandais" a été fondé en 1969, le but principal était de veiller sur le chien de Berger Islandais

 

Le chien est maintenant considéré comme faisant partie du patrimoine culturel d'Islande, et le travail se fait actuellement pour encourager la reproduction, et  chercher des "nouveaux" chiens dans des endroits éloignés.

 

chien timbre

 

 

 

 

 

 

En signe de reconnaissance, j'apparais sur ​​un timbre islandais en 1980.

 

 

 

 

(Photo le marchanddutimbre.com)

 

A cause des épidémies, des périodes de famine et des catastrophes naturelles, le nombre de chiens a beaucoup varié au fil du temps. Au 10° siècle, Olaf Tryggvarsson relate qu'une  famine avait  eu des conséquences terribles pour mes ancêtres : pour remédier à la situation la décision a été prise de tuer tous les vieux et les infirmes, car ils mangeaient, mais ne travaillaient pas.

Le chef, Arnor Kærlingenef, a été parmi ceux en faveur de cela, mais sa mère l'a convaincu de repenser sa décision. Et après quelques discussions la sentence a été modifiée en faveur de la réduction du nombre de chiens et de chevaux.

L'Anglais, M. Watson a visité l'Islande à de nombreuses reprises entre 1930 et 1970. Dans les années 50,  il a recueilli quelques-uns des meilleurs spécimens et les as emmenés en Californie aux fins de reproduction.

Cela a suscité une émulation chez certains Islandais et en partie en collaboration avec Watson, ils ont commencé l'élevage sur une petite poignée de chiens sélectionnés avec soin.

chien chiots

                                                             (Photo berger-islandais.fr)

  Cependant, quelques éleveurs islandais avaient compris que les Anglais et les Allemands s'intéressaient à ce chien capable de "travailler aux chevaux". Aussi s'efforcèrent-ils de préserver notre race en isolant les meilleurs sujets non contaminés. Mme Sigriður Pettersdóttir joua ainsi un rôle de premier plan. Elle était en effet la propriétaire d'un mâle réputé, Kotur ("l'espiègle"), que l'on retrouve dans la généalogie de nombreux chiens islandais.

La popularité de ma lignée de Berger Islandais, a grandi au cours de ces dernières décennies et, en dépit du fait que la race est encore très peu nombreuse, elle n’est plus considérée comme étant en danger d’extinction.

 

Aujourd'hui, en Islande nous sommes environ deux cents Bergers Islandais de pure race. D'autres chiens nous ressemblent, mais sont en fait des bâtards. Sur l'île, une tradition veut que les chiens mâles partagent totalement la vie des humains, gardant les troupeaux, faisant étape avec le maître, tandis que les femelles, comme ma sœur Píla (rapide comme une flèche), restent à la maison. Quelquefois, j'aimerais bien être une femelle pour dormir au coin du feu au lieu de courir dans la lande après les moutons.

Avec environ 5000 individus inscrits dans le monde (principalement en Scandinavie et en Europe du Nord), le Berger islandais n'est pas très représenté, mais notre race n'est plus au bord de l'extinction.

 

Nous, les Berger Islandais sommes classifiés "Spitz nordique de troupeau", notre taille est légèrement en dessous de la moyenne, nos oreilles sont dressées et notre  queue enroulée. Regardez-nous attentivement, vous verrez au premier coup d'œil que nous sommes intelligents et enjoués. On dit que l''expression de notre visage ressemble souvent à un sourire qui traduit notre joie de vivre.

 

Moi, j'ai le poil court, c'est un poil de couverture de longueur moyenne, assez rude au sous-poil épais et doux. Mon poil est plus court sur ma face, le sommet de ma tête, mes oreilles et la face antérieure de mes membres ; il est plus long sur mon cou, ma poitrine et à l’arrière de mes cuisses. Ma queue est touffue et la longueur de son poil est en rapport avec celle de ma robe.

Mon frère Lappi (a des pattes différentes), est doté d'un poil long, c'est un  poil de couverture plus long que le mien, assez rude et sous-poil épais et doux. Son poil est plus court sur sa face, le sommet de sa tête, ses oreilles et la face antérieure de ses membres ; il est plus long derrière ses oreilles, sur son cou, sa poitrine, à l’arrière de ses membres antérieurs et de ses cuisses. Sa queue est très touffue et la longueur de son poil est en rapport avec celle de sa robe.

chien Djupi, poils mi-longs

                                                      (Djupi photo communication-lyon.fr)

Poil court ou poil long, tous deux sont épais et extrêmement résistants aux intempéries.

Chez les Berges Islandais, plusieurs couleurs sont admises mais une seule couleur doit toujours prédominer. Les couleurs prédominantes sont : différents tons de fauve, allant du crème au brun rougeâtre, marron (chocolat), gris, noir.

Le blanc accompagne toujours la couleur prédominante. Les marques blanches les plus communes – qui sont souvent irrégulières – sont : une liste ou une marque sur une partie de notre face, un collier, une tache au poitrail, des balzanes de différentes hauteurs et une marque à l’extrémité de notre queue. Des tons plus clairs apparaissent souvent sur la face inférieure de notre corps, de la gorge à l’extrémité de la queue.

Chez mes congénères fauves et gris, comme mes cousines Týra (petite lampe) et Snótra (mignonne) apparaissent souvent le masque noir, les extrémités des poils de couverture noires et même parfois des poils noirs. Les chiens noirs (tricolores) ont une robe noire avec les marques blanches telles qu’elles sont mentionnées plus haut et les marques feu traditionnelles de n’importe quelle nuance sur les joues, au-dessus des yeux (sourcils) et sur les membres. Des plaques des couleurs susmentionnées sur un fond blanc (robe pie) sont admises. Le blanc ne doit pas être totalement prédominant.
Nous ne sommes pas très grands,   les mâles mesurent environ 46 cm, et les femelles 42cm.

 

Je suis un  chien de troupeau rustique, délié et qui aboie, ce qui me rend extrêmement utile pour la manœuvre et la conduite des troupeaux dans les pâturages, en montagne ou pour retrouver les moutons égarés. Je suis très éveillé de nature et réserve toujours un accueil enthousiaste aux visiteurs, sans agressivité.

chien Hot-pot

 

 

 

 

 

 

 Lorsque l'été arrive, j'aime partager le pique-nique des touristes, et j'ai même failli, avec mon frère Sánur, en rejoindre certains dans le hot-pot.

 

 

 

 

 

 

Nous sommes joyeux, amicaux, joueurs, curieux et sans peur.

Mon instinct de chasseur n’est pas développé, mais cela n'a aucune importance puisque mes maîtres pourvoient à mon alimentation.

Ma nourriture préférée est le poisson.


Nos oreilles sont dressées et très mobiles, elles réagissent au moindre bruit et révèlent notre humeur.
chien double ergot

 

 

 

Nos ergots doubles bien développés sont recherchés pour leur surface portante plus grande.

 

Le terme "ergot" signifie le cinquième doigt du chien correspondant à votre pouce.

Pour l'ergot double on parlera donc de sixième doigt.

 

 

 

 (Photo chepaiva.com)

 A Reykjavík, capitale de l'Islande, notre race est interdite de séjour à cause de la maladie qu'elle véhiculait et risquait de propager à la population. En effet, le Chien d'Islande absorbait l'Echinococcus, un ver parasite, en mangeant les carcasses de moutons. Aujourd'hui, et malgré l'existence de ténifuges efficaces, cette interdiction existe toujours.

Je ne vois jamais mes cousins de toutes races expatriés car les formalités douanières et sanitaires sont très lourdes : Dans mon île, les dispositions légales concernant l‘importation d‘animaux sont extrêmement sévères.

Les autorisations d‘importation ne sont délivrées que sur recommandation du directeur de l‘Office vétérinaire et à des conditions bien précises.

L‘une de ces conditions exige que l‘animal soit totalement isolé des autres animaux (quarantaine) pendant une durée pouvant aller jusqu‘à quatre mois après leur arrivée en Islande.

Pour ces raisons, aucune autorisation n‘est en principe délivrée aux touristes ou aux personnes

ne séjournant que brièvement en Islande. (Pour d‘autres informations Landbúnaðarráðuneytið, Sölvhólsgötu 7, 150 Reykjavík +354-5459750, postur@lan.stjr.is, www.stjr.is/lan).

C'est un peu comme pour les chevaux.

 

Voilà, vous savez tout sur ma famille. Si un jour, vous me rencontrez, n'oubliez pas que j'aime les caresses ….. et les gâteaux.

 

Sources :

Merci à Mme D. Jung pour sa collaboration (berger-islandais.fr)

Club français des chiens nordiques

chiens-des-champs.com

viveleschiens.com

votre-chien.com

icelanddog.org

chien.com

 

 

 

 

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 16:20

LA FAILLE MEDIO-ATLANTIQUE

L’Islande est un domaine émergé de la dorsale médio-atlantique, longue de

15 000 km, appartenant au vaste système de chaînes volcaniques sous-marines où se forme la croûte océanique. La partie nord de la dorsale médio-Atlantique marque la limite où s’écartent les plaques Eurasie/Amérique du Nord à environ 2 cm/an dans la direction Est-Ouest. Haute, en moyenne de 1500m, reposant sur des fonds de moins 4000m, la dorsale reste normalement sous-marine.

En Islande, l’axe de la dorsale coïncide avec un panache mantellique, remontée de roches chaudes provenant de la base du manteau inférieur. Ce  « point chaud » augmente considérablement la production de magma. Il y a environ 20 millions d’années,  l’accumulation de roches volcaniques a fait émerger l’île et permet aujourd’hui d’observer à terre des processus d’extension classiquement sous-marins.


La zone de rift islandaise, communément dénommée zone néovolcanique ou axiale, couvre environ 26 000 km2, 1/4 de la superficie de l’île. Elle se trouve à la jonction entre la ride de Reykjanes au Sud et celle de Kolbeinsey au Nord.

La zone active du rift n’est pas linéaire, elle se dédouble en deux branches au centre de l’île : la zone du rift d’Islande du nord et la zone du rift de Reykjanes.

  Faille de l'Eldgjá
Faille de Reykjanes

Sa largeur varie de 120 à 250 km du Nord au Sud. Plus on s’en éloigne vers l’Est ou vers l’Ouest, plus les formations volcaniques sont anciennes. On retrouve une répartition des âges en bandes parallèles à la zone axiale comme de part et d’autre des dorsales sous-marines.
Ce mouvement d’écartement des plaques contribue à la formation graduelle de longs grabens (terrain effondré entre deux parties soulevées qui constitue un fossé tectonique) bordés de failles normales parallèles et d’éruptions magmatiques fissurales, accompagnées de séismes.

Bien que l’écartement des plaques soit constant, d’environ 20 mm/an, le rifting n’est pas un processus continu, il se produit par épisodes. 130 éruptions ont été décrites depuis l’an 900, soit une éruption tous les 4 à 6 ans en moyenne.

La zone de rift de Reykjanes a connu au cours de la dernière décennie plusieurs épisodes de rifting accompagnés de nombreux séismes (les plus violents remontent à 1789), mais sans épisode éruptif. La zone de Þingvellir montre un long graben bordé par un réseau de failles normales et de blocs basculés. Le taux d’ouverture est faible, d’environ 3 mm/an, comparé au taux de 21 mm/an mesuré plus au sud dans la péninsule de Reykjanes.

Faille de Þingvellir

La subsidence (affaissement progressif  d’une zone de l’écorce terrestre) du graben est de 0,4 mm/an pour un total de 70 m, traduit une activité d’au moins 10 0000 ans.

 






Quelques kilomètres plus au nord, la zone géothermique de Geysir, présente de remarquables manifestations hydrothermales : sources chaudes, évents de vapeur et surtout des geysers ("jaillir" en islandais) qui ont donné son nom à cette région.










La zone de rift d’Islande du Nord est actuellement plus active. La région du Krafla a connu une longue période d’éruption de 1975 à 1984 alors qu’elle n’avait plus connu d’activité sismique et éruptive depuis 250 ans. Au cours de cette période se sont formés d’importants essaims de failles et de fissures ouvertes accompagnées de volcanisme fissural pour les plus importantes.
Durant cette crise éruptive, l’ouverture cumulée des nouvelles et anciennes failles et des fissures fut de l’ordre de 8 m.








Faille à Leirhnjúkur près de Reýkjahlið




trois photos du site de Namaskard

ERUPTION DU GRÍMSVÖTN NOVEMBRE 2004

L'éruption du volcan Grímsvötn, qui a débuté le 01 Novembre 2004 vers 22 heures GMT s'est terminée le 06 Novembre 2004 au matin. Un petit panache de vapeurs se détachait du site éruptif après la fin de l'éruption.

Ce fut une éruption phréatomagmatique, sans émission de laves.

photo : raunvis.hi.is

Le magma a été expulsé sous forme de pyroclastes au niveau du site éruptif ou de téphras dans le panache éruptif.

La composition du magma est de type quartz tholéite comme lors des dernières éruptions du Grímsvötn.

La fissure éruptive a entraîné la formation d'une cavité circulaire de 1 km de diamètre dans la calotte glaciaire du Vatnajökull; cette cavité étant entourée par des murs de glace verticaux de 100 mètres de hauteur à la fin de l'éruption. L'ensemble de la fissure éruptive, d'orientation E-W est resté actif pendant les premiers jours de l'éruption mais seulement un évent est resté actif les 4 et 5 Novembre. Le site éruptif bien qu'étant localisé dans la caldeira du Grímsvötn, se situe à l'extérieur du lac sous-glaciaire.


Le volume total du jokulhlaup (vidange d'une poche d'eau de fonte) qui a commencé avant l'éruption et probablement enclenché celle-ci est d'environ 0.5-0.6 km3 seulement. Le lac sous-glaciaire du Grímsvötn contenait 0.7 km3 d'eau vers la fin Octobre au début du jokulhlaup. L'épaisseur des retombées de cendres est mince hors des limites du Vatnajökull : 1 cm d'épaisseur à la limite nord du glacier et moins d'1 mm plus au nord dans des zones inhabitées.

A cause du panache éruptif qui a culminé à 13-14 kms de hauteur, le trafic aérien a été perturbé avec un large secteur interdit à la navigation.

 

L'éruption du 01 au 06 Novembre 2004 du Grímsvötn a été similaire à celle de 1983 mais plus courte que celle de 1998 (10 jours).

Photo : raunvis.hi.is

Depuis août 2009, les chambres magmatiques du Grimsvötn sont très gonflées et semblent présager à une nouvelle éruption. 

 

L'éruption du Grímsvötn 21 au 28 mai 2011

 

 

Le samedi 21 mai 2011, à 21h20, un essaim sismique est signalé sous le Vatnajökull au niveau de Gíimsfjall. Les événements ont des magnitudes de M 2 à M 3 en moyenne et se situent à faible profondeur. Selon la presse locale, il semblerait qu'un événement éruptif soit imminent.

 

A 23 heures, il se confirme qu'une éruption a débuté dans le secteur du Grímsvötn sur le glacier Vatnajökull. Le panache éruptif est visible depuis plusieurs endroits du sud de l'île.

 

21 mai

Photo Friðrik Páll Friðriksson

Le Grímsvötn est un important volcan qui se cache sous la glace du Vatnajökull. Il entre en éruption assez régulièrement. Sa dernière colère remonte à 2004. A l'époque, il a été demandé à l'aviation d'éviter la zone, mais aucune perturbation aérienne majeure n'a été observée. L'éruption de 2004 et celle d'avant, en 1998, ont duré environ une semaine.

On s'attendait  à ce qu'un lahar (jokulhlaup en islandais) apparaisse dans la journée de dimanche, une fois que l'eau de fonte du glacier aurait pu se libérer de la pression exercée par ce dernier. De tels phénomènes sont fréquents quand le Grímsvötn entre en éruption et les infrastructures du sud de l'Islande sont conçues pour y faire face.

Grímsvötn: une éruption-surprise ? Pas vraiment !

Alors que l'éruption du Grímsvötn semble marquer le pas, il est intéressant de remarquer qu'elle a surpris tout le monde par sa rapidité, mais que des signes avant-coureurs avaient été observés il y a plusieurs mois déjà.

En 2010, pendant et après l'éruption de l'Eyafjöll, les pronostics allaient bon train pour savoir si le Katla voisin allait se réveiller. La plupart des observateurs se focalisaient sur les quelques impacts sismiques relevés dans le secteur. Dans le même temps, ils oubliaient de voir ce qui se passait du côté du Vatnajökull. A cette époque, les scientifiques islandais affirmaient que les essaims sismiques observés sous le Vatnajökull étaient le signe très probable d'une intrusion magmatique. L'actualité leur a donc donné raison et c'est bien le magma qui s'est accumulé il y a quelques mois qui perce la surface aujourd'hui.

 

Le 22 mai, la cendre retombe encore abondamment autour du volcan.

 

 Grimsvotn 22 mai matin 21 mai-22 mai

                                                 Photo Friðrik Páll Friðriksson

route N1 22 mai

Photo Friðrik Páll Friðriksson                                       Route N°1

On a d'ailleurs pu s'en rendre compte en consultant la webcam du Jokulsarlón (le superbe lagon glaciaire au sud de l'Islande). Les icebergs étaient recouverts de cendre, de même que la langue glaciaire du Vatnajökull à l'horizon.

nuage cendres et pluie

  Photo New agency                                                           Jokulsarlón

séisme

Les scientifiques pensaient  que l'éruption allait continuer de manière un peu intense pendant 3 ou 4 jours, avant de décliner et de stopper définitivement.

Le tableau ci-dessous montre que la sismicité est beaucoup moins intense qu'au début de l'éruption.

graphique

A 11 heures, il semblait que l'éruption se déroulait sur le même site qu'en 2004. La lave n'a pas fait fondre une grande quantité de glace dans la mesure où le nuage de cendre s'était formé très rapidement. Il était visible de très loin, jusqu'à Reykjavík.

La cendre était beaucoup plus grossière que lors de l'éruption de l'Eyjafjallajökull l'an dernier. C'est une bonne chose car ça la empêché de se disperser sur de grandes distances. La sismicité est restée élevée sur le glacier, mais moins intense qu'au début de l'éruption.

  cendres voiture

  Photo Friðrik Páll Friðriksson                      Cendres

  

A 14 heures, l'éruption du Grímsvötn se poursuivait. Aucun lahar n'avait encore été observé, mais on s'attendait à ce qu'il se produise dans les heures prochaines.

D'après le British Met Office, il était peu probable que le nuage de cendre affectât le reste de l'Europe. Comme les scientifiques le prévoyaient précédemment, les particules de lave sont relativement grosses et ne devaient donc pas provoquer des perturbations majeures dans le trafic aérien comme ce fut le cas l'an dernier. Toutefois, la plupart des aéroports islandais ont été fermés et tous les vols domestiques ont été annulés.

Selon les scientifiques islandais, l'éruption actuelle du Grímsvötn et la plus importante des 100 dernières années sur ce volcan et elle est plus forte que celle de l'Eyjafjallajökull l'an passé. Elle ressemble à l'éruption de 1873.

Le dimanche 22 au matin, le nuage de cendre montait à une hauteur de 15 - 18 km, ce qui signifie que l'éruption est plus puissante que celle de 2004 sur le même site.

 

Le 23 mai à 12 heures, l'éruption se poursuivait, mais la sismicité et le tremor éruptif déclinaient lentement. A cause du nuage de cendre, les vols internationaux et domestiques ont été annulés le matin en Islande, mais on pensait que le trafic reprenne dans l'après-midi.

panache

Photo Reuters

Selon les météorologues islandais, la cendre ne devait pas atteindre l'Europe continentale. Le matin, le nuage de cendre prenait la direction du Groenland.

Les analyses des premiers échantillons de cendre révélèrent qu'elle contenait peu de substances toxiques comme le fluor. Toutefois, les particules  riches en verre sont susceptibles d'irriter les muqueuses des voies respiratoires ainsi que le système digestif et les yeux des animaux. Il a été recommandé aux fermiers de garder le bétail à l'intérieur.

En fin de soirée, le nuage de cendre du Grímsvötn montait jusqu'à 5 - 9 km de hauteur. Le Met Office faisait remarquer que les vents venant du nord étaient très forts et pouvaient affecter cette hauteur. Les retombées les plus importantes ont été enregistrées dans le secteur de Kirkjubæjarklaustur. Seul le NO de l'Islande a été épargné par la cendre. L'éruption est moins intense et aucune émission de lave n'a encore été observée.

Le 24 mai au matin, le nuage de cendre atteint l'Ecosse et entraîne des perturbations au niveau des vols d'hélicoptères à destination des plateformes pétrolières en mer du Nord. Le trafic aérien en Europe continentale n'est pas encore affecté. Les aéroports islandais restent fermés. Certains vols entre Londres et l'Ecosse ont été annulés, ainsi que d'autres entre l'Ecosse et l'Irlande. Toutefois, le nuage de cendre est moins dense que l'an passé et de nouvelles techniques permettent de mieux estimer la densité de la cendre à l'intérieur du nuage. Selon les météorologues islandais, la cendre ne devait pas atteindre l'Europe continentale. Le matin, le nuage de cendre prenait la direction du Groenland.

Les analyses des premiers échantillons de cendre révélèrent qu'elle contenait peu de substances toxiques comme le fluor. Toutefois, les particules  riches en verre sont susceptibles d'irriter les muqueuses des voies respiratoires ainsi que le système digestif et les yeux des animaux. Il a été recommandé aux fermiers de garder le bétail à l'intérieur.

Ce lien donne accès à une bonne vidéo du panache éruptif. On remarquera l'abondance d'éclairs provoqués par l'électricité statique due au frottement des particules de cendre. Le phénomène avait déjà été largement observé l'an dernier lors de l'éruption de l'Eyafjöll.

éclairs 24h

éruption-éclairs

Photo Getty images

orage electrique

Photo Orvaf All Thorgelrsson

24 mai

Photo Friðrik Páll Friðriksson 

 En fin de soirée, le nuage de cendre du Grímsvötn montait jusqu'à 5 - 9 km de hauteur. Le Met Office faisait remarquer que les vents venant du nord étaient très forts et pouvaient affecter cette hauteur. Les retombées les plus importantes ont été enregistrées dans le secteur de Kirkjubæjarklaustur.

Reykjavik après-midi Vik

Photo Friðrik Páll Friðriksson           Reykjavík                       Photo AFP         Vík

Seul le NO de l'Islande a été épargné par la cendre. L'éruption est moins intense et aucune émission de lave n'a encore été observée.

 

Pour information,  la composition de la lave du Grímsvötn est essentiellement basaltique (50 - 51% de silice) avec de petits microcristaux de plagioclase. Elle est pauvre en fluor (5 - 10 mg par kg) et 10% des particules présentent une taille inférieure à 10 microns, alors que pour la cendre de l'Eyafjöll ce pourcentage était de 20%.

En conséquence, bien que le panache éruptif du Grímsvötn monte plus haut que celui de l'Eyafjöll, la grosseur supérieure de la cendre, la composition de la lave et l'indice potentiel d'explosivité laissent supposer que l'espace aérien européen ne sera que très moyennement affecté par le nuage de cendre du Grímsvötn.

En fin d'après-midi, l'éruption décline d'heure en heure. Le panache atteint maintenant une hauteur de 3 - 5 km et la production de cendre a bien baissé depuis le week-end. Un fort vent de nord entraînait la cendre vers le sud de l'Islande, mais le Met Office indiquait qu'il devrait faiblir dans la soirée.

ramassage lave

 

Chaque seconde, on estime que le Grímsvötn vomit 100 tonnes de cendre, vapeur, lave et gaz volcaniques (mais certainement pas de fumée comme on a pu l'entendre sur certaines radios !). Le lundi soir, ce chiffre était de 1000 tonnes par seconde et dimanche de 10 000 - 20 000 tonnes par seconde !  

La sismicité est restée faible.

 

 

Photo AFP    Ramassage de lave et cendres 

Suite à la décrue du nuage, les scientifiques pensaient que  l'éruption devait se poursuivre pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de cesser complètement. Elle aurait pu pourrait devenir une attraction touristique durant l'été.

 graph nuage 

Le 25 mai au matin, l'éruption du Grímsvötn n'est plus intense ; le panache ne monte plus qu'à environ 2 km de hauteur. Comme l'éruption décline, on pense qu'elle devrait encore durer pendant plusieurs semaines. Les scientifiques islandais pensent même qu'elle pourrait prendre fin dans les prochains jours.

A noter que durant la phase initiale de l'éruption, le Grímsvötn a produit en une journée plus de cendre que l'Eyafjöll en 40 jours l'an passé. Les scientifiques islandais estiment que cette phase initiale est la plus puissante depuis l'éruption de l'Hekla en 1947.

A midi, selon certains observateurs, l'éruption serait terminée. Seul un petit panache de vapeur s'échappait du volcan.

 

28 mai : le Grímsvötn semble s'être rendormi, ne reste que le panache de vapeur pour nous rappeler qu'il s'est fâché durant une petite semaine.

 

Source :

- Claude Grandpey, volcanologue (http://volcans.blogs-de-voyage.fr) - Iceland review

 

 agneau nouveau né 

Photo Franck Bradford                                             Agneau nouveau-né                                                         

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  Photos Friðrik Páll Friðriksson                  Nuit en plein jour

  

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  Photos Friðrik Páll Friðriksson                    Secouristes

 

   

  L’éruption de l’Eyjafjallajökull mars à mai 2010

 

 

AuroreVolcan Credit A Jakobsson

                                                                                      Photo sans trucage A. Jakobsson 4 avril 2010  

 

AuroreVolcan Credit L Jackson

                                                                                              Photo sans trucage L. Jackson 4 avril 2010

 

 Alors que l’éruption de l’Eyjafjallajökull vient de se terminer, revenons sur les événements qui ont secoué le « glacier de la montagne de l’île », traduction littérale de ce mot quasiment imprononçable pour un non-Islandais !

 

 

 

 

L’éruption ne fut pas vraiment une surprise pour les volcanologues islandais qui avaient déjà  enregistré des soubresauts de l’Eyjafjallajökull en avril 2009, avec des séismes à 20-25 km de profondeur sous le volcan.

Cette sismicité a été suivie d’une période de calme jusqu’à fin décembre 2009.

Elle a ensuite repris pendant les trois semaines qui ont précédé l'éruption, avec la plupart des événements à une profondeur allant de 7 à 10 km.

 

Le 19 mars, un essaim sismique (1) débute à l'est du cratère, entre 4 et 7 km de profondeur. L'activité migre ensuite vers l'est et vers la surface le samedi 20 mars. A 22h30, un tremor (2) légèrement plus important est détecté sur 3 stations sismiques situées à moins de 20 km du sommet du volcan. L'éruption débute entre 22h30 et 23h30 GMT au niveau du col Fimmvörðuháls séparant l'Eyjafjallajökull du volcan voisin, le Katla, qui se cache sous le glacier Mýrdalsjökull. Elle est de type fissural, comme souvent en Islande. La fracture, d’une longueur d’environ 800 mètres, émet des fontaines de lave s'élevant à plus de 200 mètres de hauteur.

 

 

Eruption 20 mars-1

                                                                                                                                   Photos Ragnar Axelsson et AFP    Eruption20 mars-3

  

Eruption 20 mars-4 Le 31 mars, une deuxième fracture s’ouvre à environ 800 mètres de la première. Aucun signal sismique ne l’a annoncée, et elle surprend les très nombreux touristes venus assister au spectacle de l’éruption.

 

 

hélico

 

 

 

 

 Photo Þröstur Jón Sigurðsson 

 

 

Une cinquantaine d’entre eux doivent être évacués par hélicoptère.

Des fontaines de lave jaillissent de cette nouvelle fracture, donnant naissance à des coulées qui empruntent les canyons de Hvannárgil et Hrunagil. Au final, ces coulées atteindront une superficie totale d'environ 1,3 kilomètres carrés sur une épaisseur moyenne de 10 à 20 m. Le cône de scories édifié par l’éruption atteint, quant à lui, plus de 82 mètres de hauteur.

Cette première phase a émis un magma (3) très primitif, un basalte à olivine (47% de SiO2). (4)

 

 

Après une brutale et surprenante accalmie de deux jours, le volcan entre, le 13 avril, dans une deuxième phase éruptive plus violente et plus explosive. Cette fois-ci, l’éruption est sommitale, sous le glacier proprement dit. Le volcan vomit un important volume de gaz, cendres et scories (5) sous la forme d'un panache volcanique de plusieurs kilomètres de hauteur. L'éruption fracture plusieurs centaines de mètres de calotte glaciaire et provoque une fonte brutale de la glace. Les écoulements d'eau, de boue et de débris dus à cette fonte entraînent d'importantes inondations et obligent les autorités à évacuer quelque 800 personnes.

 

 

chevaux                                                                          Photo AFP-Brynjar Gauti              

                                                                                                                        

nuit en plein jour 

                                                         Photo Reuters-Ingolfur Juliusson

Une zone circulaire dépourvue de glace suite à sa fonte, d'environ 200 mètres de diamètre, ainsi qu’une nouvelle fissure de 2 km de long sont observées près du sommet du volcan.
Le fort caractère explosif est dû tout d'abord à l'interaction entre l’eau et le magma et au violent choc thermique provoqué par le contact entre la glace à zéro degré et le magma à plus de 1000°C. Cette énergie contribue à fragmenter la roche au niveau de son point d'émission, produisant des particules très fines qui sont expulsées jusqu'à 10 km d'altitude.
                           cendres                                                            Photo AFP-Omar  Oskarsson

 

Cette deuxième phase émet un magma plus différencié et donc plus explosif (58% de SiO2). Le panache de cendre entraîne une très forte perturbation du trafic aérien européen.
L'Institut des Sciences de la Terre islandais a effectué une estimation des matériaux qui ont été expulsés par le volcan dans les trois premiers jours. Au total, 140 millions de mètres cubes de matériaux ont été éjectés. C'est 10 à 20 fois plus important que lors de la première phase éruptive du 20 mars 2010 sur le cratère Fimmvörðuháls.

 

 

panache volcanique

 

 

Photo Reuters

 

 

On pensait que cette phase explosive accompagnée d’un volumineux panache de cendre allait être suivie d’une émission de coulées de lave. En fait, la lave ne s’échappa que modestement du volcan. Elle entraîna pendant quelques jours seulement la fonte du glacier Gígjökull.

 Vers le 20 mai, l’éruption commence à perdre de son intensité. La cendre se fait des plus en plus rare dans le panache dont la blancheur trahit la présence unique de vapeur d’eau. La sismicité chute, ainsi que le niveau du tremor éruptif, signe évident que le magma ne monte plus dans les conduits éruptifs. 

 

A l’heure où j’écris ces lignes ( 1er juin 2010), l’éruption semble terminée. La question qui se pose maintenant est de savoir si le Katla qui sommeille sous le glacier Mýrdalsjökull va se réveiller à son tour. En effet, le passé volcanique de la région a tendance à montrer que ces deux volcans ont des éruptions assez rapprochées. Sans parler de l’Hekla, plus au nord, dont certains disent qu’il a adopté un cycle éruptif décennal depuis quelque temps et pourrait bien, lui aussi, faire parler de lui. 

Malheureusement, l’état actuel de la volcanologie ne permet pas de faire de prévisions. Bien malin celui qui serait capable de prédire l’avenir volcanique de l’Islande !

 

Cette éruption de l’Eyjafjallajökull a pu être suivie au jour le jour par les internautes grâce à plusieurs webcams installées à proximité des sites éruptifs. Les images en streaming  ont permis d’assister, depuis son fauteuil, au jaillissement des fontaines de lave et au développement des volutes de cendre. D’autre part, le site Internet de l’Icelandic Meteorological Office a permis de suivre l’évolution sismique de l’éruption, ainsi que celle du tremor éruptif.

C’est grâce à tous ces éléments que j’ai pu donner quotidiennement – parfois plusieurs fois par jour – des indications sur l’évolution de l’éruption. Il faut aussi remercier le site Iceland Review Online qui a donné, lui aussi, des informations précieuses, en particulier au niveau des problèmes rencontrés par les populations du sud de l’île.

 

route coupée

 

                                                                          
          

                                                                       Photo Reuteurs

 
 

(1)Essaim sismique : ensemble de secousses sismiques très rapprochées.

(2)Tremor éruptif: Un tremor (mot anglais signifiant "tremblement") correspond à l'enregistrement par les sismographes des vibrations continues présentes au niveau du volcan. Ces vibrations sont provoquées par la montée du magma. Le tremor peut durer quelques minutes ou plusieurs jours. La fréquence du tremor varie le plus souvent entre 1 et 5 hertz. Il y a deux catégories de tremors: le tremor harmonique à basse fréquence et le tremor spasmodique de haute fréquence. L'étude du tremor est essentielle pour comprendre le comportement d'un volcan avant, pendant et après une éruption.

(3)Magma : roche en fusion contenant des gaz dissous. Le magma se forme à haute température et sous haute pression par fusion partielle de la croûte terrestre ou du manteau. On garde l’appellation « magma » tant que la roche en fusion est invisible. Lorsqu’elle apparaît à la surface de la terre, elle prend le nom de LAVE.

(4)SiO2 : L'oxyde de silicium (SiO2) est présent dans la plupart des roches volcaniques         

      La concentration en silice peut varier d'une lave à l'autre.

      Une lave "pauvre" en silice (moins de 54 %) sera une lave fluide et chaude, donnant des fontaines et des coulées importantes, les éruptions seront effusives, ne présentant que très peu de risques. Ce fut le cas lors de l’éruption au col de Fimmvörðuháls.
Une lave riche en silice, sera une lave plus froide et visqueuse : elle ne s'épanchera pas sous forme de coulées de lave, mais sera fragmentée par des explosions au moment du dégazage. Ce fut le cas lors de l éruption sous-glaciaire accompagnée du fameux nuage de cendre.  Ces éruptions sont toujours violentes et dangereuses.

(5)Scorie volcanique : Une scorie volcanique (généralement de couleur sombre) correspond à un morceau de magma très vésiculé (empli de bulles de gaz) et donc de faible densité qui est projeté lors d'explosions volcaniques (lors d’éruptions stromboliennes par exemple).

lave

                                                              Photo Þröstur Jón Sigurðsson

image radar

 

 

 Photo AFP-Getty

 

 

Cette image est une image radar du sommet du glacier Eyjafjallajökull, on y découvre 3 cratères de 200 à 300 mètres de diamètre.

 

 

 

 

 

 

  Cet article a été écrit par Claude Grandpey, professeur d’anglais à la retraite, pour la revue de l'associationFrance-Islande. Reproduit ici avec son aimable autorisation. Qu'il en soit remercié.

Passionné de volcanologie et de photographie, il parcourt le monde pour observer les volcans actifs. Il concentre son approche sur les volcans de Sicile (travaux sur la température des gaz à Vulcano et sur les émanations gazeuses sur les basses pentes de l’Etna ; étude de la corrélation  entre l’activité strombolienne et la pression atmosphérique).

Vice-Président de L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.).

http://volcans.blogs-de-voyage.fr

 

Publications :

Mémoires volcaniques (Ed. Sequoïa)  2003

Terres de feu, voyages dans le monde des volcans (Ed. Un Autre Regard)  2004

Volcanecdotes (Ed. Un Autre Regard) 2006

 

 

LES DERNIERS SEÏSMES

 

SEÏSME JEUDI 29 MAI 2008

 
Un tremblement de terre de magnitude 6.7 sur l'échelle de Richter a eu lieu en Islande entre 15h30 et 16h (heure islandaise) dans les environs de Selfoss et a été ressenti jusqu'à Ísafjorður (fjords du nord-ouest).

A  Selfoss plusieurs maisons ont été endommagées, ainsi qu'un hôpital.

Mais pas de maisons effondrées, grâce aux techniques de construction anti-sismiques généralisées.
Il n'y a pas eu de blessés, seulement de nombreuses personnes choquées.
La route entre Reykjavik et Selfoss a été fermée temporairement à la circulation, de même qu'un vieux pont de la bourgade touchée.

 

Il s'est produit à la veille d'une visite de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, mais sa visite a été maintenue.

Aux Etats-Unis, l'institut de géophysique (USGS)  dit avoir enregistré une magnitude 6,1, un niveau considéré comme élevé, à 15H46 GMT, à une profondeur de 10 kilomètres.

Les médias islandais ont quant à eux fait état d'une magnitude comprise entre 6,1 et 6,7 sur l'échelle de Richter.

Selon la télévision RUV, le séisme a été ressenti à Reykjavik mais aussi dans le sud-est de l'île, à environ 300 km de l'épicentre.

Les habitants ont vécu l'épisode avec un flegme typiquement nordique, voire avec humour.

"Rien de particulier à Reykjavík. La secousse a été ressentie mais il fait beau et les gens continuent leur train-train quotidien," selon Julien un expatrié Français.

 

"C'était très excitant. Je suis ravie que quelque chose se soit produit sur cette île", a déclaré à l'AFP Ingibjoerg Thorisdottir, 38 ans, une habitante de Reykjavík qui a ressenti le séisme.

"Ca donne l'impression qu'on est très ivres pendant sept secondes et puis, après plus rien", a-t-elle confié par téléphone.








Le site internet du journal Morgunbladid a montré des photos d'une route fissurée, de vaisselle brisée et d'étagères et de rayons de supermarché renversés.









Selon RUV, quelques personnes se sont fait soigner pour des coupures et des blessures superficielles.

 

"En comparaison avec la Chine, les dégâts matériels sont nuls. Aucune maison ne s'est effondrée mais à l'intérieur, c'est parfois endommagé", a déclaré à l'AFP Borgthor Arngrimsson, un journaliste de RUV.

Les autorités ont recommandé aux habitants de rester hors de chez eux en raison des risques de répliques, et de ne pas utiliser les lignes téléphoniques déjà encombrées.

Selon Torfi Tulinius, professeur à l'université de Reykjavík : "c'est le plus important séisme depuis celui de juin 2001 qui avait fait des "blessés très légers".

Ce séisme avait eu une magnitude de 6,5.

Selon la Protection civile, en Islande "les séismes sont essentiellement dus à l'écartement des plaques tectoniques américaine et eurasienne".

Les régions du sud et du sud-ouest, où s'est produit le séisme du 29 mai, sont les zones sismiques les plus actives.

On a constaté (source Morgunblaðið) une augmentation de l'activité géothermique dans tout le Sud-Ouest de l'Islande depuis le séisme.


"Sur le site de Geysir, le vieux geyser endormi depuis des années qui a donné son nom au site et à tous les geysers du monde, est beaucoup plus chaud depuis jeudi et a même tiré quelques salves occasionnelles !







Quant à Strokkur, le fidèle geyser attraction principale du site, il est nettement plus puissant depuis jeudi soir !"

 

 









Dans l'usine géothermique des Hellisheiði située à une quinzaine de kilomètres, grâce à la construction aux normes anti-sismiques, le seul dégât constaté a été une lampe tombée du bureau.

 

A la suite du tremblement de terre du 29 mai, une crevasse de 5 km de long s'est formée à Hveragerði. Elle commence dans les collines de Reykjafjall au dessus de la ville, traverse l'agglomération et la route n° 1 et finit au Sud près de la ferme de Vellir. Elle est peu visible en ville, mais dans le terrain de golf elle atteint un mètre de large !

Parallèlement, une nouvelle et importante source chaude est apparue, toujours à Hveragerði, juste au dessus de l'école nationale d'horticulture située en haut du village. Elle crache en permanence une boue grise en ébullition.
On a cherché un nom à donner à cette nouvelle source. Gudrídur Helgadóttir, la directrice de l'école d'horticulture, a promis un beau bouquet de fleurs à celui ou celle qui proposera le meilleur nom.

La nouvelle marmite bouillante a été baptisée Leirgerður !

Gerður est un prénom féminin et "leir" signifie "la boue" ... "Gerður la boueuse", en quelque sorte.

L'école nationale d'horticulture de Hveragerði, où est apparue cette nouvelle glougloute a reçu 300 propositions par mail. C'est Jörundur Gardarsson, de Bíldudalur (fjords du Nord-Ouest) qui a remporté le concours avec "Gerður la boueuse", et qui a donc reçu le bouquet de fleurs
promis.


Non loin de Leirgerður il y a un autre "blop-blop" de couleur grise appelé Skjálfti.




Et aussi un autre plutôt rouge-brun nommé Reykjamóri. 






Un autre encore, d'eau bouillante pure celui-là, qui s'appelle Hrifla.

 

 Donner des noms aux sources chaudes est une tradition ancienne en Islande. La plus fameuse d'entre-elles est bien entendu Geysir ("la jaillissante"), dont le nom est devenu un terme générique désignant tous les geysers du monde.

 

Activité sismique 30 mai 2009

 

L'Islande a connu une forte d'activité sismique 48h avant le tremblement de terre.

En cette seule journée du 30 mai, 712 secousses ont été enregistrées dont 17 d'une magnitude comprise entre 3 et 4.9 sur l'échelle de Richter. Les secousses ont principalement eu lieu dans le sud-ouest (autour de Grindavik) et les plus fortes ont été ressenties à Reykjavik.
Le Blue Lagoon (Blue Lagon) a dû être évacué par précaution.


 


L'accès au site géothermique de Gunnhver, non loin de Grindavík, a été fermé (et il y était encore lors de notre passage le 24 juin 2009).

 

 

  QUELQUES PIERRES QUE NOUS AVONS RAPPORTÉES


 Roches volcaniques
 




 


Rhyolites


 


Zéolithes



Inconnues


 

 

 

                       


 

 

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 19:39

L’Islande est l’une des terres les plus jeunes du monde, à la fois géologiquement et historiquement.

Est-elle l’illustre « Ultima Thulé » dont parle le Grec Pythéas au IV° siècle avant JC ?

Il a fallu attendre le VIII° siècle pour que les moines irlandais qui étaient en quête d’une terre isolée s’y établissent.

L’histoire de l’Islande est indissociable de celles des Vikings qui la colonisèrent en 874.


       Vikings en l'an 1000 (image Gallimard)                         Viking en l'an 2000




874 : Accostage du premier colon : Ingólfur Arnarson.
Une stèle érigée à
Ingólfshöfði en commémore l'arrivée.
Ce fut le début de l’immigration.


                           
                                    Photo : english.ust.is

Les vikings Norvégiens étaient des fermiers qui fuyaient le manque de terres et les impôts (déjà !!), ils vinrent s’établir en Islande avec leur famille.



La civilisation islandaise est maintenant ordonnancée en "clans" qui constituèrent une sorte d'Etat gouverné par une assemblée : l'Alþing qui siège pour la première fois à Þingvellir en 930.





Les colons ne voulaient pas répéter les injustices qu'ils avaient fuies.
L’Alþing est le plus vieux parlement du monde encore en activité.




En 985, Erik le Rouge, un hors-la-loi banni découvre le Groenland.






Son fils Leifur Erikson
aborde en l’an 1000 sur la côte est des Etats-Unis (Christophe Colomb a été largement devancé …)




                        

Lors de l’Alþing en 999, la religion scandinave est abrogée en faveur du christianisme. Þorgeir Þorkelson  fait entendre raison aux membres de son clan afin de renoncer aux dieux  Þórr et à Oðin pour éviter l’affrontement entre les deux religions.


                    Þórr (Thorr) (Wikipedia)                                  Oðin (Wikipedia)

Jusqu’à 1150, c’est « l’Âge de la Paix » appelé ainsi en référence au calme qui a régné entre les clans.



Il dit : "Ayons une seule loi et une seule foi, car si nous rompons la loi, nous romprons la paix ". Þorgeir jeta les effigies des anciens dieux (Godars) Þórr et Oðin  dans la chute de Goðafoss.





Vers 1120, ont été composées  les premières Eddas et Sagas.


                         Edda (Wikipedia)                       Saga de Njall le brûlé (Wikipedia)


Malheureusement, « l’Âge de la Paix » ne dure pas.

En 1230, c’est l’affrontement entre les chefs de clans pour les luttes de pouvoirs. Profitant de la discorde, en 1262 le Roi de Norvège Haakon IV prit possession de l’île. L’Alþing perd son pouvoir et les impôts exorbitants sont levés au profit des norvégiens.

                   
                                    Haakon (Wikipedia)

En 1380 la Norvège, donc l’Islande deviennent provinces danoises.

S'ensuit une interminable époque funeste pour lîle assujettie au monopole du commerce danois que les Islandais nommèrent "la longue nuit".
L'épidémie de peste noire en 1402 causa la mort des 2/3 de la nation.
Puis, c'est la déforestation, le manque de bois appauvrit le pays : c'est la misère à laquelle vient s"ajouter d'innombrables séismes et éruptions volcaniques qui provoquèrent la naissance de montagnes, de sources d'eau chaude et formèrent des lacs d'eau bouillonnante.




En 1536, le Danemark impose aux deux provinces la foi luthérienne, c’est "La Réforme".
La première Bible en langue islandaise est traduite et publiée en 1584.
Elle a été conservée avec soins et de nos jours, elle est élevée au rang de "Trésor National".

Durant les XVII° et XVIII° siècles, les Danois mettent l'Islande à genoux : toute la production islandaise de poissons, de morue séchée, d'huile de baleine, de peaux tannées et de soufre est expédiée vers le Danemark, à des prix ridiculement bas, par les gouverneurs et juges Danois.
Ce monopole devait durer jusqu'au milieu du XVIII° siècle.

En 1662, les Islandais perdirent le pouvoir législatif..
Le pays fut divisé en quatre districts qui n'étaient pas autorisés à commercer entre eux.

Durant ces deux cents ans, les catastrophes s'abattent sur l'Islande.
De 1618 à 1693, les éruptions et séismes ravagent le pays à six reprises.




De 1727 à 1729, le pays est encore dévasté par les émissions de lave, nuées ardentes et séismes, mais c'est en 1793, que l'éruption du 
Laki fut considérée comme la plus destructrice de l'histoire de l'humanité.




Un historien du XVIII° siècle rapporte que : "l'Islande subit quarante-trois années de misère dues aux hivers rigoureux, aux glaces flottantes, au déclin de la pêche, aux naufrages, aux inondations, aux éruptions volcaniques, aux séismes, aux épidémies, aux maladies contagieuses affectant les hommes et les animaux".
Outre les pertes humaines relativement faibles, 11461 bovins, 190448 ovins et 28013 chevaux laissèrent leur vie.
Les émissions de lave empoisonnèrent l'eau de la mer et paralysèrent l'industrie de la pêche pendant plusieurs années.
Cette période fut appelée : "le petit âge glaciaire".
La famine, puis l'épidémie de variole causèrent la mort d'un tiers de la population.



En 1810,
Jörgen Jörgensen accompagna, comme interprète, une mission commerciale anglaise en islande.




(photo wikipedia)

Il avait formé le plan de rétablir l’Alþing aboli depuis neuf ans.
Il comptait proclamer l’indépendance de l’Islande et conclure un traité d’alliance et de commerce avec l'Angleterre.
Sa proposition remporta l’approbation générale et les anglais firent prisonnier
Trampe, le bailli de l’île, qui punissait tout négoce avec les étrangers.



En 1810, Jörgensen se proclama "Protecteur de l’Islande, "Commandant en Chef sur terre et sur mer" et dota l’île d’un drapeau national représentant trois morues blanches sur fond bleu.




(Photo ismment.is)
Il "libéra l’Islande" à l’aide d’un groupe de marins et s’empara des biens des négociants danois.
Malheureusement, un mois plus tard, un anglais abolit toutes les lois édictées par Jörgensen et restaura la souveraineté danoise…


Grâce à l’action de Jón Sigurðsson, leader des mouvements nationalistes, l’Islande parvint en 1840 à rétablir l’Alþing, puis en 1854 à l’abrogation du monopole danois, puis, en 1874 à se faire accorder, par le Danemark, une constitution nationale.
Jón Sigurðsson est devenu un héros national et sa statue a été érigée à Reykjavík sur la place du Parlement.

  
                                                                  (Wikipedia)


Entre 1870 et 1890, la pauvreté pousse les Islandais à émigrer vers le Brésil ou l’Amérique du nord et  plus particulièrement vers le Canada.






Vers 1870, un artiste islandais,
Sigurður Gudmundsson crée un nouveau drapeau qui devient très populaire auprès des étudiants.
Lors des fêtes du millénaire de la colonisation, c'est celui-qui flotte presque partout.


                                         Photo ismment.is








En 1874, année du millénaire de la colonisation de l’Islande, le roi du Danemark, Christian IX concéda une constitution que les Islandais adoptèrent en 1874, mais, Jón Sigurðsson n’eut que du mépris pour cette "chartre fantoche" où  manquait l’essentiel : la reconnaissance de l’indépendance totale de l’Islande.





                                        (Wikipedia)



En 1897, le poète Einar Benediktsson écrit un article faisant valoir que le drapeau représentant le faucon n'est pas en conformité avec les traditions internationales et qu'il doit être remplacé;



                                     (Photo flagspot.net)
Il propose une croix blanche sur fond bleu. Ce drapeau officieux, connu sous le nom de Hvítbláinn ("le blanc-bleu"), est utilisé par les Républicains islandais.

Le 1er février 1904, enfin, le Danemark dote l’Islande d’une Constitution par  laquelle presque tous les attributs de l’autonomie interne lui sont rendus sauf les affaires étrangères et la Cour Suprême qui restaient prérogatives danoises.
C’est le début de « l’ère industrielle » : les industries de transformation s'accroissent, la flotte de pêche se mécanise, l’économie du textile et la construction navale se développent, la congélation industrielle et la conserve bouleversent le secteur alimentaire, les premières centrales électriques sont construites dans la région de Reykjavík, de nouvelles universités sont fondées ; une nouvelle activité florissante apparaît : la chasse à la baleine.






En 1906, le téléphone et le télégraphe font leur apparition, reliant l’île au reste du monde.







                     (Wikipedia)
 
 
                                                                                        (Photos flagspot.net)
En 1914, le roi Christian X refuse la proposition de deux nouveaux drapeaux, arguant que ceux-ci rappellent trop celui de la Grèce.



En 1918, à l’issue de la première guerre mondiale, Christian X, accorde la souveraineté à l’Islande qui accède au statut "d’Etat associé" mais reste placé sous l’égide du roi du Danemark. Copenhague s’arroge la défense des eaux territoriales et les affaires étrangères.


                                (Photo flagspot.net)
Ce drapeau qui flottera à partir du premier décembre.

Bien qu’ayant opté pour la neutralité en 1915, l’Islande rejeta ce statut, car au vu de sa position stratégique au milieu de l’Atlantique, en l’absence de forces armées nationale, elle craignait d’être envahie par l’Allemagne.

En 1940, les Britanniques envoyèrent des troupes, puis, en 1941, les forces armées américaines prirent le relais. 
Elles étaient censées partir une fois la guerre terminée, mais elles y sont restées jusqu'en 2007 !!!
Depuis en 1951, elles étaient basées à Keflavík.
Le revenu national bénéficia d’une hausse de 60% due à l’emploi du personnel sur les bases aériennes américaines. 
Les exportations de poissons gravirent des sommets et le déferlement  de dollars permit à l’Islande d’importer des Etats-Unis des biens de consommation et d’équipement.

En 1942, le Danemark étant occupé par l’Allemagne, l’Alþing promulgue la  dissolution
de l'union islando-danoise.






 

Le 17 juin 1944,  jour anniversaire de la naissance de Jón Sigurðsson, la république fut proclamée à Þhingvellir, Sveinn Björnsson en devient le premier président. 










                    

                          (Photo Wikipedia)





Les morues de 1810 cèdent la place au drapeau actuel : fond bleu (la mer, avec la croix scandinave rouge (le volcanisme) bordée de blanc (les glaciers).






                               (Photo Wikipedia)

En 1949, l’Islande devient membre de l’OTAN et 5 000 soldats américains  sont

basés à Keflavík. 

Jusqu'à la fin des années 1980, les États-Unis avaient dépêché 3000 hommes pour

veiller à la sécurité de l'Islande, ils n'étaient plus que 1900 en 2006, quand le président

américain a décidé de les retirer. La base américaine de Keflavik, est en effet depuis le 30 septembre 2006 vide, les 1900 hommes que cette dernière comptait, ont réintégré les États-Unis.

Le ciel islandais était protégé par 4 chasseurs F15, lesquels étaient approvisionnés par

un avion ravitailleur KC 135. Seule demeure opérationnelle une station radar et ce jusqu'au 15 août 2007. Des négociations doivent avoir lieu pour connaître son devenir. Néanmoins, dans le cadre de l'accord bilatéral de 1951, les États-Unis, s'engagent à intervenir en Islande si besoin est. 

Le pays ne possède pas d’armée, sinon 130 gardes-côtes et défend une politique de neutralité sur la scène internationale. 

En moins de 50 ans, l’Islande d’après guerre, rurale et archaïque, peuplée d'à peine

80 000 habitants se transforme en un pays moderne, urbain et jeune. 
Ses 296 737 habitants
(en 2005) peuvent se targuer d’appartenir au pays détenant l’un des plus hauts niveaux de revenus du monde. 

En octobre 2008, malheureusement pour les 319 000 islandais "la crise"  a valu à ces valeureux vikings une récession qui les a plongés dans une situation épouvantable.






En 1963, l’île de Surtsey surgit des eaux suite à une éruption sous-marine.





                   
  (Photo Wikipedia)


En 1965,conclusion d'un traité avec le Danemark pour la restitution des manuscrits islandais.









En 1980, Vigdís Finnbogadóttir devient la première femme au monde à être élue chef d’Etat.
Elle sera réélue quatre fois.










                (Photo Wikipedia)











En 1989 : Visite officielle du pape Jean-Paul II.










                                    (Photo e-bay)










En 1986 : Rencontre au sommet entre Mrs
Reagan et Gorbatchev dans la Maison Höfði à Reykjavík, mettant ainsi fin à "la guerre froide".








                           (Photo reagan.utexas.com)








Depuis 1996, Olafur Ragnar GRIMSSON préside la République d'Islande.







                      (Photo Wikipedia)


Le président de la République, quant à lui, joue surtout un rôle honorifique : en tant que chef de l’État, il est le représentant du pays à l'étranger. Il est élu tous les quatre ans.

L’étendue théorique des pouvoirs détenus par le président fait régulièrement l’objet de débats parmi les juristes islandais : tandis que certaines dispositions de la Constitution lui donnent plusieurs importantes prérogatives, d’autres articles adoptent en effet une orientation contraire.

Le chef du gouvernement est le premier ministre, actuellement Mme Jóhanna Sigurdardóttir : avec le reste du cabinet ministériel, il assume le pouvoir exécutif.
Le gouvernement, en théorie, est désigné par le président de
la république à la suite des élections parlementaires.
En pratique, néanmoins, ce choix est
effectué par les partis politiques qui, en fonction des résultats électoraux, se mettent d’accord sur l’identité des ministres et la distribution des portefeuilles.
C'est seulement en cas de
désaccord persistant entre les partis que le président serait amené à désigner lui-même les ministres, situation à laquelle la république n’a encore jamais été confrontée.

Les gouvernements islandais ont presque toujours consisté en une coalition de deux partis ou davantage, étant donné que la majorité des sièges de l’Althing n'a jamais été détenue par un seul parti politique. 

Le parlement islandais contemporain, l'Alþing, fut réinstitué en 1845, à l’origine en tant qu’organe consultatif auprès du roi de Danemark, Christian VIII.
Cette nouvelle institution
fut considérée comme une réincarnation de l’ancien Althing, fondé en 930  et démantelé en 1800  par la monarchie absolutiste danoise. 
Jón Sigurðsson a beaucoup œuvré pour
l’indépendance de son pays et a choisi Reykjavík comme siège de l’assemblée (et non plus Þingvellir).

L’Althing comprend aujourd'hui 63 membres, élus par les citoyens tous les quatre ans.

 

L'Alþing (Parlement) 


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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 13:47

« Ís og eldur »

« Le feu sous la glace »

Les trois couleurs du drapeau national symbolisent l'eau, la glace et le feu...


Jamais devise n’aura été aussi judicieusement choisie.


L’Islande, île perdue au nord du nord de l’Atlantique nord, aux confins du Cercle Polaire, entre 63°24’ et 66°33’ de latitude nord et entre 13°30’ et 24°32’ de longitude ouest.

Le cercle polaire la traverse, au nord,  au niveau de l’île Grimsey.

Du nord au sud 350 kilomètres, d’est en ouest 510 kilomètres.

Sa superficie de 102 846 km2 (environ 20% de la France) en fait la deuxième île d’Europe.

1,1% des terres sont cultivées, 20% couvertes d’herbages ; elle est composée de 3% de lacs, 12% de glaciers, 40% de sables, le reste n’est que zones désertiques, volcans, sandurs de laves et cendres (sources : iceland.org).


Un voyage en Islande, terre des extrêmes et des contrastes, à la limite du cercle polaire, est l’occasion d’une fabuleuse leçon de géologie. Volcans, glaciers, champs de lave, zones géothermiques, plages de sable noir composent des paysages sauvages qui, selon le temps et l'éclairage, évoquent le début ou la fin du monde. Sols craquelés, soulevés, bouleversés, laissant apparaître par endroits les entrailles de la terre.

L’altitude moyenne de l’Islande est de 500m, son point culminant : le Hvannadalshnúkur (2119 m) est situé sur le Vatnajökull, le plus vaste glacier d’Europe (8400 Km2).

Ce glacier est le troisième au rang mondial, derrière l’Antarctique et le Groenland, sa superficie est égale à celle de la Corse, sa profondeur est de 1000 mètres.

Île déchirée par un volcanisme prodigieusement actif, à califourchon sur la faille qui sépare et éloigne inéluctablement l’Amérique de l’Eurasie, berceau de la rencontre des flux atmosphériques arctiques et subtropicaux.


Située sur la ride médio-atlantique, l’Islande est un « point chaud » géothermique et volcanique.



L’eau chaude qui sourd du fond de la terre alimente quasi gratuitement la population et ne génère aucune pollution.

Jeune île, née à l’ère tertiaire il y a vingt millions d’années seulement, tourmentée par les chaos de la planète comme aux temps de la création du monde.

L'Islande était considérée autrefois comme la porte des Enfers.

                                                                Kerlingarfjöll
                        

                                                                Landmannalaugar

Majesté des paysages, nés de l’union de la glace et du feu : Kerlingarfjöll et Landmannalaugar en sont l’exemple type.

On trouve plus de 400 volcans en Islande dont certains toujours en activité dans les profondeurs de la terre.

Tous les quatre à cinq ans, le pays subit une éruption majeure.

L’activité sismique est intense, tous les jours la terre tremble, mais les séismes sont indiscernables car inférieurs à trois sur l’échelle de Richter.

 

Pour Connaître l'activité sismique des dernières 24 heures




Fonte des glaciers

 

 Oddur Sigurdsson, un géologue islandais qui a entrepris une étude des glaciers d' l'Islande, a indiqué que les glaciers de la nation fondent à une vitesse record et peuvent disparaître complètement d'ici 200 ans,  dû au réchauffement climatique mondial.

« Il est jugé évident par les données que nous avons qu'elles sont provoquées par la chaleur en été, qui a augmenté considérablement, particulièrement les dix dernières années, »

Sigurdsson a indiqué qu'il croît que le réchauffement global de la planète est le problème le plus grave que la race humaine ait jamais connue. Le géologue français Jean-Marc Bouvier, qui a entrepris des études de la couverture glaciaire du Groenland, a expliqué qu'une fois que les glaciers arctiques auront disparu, la surface de l'océan sera neuf mètres plus élevée qu'aujourd'hui et inondera un secteur qui est actuellement habité par un milliard de personnes. Bouvier a décrit cette situation comme "une bombe à retardement météorologique" et dit "la mèche a déjà été amorcée". 

 

 


L’île est peuplée de 319 000 Islandais (juillet 2008) vivant à 40% dans de paisibles villages côtiers, fiers d’être ancrés à une île dont la découverte ne peut laisser indifférent. Car, à l’image de son relief et de ses couleurs tranchées et crues, l’Islande ne peut inspirer que des sentiments entiers.
60% de la population vit  à Reykvavík et sa conurbation.

Le premier recensement national complet fait dans le monde, fut effectué en Islande en 1703. La population s'avéra être alors de 50.358 habitants.

 

La densité est de 3 habitants au kilomètre carré (113 en France).

Le taux de fécondité est assez élevé : 1.98 enfant par femme, en France 1.90. (sources : statistiques-mondiales.com 2009).


Le taux d’alphabétisation est de 99.99 %, en France 99 %).

La religion se compose de 80,7% de luthériens évangéliques, 4% d’autres protestants, 1.7% de catholiques.

Malgré le coût élevé de la vie, 300 000 touristes viennent chaque année se dépayser en Islande.

Depuis "la crise" de 2008, le taux de change est devenu beaucoup plus avantageux pour les touristes.

Les prix sont à peu près équivalents à ceux de la France.

 

C’est le seul pays du monde à ne pas posséder de voie ferré.

 

En majorité, les Islandais ne désirent nullement intégrer l'Union européenne afin de préserver ses ressources maritimes.

L'Islande pourrait en revanche, envisager l'union et la fédération avec les îles Féroé, actuellement autonomes au sein du Royaume du Danemark.

Depuis 2009, l'Islande a officiellement demandé à entrer dans l'UE mais un vote de la population devrait avoir lieu.
Apparentés par l'ethnie, l'idiome et les intérêts, Islandais et Féringiens ont en effet bien des points communs.

Cependant et pour le moment, nulle revendication de cet ordre ne semble effleurer ni les uns ni les autres, qui ont toutefois créé en 1984 et de concert avec le Groenland, une Coopération nordique occidentale dont le premier soin a été d'affirmer son pacifisme et sa neutralité en décrétant son espace territorial, "zone dénucléarisée".


L’Islande ne compte pas d’armée, la défense était assurée de 1950 à 2007 par la Force de Défense Islandaise tenue par les Américains, basée à Keflavík.


 

Climat

Malgré une latitude élevée, le climat islandais est fortement tempéré sur la côte par la présence duGulf Stream.     

À Reykjavík, les températures sont assez fraîches en été (la moyenne de juillet étant 11°C), mais relativement douces en hiver (moyenne de janvier : 1°C).

 

 


L'économie










L'économie islandaise dépend principalement de la pêche et de l'élevage. 20% des terres habitables sont utilisées pour l'élevage (surtout des moutons et des chevaux), 1% sert à la culture de céréales.















En outre, le gouvernement subventionne le reboisement
  surtout pour lutter contre l'érosion.          

Un Islandais sur cinq vit de la pêche : leurs chalutiers rapportent à ces descendants des Vikings de quoi assurer 90% de leurs exportations et plus du quart de leur produit national brut. Pour préserver cette fortune, ils limitent les prises des espèces menacées.

 





L'énergie géothermale
est utilisée pour cultiver aussi des fruits et des légumes comme à Hveragerði.                 








 

Du lichen, des broussailles, de l'herbe; une seule espèce de pomme de terre. Rien ne pousse très haut en plein champ. Il ne reste plus qu'une forêt digne de ce nom, à Egilsstaðir, dans l'est de l'île. Le volcanisme et le climat en sont les principales causes mais aussi la présence de plus d'un million de moutons.


Depuis 2005, de nombreuses forêts ont été replantées, changeant le paysage islandais. A ce jour, 1,1% de la surface du territoire est consacré à la forêt.

 Chiffres clés
dans de paisibles villages côtiers, fiers d’être ancrés à une île dont la découverte ne peut laisser indifférent. Car, à l’image de son relief et de ses couleurs tranchées et crues, l’Islande ne peut inspirer que des sentiments entiers.
60% de la population vit  à Reykvavík et sa conurbation.
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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 22:59


                                                        

Il existe un vieux dicton islandais qui dit : "Si tu n’es pas content du temps qu’il fait, attends quelques minutes".

Pour nous ", il ne s’est pas révélé exact ", car les jours où le temps était maussade ", il le restait toute la journée !!!!!

 

Située à la limite du cercle polaire arctique ", l’Islande jouit d’un climat étonnamment tempéré ".

En juin 2005, Lles températures extrêmes que nous avons pu relever allaient de 0° à 21h à Breiðdalsvik (à l’est) à 37°5 (au soleil) à 14h au bord de la rivière Reykjadalsá aux environs de Laugar (au nord).

 

Le site de la météo islandaise est très bien fait, on y trouve tout : températures, prévisions à 10 jours, état de la mer et même une carte des séismes des dernières 24h : www.vedur.is

 

Par téléphone, au 902-06-00-44 (depuis l’Islande), Vedurstofa Islands communique la météo en anglais.

 

Durant les six mois de préparation du voyage, nous avons consulté beaucoup de documentation sur l’Islande et c’est la météo qui nous a le plus "déboussolés".

Première chose : les bagages. Du maillot de bain à la grosse doudoune en passant par les tee-shirts à manches courtes et aux gants fourrés.

Lorsque nous avons consulté la climatologie annuelle : http://fr.weather.com/weather/climatology/ICXX0002 nous pensions que nous aurions froid.

Peut-être est-ce dû au réchauffement planétaire, mais nos tee-shirts ont été plus souvent de sortie que la doudoune qui n’a servi qu’une seule fois à Jökulsàrlon.

Les côtes Sud et Ouest de l’Islande sont réchauffées par le Gulf Stream et exposées aux masses d’air chaud et humide en provenance du sud-ouest de l’Atlantique, ce qui peut expliquer la douceur et l’hygrométrie qui règnent dans ces zones.









Ce n’est pas pour autant que les plages sont bondées !!!

Ici, dans la péninsule de Tjörnes , dans le nord, l'eau était à 3°...






  
Les côtes Nord et Est sont baignées par le courant polaire du Groenland, ce qui explique pourquoi la température de la mer ne dépasse pas 3°.

L’affrontement des masses d’air arctique et atlantique atténue leur influence propre.

L’été la température est relativement fraîche, mais l’hiver, il y fait plus doux qu’à New York et Moscou pourtant situées à une latitude plus méridionale.

L’élément climatique dominant reste la circulation atmosphérique.

Le parcours des dépressions qui se créent au large de Terre-Neuve transite par l’Islande où ces dépressions en s’enroulant sous l’action de la rotation terrestre, provoquent l’instabilité du temps qui apparaît au cours d’une même journée.

Quand cette spirale dépressionnaire se crée au sud de l’Islande et suit les côtes, elle provoque un temps frais et ensoleillé au sud, alors que l’air froid, le brouillard et les précipitations s’installent au nord.

Inversement, lorsque les dépressions longent la côte septentrionale, le nord reçoit le soleil alors que le sud est balayé par les vents et la pluie.

La pluviométrie est beaucoup plus importante au sud qu’au nord. La moyenne annuelle de pluviosité pour Vík (au sud) est de 1500 mm par an, alors que dans les régions septentrionales elle n’est que de 800 mm, le record revenant à Mývatn avec 400 mm.

Les plus fortes précipitations se rencontrent dans les glaciers Vatnajökull et Mýrdalsjökull (4000 mm / an).


En juin 2005 et avril 2009, à chaque fois que nous sommes passés à Vík (5 fois) il pleuvait. En juin 2009, il a plu 1 fois sur quatre.

Dans les régions montagneuses du nord, il neige fréquemment en été. Dès octobre, la neige recouvre l’ensemble du pays, mais elle disparaît vite au sud sous l’action du redoux.

 

Quelques sites météorologiques

 

Météo d'une cinquantaine de villes en temps réel   

                                                            

Météo nationale islandaise

                                                                                

Météo pour les 10 prochains jours (site islandais)  

                                                  

Météo pour les 10 prochains jours (site français)

 

Température , lever & coucher du soleil mois par mois

 

 

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 23:50

Le numéro de téléphone indispensable : 1777 service des ponts et chaussées qui fournit tous les renseignements (en anglais) sur le temps et l’état des routes.

Ayant lu les conseils avisés et éclairés de Christian  Gilabert et  d’un "pro du gué"  nous partions avec une certaine appréhension sur la conduite sur piste et le passage de gué.

Dès le mois de mai, où le site islandais est mis à jour quotidiennement, nous nous sommes informés de l’état d’ouverture des pistes.

Voici quelques cartes montrant l’évolution, sachant que lors de notre départ le 16

Juin, la F208 (Landmannalaugar-Eldgjà) était ouverte et le 17 fermée à cause de chute de neige.

Il est plus prudent de se renseigner au jour le jour auprès du responsable de l’hébergement qui consulte le site Internet et appelle le 1777 pour recueillir les dernières informations.

 


Voici l'état des routes relevé du 2 mai au juin 2005












2 mai
























12 mai


























16 mai

























21 mai





















28 mai


























3 juin





















9 juin






















12 juin















LOCATION ET ASSURANCE

Nous avions réservé un Grand Vitara 5 portes ou "similaire". Nous avons eu le "similaire", un KIA Sportage automatique très confortable.

Etant installée à l’arrière, j’étais surélevée par rapport aux passagers avant, ainsi, j’ai pu profiter du paysage sans être gênée. J’ai pu loger ma nombreuse documentation dans les rangements situés dans le dossier des sièges avant.

Il eût été dommage de faire des économies sur la catégorie car, à mon avis, une voiture classique ne nous aurait pas permis de passer là où avons roulé.

Il nous en a coûté (en 2005), 100 € par jour en basse saison,  kilométrage illimité, assurance CDW comprise ainsi que le deuxième conducteur.

La CDW est indispensable, car, si on ne la possède pas, en cas d’accident, on doit payer l’intégralité des réparations (et quand on connaît le prix de l’heure de main d’œuvre et le prix des pièces en Islande…).

Quoi qu’il arrive, il reste une franchise non rachetable de 826 € à 1710 € à notre charge.

Il n’a été possible de souscrire à l’assurance super CDW qu’en prenant possession de notre véhicule.

Coût pour 15 jours en catégorie G : 12 000 Kr (150 €).

C’est cher, mais elle a pour effet de ramener la franchise à 185 € pour les véhicules de tourisme et à 345 € pour les 4 X 4.

Ni la CDW, ni la super CDW ne couvre les dégradations causées par le passage de gué. Il faut prendre une autre assurance (WP) que nous n’avons pas souscrite ni la GP pour les dommages résultant de la projection des graviers.

Il est bon de savoir qu’en regard de la loi islandaise aucune assurance ne couvre les dommages causés aux pneumatiques, aux optiques de phares et au bas de caisse ainsi que les dommages occasionnés au moteur en cas d’immersion (passage de gué par exemple).

Les véhicules de tourisme ne sont pas assurés dès qu’ils mettent une roue sur les routes portant la lettre F, ni sur la Kjöllur (35), ni sur la Kaldidalur (550).

Certaines routes, dîtes normales : 427 et 42 au sud vers Krísuvík et 864 vers Dettifoss auraient bien mérité le classement en F. Nous avons été fort secoués ; je plains les conducteurs des véhicules de tourisme.

Le loueur n’ayant pas fait le tour du véhicule avec nous, nous avons été vigilants et avons fait rajouter deux défauts non signalés sur le document.


LES ROUTES ET LES PISTES

 

En France, nous râlons quant à l’état de notre réseau routier, mais il faut tout réapprendre en Islande.

La route circulaire N°1  qui fait le tour de l’île sur 1465 kilomètres est  goudronnée (à 90%).

Quelques portions de routes secondaires le sont aussi.







Dès que panneau MALBIK ENDAR signale que la route n’est plus goudronnée il faut ralentir, car les deux revêtements ne sont pas à la même hauteur.














Nicolas passait en 4X4  4H/D et roulait doucement.

Aussitôt que la déclivité de la piste était trop importante, Nicolas passait en 4H/L.

 

 


Le franchissement des ponts s’effectue généralement sur une seule voie, mais sur certaines portions de routes réaménagées, les ponts ont été élargis.


 

 

 







Pour ne pas déranger les Trolls et autres Elfes, les routes n’ont pas été arasées et il subsiste de méga dos d’âne (BLINDHÆD) qu’il faut gravir posément, car il peut arriver qu’un autre véhicule se présente en sens inverse (vu le peu de voitures que nous avons croisé, cela aurait été un coup de malchance de nous retrouver nez à nez avec !!!).







Ces routes sont boueuses ou poussiéreuses selon le temps.

Pour la conduite sur piste, il faut être prudent et ne pas foncer comme des fous.

Sur les pistes, tout peut arriver, ça secoue, ça brinqueballe dans tous les sens, des nids de poule profonds comme des nids d’autruche, de la tôle ondulée, des caillasses coupantes venues d’on ne sais où, un mouton surgi de nulle part qui traverse juste devant la voiture.

 





La signalisation routière est extrêmement bien faite, tout, absolument tout est indiqué, le moindre chemin, la plus petite maison, les sites à ne pas manquer ; il est impossible de se perdre.

Si un chemin dessert plusieurs fermes, un grand panneau explique tout. Nous devrions en prendre de la graine !!!!







 

 



La majorité des routes est revêtue de terre ou gravillonnée. Attention au gravier volant (flying gravel), ce sont de petits cailloux ronds comme des billes qui, semés (par les Trolls ?) sur un sol terreux compact peuvent provoquer un dérapage.

 

Il est à noter que de jour comme de nuit, rouler avec les feux de croisement est obligatoire.

 

 

LES GUES

 

Je pense que nous avons eu beaucoup de chance de circuler la deuxième quinzaine de juin car la fonte des glaces et des neiges n’était pas très forte et malgré le temps maussade certains jours, nous n’avons pas connu de pluie diluvienne les jours de passage de gué.

Bien équipée avec mes sandales de mer et mon bâton de rando marqué à la hauteur du pot d’échappement, j’ai adoré patauger dans les rivières pas si froides que prévu.

 

Avant de franchir le gué, il faut étudier le courant :

Eau calme, noire et lisse : elle est sans doute profonde ... (aller voir ...)

Eau vive, vaguelettes : sans doute moins profonde ... (aller voir ...)

Après qu'il ait plu en amont : débit en augmentation.

Rivière glaciaire : débit plus faible tôt le matin et par temps frais ; débit plus important l'après-midi et par temps doux ou grand soleil car la fonte des glaces est à son maximum (le débit peut varier du simple au double dans la journée). 
Rivière glaciaire : eau grise, chargée de sédiments. Impossibilité de voir le fond. Précautions (et investigations) supplémentaires ...

Rivière pluviale : eau claire, une meilleure estimation est possible.

(Merci Christian )


























Comme l’indique le panneau
                                            
Nos commentaires

Où est le passage ? ... la rivière est changeante                     Changeante, capricieuse et farceuse

Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire            Effectivement certains 4x4 sont aussi hauts que des bus !!         

Votre moteur est-il étanche ?                                                Le loueur ne le dit pas.

Est-ce que quelqu'un vous regarde traverser ?                      Non, sans cela nous ne nous poserions pas de question !!

Testez la traversée vous-même                                             Non, ce n’est pas si froid que ça (8-10°)

Utilisez un câble de sécurité                                                  Encore faudrait-il en avoir …

Portez des vêtements chauds, de couleurs vives                   Pour nous récupérer en bas de la chute suivante ?



STATION SERVICE

 

Attention aux stations-service Esso, certaines possèdent deux pompes pour le même carburant, l’une bleue, l’autre rouge ; l’une en self service et l’autre dédiée au pompiste qui vous fait le plein pour 10 centimes supplémentaires le litre.

 

Restons dans la station-service.

Ici, le mot « service » prend tout son sens.

Là, comme partout en Islande, lorsque l’on commande un thé ou un café, on en paie un seul et on en boit autant que l’on veut.

On peut laver gratuitement son véhicule et nous ne nous en sommes pas privés.

 

On trouve une petite épicerie, des glaces genre "à l’italienne" recouverte d’une croûte de chocolat (miam-miam), des journaux, des cartes postales et des timbres,




une boîte à lettres,





un office de tourisme ou de la documentation sur la région, une caissière qui se met en quatre pour vous renseigner, tout ce qu’il faut pour se désaltérer et se rassasier, des autochtones venus tailler une bavette, des WC bien propres, quelquefois un self.

 

Un véritable inventaire à la Prévert.

 

Ah, j’allais oublier, on peut aussi faire le plein de carburant, mais attention à la couleur de la pompe…

 

Quelques sites à consulter :

 

Le site des Ponts et Chaussées islandaises 

 

Une vidéo sur les particularités de la conduite en Islande

 

Brochure en français "conduire en Islande" 


Quelques panneaux originaux

                    
Interdit aux motoneiges   Interdit aux tracteurs

Attention, c’est route est une piste, mais les voitures  "normales" peuvent y circuler



Attention, cette piste est interdite aux véhicules non 4x4


Attention, cette route est une piste difficile, seuls les 4 X 4 spécialement équipés peuvent y  circuler



Attention, vous arrivez en fin de section goudronnée, différence de niveaux






Attention, vous allez trouver des gués sur cette piste




   
Attention, sommet (s) de côte (s) sans visibilité

 

   
Attention, pont à chaussée unique



Attention, tunnel à chaussée unique, des refuges sont prévus pour le croisement des véhicules




Attention, traversée d’oiseaux




Préparez votre maillot de bain, Hot-Pot en vue






La Poste






Abri d'urgence






Boulangerie (vous ne trouverez pas de baguette craquante !!)






Pharmacie








Sans oublier le fameux tunnel à trois branches d'Ísafjörður dans les fjords de l'ouest






Et bien d'autres panneaux que vous découvrirez ici : link

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 19:32

Il ne faut pas croire que la géothermie soit une source d’énergie découverte suite au choc pétrolier des années 70.

L'énergie géothermique est la chaleur issue des profondeurs de la terre.

Elle a de tout temps été utilisée par les hommes ; mais ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que cette énergie a été "redécouverte" et appliquée à une échelle industrielle.

Avec l’apparition des premières civilisations, à partir de 3500 avant JC, la pratique des bains thermaux et l’utilisation des boues thermominérales deviennent de plus en plus fréquentes.

Au cours du premier millénaire de l’ère chrétienne, les établissements thermaux constituent d’importants lieux de rencontre, donc de conversation et d’échange d’idées.

Au cours du second millénaire, les établissements thermaux et de loisirs se multiplient dans toutes les régions du monde et notamment dans les îles volcaniques telles que l’Islande, le Japon et la Nouvelle-Zélande.

Le territoire de l’Islande se situe sur une zone de friction entre deux plaques tectoniques, l’eurasienne et la nord-américaine.



Ce sous-sol mouvementé est la cause de la forte activité volcanique de l’île qui se traduit, entre autres, par l’abondance de geysers et de sources thermales. D’où le surnom de terre de glace et de feu fréquemment donné à l’île.



La température du sous-sol augmente en effet avec la profondeur, de 3°C tous les 100 mètres en moyenne. 

Les variations sont très importantes selon les sites.

Pour utiliser cette source d'énergie, plusieurs procédés sont utilisés :

- de l'eau chaude est prélevée dans les nappes souterraines,

- de l'eau froide est injectée dans les roches profondes et chaudes, puis,  de nouveau pompée pour être utilisée.

 

                                                                        Centrale de Hellisheiði

L’histoire énergétique du pays commence en 874, lorsque des Vikings, sous la conduite de Ingolfur Árnason, décident de s’établir sur cette île déserte. Dès lors, durant plus de 800 ans, la population utilisera uniquement le bois et la tourbe comme moyen de chauffage. Les premiers immigrants d'Islande transportaient l'eau des sources chaudes jusqu'à leurs abris par l'intermédiaire de conduits de bois. Les plus anciens vestiges connus en rapport avec la chaleur terrestre sont des objets en pierre volcanique taillés (outils ou armes), datant du troisième âge glaciaire, il y a 15 à  20 000 ans, et trouvés au Japon.

 Les régions volcaniques constituaient déjà des pôles d'attraction du fait de l'existence en particulier de fumerolles et sources chaudes qui pouvaient être utilisées pour la cuisson des aliments, la baignade ou tout simplement se chauffer.


Parmi les premiers usages industriels de la géothermie en Islande, on peut citer aussi l'extraction du sel durant le dix-huitième siècle.

A cette époque, les premières importations de charbon marquent les prémices de l’ère industrielle.

Au XIX° siècle, les combustibles fossiles liquides font leur apparition. L’absence de ressources pétrolifères indigènes et les coûts élevés de transport favorisent la généralisation de l’énergie hydroélectrique dès le début des années 1900. Au vu de la géologie locale, la géothermie apparaît comme la solution la plus indiquée.

Les facteurs de cette évolution sont doubles : d'une part, les progrès scientifiques permettent de mieux connaître le sous-sol ; d'autre part, les progrès technologiques permettent le développement à la fois, des techniques de forage et des nouveaux systèmes d'exploitation de l'énergie.

La géothermie dite de basse énergie (extraction d'une eau à moins de 90 °C), a d'abord été utilisée pour le chauffage.

Après le très ancien et rudimentaire réseau de Chaudes-Aigues (en France), des expériences ponctuelles ont eu lieu dès la fin du dix-neuvième siècle.

Au début du 19e siècle, avant la découverte de la géothermie, la ville de Reykjavík était recouverte de fumée et de poussière de houille. En raison du "climat polaire" de l'Islande, la population doit chauffer plus de 330 jours par année et comme le pays ne dispose d'aucune ressource en combustibles fossiles, elle devait se rabattre sur la tourbe et le lignite, une sorte de charbon. Ce qui provoquait dans l'atmosphère de la fumée et de la poussière.

Il fallait alors trouver une solution à ce problème vital, sous peine de mort physique et économique. À partir de 1925, les sources d'eau chaude sont utilisées pour la culture de fruits et légumes en serre.


                                                                                     serre à Hveragerði


Puis en 1928, des forages aux alentours de Reykjavík permettent d'obtenir 14 litres d'eau à 87° à la seconde.

C'est le début de l'aventure !  Le premier vrai réseau de chauffage urbain alimenté grâce à la géothermie a été celui de Reykjavík ; il date de 1930, et permettait de chauffer une centaine de maisons, deux piscines, un hôpital et une école. Il chauffe aujourd'hui la quasi-totalité de la capitale islandaise.

Entre 1900 et 1980, c’est l’explosion des applications industrielles de la géothermie, dont on pressentait déjà l'intérêt au siècle précédent. C'est surtout la production d'électricité à partir de géothermie "Haute énergie" qui va prendre un grand essor, mais la géothermie "Basse énergie" et les utilisations directes de la chaleur vont également connaître, quoique de façon moins rapide, un important développement. Les besoins de plus en plus élevés en énergie de notre monde moderne, mais aussi le plus grand intérêt que l'on porte déjà aux énergies dites "nouvelles" ou "renouvelables", sont les premières raisons du développement de la géothermie. De grands progrès ont été réalisés depuis le début du XX° siècle dans la connaissance des structures du sous-sol grâce au perfectionnement des méthodes d'exploration, notamment géophysiques et géochimiques.

Du point de vue technique, l'œuvre des Islandais en matière de géothermie est gigantesque : des kilomètres de tuyauterie, des stations de pompage et des réservoirs stockant jusqu'à  8000 m3 d'eau à refroidir, l'ennemi en l'occurrence étant la chaleur à laquelle doivent résister les matériaux.

                                                                                      Réservoirs de Perlan à Reykjavík

En Islande, les villes et les villages se développent autour des sources d'eau chaude. Liée au phénomène du volcanisme, l'activité thermique est prodigieuse en Islande. L'utilisation de cette énergie assure presque gratuitement aux Islandais le chauffage et l'eau chaude des immeubles, des bâtiments publics et même des cultures sous serre où poussent des bananes. Un véritable don de la nature !



                                                                                                       Photo : rtl.fr

36000 boîtes de 250 gr de tomates cerises sortent de cette serre de Hverabakki annuellement. Chaque pied produit en moyenne 90 kg de fruits.


La géothermie protège l'écosystème, si cher aux Islandais : pas de pollution, un environnement des plus équilibrés et des plus purs du monde, une autonomie économique des plus enviables !

Aujourd’hui, la presque totalité des besoins de chauffage, de même que la demande électrique, sont couverts par la géothermie.


Toutefois, le problème des carburants n’est pas résolu. Le parc automobile du pays s’avère considérable. Etant donné la faible densité de la population, chacun, ou presque, possède une voiture ou pire encore un 4 X 4.


En outre, la pêche constituant la première ressource de l’île, la flotte consomme une partie conséquente des carburants fossiles importés.
C’est justement le souci environnemental qui a décidé le gouvernement islandais a convertir ce petit pays dynamique à l’hydrogène afin de limiter les émissions de CO2. Cela qui consiste à remplacer tous les véhicules à essence par des véhicules à hydrogène. Le projet comprend une phase de démonstration avec quelques véhicules expérimentaux, puis l’introduction graduelle de véhicules propres dans le parc automobile et dans la flotte, l’objectif étant de parvenir à une société « hydrogène» vers 2050.

                                                                                             Photo : econology.org

A ce moment, si la situation  évolue dans le bon sens, les seules émissions de combustibles fossiles de l’île seront celles provenant des avions atterrissant à l’aéroport international de Reykjavík, mais ça n'en prend pas le chemin, car depuis 2006, rien ne bouge. Les trois bus expérimentaux, mis en service en 1999, sont toujours les seuls à rouler en Islande. C'était pourtant une solution "propre", car ils ne relâchent que de la vapeur d'eau dans l'atmosphère.

Si l’hydrogène ne génère pas de polluants après utilisation, il nécessite par contre une énergie considérable pour sa fabrication.


En 2009, le loueur Hertz propose trois véhicules à l'hydrogène.

Malheureusement, les deux seules pompes en service se trouvent à Reykjavík…
Et il faut compter 17€ pour 100 kilomètres !!!


                                                                                                      Photo : rtl.fr

En effet, il faut plus de pétrole pour produire de l’hydrogène destiné à une voiture propre qu’il n’en faudrait pour faire rouler cette même voiture. Le problème se trouve donc simplement déplacé. C’est là qu’intervient l’atout principal de l’Islande: les énergies renouvelables. Les experts considèrent que le pays n’exploite que le 1% de ses capacités géothermiques et moins de 10% de ses possibilités hydroélectriques. Il a donc toutes les cartes en main pour créer des usines de production d’hydrogène capables non seulement d’assurer les besoins indigènes , mais aussi de fournir des quantités industrielles à l’exportation .
En effet, le gouvernement islandais espère pouvoir rapidement exporter sa technologie comme il l’a fait pour la géothermie.

De plus, il pense devenir un producteur important d’hydrogène dans quelques dizaines d’années et se voit comme le "Koweït écologique du nord". Et puisqu’une dizaine de villes en Europe essaient actuellement des bus à hydrogène, cet espoir pourrait bien prendre forme.

En avril 2009, nous avons visité la centrale géothermique de Helleisheiði (prononcez ékléchévé), non loin d'Hveragerði.

Une charmante jeune fille (Karin Elisabeth) nous a expliqué le fonctionnement de cette centrale inaugurée fin 2005.


L'eau, à 300° est puisée à 3000 mètres (dans d'autres centrales, ça peut aller jusqu'à 11000 mètres).

La puissance des turbines est en général de 30 MWatt. L'eau, qui sort de l'usine à 86°, alimente Reykjavík et l'électricité toute l'Islande.


A la sortie des forages, les pipelines transportent de la vapeur d'eau à 193°.



Des séparateurs retirent l'eau de la vapeur. C'est la phase d'assèchement pour limiter au maximum l'oxydation des turbines.


Ici, l'une des cinq turbines du site. Celle-ci produit, à elle seule, 45 mégawatt d'électricité.

 

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 23:28

La prophétie de Jules Verne

Lorsqu'on lui demande quel sera le recours des hommes lorsque le charbon et les autres combustibles seront épuisés, l'ingénieur Cyrius Smith, naufragé avec ses compagnons d'infortune sur l'île mystérieuse du capitaine Némo, répond ainsi : " Oui, mes amis, je crois que l'eau sera employée un jour comme combustible, que l'hydrogène et l'oxygène qui la composent, utilisés ensemble ou séparément, fourniront une source inépuisable de chaleur et de lumière, et d'une intensité que la houille ne saurait avoir.
Ainsi donc, rien à craindre... L'eau est le charbon de l'avenir. "

L'île mystérieuse 1873

 

Il n'est qu'à voir le halo brun qui flotte sur Reykjavik pour s'en rendre compte la production de métal, les transports routiers et les fumées noires des bateaux de pêche classent les Islandais en tête du hit-parade des plus gros émetteurs de CO2 de la planète par habitant. L'Islande est également entièrement dépendante vis-à-vis des énergies fossiles. Les importations de pétrole s'élèvent à 850 000 tonnes par an, dont près des deux tiers alimentent les transports et les bateaux de son importante flotte de pêche. Une facture de 1,2 milliard de francs qui pèse lourdement dans la balance commerciale. On comprend dès lors l'intérêt des pétroliers. L'Islande est une Europe en miniature. Un terrain d'essai grandeur nature pour prendre le contrôle futur de l'économie mondiale.

 Pourquoi ce peuple chasseur de baleines, héritier des Vikings, se lance-t-il dans cette épopée futuriste ?

Il faut le demander à
Bragi Arnason, professeur de chimie de l'Université d'Islande que tous les journaux ont surnommé " professeur Hydrogène " et dont le projet, vieux de vingt ans, est devenu l'objectif n°1 d'un Etat.
                                                                      Photo msund.is
Regard bleu, visage rouge, chevelure blanche, le prof n'a rien d'Einstein. Un visionnaire. Dans les années 1970, Bragi Arnason a commencé à étudier les applications de l'hydrogène comme un hobby. L'élément premier, il en rêve le jour et la nuit. Avec une équipe de chercheurs, le professeur s'installe dans une usine d'engrais qui produit ce gaz à la périphérie de Reykjavik et convertit un moteur Diesel à l'alimentation en hydrogène. 
Tout le monde le prend pour un illuminé, mais le scientifique persiste. Pour lui, pas de doute, l'hydrogène est "le carburant de l'avenir" lorsqu'il est comprimé et refroidi à moins 253° C, autrement dit conservé à l'état liquide, explique-t-il, sa puissance est deux fois et demie supérieure à celle de l'essence et tous les moteurs à combustion peuvent le brûler. Le passage à l'hudrogène permettra de doubler pratiquement le rayon d'action de tous les avion pour un même poids de carburant embarqué. Il peut, de même, alimenter les véhicules de transports en commun, les automobiles, les bateaux, et de façon générale tous les moteurs. Toutefois, pour ces applications, il est préférable d'avoir recours aux piles à combustible. Alimentés en hydrogène, ces générateurs modernes produisent d l'électricité à partir de la simple réaction avec l'oxygène de l'air.

L'Islande n'a pas de pétrole, mais elle a de l'eau

Le 24 avril 2003, à Reykjavik, une station-service appartenant à la société Royal Dutch Shell s'est équipée d'une pompe à hydrogène. 
Photo : econologie.org
Celle-ci fournit du carburant à trois autobus expérimentaux qui sillonnent la capitale islandaise. Cette initiative privée et publique vise à ce qu'à terme, les Islandais puissent faire le plein d'hydrogène comme d'autres font le plein de super.
Photo : newenergy.is

En effet, le gouvernement islandais espère pouvoir rapidement exporter sa technologie comme il l'a fait pour la géothermie. De plus, il pense devenir un producteur important d'hydrogène dans quelques dizaines d'années et se voit comme "le Koweït écologique du nord". Et puisqu'une dizaine de villes en Europe essaient actuellement des bus à hydrogéne, cet espoir pourrait bien prendre forme.

L'évolution de l'hydrogène en Islande

Les événements de ces dernières années risquent de faire perdre ses illusions au professeur Àrnason. Officiellement, le programme national pour l’hydrogène reste inchangé et l’Islande continue d’être vue de manière très positive par les médias pour ses projets énergétiques. Mais les seuls résultats tangibles sont trois bus fonctionnant à l’hydrogène qui errent dans les rues de Reykjavik depuis 2003 et sont alimentés par une seule station d’électrolyse. Aucun élargissement du parc ne semble au programme, malgré les promesses, et il n’y a pas non plus de voitures ou de bateaux à hydrogène. Plus grave, aucune structure de recherche n’a été construite et aucune industrie de l’hydrogène ne voit le jour. En réalité, la production d’hydrogène de l’Islande est en déclin. Le pays produisait une grande quantité d’hydrogène par électrolyse, qui était mélangé à de l’azote atmosphérique pour produire un engrais ammoniaqué. Mais l’usine d’engrais a fermé en 2004. En conséquence, la production d’hydrogène a chuté pour atteindre des niveaux presque négligeables en 2006 - juste assez pour faire fonctionner trois bus, les présages solitaires du présumé nouveau futur à l’hydrogène de l’Islande.

Cela fait plusieurs années que le gouvernement islandais s'est engagé dans une politique volontariste de remplacement des sources d'énergie fossiles, notamment par la géothermie et le développement du moteur à hydrogène. L'ouverture d'une station-service est donc la première étape d’un programme qui vise à faire de l’Islande un modèle de transition énergétique.
ECTOS est une expérimentation grandeur nature de la filière hydrogène, de la production à la distribution. Dans la pratique, Shell a mis à disposition l'une de ses stations
service. Une unité de production d'hydrogène conçue par la société Norsk Hydro y a été implantée : l'hydrogène y sera fabriqué à partir d'eau par électrolyse. Pendant les deux premières années d'exploitation, elle permettra à trois autobus Daimler-Chryler équipés d'un moteur à hydrogène de remplir leurs réservoirs.
Si l'expérience ECTOS se révèle satisfaisante, le gouvernement islandais envisage d'étendre rapidement les infrastructures et les équipements automobiles afin de passer du tout pétrole au tout hydrogène. 

                                         Extrait d'un texte de Yaroslav Pigenet

Le temps de l'auto électrique


C'était l'époque où il devenait assez évident que le "tout fossile" en matière de transport – et à d'autres usages – aurait une fin. A plus ou moins longue échéance, les ressources s'épuiseraient et la menace du changement climatique commencerait à être prise au sérieux.

La première alternative développée a été la voiture électrique – en version "pure" ou en version hybride –, dotée de batteries rechargeables. Beaucoup de recherches ont été – et sont toujours – menées dans cette voie et ont amené des progrès significatifs. Diverses flottes de véhicules sortis de cette filière circulent aujourd'hui. Particulièrement appropriée pour la lutte contre la pollution en milieu urbain, cette génération de la voiture électrique à 100% se heurte cependant aux limites de son autonomie et à la lourdeur des opérations de recharge. Une large préférence est donc donnée aux véhicules hybrides, certes intéressants à bien des égards, mais qui ne peuvent que diminuer – et non supprimer – la dépendance aux combustibles pétroliers.

Virage vers les PaC

Par rapport aux accumulateurs rechargeables, la pile à combustible (PaC) s'est dès lors renforcée comme une alternative résolument séduisante. Le principe, connu depuis des lustres, est presque trop beau pour être vrai. De l'hydrogène, combiné à l'oxygène de l'air ambiant, produit du courant capable d'alimenter le moteur d'un véhicule. En lieu et place des gaz d'échappement des moteurs à combustion interne, le résidu est de l'eau et un peu de chaleur… Taux d'émission théorique en CO2 et autres polluants nuisibles à l'environnement et à la santé : zéro. Ces piles cumulent deux autres avantages appréciables : haut rendement énergétique et absence de nuisance sonore.


L'hydrogène entre en scène

La problématique des piles à combustible a ainsi commencé à embrasser une approche inédite et renouvelée de l'ensemble de l'équation énergétique du monde contemporain. Un nouveau concept global a surgi : celui de l'économie de l'hydrogène. A partir de 2002, les responsables de l'Union en ont fait un véritable cheval de bataille d'une politique européenne de l'énergie durable.
Face au lancinant problème climatique qui taraude aujourd'hui la société humaine, sa mise en valeur massive permettrait de faire chuter de façon drastique les émissions de CO2 .
Mais l'hydrogène n'en reste pas moins une ressource paradoxale. Il n'existe nulle part sur Terre à l'état isolé. Il faut donc d'abord le produire, moyennant le recours à d'autres sources énergétiques primaires. Deux procédés pour ce faire sont déjà accessibles : on peut, d'une part, extraire l'hydrogène des ressources fossiles, tout en capturant et séquestrant les émissions de CO2 ; d'autre part, il peut aussi être obtenu en procédant à l'électrolyse de l'eau.
Une fois produit, l'hydrogène peut ensuite être stocké et transporté. Ces opérations, dont la faisabilité est déjà établie, exigent de nombreuses adaptations.

Depuis 1999, des bus à hydrogène circulent dans la ville de Reykjavik en ne relâchant dans l’atmosphère que de la vapeur d’eau. La période d’expérimentation, comprenant également la construction de station de stockage et de distribution, est arrivée à son terme à fin 2005. Ensuite, les entreprises de transports publics de l’île vont petit à petit remplacer leur parc de véhicules par des autocars et des bus fonctionnant à l’hydrogène.


Bientôt, la phase de test pour les voitures particulières va débuter.

Si l’hydrogène ne génère pas de polluants après utilisation, il nécessite par contre une énergie considérable pour sa fabrication. En effet, il faut plus de pétrole pour produire de l’hydrogène destiné à une voiture propre qu’il n’en faudrait pour faire rouler cette même voiture. Le problème se trouve donc simplement déplacé. C’est là qu’intervient l’atout principal de l’Islande: les énergies renouvelables. Les experts considèrent que le pays n’exploite que le 1% de ses capacités géothermiques et moins de 10% de ses possibilités hydroélectriques. Il a donc toutes les cartes en main pour créer des usines de production d’hydrogène capables non seulement d’assurer les besoins indigènes, mais aussi de fournir des quantités industrielles à l’exportation .

Extrait d'un article de : delaplanete.org

 

En 2009, le loueur Hertz propose trois véhicules équipés à l'hydrogène.

                                                             Photo : rtl.fr

Malheureusement, il n'existe, en Islande que deux pompes situées à Reykjavík, ce qui réduit les déplacements.

Le prix est prohibitif : 17€ pour 100 kilomètres !!!

Un navire, le Elding, devrait pouvoir naviguer grâce à l'hydrogène, mais faute de puissance, il s'est remis au gas-oil...

                                                Photo : rtl.fr  
 

 

 

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