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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 17:30

Mercredi 29 juin

 

Mauvaise surprise ce matin pour les hommes, l’eau de la douche est à peine tiédasse.

Petit déjeuner sommaire, mais pas de haricots rouges.

Nous partons sous un beau soleil par la 54.

14-Eldborg

 

 

 

  Nous essayons de trouver l’accès au cratère d’Eldborg (Eldborgarhraun) (la montagne de feu)  mais il n’est accessible qu’à pieds et il faut compter 1h 40 aller et retour. Nous n’avons pas le temps, nous aviserons au retour.

 

 

 

 

14-Ytri Rauda

 

 

 

Nous bifurquons vers Ytri-Rauðamelur où se dressent sur plusieurs centaines de mètres des murs d’orgues basaltiques. Plus le refroidissement des coulées de basalte est lent, plus les orgues seront régulières et parfaites.

 

 

 

14-Ytri eglise

 

 

 

 

 

 

Devant l’église, des moutons semblent attendre le début de l’office.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route est déserte, les champs sont déserts, le ciel bleu est désert. A peine quelques fermes colorées au pied des montagnes d’où dégringolent des cascades scintillantes au soleil.

14-maison dans prairie 14-cascade-2

Nous nous attendons à voir débouler Laura et Marie Ingalls (de la petite maison  dans la  prairie).

A Vegamot, à la  croisée des routes 54 et 56, une station service, au milieu de nulle part espère un éventuel client. Vue la circulation, le pompiste à intérêt à lire le journal !!!

 

14-analyse

 

 

Nous reprenons la 54. A Ölkelda, nous remplissons une gourde à la source d’eau minérale et nous goûtons. C’est pétillant mais la formule affichée ne semble pas engageante.

Il faut vivre dangereusement, l’Immodium est dans la pharmacie en cas de besoin (s)  (c’est le mot juste …) !!!!!!

 

 

14-phok-matin

 

 

 

 

 

Les phoques sont au rendez-vous à Ytritunga, ils sont rigolos et curieux, mais nous aurions souhaité les voir de plus près. Ce sera peut être pour ce soir.

 

 

 

 A Lýsuhóll dans la cour de l’école qui regroupe tous les enfants de la côte sud de la  péninsule de Snæfellsnes se trouve une piscine où jaillit la seule source d’eau chaude minérale gazeuse. La gardienne nous propose d’ouvrir le bassin pour nous, mais personne n’a envie de prendre un bain à cette heure matinale. Ah, la serviabilité légendaire des Islandais …

14-Budir

 

 

 

 

Plus loin, la petite église de bois noir de Búðir (les huttes) entourée de son cimetière lilliputien est malheureusement fermée.

 

 

 

 Nous commençons l’ascension du mont Snæfellsjökull (volcan au capuchon de neige) par la F570.

14-snae1

 

 

 

 

Ce stratovolcan n’a pas donné signe de vie depuis huit mille cents ans.

 

 

 

 

 

14-snae2-jpg

 

 

 

 

 

Ici aussi, les ryolithes sont présentes et chatoient au soleil.

 

 

 

 

 

Premier arrêt : Songhellir (la grotte qui chante). Nous avons la chance d’y entendre interpréter un chant liturgique par un couple d’Islandais qui s’enregistre. L’acoustique est parfaite et la voix de basse profonde de l’homme donne des frissons dans le dos, on se croirait dans une cathédrale.

14-route snae

 

 

 

Nous continuons entre les glaces, moraines, névés et séracs, le vent souffle fort et nous bouscule lorsque nous descendons de voiture pour photographier.

 

 

 

 

 

14-ski

 

 

 

 

Nous croisons l’équipe de ski d’Islande qui revient de s’entraîner, enfin, c'est ce que nous disent les hommes que nous croisons. Ce sont juste les gars de la DDE locale !!! 

 

 

 

Nous avons cherché, fureté, exploré, fouillé, scruté, mais nous n’avons pas trouvé la porte, ni l’escalier qui permet au professeur Otto Lindenbrok et Axel, son neveu, de descendre dans le cratère pour en ressortir en Sicile dans le Stromboli ; selon Jules Verne dans le voyage au centre de la terre.

Le Snæfellsjökull (1446 m), couronné d’un glacier, est appelé Fuji-Yama islandais, nous ne l’avons jamais vu sans son diadème de nuages.

 

Halte en haut du col où nous découvrons la superbe vue sur la côte sud. Le contraste est saisissant, les plages dorées se succèdent au pied de l’imposant Snæfellsnes.

14-Budir haut 14-Budir haut2

14-cascade snae

 

 

 

 

 

Nous nous arrêtons pour déjeuner devant une cascade qui alimente un barrage hydro-électrique. Le soleil chauffe, le ciel est bleu, il fait bon lézarder dans l’herbe verte.

 

 

Nous compatissons pour deux cyclistes qui commencent l’ascension la langue déjà bien pendante.

Dans le Breiðafjörður, la mer est bleu indigo.
Ólafsvík, port sans grand intérêt a l'avantage de posséder une station service où nous pouvons enfin rendre la voiture présentable.

Nous prenons la route de la ferme-église d'Ingjaldshóll vers Rif, où Christophe Colomb aurait séjourné.

 

Jean-Louis veut prendre  en photo l’église de Rif perdue au milieu des lupins,

14-rif lupins

14-sterne

 

 

 

 

mais se fait attaquer par une bande de sternes déchaînées. Je dois détourner leur attention avec le bâton de rando afin qu’il puisse terminer ses prises de vues, mais la meilleure solution est encore le repli dans la voiture.

 

 

14-Hellisandur

 

 

 

 

 Arrêt à Hellisandur devant les petites maisons de tourbe du musée des pêcheurs.

 

 

 

 

 

Juste avant le phare d’ Öndverðarnes , entre deux coulées de lave, la petite plage de sable blond de Skarðsvík miroite au soleil lumineux , la mer est turquoise et paisible,

14-Sandvik-pano.jpg

  les falaises sont couvertes de végétation ….L’Islande se donne des allures d’île tropicale ; il ne manque que les filaos.

Une folle envie de nous baigner est vite réfrénée par la température de l’eau à 8°. Nous observons le ballet des sternes qui piquent dans la mer et ressortent avec un poisson dans le bec.

14-Saxh

 

 

 

Plus loin, Jean-Louis et Nicolas escaladent le mont Saxhóll par un chemin composé se scories rouges et noires. Vue sur la grande coulée de lave et la mer bleue.

 

 

 

 

Nous descendons vers les falaises de Djúpalónssandur à Dritvík au milieu de trolls. Le sable est très noir, les vagues furieuses.

Visite au phare de Malariff à Lóndrangar en passant entre "le pilier chrétien" (Kristnidrangur) et le "piton païen" (Heiðnidrangur).

14-phare Mala 14-piliers

Halte à la ferme de Laugarbrekka, où, vers l’an 1000, a habité Guðriður Þórbjarnardóttir première femme blanche à mettre un enfant européen au monde en Amérique. Christophe Colomb peut aller se rhabiller !!!

 14-Laugarb-2 14-Laugarb-1

 

14-Arnast1

 

 

 

 

Arrêt à Hellnar où nous retrouvons notre couple de Français du troisième gué de Kerlingarfjöll (voir jour 11).

Les mouettes, fulmars boréaux, et autres volatiles font un barouf terrible dans les falaises basaltiques recouvertes de guano.

 

Nous sortons la gourde remplie le matin à Ölkelda et constatons que l’eau claire s’est transformée en analyse d’urine. Nicolas comprend vite pourquoi il n’y avait pas d’usine d’embouteillage à proximité !!!!!

14-Arnast2

 

 

 

 

 

Arnarstapi et son port miniature sera notre dernière étape avant l’arrivée à notre hébergement de Langaholt.

 

 

 

 

14-linaigret

 

 

 

Belle chambre avec immenses baies vitrées et naturellement juste un petit voilage n’occultant rien. Les fenêtres donnent sur le golf où ondulent les linaigrettes et le Snæfellsjökull. Grande salle de bains privée malgré la réservation en catégorie II.

 

 

Notre hôtesse nous dit : « We wait a group wich is coming » avec un accent à couper au couteau. N’étant pas anglophone, je crois qu’elle parle français et comprend qu’elle attend Yvette et son groupe de comiques !! Fou rire inextinguible qui durera toute la soirée et même maintenant lorsque nous nous remémorons la scène.

Un géant viking nous invite à nous servir au buffet pantagruélique.

Soupe de poisson, gigot à la confiture de fraises (les comiques sont Anglais !!), poisson frit, filets de harengs, petits pois, riz, pommes de terre rôties, salade, chou rouge. Un vrai festin, mais toujours pas de dessert.

Promenade digestive sous une petite bruine, à la recherche des os de baleines (voir la saga des Gilabert) que nous ne trouvons pas.

Nous retournons à Ytritunga à la "chasse aux phoques". Personne dans l’eau.

                   

C’est l’heure magique (23h), plus un bruit humain, l’on entend que le ressac, le cri des huîtriers-pie et des gravelots ; les sternes sont calmes et les eiders voguent sur la mer.

14-huitrier 14-gravelot

                            Huîtrier                                                 Gravelot

 

14-eider

                                                   Eiders (photo Wikipedia)

A la jumelle, nous les repérons sur un banc de rochers. Nous approchons, ils sont encore loin mais ils nous détectent et un curieux approche à six ou sept mètres du bord et s’installe tête et queue en l’air.

14-phok-1 14-phok2

Il est magnifique, nous nous avançons en passant de rochers en tas d’algues. Ca glisse, les chaussures sont mouillées, le pantalon bien sale, mais qu’importe, le spectacle le vaut bien.

Arrivés tout au bord de l’eau, trois autres rejoignent le premier et c’est un ballet nautique qui commence. Le premier reste toujours figé comme une statue.

Nous sommes encerclés  par la marée montante, Nicolas me presse de quitter cet endroit, mais c’est trop beau, je ne puis me résoudre à quitter ces quatre clowns.

Nous nous mettons hors d’atteinte des vagues et continuons à les admirer.

Il est minuit, le spectacle est terminé, ils retournent sur leur rocher.

Bless (au revoir) les phoques et tàkk (merci) pour ce moment inoubliable.

Nous allons nous coucher, les yeux pleins de pitreries moustachues.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:35

 Jeudi 30 juin

 

Dernier jour avec notre voiture, le moral est bien bas ce matin malgré un petit déjeuner pantagruélique.

 

Nous montons par la 54 à Ólafsvík et arrivons à Grundarfjörður enchâssé entre les monts Kirkjufell (la montagne-église) et Helgrindur (les crêtes de l’enfer).

 

15-Grunda 15-Grunda mont

 

Nous empruntons une piste vers Bjarnarhöfn, une des plus vieilles églises

(1860) en bois. L’accès nous en est interdit par le propriétaire qui nous refoule car nous ne faisons pas partie d’un groupe.

Pendant que Jean-Louis enfile ses chaussures, nous commençons  silencieusement l’ascension du mont Helgafell (le mont Saint), sans nous retourner, avec nos trois vœux en tête. Nous redescendons, étonnés de ne pas avoir croisé J-L.

Arrivés en bas, nous le trouvons devant la voiture. Un gentil gros matou s’est installé sur la banquette et il n’a pas voulu le déranger.

Tant pis pour ses trois vœux, pour le splendide panorama sur le Breiðafjörður et le chapelet d’îles que nous avons découverts du sommet.

 

15-bredaf-2 15-chat

 

Nous poussons jusqu’à Stykkishólmur, départ des ferries pour les Vestfirðir (les fjords de l'ouest). Nous ne sommes pas emballés par l’église moderne qui détonne un peu dans le paysage, mais le minuscule phare orange nous fait sourire.

15-Stykki-eglise 15-Stykki-phare

 

15-eglise 

 

 

 

Nous redescendons plein sud par la 56 et atteignons le col de Kerlingarskarð (le passage de la mort) sans encombre et sans rencontrer le troll Kerlingar (le sorcier) que craignaient les anciens.

 

 

  

15-kerling

 

 

 

 

 

Au bord du lac Baulárvallavatn, même en cherchant bien, nous ne voyons pas les cinq monstres se prélasser sur les rives, il faut dire qu'il n'y a pas de soleil !!

 

 

 

 

 

Nous retraversons silencieusement la péninsule de Snæfellsnes sous un petit crachin qui se met à l’unisson de la morosité qui règne à l’intérieur de la voiture. Ce soir, nous serons à Reykvavík, nous devrons affronter la grande ville, les feux, la foule, les bouchons, la nervosité, enfin, tout ce qui fait les villes du monde et surtout la fin du séjour islandais.

Déjeuner sur les hauteurs devant le fjord Hvalfjörður, face à Reykvavík. Nous en profitons pour commencer la toilette intérieure de la voiture, car toute la poussière de la quinzaine s’y est incrustée. Une demi-boîte de lingettes y passe.

Nous empruntons le tunnel d’Akranes (1000 Kr) qui fait gagner une heure. Il a été inauguré en 1998, c’est un petit frère de notre Eurotunnel. Les 5770 mètres nous paraissent sans fin, surtout après les accidents du tunnel du Mont Blanc et du Fréjus. Nous ne voyons jamais le bout car il tourne sans cesse.

Ca y est, nous sommes à Reykvavík, il n’y avait pas de quoi se mettre la « rate au court bouillon » car la circulation y est fluide, le périphérique et les avenues bien larges.

15-Isa

 

Nous nous perdons un peu avant de trouver notre hôtel Isafold situé dans un quartier calme. Notre chambre est au rez-de-jardin, ça nous change de nos fermes !!!

 

 

Les hommes vont faire le plein d’essence et une grande toilette à notre Kia avant de la rendre au loueur.

Au revoir petite voiture, toi qui a partagé toutes nos joies et nos peurs, toi qui nous a brinqueballés sur toutes ces pistes défoncées sans coup férir, toi qui nous a abrités durant moult pique-niques, toi qui nous a réchauffés quand le vent soufflait fort.

 

4583 kilomètres en quinze jours, ça crée des liens...

 

Bon, nous n’allons tout de même pas verser une larme pour une voiture …

 

Nous partons à la découverte de Reykvavík (baie des fumées).

Nous arpentons les rues de la vieille ville, cherchons des idées pour les sempiternels souvenirs. Il n’y a pas grand chose et le peu que nous trouvons est à un prix …islandais.

 

 

 

Nous cheminons jusqu’à l’église Hallgrímskirkja  qui doit son nom au plus célèbre écrivain du XVII° siècle Hallgrím Pétursson. Commencée en 1945, inaugurée en 1986,  elle fait référence aux orgues basaltiques islandais. Ce n’est pas étonnant qu’elle ressemble beaucoup à celle d’Akureyri car c’est le même architecte qui en dessina les plans.

La nef, inspirée du style gothique est très sobre, hormis de gigantesques orgues comportant 5275 tuyaux.

15-Hallgrim1                                 15-Hallgrim2

15-Hallgrim3                                 15-Hallgrim5

15-Hallgrim4

 

Nous montons au sommet par l’ascenseur et découvrons du haut des 75 mètres le panorama, ce qui nous permet de repérer l’emplacement des maisons colorées et de la sculpture en bord de mer.

15-vue d'Hallgrim 15-vue Hallgrim2

15-vue Hallgrim-3 15-vue Hallgrim4

Nous  allons musarder aussitôt sous un petit crachin. Ces maisons colorées appartenaient autrefois aux industriels qui avaient fait fortune avec la pêche à la

baleine ; les premières, en tôle ondulée, furent importées de Norvège en 1883.

15-maison reyk 15-maison reyk-2

 

15-Solfarid

 

 

 

 

En bord de mer, la sculpture moderne, Solfarid (voyageur du soleil) rend hommage aux drakkars vikings.

 

 

 

 

15-edf

 

 

 

 

Nous découvrons un poste électrique EDF (EDI J) dont l’architecture ne déparerait pas à Versailles. Ils ne mégotent pas ces Islandais !!!

 

 

 

15-kebab

 

 

Nous dînons d’un kebab, pas tellement cuisine locale, mais seul plat abordable. Cet immeuble sera détruit par le feu, quelques mois après.

 

 

 

 

 

Retour à notre hébergement, pas de hot-pot, mais une bonne douche soufrée bien chaude.

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 11:41

Seizième jour

 

Vendredi 1er juillet 

 

Grasse matinée, réveil à 7h45.

Excellent et copieux petit déjeuner.

Il nous reste les trois quarts d’un pain de mie, cela fait le bonheur des canards, cygnes, eiders, oies du lac Tjörnin.

16-Tjor1 16-tjor2

16-tjor416-tjor3

 

A côté, au sous-sol de la mairie, nous suivons l’itinéraire de notre voyage sur la grande carte en relief.

  16-mairie 16-carte mairie

 

16-tjor5 

 

 

 

 

 

Nous flânons dans les rues bordant le lac au milieu de jolies maisons entourées de jardin à la floraison printanière (nous sommes le 1er juillet !!)

 

 

 

 

16-maison1 16-maison2

 16-maison9 16-maison10

 

 

 16-Althing parlement

  

  

  

  

  

 

 

 

Un petit tour au Parlement,

 

 

et nous partons pour Perlan (la Perle), mais il commence à faire très froid et à pleuvoir. Nous attendons le bus (220 Kr dans la tirelire translucide du conducteur, pas de rendu de monnaie).

16-Perlan

 

 

  C’est un dôme abritant un restaurant panoramique tournant (ça, c’est sur les guides touristiques, il n’a pas bougé d’un millimètre !!!) posé sur les réservoirs d’eau chaude de la ville. Les cinq réservoirs contiennent chacun 4 millions de litres d’eau à 85°.

 

 

 

De là-haut, nous découvrons une vue panoramique de Reykjavík.

16-Perlan4 16-Perlan2

 

16-Perlan5jpg

 

 

 

 

 

 

Dans le jardin, la compagnie de chauffage, afin de rappeler que l’origine du nom de Reykvavík venait des fumerolles des sources d’eau chaude, a installé un vrai-faux geyser Strokkur qui crache son jet de vapeur à vingt mètres.



 

 

 

 

 

Nous redescendons tranquillement en flânant dans les rues.

Nous assistons aux  séances du Volcano-show où sont projetés trois films sur le volcanisme. Un retrace le volcanisme en Islande, un autre l’éruption de 1973 à Heimaey et le troisième, montre la naissance de Surtsey en 1963.

                                                  16-eglise

  

 

 

 

 

 

  Il fait beau lorsque nous sortons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16-chat

 

 

 

 

 

Nous rencontrons plein de gentils minets qui quémandent des câlins.

 

 

 

 

 

16-maison3 16-maison4

16-maison5

                                                                                                    

16-tjor6 

 

 

Retour au lac Tjörnin où nous donnons aux canards le pain récupéré à Perlan.

 

 

 

 

 

Nos pas nous mènent au 19 Skólavörðustígur où sont exposés les pulls tricotés par les grands-mères Islandaises.

Contrairement aux fermes où les coloris sont ternes, ici, la couleur est reine et les motifs Jacquard des pulls « lopi » nous font envie.

Bien sûr, le coût est élevé. Minimum 130 € pour un pull adulte, mais quand on connaît le prix d’une pelote de laine (acrylique) en France ce n’est pas si cher que ça.

 

En cheminant dans les rues piétonnes, nous continuons nos investigations « souvenirs » et revenons bredouilles.

16-sculpture 16-maison6

16-maison7

16-maison8

 

 

Ce sera Skyr ou harengs pour les uns et Duty free ou rien pour les autres !!

Nous aimons bien nous imprégner de l’atmosphère d’une ville. Nous nous asseyons sur un muret  et regardons déambuler les autochtones. Les jeunes gens sont tous vêtus d’un costume sombre, chemise blanche et balancent une sacoche. Nous les surnommons les « banquiers ». Les filles et les femmes sont habillées n’importe comment, cela change des « poupées russes »   de l’an dernier. Il y a très peu de gens âgés et très peu d’enfants. Il faudra que je me renseigne sur le taux de natalité.

 

 

Dîner sur un banc, au soleil, de délicieux fish and chips.
16-1011

 

 

 

Nous allons chercher un dessert à la supérette 1011 et découvrons une innovation qui devrait s’exporter.

Devant la vitrine, sont attablés les clients qui viennent d’acheter les produits qu’ils font chauffer dans un micro-onde mis à leur disposition par le magasin. De l’étagère à l’estomac en quelque sorte. Nous prenons des Skyr et les dégustons assis bien confortablement en regardant passer les « banquiers ».

 

Notre accompagnateur vient nous chercher à 5h 30 demain matin.

Nous sommes contents d’avoir fait le tour de l’Islande «  à l’envers » car terminer par la péninsule de Snæfellsnes et Reykvavík  repose de la cavalcade des quinze derniers jours.

 

 

Au revoir (Bless) Islande. Nous ne t’oublierons jamais, tu es un pays hors normes, hors du temps. Nous n’oublierons jamais tes paysages grandioses, tes volcans, tes fumerolles, ton eau chaude odorante, tes marmites, tes gués, tes pistes cahotantes, tes 4 x 4 monstrueux, tes couleurs délirantes, tes routes désertes, ton soleil qui ne se couche jamais, tes phoques, tes oiseaux. Nous n’oublierons jamais la gentillesse des chiens, des chats et des Islandais.

 

 

 

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 19:10

Aujourd’hui, Décembre 2007, il y a plus de deux ans que nous sommes revenus.

Tous les jours, toutes les nuits, je pense à l’Islande.

De temps à autres, je regarde ma « cicatrice de Gulfoss » avec tendresse, c’est ma blessure de guerre, ma « légion d’honneur islandaise » ; c’est un peu d’Islande gravée dans ma chair, comme si nous étions devenues « sœurs de sang » lors d’un rite initiatique.

E-desert 

 

 

 

 

 

Je revois les paysages désertiques si beaux,

 

 

 

 

 

 

 

E-couleurs

 

 

 

 

 

 

 les montagnes éclaboussées de couleurs chatoyantes,

 

 

 

 

 

  E-lave

 

 

 

 

 

 

 

les coulées d’obsidienne scintillantes au soleil, les laves torturées,

 

 

 

 

 

E-cascade

 

 

 

 

 

 

les cascades irisées dévalant les pentes moussues,

 

 

 

 

  

 

E-geyser

 

 

 

 

 

 

les geysers jaillissants,

 

 

 

 

 

  

 

 

E-mouton

 

 

 

 

 

 les moutons traversant les pistes,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

E-chevaux

 

 

 

 

 

les chevaux caracolant dans les prés,

 

 

 

 

 

 

 

 

tous les chiens et les chats qui ont aimé nos caresses

13-chien

 E-chat

et toutes les rencontres que nous avons faites.

Je ne pense qu’à une chose : Y RETOURNER.

 

Et le rêve s'est concrétisé en Janvier 2006.
Avec Nicolas, nous avions projeté d’aller « à la poursuite des aurores boréales » et cerise sur le gâteau  d’admirer Gullfoss prise par les glaces.

Vous trouverez le récit hivernal dans le deuxième volet de ce blog :"A la poursuite des aurores boréales".

Un autre projet hivernal est en gestation pour Février 2008 ; si Oðin le veut.

 

Finalement, il aura lieu en avril 2009. Voir le troisième volet : "Avril en Islande".

Comme j'aime énormémént l'Islande, j'y suis retournée en juin 2009 "les fjords de l'ouest", en mars 2010 (pas de récit), et en décembre 2010 "Nuit magique à Reykjavík".

Et je n'ai pas dit mon dernier mot.

En projet : juin 2011 : "Impressions au soleil de minuit".

 

 

 

 

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 00:23

             LIENS UTILES POUR BIEN PRÉPARER SON VOYAGE

                            LES GUIDES PAPIER


                        Bibliothèque du voyageur Gallimard : Le grand guide de l'Islande
Le Guide du Routard : Islande
Le Petit Futé : Islande
Lonely planet : Islande

Guide Marcus du voyageur : Islande, l'île aux volcans  
Islande de Ragnar Þ Sigurðsson et C. Masson
Islande, photos de P. Desgraupes


                             LES FORUMS

   Association France-Islande
   Voyage Forum
   Guide du routard
   ABM
         

                             SITES DE VOYAGEURS
   
  A mon avis, le meilleur site et le plus documenté
      Un incontournable (à  lire absolument avant de
traverser un gué)
      L'islande à vélo
      En famille à vélo
      De magnifiques photos
      Morbihan-Islande en voilier

                      AGENCES DE VOYAGES SPÉCIALISÉES ISLANDE

                        
 Islandtours
 Gallia et Compagnie de ferries Smyril Line
 Allibert

                      LIENS TOURISTIQUES

Icelandair : la compagnie aérienne islandaise
Aérodrome de Reykjahlíð
Iceland Express : une compagnie à bas prix
Transavia : une compagnie à prix bas
                         Air Iceland : Les vols intérieur
                         Flybus : compagnie d'autocars
                         L'Ambassade d'Islande en France
                         L'Ambassade de France en Islande                     
Informations touristiques de Þingvellir
Tout savoir sur la géographie de l'Islande
Tripadvisor : informations touristiques et cartes
Une mine de renseignements
                         Carte et description des sites naturels
                         Musée de la sorcellerie de Hólmavík
                  Carte de Reykjavík
                        Une autre carte de Reykjavík
                        Les bus de la ville de Reykjavík

                        Les guides Heimur
                        Ferry  Landeyjahöfn- Vestmann               
               

                 LES OFFICES DE TOURISME
                        Office du tourisme d'Islande
                        Autre lien pour l'Office de tourisme d'Islande
                        Office de tourisme de Reykjavík

                        Office de tourisme de Hafnarfjörður
                        Le nord
Le sud
L'ouest
L'est
Le nord-ouest 
                        La péninsule de Reykjanes
                        Les fjords de l'ouest
                        Landmannalaugar

                        Îles Vestmann

                        Les fjords de l'ouest
              
                SE BAIGNER


Site géothermal de Blue Lagon  (près de Reykjavík)
Site géothermal de Blue Lagoon (Jarðböðin près de Mývatn)  
Emplacement des piscines



                  TOUT CE QUI CONCERNE LA VOITURE

               STATIONS-SERVICES
N1 (Ex Esso)
Shell

Orkan
Olís
Ób

                          ÉTAT DES ROUTES
                         Ouverture des pistes
                         La carte des conditions routières, actualisée quotidiennement
Vidéo sur la conduite en Islande
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 16:19


Nous imaginions l’Islande aride et sans aucune végétation, mais c’était  sans compter sur les héroïques petites fleurs que nous avons rencontrées dans les endroits les plus insolites : silène acaule  perchée sur les orgues basaltiques de Reynir, ou poussant dans les endroits les plus déserts comme le Laki.
silene acaulis-2






Silène acaule
Silene acaulis









silene acaulis-3






Silène acaule
Silene acaulis









silene-4







Silène acaule
Silene acaulis











Silène maritime
se frayant un chemin dans la caillasse de Þorsmörk,  thym arctique à Hveravellir, épilobe arctique croissant dans l’écume des cascades, armérie maritime s’insinuant dans les anfractuosités des coulées de lave.

silene maritime






Silène maritime
Silene maritima








thymus praecox-






Thym artcique

Thymnus praecox








epilobe arctique





Epilobe arctique
Epilobium latifolium








armérie maritime







Armérie maritime
Armeria maritima







Nous avons été étonnés par la diversité des espèces rencontrées dans les sous-bois d’ Ásbyrgi : dryade à huit pétales, myrtilles que les Islandais récolteront à l'occasion de "Berjamór", bartsie alpine, bouleaux tortueux aux troncs torturés, saule laineux, camarine noire dont la fructification des baies profite aux oiseaux qui se gorgent avant la saison hivernale. Les graines tombées au sol ne sortiront de leur dormance qu’au retour des jours plus longs.

 
dryade-3








Dryade à huit pétales

Dryas octopetala








dryade à 8 petales-1








Dryade à huit pétales
Dryas octopetala








myrtilles







Myrtilles

Vaccinium myrtillus










bartsie-2








Bartsie alpine

Bartsia alpina









bouleau-tortueux








 

 

 

 

 

 

 

Bouleaux tortueux
Betula pubescens subspecies tortuosa





 

 

                    Saule laineux Salix lanata
  
07-saule2      07-saul1
camarine (Empetrum nigrum)









Camarine

Empetrum nigrum










camarine-2









Camarine
Empetrum nigrum











Et les angéliques vertes de Vík au milieu de l’océan de lupins, et la magnifique bartsie alpine de Skaftafell,  et les délicats plumeaux de la linaigrette oscillant dans le vent, accrochant la lumière rasante. Ces fleurs immaculées poussent dans les milieux humides des tourbières.
angélique jeune








Angélique (jeune)

Angelica archangelica




angélique adolescente-2







Angélique adolescente
Angelica archangelica









angélique adulte-1








Angélique adulte
Angelica archangelica








bartsie-3







Bartsie alpine

Bartsia alpina









linaigrette-2






Linaigrettes de Scheuchzer
Eriophorum Scheuchzeri Hoppe










Et les mousses Grimmia du Laki, vert céladon, qui enrobent d’un épais manteau vert les coulées de lave, n’ont besoin de presque rien pour subsister dans les déserts froids. Une fissure, une once de terre et elles se développent en coussinets sur les rochers.


Mousses Grimnia-1








Mousses Grimnia

Grimnia pulvinata











Et tout là-haut, au nord, près du fjörd Kaldalón, en bordure du Drangajökull, nous avons eu la surprise de rencontrer la dryade à huit pétales, le silène acaule, la camarine, le thym précoce, la cardamine, la céraiste ; toutes ces fleurs poussant à ras de terre pour ne pas être la proie du vent polaire qui règne ici.

Nous y avons vu également le bouleau nain qui ici, n'est pas un arbre avec un tronc, mais une longue racine feuillue rampant au ras des cailloux, bravant le vent du nord.
 

dryade-2







Dryade à huit pétales
Dryas octopetala







silene acaulis-1









Silène acaule

Silene acaulis







camarine






Camarine
Empetrum nigrum









thymus praecox-








Thym précoce
Thymnus praecox







cardaminopsis petraea et deschampsia alpina






Cardamine
Cardaminopsis petraea







ceraiste alpinium






Céraiste alpine
Cerastium alpinium








bouleau nain






Bouleau nain
Betula nana







 

 

Il y a aussi ces mousses ou algues fluorescentes, le pohlia wahlengergii,  qui colonisent les rivières du Laki et du Landmmannalaugar signalant une zone particulièrement humide.

pohilia wahlenbergii






pohlia wahlengergii










Et tous ces lichens et végétaux inconnus qui du littoral rocheux arrosé par les embruns jusqu’aux déserts représentent la seule végétation.

Et puis le bleu des milliers lupins qui illumine les paysages désertiques.

  lupins-1  

lupins-6


                    
                    D'AUTRES FLEURS ISLANDAISES

alopecurus-2







Vulpin des prés

Alopecurus pratensis








alopecurus-1






Vulpin des prés
Alopecurus pratensis









armérie et lychnis des Alpes





Lychnis des Alpes et
armérie maritime

Lychnis alpina
et
armeria maritima






angélique adolescente










Angélique adolescente
Angelica archangelica















angélique adulte-1








Angélique adulte
Angelica archangelica









azalée alpine-2








Azalée alpine
Loiseleuria procumbens









azalée alpine







Azalée alpine
Loiseleuria procumbens










Bartsie-1










Bartsie alpine
Bartsia alpina















campanule







 

 

Campanule à feuilles rondes
Campanula rotundifolia








canche et lychnis des Alpes







Canche alpine 
et
Lychnis des Alpes
Deschampsia alpina
et
Lychnis alpina





cardamine










Cardamine de Nyman
Cardamina nymanii














cardamine-2








Cardamine des prés
Cardamine pratensis












centaurée











Centaurée
Centaurea














Cochlearia arctica








Cranson arctique
Cochlearia arctica








épilobe-1













Epilobe en épi
Epilobium augustifolium




Fléoles des prés Phleum pratense









 

 

 

 

 

 

Fléole des prés
Phleum pratense






gallium normanii








Gaillet
Galium normanii








geranium sylvaticum-5







 

 

 

Géranium des bois
Geranium sylvaticum










géranium sylvaticum-1







 

Géranium des bois
Geranium sylvaticum









géranium sylvaticum-2







 

 

Géranium des bois
Geranium sylvaticum









linaigrette-1









Linaigrette de Scheuchzner
Euriophorum Scheuchzeri Hoppe














lychnis-2







 

 

 

Lychnis des Alpes
Lychnis Alpina









lychnis des Alpes-1









 

 

Lychnis des Alpes
Lychnis Alpina










pavot 3 couleurs











Pavots d'Islande
Papaver nudicaule





pavot d'islande jaune











Pavot d'Islande
Papaver nudicaule






populage-1












Populage des marais
Caltha palustris
















populage











Populage des marais
Caltha palustris







Rhodiola rouge









Orpin rose
Rhodioma rosea











rhodiola jaune-2











Orpin jaune
Rhodiola rosea










silene acaulis-3











Silène acaule
Silene acaulis










silène dioique-1










Silène dioïque
Silene dioeca












silene dioique-2JPG














Silène dioïque
Silene dioeca














silène maritime-1











Silène maritime
Silene maritima








pissenlits









Pissenlits
Taraxacum officinale








Trolles












Trolle d'Europe
Trollius europaneus






vaccinium uliginosum-2











Myrtilles
Vaccinium myrtillus









saule laineux et bouleau nain









Saule laineux
et bouleau nain
Salix lanata
et betula nana









salix borealis












Saule boréal
Salix borealis









salix borealis femelle-2












Saule boréal femelle
Salix borealis









saule à feuille de Philica (salix phylicifolia)










Saule à feuille de Philica
Salix philicifolia








jonc












Jonc
Juncus









cytise-1










Cytise en pleine floraison le 23 juin
Laburnum








cakile arctica










Roquette de mer
Cakile arctica










honkenya peploide











Pourpier de mer
Honckenya peploide











Ce ne sont que quelques-unes des 470 espèces présentes sur le territoire islandais.
 

 

LES LUPINS (Lupinus nootkatensis)

 

De retour d'un voyage  en Alaska en 1947, un chercheur islandais a rapporté quelques graines de lupin ramassées dans les Montagnes Rocheuses. II les a plantées dans un parc  près de Reykjavik dans un champ de laves et de caillasses. Ces lupins se sont bien acclimatés en Islande, ont fait des petits et se sont répandus sur plusieurs milliers d'hectares sur tout le territoire, menaçant toutes les nouvelles plantations d'arbres.
lupins-4
 On peut expliquer la colonisation rapide  par le système racinaire de cette légumineuse qui lui permet de ne pas manquer d'azote dans les lieux pierreux. Ses racines sont susceptibles de solubiliser le phosphore minéral que l’on trouve à profusion dans les laves.  

lupins-5
Le lupin a la propriété (grâce à des bactéries qui peuplent ses racines) de fixer dans le sol l'azote de l'air. La plante agit donc comme un agent fertilisant et reconstructeur des sols abîmés, permettant à sa suite la colonisation par d'autres végétaux ...
Sur ces bases, ce sont des milliers d'hectares de lupins qui ont été semés dans de nombreuses régions semi-désertiques du pays. Les lupins ont une résistance extraordinaire aux conditions difficiles, et une propension incroyable à s'étendre et se développer rapidement ...
lupins-7
On pourrait craindre, à ce rythme, que leur développement ne devienne à terme incontrôlable, mais il n'en est rien, car dans la plupart des cas, après avoir rempli leur rôle de réparateur de la nature, les lupins disparaissent d'eux-mêmes entre 15 et 40 ans ...
La plante est cependant tellement dominante que des recherches seront encore nécessaires pour mesurer son impact réel sur la flore islandaise.
Le service des "Eaux et Forêts" islandais ne l'utilise donc qu'avec une certaine prudence, seulement dans des zones où les sols sont extrêmement endommagés et où l'expansion phénoménale de cette plante peut être maîtrisée.
 

Néanmoins, les particuliers conservent la liberté de semer des lupins où bon leur semble. Des fermiers dont les terres sont en partie stériles l'ont fait dans l'espoir d'étendre leurs herbages, et rien ne le leur interdit.               

Certains voient cette pratique d’un mauvais œil car le lupin n’a jamais poussé naturellement en Islande et déjà, il a colonisé les plantes indigènes du parc de Skaftafell où son arrachage massif a commencé il y a plusieurs années.

Lupins-2
Le service des "Eaux et Forêts" islandais envisage de mettre en place une législation plus contraignante pour contrôler les semis de lupins et - à titre plus général - l'introduction de plantes n'appartenant pas à la flore naturelle de l'Islande.

Le surpâturage immodéré des moutons ayant érodé la terre, la plantation de lupins d’Alaska a été entreprise pour stabiliser l’érosion des sols dans certaines régions et faire du fourrage pour nourrir les ovins l’hiver.

Les lupins suscitent aussi d'autres formes d'intérêt. Certains herboristes islandais pensent que les racines de la plante contiennent des molécules permettant de stimuler les défenses immunitaires humaines. Des essais privés se seraient montrés intéressants pour limiter les effets secondaires de certaines chimiothérapies.


Entre notre premier passage en juin 2005 et notre séjour en juin 2009, nous avons constaté une grande différence.

Dans le sud, le long de la route N°1, ce n'était que sandur noir mais maintenant, les lupins ont envahi chaque centimètre carré.

Du point de vue touristique, c'est magnifique, mais du point de vue écologique, cela pose beaucoup de problèmes.

 lupins-6

Le lupin essaime là où on n’a pas du tout besoin de lui et y prend souvent le dessus sur les espèces locales. Il s’étale sur les versants herbeux, accapare les terrasses alluviales et les lits de rivière, il sait même envahir des sous-bois de bouleaux tortueux au point d’étouffer toutes les plantes de petite taille. Pourquoi disparaitrait-il des milieux qu’il a lui-même rejoints, où il a réussi à évincer les plantes d’origine ? Il n’y a pas en Islande de plantes concurrentes de la famille et de la vivacité du lupin, à apprécier une telle variété de milieux, à s’opposer à sa domination. Des campagnes d’arrachage ont montré combien il était résistant. On trouve maintenant des tapis continus de lupins dans toutes les régions du pays, il y a longtemps que l’espèce est hors de contrôle. Les choses changent, tardivement : une loi a été votée pour interdire son utilisation sur les plateaux centraux (au-dessus de 500 m d’altitude) ainsi que dans les zones protégées. Sa plantation n’est maintenant plus effectuée que par les services gouvernementaux, (Landgræðsla ríkisins), alors qu’avant les agriculteurs participaient activement. Un sérieux coup de frein a été mis au programme « lupin ».

lupins-3
On peut rétorquer que l’Islande n’est pas un sanctuaire écologique, une réserve naturelle figée qu’il faudrait à tout prix maintenir en l’état, et qu’il est inévitable de modifier artificiellement les milieux, surtout pour enrayer l’érosion. C’est vrai mais cela n’empêche pas de mieux choisir les pièces rapportées. D’autres plantes introduites pour stabiliser les sols donnent satisfaction sans perturber l’équilibre de la flore existante. C’est le cas notamment de la canche de Béring ou de la fétuque rouge, chacune proche d’une espèce naturelle en Islande. Bien sûr elles aussi se sont éparpillées dans le pays mais toujours mêlées aux autres graminées, jamais dominantes ; elles ne sont pas classées comme invasives en Islande. Des plantes « islandaises » sont aussi semées, comme le pâturin des prés. Le cas des élymes est à part car elles ne donnent satisfaction que sur le sable ou le limon, des sols où de toute façon le lupin ne prend pas bien ; leur usage est toujours aussi important et même en hausse. Toutes ces plantes nécessitent de l’engrais les premières années pour garantir la prise, jusqu’à 250 kg/ha, alors que le lupin n’en a pas besoin, d’où l’engouement qu’il a suscité.
Lupins à Rif

Je remercie chaleureusement Régis Despouy et Yann Pichon pour leur aide précieuse quant à la reconnaissance des végétaux.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 21:11

LE MACAREUX

 


Il se tient dressé, bien droit sur ses pattes palmées orange.

Il n’a pas usurpé son surnom : clown des mers.

Ses ailes très courtes qui favorisent la nage l’handicapent pour le vol.

La faible portance le contraint à battre des ailes très rapidement.

Grégaire, cet oiseau de la famille des alcidés niche en colonies (à Ingólfshöfði, ils sont environ 300 000).


Ils déposent un unique œuf blanc dans un nid qu’ils creusent eux même dans la terre, caché sous l’herbe et tapissent ce nid de plumes.

Les deux parents couvent durant une quarantaine de jours. Les poussins sont abecqués avec les petits poissons ou les mollusques stockés dans le bec des adultes.

Leur longévité est de 22 ans toujours avec le même compagnon.

 

LE GRAND LABBE


C’est un oiseau d’environ 130 cm d’envergure, qui ressemble un peu à un goéland.

Son plumage est brun ; ses pattes palmées et son bec sont noirs.

C’est un migrateur solitaire qui se retrouve jusqu’au tropique du Cancer.

En période de nidification, il vit en petites colonies.

Le nid, construit par les deux parents est une dépression creusée à même le sol, tapissé de débris d’herbes et autres éléments.

 





La femelle pond deux œufs qui ressemblent à une pomme de terre…






Il se nourrit de petits poissons, œufs, petits mammifères et s’attaque aux petits macareux, aux fous et aux guillemots. Il combat également les autres oiseaux afin qu’ils lâchent ou régurgitent leur pêche, la rattrapant au vol.

Il s’alimente également de baies à l’automne.


Les poussins sont à même le sol, il faut faire très attention afin de ne pas les écraser, mais le labbe veille et ne laisse personne approcher la zone du nid.


 

LES GUILLEMOTS

 

GUILLEMOT DE BRÜNNICH

 

C'est petit oiseau d’environ 45 cm de hauteur et 75 d’envergure.

Le dos, la tête, le cou et la partie supérieure de la poitrine sont noirs, le ventre est d’un beau blanc, le bec noir effilé.
C’est le seul oiseau qui migre à la nage. L’oisillon, dès trois semaines, part avec son père, incapable de voler lui aussi à cause de la mue, pour un long périple de plus de 1000 kilomètres à la nage, puis en volant jusqu’aux rivages de Terre neuve.

Le poussin n’est apte à voler qu’à un mois et demi.

Le guillemot n'est doué, ni pour l’envol, ni pour la marche, car ils possèdent de très petites ailes disproportionnées par rapport à sa taille.

Une fois dans les airs, sa vitesse peut atteindre 75 kilomètres à l’heure.

Il niche en colonies sur les aspérités des parois abruptes.


La femelle pond un unique œuf  vert tacheté que les deux parents couvent durant 30 à 36 jours.


Les parents alimentent le poussin avec des poissons, des mollusques, du krill, qu’ils vont pêcher jusqu’à 15 kilomètres du nid.

Il plonge à une grande profondeur et attaque les poissons par en dessous.

Vers une vingtaine de jours, le petit quitte le nid et tombe de la falaise, dans la mer.

Tous les jeunes nagent et appellent leurs parents qui subviennent à leurs besoins dans l’eau.

 

GUILLEMOT DE TROÏL

 

Son cousin le guillemot de Troïl est noir brillant et blanc, l'œil  cerclé de blanc et terminé par un long trait fin (guillemot de Troïl bridé), le bec également souligné de blanc.

Cet oiseau niche généralement en colonies denses au milieu des falaises et pond son unique œuf directement sur le roc ou le sol. Les œufs ont la forme d'une poire, de telle façon qu'ils pivotent sur eux-mêmes lorsqu'ils sont dérangés, et ne tombent pas en bas de la falaise.

 

GUILLEMOT A MIROIR



Le guillemot à miroir est noir, un triangle blanc posé sur ses ailes. L'intérieur de son bec est rouge vif ainsi que ses pattes.

 

LE PINGOUIN TORDA

 

Le pingouin torda a le dos noir et le ventre blanc. Il est doté de pattes de canard. De son œil part un fin trait blanc jusqu'à son bec. Une rayure blanche traverse le bout des ailes et le bec. Ils nichent souvent côte à côte avec le guillemot de Troïl.

 

LA STERNE ARCTIQUE


C’est un oiseau qui ressemble à une hirondelle, son envergure est de 70 cm pour un poids de

100 grammes, sa queue est fourchue, ses ailes en faux, ses pattes et son bec sont rouge sang.
Elle se nourrit de petits poissons qu’elle attrape en plongeant en piqué.
C’est une espèce qui a pour surnom : Mathusalem ailé car la plus vieille sterne a

vécu jusqu’à l’âge avancé de 34 ans.

Cet oiseau migrateur entreprend au-dessus des océans un raid géant qui peut atteindre 17500 kilomètres.
Elle niche en Islande et au nord du Groenland au ras du 84ème parallèle. C’est l ‘oiseau dont la nidification s’effectue le plus près du Pôle Nord.

Durant les onze semaines de l’été arctique elle couve et élève ses deux sternelots.
Début septembre, elle quitte les rivages du nord et met le cap au sud. Elle longe les côtes de Norvège, d’Europe et d’Afrique. Elle vole au grand large à une vitesse de croisière de 40 kilomètres par heure tout en pêchant de petits poissons.

Début novembre, elle atteint le sud de l’Afrique après avoir parcouru environ
12 000 kilomètres.
Puis elle se dirige vers le Cap de Bonne-Espérance.

Et la voilà repartie  toujours plus au sud. Elle doit braver les vents très puissants

qui soufflent de l’est vers le sud-est, en évitant de se faire balayer par les tempêtes qui la font dériver comme une feuille morte jusqu’en Australie ou en Nouvelle-Zélande.
Arrivée aux alentours du 60ème parallèle, elle bifurque vers le Pôle Sud et se pose sur la glace.

C’est là, dans cet impressionnant désert gelé qui commence à fondre et à se disloquer en des milliers de glaçons flottants qu’elle va passer tout l’hiver, ou plutôt l’été, car au Pôle Sud, au mois de décembre, c’est le plein été.
Elle retrouve le soleil de minuit.
C’est l’oiseau qui profite le plus longtemps dans sa vie de la lumière du soleil : 8 mois sur 12, 24 heures sur 24. Quand se repose-t-elle ?

Ici, elle trouve tout en abondance : krill et crevettes dont elle se gave du matin au soir et du soir au matin.
Tandis qu’elle pêche, la glace continue de fondre et se rapproche chaque jour un peu plus de la terre ferme.
Au mois de mars, elle a effectué un voyage de plusieurs centaines de kilomètres en direction du Pôle Sud.

Il est temps de remonter, les vents ne soufflent plus vers l’est, mais vers l’ouest.
Il lui suffit de se laisser transporter tout le long de l’Antarctique vers l’Amérique du Sud.
Arrivée au dessus de la Mer de Weddel, elle bifurque plein nord pour se laisser planer, sans fatigue, par les vents violents qui l’emportent  vers le nord-est, droit vers l’Afrique.
Puis, elle suit le même chemin qu’à l’aller et atterrit en juin  auprès de son nid et retrouve son mari  qui lui reste fidèle jusqu’à la mort.

                                                                                 (Merci à la Hulotte)

 

NOS OISEAUX D’ISLANDE

 

Depuis que nous avons découvert les macareux dans la réserve des Sept-Îles en Bretagne, nous avons une tendresse particulière pour cet oiseau clown. Durant notre séjour en Islande, nous avons été comblés à Ingólfshöfði.

 

Tous les grands labbes, prédateurs et charognards que nous avons croisés nous ont impressionnés par leur envergure et leur attitude belliqueuse.


Nous avons regretté d’être trop loin des guillemots de Brünnich et Troïl pour pouvoir bien les observer.


 
Nous nous sommes méfiés des sternes arctiques et de leurs projectiles nauséabonds et avons admiré leur vivacité à pêcher.

C'est un oiseau qui ne prend même pas le temps de se poser pour nourrir son oisillon vorace.


 
Le pluvier doré nous a bien agacés à nous narguer afin que nous ne découvrions pas ses petits.


 

Les mouettes tridactyles et les infatigables et merveilleux voiliers que sont les pétrels ou fulmars boréaux nous ont assourdis de leurs cris stridents.

 


A Reykjavík, les canards colverts, oies sauvages, eiders duveteux et cygnes sont venus picorer dans nos mains pour notre plus grand bonheur.


 

 

Photo : Wikipedia

Nous nous sommes amusés du manège de l’huîtrier-pie, qui court, saute, hoche la tête comme un enfant pressé en poussant ses bik-bik-bik aigus et ouvre les petits coquillages de la pointe de son bec.


 

Nous avons observé la bergeronnette d’Ásbyrgi qui s’élançait d’un vol énergique afin d’attraper les insectes.

 Photo : Wikipedia


Nous avons espionné le grand gravelot qui trottinait le long du bord de mer, cherchant sa pitance.

Photo : Wikipedia 


Nous avons été étonnés de la familiarité de la grive mauvis si peu farouche au bord du chemin du parc de Skaftafell.

 

Le courlis corlieu précédé de son chant « courrrrlis » indique tout de suite à qui l’on a affaire.


Le chevalier gambette, souvent perché sur un piquet semble surveiller les alentours.
 

Nous avons passé de longs moments à espionner le lagopède qui nichait sous notre summarhús et prenait le soleil sur la terrasse. 


Nous vous avons aimé, petit peuple ailé que nous prenons plaisir à regarder vivre, que ce soit en Islande où en France.

 

 

 

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 23:33

Góðan dagínn, eg heiti Svali.

Bonjour, je m'appelle Vent Frais.

 

Laissez-moi vous conter mon histoire.

Je suis un petit cheval islandais.



Petit, car tous les chevaux islandais sont petits par rapport aux standards européens. Chez vous, pour être appelé cheval, il faut mesurer plus d'1.47 m au garrot, dans mon île tous mes parents mesurent entre 1.25 et 1.45 m.

Ne dîtes surtout pas aux Islandais que nous sommes des poneys !!!

Aujourd'hui, chez vous également, vous avez compris qu'il faut nous appeler CHEVAUX !!!

 

En Islande, nous sommes élevés  en race pure depuis plus de mille ans l’importation de chevaux ayant été interdite depuis l'an 930, soit moins de soixante ans après le début de la colonisation de l'île (874).
Comme tous les équidés du monde, toute ma famille est issue d'un cheval sauvage.

Celui-ci qui évoluait dans les steppes de l'Europe de l'ouest jusque vers les toundras d'Asie de l'est.

Il y a plus de douze siècles, les vikings débarquèrent avec leurs chevaux. Mes arrière-arrière-arrière grands-parents appartenaient à la race scandinave, vraisemblablement apparentés au Fjord actuel et au Tarpan (éteint en 1880), les autres étaient d'origine d'Europe de l'ouest et possédaient des ancêtres celtes.







Cheval "fjord"















Photo : Wikipedia

Toute ma famille est issue de ce seul patrimoine génétique qui a joué un rôle essentiel dans la colonisation et l'exploitation de l'île.

 

L'élevage de mes ancêtres devint problématique à cause de la consanguinité, la race n'a pas connu les mêmes exigences sélectives que celles du continent à cause de l’isolement de nos fermes.

Une loi de 930, toujours en vigueur, interdit de faire entrer en Islande un cheval né dans un pays étranger.


Ainsi, mon cousin, Beint Afram, Droit Devant ; parti pour une compétition en France n'est jamais revenu : un cheval islandais qui sort  du pays  ne peut y reposer les pattes.

 









mon cousin :
Beint Afram








C'est la même chose pour croiser des chevaux islandais nés à l’étranger avec ceux d’Islande, il faut importer un étalon ou une jument. Tous les ans, chaque famille pleure un des leurs qui ne reviendra jamais sur sa terre natale.

Et dire que ça dure depuis la colonisation par les vikings il y a plus de mille ans.

Et ce n'est près de s'arrêter…

 

Nous, les chevaux islandais possédons cinq allures au lieu des trois du reste du monde équin. Outre le pas, trot et galop il faut ajouter l’amble volant (skeid) et le tölt qui sont des allures naturelles et non issues du dressage.


 






Le tölt









photo : Florence Garde FFCI


Le tölt est l’allure la plus confortable pour notre cavalier. Elle comporte quatre temps dont les posés coïncident à ceux du pas, mais elle fluctue de la vitesse du pas à celle du galop.

Ainsi, les secousses sont réduites au minimum nous pouvons couvrir avec notre cavalier de très longs parcours sans fatigue.


L’amble est une allure sautée par laquelle l’antérieur et le postérieur d’un même côté se lèvent ensemble.

Les allures latérales (tölt et amble) se rencontraient chez tous les équidés au début du millénaire (haquenées de dames et chevaux de curés, à cause de leur confort) mais ont disparu avec l’apparition des routes sur le continent et donc des attelages ainsi que l’utilisation par l’armée des chevaux.

La disparité de nos  robes (celle du cheval, pas celle du curé ni celle de la dame !!!) est très importante.




Elle offre une véritable panoplie de couleurs puisque toutes les robes sont admises : gris, noir, café au lait, brun, alezan, pie, isabelle, rouan… sauf l'appaloosa.

Au printemps, nous perdons notre pelage d'hiver.











Les Islandais ont un respect tout particulier pour les chevaux qui conservent leur pelage blanc toute l'année.

Ce pelage blanc est un vestige de la période glaciaire où il nous servait de camouflage.

 

 








Mes frères et sœurs naissent généralement en juin après environ 11 mois de gestation.

Nos pattes sont courtes et vigoureuses, mais nous sommes pourvus de solides paturons et de sabots extrêmement durs pour nous déplacer sur les surfaces les plus dures et les plus glissantes. Il faut dire qu'en Islande, le temps est plutôt rude pour nous.







Notre crinière abondante laisse entrevoir nos petites oreilles

















Des tisserands filent les crins de notre crinière et de notre queue, comme la laine de mouton, pour confectionner des rênes et des cordes solides.

            

Nous sommes très appréciés car dociles, robustes, courageux, endurants, intelligents, d'humeur égale, attachés à notre maître et très accommodants. De plus, nous avons le pied sûr, ce qui est un atout majeur pour les sols islandais.

Nous demandons peu d’attention  et nous nous contentons d’une pitance plus diversifiée que les autres chevaux.

Nous nous nourrissons  de façon frugale (herbe et 7kg de foin pas jour).







L’hiver, nous grattons la neige pour brouter un peu de verdure ou de lichen.





Une alimentation trop riche est nocive pour notre santé.
Notre entretien est très facile, nous pouvons porter des charges considérables et collaborons harmonieusement avec le cavalier, bref nous sommes le compagnon idéal.



Nous ne sommes ni fragile ni frileux, notre poil doux et soyeux s’allonge de huit à dix centimètres durant les périodes de froidure.

Notre croissance est lente, on ne nous monte pas avant cinq ans.
Nous devenons adultes à sept ans et notre longévité est exceptionnelle (mon ancêtre le plus âgé est décédé à 57 ans).

En Islande les chevaux sont ferré à froid ou à chaud par de nombreux maréchaux ferrants.

En hiver, pour circuler sur les sols difficiles, neige ou glace ; on nous déferre.

Nous résistons bien aux maladies, mais en pays tempéré nous sommes sensibles à l'eczéma et aux insectes.

L'été, nous nous tenons à l'écart des points d'eau infestés de moucherons qui nous gâchent la vie.

 

En Islande, le cheval islandais est utilisé depuis plus de mille ans pour le transport : en effet, bien que nous soyons petits, nous portons sans problème un adulte sur de très longues distances.  Sur cette île aux terrains escarpés, nous transportions les habitants, reliions les villes entre elles, de manière rapide et efficace. Il ne faut pas oublier que le tour de l'île par la route n'a été effectif qu'en 1974.




On nous utilise comme cheval de conduite pour rassembler et faire migrer les nombreux et grands troupeaux de moutons
élevés sur l'île.




Les chevaux islandais s'imposent rapidement comme un élément essentiel de l'île, sur lesquels une bonne partie de l'économie repose jusqu'au XIX° siècle.                
 

Les plus robustes d'entre nous ont été utilisés pour transporter les troncs d'arbres échoués sur les côtes vers les contrées isolées au-delà des glaciers. Plus d'une fois, hommes, chevaux et biens disparurent dans des crevasses.

Autrefois, la morue séchée constituait l'alimentation de base des islandais. Elle était acheminée à dos de cheval des ports vers l'intérieur des terres en convois.

Pendant des centaines d'années, aucun pont ne franchissait les fleuves et les rivières. Sans les chevaux, il eut été impossible d'acheminer les marchandises d'une région à l'autre.

 

Aujourd’hui, l’Islande compte environ 82 000 chevaux, soit environ un pour trois habitants.

 

Parce que nous sommes robustes, peu exigeants, courageux, rustiques, dociles et résistants, nous, les chevaux islandais, avons longtemps été exportés vers les îles britanniques et la Pologne pour travailler dans les exploitations minières.








Une fois dans le puits de mine, plus aucune chance de revoir la lumière du jour.












Mon arrière grand-père, Svartur (noir), le dernier cheval islandais employé dans une mine britannique a pris sa retraite au cours des années 1980.

Comme ses congénères, il était devenu aveugle à passer sa vie dans le noir et rhumatisant à cause de l'humidité qui y régnait.

 

 Dans la deuxième partie du XIXème siècle, on dit que la peintre Rosa Bonheur aurait eu des chevaux islandais qu'elle peignait et exposait au Bois de Boulogne. Un bien grand honneur pour ma famille.



Au début du vingtième siècle (1903), les pêcheurs de morue, les fameux "Pêcheurs d'Islande", revenaient parfois à leur port d'attache avec un poulain islandais qu'ils avaient troqué dans les villages littoraux contre un baril de 20 litres de vin.

Ce n'était pas cher payer la vie de mes cousins…

 

Depuis les années 1950-60, on nous exporte de plus en plus vers l'Europe continentale pour une pratique de compétition et de loisirs.

Le Gæðingakeppni est un concours très populaire en Islande et est en passe de le devenir en Europe continentale.

Photo : Landsmot.is

En voiture ou en traîneau, l'attelage est une discipline dans laquelle, nous les  Islandais sommes également très appréciés.

Actuellement, 6000 chevaux islandais vivent en France (la plupart résident en Alsace et dans le Nord-est de la Lorraine) et 40 000 en Allemagne.

 

Voilà, vous connaissez un peu mieux l'histoire de ma famille.

J'espère rester à jamais sur mes terres islandaises.

 

Svali

 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 23:35
Contrairement à une idée reçue, il faut savoir que l'Islande n'a jamais été, au cours de son histoire, un pays de chasse à la baleine. Il n'existe pas de tradition baleinière nationale en Islande.
Depuis la colonisation de l'Islande par les vikings, au 9ème siècle, la baleine n'avait jamais été chassée. Les populations littorales se contentaient de se partager les baleines qui venaient s'échouer sur les côtes et y mourir de mort naturelle.
Les "Sagas" islandaises, des textes conservés depuis mille ans, en témoignent.

Ce n'est qu'au 19ème siècle que des stations baleinières ont été installées en Islande, par des étrangers (d'abord des Basques Espagnols, puis des Norvégiens) dans les fjords du Nord-Ouest et de l'Est.



ancienne station baleinière de Gjörgur



Photo : figaro.fr

L'Islande était alors un pays trés pauvre dont les maigres ressources étaient pillées par des Etats plus puissants. L'abondance des baleines a permis à cette activité lucrative de se développer très rapidement, aidée par les progrès technologiques (canon lance-harpon). Ainsi, la période de 1883 à 1915 a connu une véritable sur-exploitation, notamment par les Norvégiens.

Les baleines étaient chassées essentiellement pour leur graisse que l’on faisait fondre sur place. L’huile obtenue, conditionnée en barils, était un produit de qualité dont toute l’Europe était consommatrice. Elle servait pour la fabrication du savon et pour l’éclairage des villes.
Avec les fanons cartilagineux de certaines espèces, on produisait également des "baleines" qui étaient utilisées dans la fabrication des parapluies et des ombrelles, mais aussi pour faire des armatures de corsets pour les dames et des raidisseurs de cols de chemise pour les messieurs.







Fanons
de baleine








Photo : wikipedia

Cette matière flexible, facile à travailler et résistante à l’eau était en quelque sorte l’ancêtre des matières plastiques.

Mais cette sur-exploitation, qui ne faisait aucun cas de ce qu'on appelle aujourd'hui "la gestion de la ressource", a rapidement abouti à raréfier les cétacés dans les eaux islandaises.
A début du 20ème siècle, l'Islande s'est inquiétée du pillage de ses eaux territoriales, et dès 1915, le parlement islandais a voté une loi interdisant toute chasse à la baleine, et ce moratoire islandais a duré jusqu'en 1948, permettant à la population de baleines de se reconstituer progressivement.

L'Islande a ainsi été, historiquement, le premier pays au monde à interdire la chasse baleinière.

En 1948, devant l'extrême abondance des baleines dans ses eaux, l'Islande a autorisé la reprise de la chasse baleinière, jusqu'en 1986, année à partir de laquelle elle a décidé d'appliquer le moratoire décrété par la CBI, suspendant ainsi, à nouveau, rigoureusement, toute chasse baleinière pendant 17 ans, jusqu'en 2003.

A partir de 2003, l'Islande a décidé la mise en place de programmes de chasse dite "scientifique", portant sur un petit nombre de baleines de Minke (ou petits rorquals). L'économie de l'Islande dépendait alors à 70 % de la pêche, et cette décision était justifiée par les observations de l'organisme national de gestion des ressources halieutiques qui montraient une prolifération excessive des baleines de Minke.
La baleine de Minke n'est pas une espèce menacée ni protégée. Elle se nourrit de poissons et de calamars, ce qui la fait entrer en concurrence avec les pêcheries islandaises lorsqu'elle prolifère trop (plus de 5000 de ces cétacés étaient alors recensés dans les eaux islandaises).

Après trois ans de chasse dite "scientifique", sur la base de quotas restreints, le gouvernement Islandais a décidé partir d'octobre 2006 la reprise de la chasse "commerciale" à la baleine, sur une base annuelle limitée à 39 baleines, dont 30 baleines de Minke.








Depeçage d'une baleine









Photo : AFP


Cette décision a fait l'objet d'une communication officielle aux ambassadeurs étrangers en poste à Reykjavík, expliquant les motifs de la mesure : la prolifération excessive de certaines espèces de baleines dans les eaux islandaises et leur impact trop important sur les ressources halieutiques.


En Islande, une seule compagnie baleinière (Hvalur) et un seul grand patron de pêche, Kristjan Loftsson, pratiquent la chasse baleinière.
Photo : Wikipedia

Lorsque l'Islande a repris la chasse commerciale, ce fut à l'initiative de cette compagnie et avec le soutien du gouvernement de droite de l'époque qui lui a concédé les licences nécessaires.

                                             Sources : Facebook, Christian Gilabert
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 22:29


MINKY WHALE – BALEINE DE MINKE


C'est cette espèce de baleine que nous devions voir lors de notre "sortie baleine" de Husavík.



Nous avons vu, au loin, une baleine, nous avons fait confiance à la guide qui nous a annoncé qu'il s'agissait d'une baleine de Minke.





Le petit rorqual boréal est un petit cétacé appelé baleine de Minke depuis le début du XX° siècle.

Jusque dans les années 1930, personne ne s’occupait de ce petit rorqual, beaucoup trop petit pour être chassé.

La chasse au rorqual bleu et au rorqual commun, deux grands cétacés, était beaucoup plus rentable.
Dès que cette population se raréfia, l’industrie baleinière se tourna vers le petit rorqual. En 1949, la Norvège en captura au moins 4000 dans l’Atlantique Nord.
Lorsqu'en 1982, la commission baleinière internationale imposa son moratoire, le petit rorqual était l’espèce la plus chassée dans l’Atlantique Nord, en Antarctique et dans le Pacifique Nord (Japon).

Ces mammifères sont des cétacés appartenant au sous-ordre Mysticeti et à la famille des Balaenopteridae.

Ils sont dotés de fanons et de sillons ventraux pour se nourrir.

Les plus petites baleines à fanons peuvent atteindre dix mètres  (les femelles étant en général plus grosses que les mâles) pour un poids de dix tonnes.


Photo : futura.com

On trouve le petit rorqual des mers  tropicales aux mers polaires.

Il reste en plongée de deux à dix minutes jusqu’à un maximum de vingt minutes pour trouver sa nourriture qui varie selon les régions.

Dans l’hémisphère sud, elle est principalement composée de krill (petites crevettes) tandis que dans l’hémisphère nord, elle comporte également des petits poissons 

(capelans, sardines, anguilles de sable …).

Il vit principalement en solitaire, mais on le trouve quelquefois en paire ou en group .
Le petit rorqual migre entre sa zone de nourrissage dans les mers polaires et sa zone d’hivernage dans les mers plus chaudes où il donne naissance à ses petits.

Les migrations varient d’année en année et son comportement reproductif et social reste mystérieux hormis le fait que les populations sont séparées par sexe et par

 âge.

La période de gestation est de dix mois et la période d’allaitement de six mois.

La baleine atteint sa maturité sexuelle vers six-huit ans et peut vivre jusqu’à quarante-cinquante ans, si elle ne fait pas partie des dix pour cent qui meurent chaque année.

La population de petit rorqual a été estimée à quatre vingt mille dans l’Atlantique nord-est et à quatre vingt treize mille dans l’Atlantique nord. Il n’existe aucune estimation pour l’hémisphère sud.

Photo : baleine-northsailing.is

En dépit du moratoire, le petit rorqual continue d’être chassé par trois pays qui profitent des failles dans la convention internationale pour la réglementation pour la chasse à la baleine.

La Norvège chasse dans l’Atlantique nord-est, la mer de Barents et la mer du nord en vertu de son objection au moratoire et fixe elle même ses quotas.

L’Islande chasse également  dans l’Atlantique nord sous prétextes « d’un programme de chasse scientifique ».

Le Japon massacre les petits rorquals à des fins de « recherche scientifique » dans le sanctuaire baleinier de l’Antarctique et du Pacifique nord-ouest.



Actualité baleinière 2007


L'Institut de recherches marines avait, en juin 2007, proposé que, pour la campagne 2007-2008, que la chasse commerciale à la baleine porte sur 400 baleines de Minke et entre 150 et 200 rorquals communs. Le Ministre des Pêcheries, en août 2007, a "enterré" cette suggestion, faute de débouches suffisants pour la viande de baleine. Déjà, pour la saison 2006-2007, 9 captures de rorquals communs avaient été prévues, mais 7 seulement réalisées, faute de rentabilité.

 

Ramené au port de Hvalfjördur (qui signifie le fjord des baleines), le cétacé a ensuite été dépecé en plein air, car la seule usine de traitement encore existante et construite durant la seconde guerre mondiale n'était plus en état.
Photo : futura-sciences

La viande a été entreposée dans les congélateurs d'une usine locale de traitement du poisson, où elle a été bientôt rejointe par celle provenant de six autres rorquals communs et de sept baleines de Minke.

La plus grande partie s'y trouve toujours, invendue. Car l'Islandais refuse désormais de consommer cette viande. Et alors que les Japonais représentaient le principal acheteur potentiel pour ce produit, leur ambassadeur en Islande déclarait qu'il n'était plus intéressé et mettait fin aux tractations en cours en raison des surplus de viande de baleine déjà entreposés dans son pays.

Info : Futura sciences du 28 août 2007


Actualité baleinière 2009 

 

Seuls 1,1% des Islandais assurent manger de la viande de baleine au moins une fois par semaine, alors que 82,4% des 16-24 ans n’en mangent jamais (sondage Gallup réalisé en Islande en 2006).

Selon des chiffres publiés par le Ministre des Pêches au Parlement islandais le 9 février 2009 : chaque rorqual commun tué dans le cadre de la chasse « scientifique » de 2003 à 2007 a coûté deux millions de couronnes islandaises aux contribuables islandais ; Le coût total sur quatre ans a été de 400 millions ISK (2,7 millions d’euros) ; Sur ce total, 180 millions ISK (1,2 millions €) ont été accordés en subventions aux baleiniers, soit 0,9 millions ISK (630.000 euros) par baleine morte.










La saison de la chasse à la baleine s'est ouverte le 26 mai, sur fond de critiques des associations écologistes à l'encontre de la forte hausse des quotas cette année.
L'Islande avait repris la chasse à la baleine en 2006 après 16 ans de moratoire.















Photo : Greenpeace

Le quota de prise de cétacés a été porté cette année à 100 baleines de Minke et 150 rorquals, contre 40 baleines de Minke et 9 rorquals l'an passé, en dépit d'appels internationaux contre l'extension de
la chasse.

Sept pays, dont la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne avaient protesté en vain en février contre la décision d'accroître les quotas, une décision prise par le gouvernement démissionnaire du précédent Premier ministre Geir Haarde et confirmée par l'actuelle coalition de gauche au pouvoir.

Le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), une ONG britannique, a appelé l'Islande à annuler la saison.

Greenpeace a de son côté demandé au gouvernement islandais de revenir sur la décision du précédent gouvernement.

Photo : AFP

Les premières baleines sont habituellement tuées dans une baie voisine de Reykjavik, la pêche étant interdite près du port pour que les touristes puissent continuer à les observer durant la saison, qui dure généralement jusqu'à fin septembre.

La moitié de la viande sera vendue localement, tandis que l'autre moitié sera commercialisée au Japon. La chasse au rorqual devrait elle débuter plus tard.

L'Islande, en proie à une grave crise économique liée à son secteur financier, est le seul pays avec la Norvège à pratiquer la chasse commerciale à la baleine. Le Japon, plus hypocrite,  la pratique officiellement à des fins scientifiques, même s'il commercialise la viande.

                                Sources : AFP 25 mai 2009

 

Novembre 2009

L'Islande a réalisé cette année sa plus importante campagne baleinière depuis des années, avec la prise de 80 baleines de Minke et 125 rorquals communs, sur un quota fixé à 100 baleines de Minke et 150 rorquals communs.
Des quotas non atteints, non pas à cause du manque de baleines dans les eaux islandaises, mais plutôt en raison de la faiblesse du marché, tant national qu'à l'exportation.
Peut-être est-ce dû au fait que cette viande est polluée par du mercure et des métaux lourds, car les baleines sont en bout de la chaîne alimentaire et concentrent ces polluants tout au long de leur cycle de vie ...
Suite à  la mévente de la viande de baleine,  en Islande les stocks congelés sont phénoménaux (1500 tonnes, de l'aveu même de Kristjan Loftsson, patron de la compagnie baleinière crée en 1948, Hvalur), stocks rendus possibles par l'électricité à très bas prix et les milliers de m2 d'entrepôts frigorifiques disponibles en raison de la diminution des quotas de pêche (nulle part au monde on ne pourrait mettre en œuvre une telle logistique de stockage/congélation).
Photo : goodplanet.info


En 2009, un facteur nouveau a cependant apporté un regain d'intérêt pour la consommation de viande de baleine en Islande : son prix ... Tout simplement inférieur de moitié aux autres viandes (mouton, bœuf), et cela dans le contexte de très grave crise économique que traverse le pays.

Une question essentielle que l'on est en droit de se poser : ces baleines sont-elles en voie de disparition ou bien au contraire en voie de prolifération dans les eaux islandaises ?

 

 
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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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