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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:04

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 23:56

Depuis que nous sommes rentrés d'Islande en juin 2005, Nicolas et moi, ne pensons qu’à y retourner cet hiver pour partir, entre autre, à la poursuite des aurores boréales.

photos islandtours 


Nous voulons également contempler les cascades de Gullfoss prises par les glaces.
carte postale scannée


Je consulte les différents guides, les sites Internet, les forums, mais je ne trouve aucune solution quant à la période de « glaciation ».

Malgré moult courriels au GDR via RTL, pas de résultat.

Les réponses des agences de voyages et ambassades de France en Islande et d’Islande en France, ne sont pas concordantes ; nous commençons à désespérer.
Enfin, début novembre, Jean-Sébastien Petit-Demange du GDR sur RTL me donne son verdict : Pour que Gullfoss gèle, il suffit que la température descende à –10° durant au moins 15 jours et que, si cela se produit, ce sera en janvier ou février, mais du fait du réchauffement de la planète, c’est de plus en plus rare.

 

Sachant que les aurores boréales sont plus visibles si le ciel est noir, je consulte le calendrier lunaire, afin de trouver une fin de semaine proche de la nouvelle lune.
Ce sera donc du 27 au 30 janvier 2006.
photo wikipédia


Ayant déjà effectué une étude comparative envers les différentes agences, il ne me reste plus qu’à finaliser avec Laetitia de Comptoir d’Islande qui nous avait déjà concocté notre voyage cet été.

Tous les jours, je consulte la météo, mais il ne fait pas froid en Islande, c’est mal parti !!!!

 

Dernière semaine de l’année 2005, la France grelotte, il a neigé sur presque tout le territoire.

Plusieurs fois par jour, j’interroge la météo d’Islande et je suis atterrée de constater que les températures sont toutes positives, culminant même à 11° plein nord à Siglufjordur à 23h !!!!!

Point de Gullfoss prise par les glaces ne verra…

 

14 janvier : Un peu d’espoir renaît, plus une température  positive à Gullfoss depuis le 8 janvier, ce n’est pas encore le grand froid, mais entre –3° et –5°.

Victoire, -10° dimanche 15 janvier à 15h !!!!!

Il reste deux semaines avant le départ, si le froid a pris à la pleine lune, c’est peut être gagné …

 

 

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 20:33

"Aurora  Borealis" en latin  signifie "l'aube du nord". 

Galilée, le scientifique Italien, est crédité de l'utilisation du nom en 1622, d’autres assurent que la paternité en revient à Gassendi en 1621.

Dans l'hémisphère sud le même phénomène s'appelle l'"Aurora Australis" et ces ensembles de lumières sont connues sous le nom "d'Aurora d'étoile polaire ".









A cette latitude, c'est la couleur rouge qui domine dans les Aurores, celles ci ressemblent donc à une aube  dans le ciel nordique.











Les Aurores se forment dans la couche extérieure de l'atmosphère entre 80 et 500 kilomètres d’altitude.

La collision des atomes et des molécules ( principalement l'oxygène et l'azote atmosphériques ) issus des particules électriquement chargées du soleil, ou des particules sorties par rayonnement corpusculaire solaire, forme la lumière visible.

Elles peuvent être vues dans les régions autour des pôles géomagnétiques nordiques et méridionaux.



Les Aurores sont parmi les plus grands spectacles naturels sur terre, parfois couvrant presque le ciel entier, semblant danser avec grâce et rapidité. Leur beauté est un  défi à la splendeur qui s’en dégage.

Les mythes

 

Les Aurores ont encouragé l'inspiration créatrice dès l’âge de pierre ; certains motifs  ressemblant à la « lumière nordique » ont été découverts sur le plafond de la grotte de Rouffignac en France.

 

Les plus anciennes descriptions viennent de Chine et d'Israël. 

Au VI° siècle Av J.C, Ezekiel, un prophète juif, qui a vu une Aurore la décrit comme suit : «une rafale de vent arrivait du nord, amenant un gros nuage d'où jaillissaient des flammes. Le nuage était entouré de clarté. Son centre embrasé scintillait comme un métal brillant»

Il n’est pas étonnant que les personnes vivant dans les latitudes sud, voyant les Aurores, peut-être une ou deux fois dans leur vie, les amalgament au surnaturel.


 

En Chine, par exemple, les Aurores ont été associées aux annonces de naissances royales.

Dans certaines légendes en Europe et en Chine les traînées des Aurores dont associées à la queue du dragon.

 

Dans la mythologie Nordique, les Aurores proviennent du royaume d’Ullur, le dieu hiver.

En Scandinavie, la croyance populaire a associé les Aurores avec de jeunes vierges ou des défuntes, ou même "de vieilles filles dansant et faisant onduler leurs mains gantées de blanc".

Elles sont appelées : "Feux du renard" chez les Finnois, "Âme du gibier" chez les Inuit, "Danse des harengs"  chez les Suédois, "Promesse du bonheur" chez les Chinois et les Japonais.

L’explication que je trouve la plus jolie est celle des Lapons qui affirment que : «c’est le renard, qui en remuant sa queue, projette pendant la longue nuit des cristaux de neige dans le firmament».

En contemplant ces somptueuses arabesques vertes déchirer la froide nuit polaire, on comprend le petit renard qui remue la queue de bonheur.
Leur apparition, plus rare sous nos latitudes, provoquait surtout des sentiments de crainte et de mauvais présages.

 

 

 

Les peuples originaires de l’Arctique  eurent leur  propre version : la lumière mystérieuse des Aurore représentait les dieux dansant dans le ciel pour accompagner les âmes des morts.

 

Certains ont pensé qu’elles incarnaient le royaume de l'esprit, d'autres considéraient que c'étaient les esprits qui jouaient au jeu de boule avec le crâne d'un morse. 

L’interprétation la plus anodine était que l'Aurore personnifiait  un signe des esprits qui apportaient le beau  temps.

 

Une variété de superstitions a surgi au sujet de la conduite appropriée à tenir en présence des Aurores : siffler dans leur direction. Mais cela n'a pas été considéré comme une bonne idée, car ce sifflet pouvait  la faire descendre du ciel et elle se saisissait du siffleur ou même pouvait lui couper  la tête et la jeter au loin.

Il a même été dit qu’il fallait applaudir pour faire reculer les Aurores et certains Inuit ont même fabriqué des couteaux spéciaux pour s’en protéger.

En dernier recours, le danger pouvait être évité en jetant de l'urine en direction  l'aurore.

 

Les histoires et les mythes sont nombreux et bien que nous puissions trouver ces croyances étranges, elles nous informent et instruisent au sujet des différentes cultures et de la myriade de façons dont les peuples ont essayé de comprendre leur environnement.

 

Histoire

 

Au cours du Moyen-Âge, les hommes ont commencé à rechercher des explications plus raisonnables pour les Aurores.  Très tôt, les théories  expliquant l'aurore se sont développées.
Certains se figuraient qu’il s’agissait de feux dans le ciel, au bout du monde, produits par la réfraction des cristaux de glace, par la lumière du soleil reflétée sur de la glace polaire.

 

Ces premières descriptions contiennent les prémices de l'explication scientifique que nous tenons pour aujourd'hui vraie. Dès 344 avant J.C., le philosophe grec Aristote avait commencé à observer et étudier les Aurores en les comparant aux sources lumineuses trouvées sur terre.

 

Le premier récit précis où les Aurores  seraient un phénomène naturel, est contenu dans le Miroir du Roi, un livre norvégien datant du 13ème siècle, où elle sont appelées les " Norðurljos " ou "les lumières nordiques" ( Northern Light ).

Cependant, c’est dans la première moitié du XVII° siècle que l'étude scientifique des Aurores a commencé.




Durant la période où Galilée a baptisé  ce phénomène "les Aurores  Boréales", il y avait beaucoup d'observations relatées au sujet des Aurores. 





Ceci coïncide avec une période d’intense activité solaire.  En revanche, durant la  deuxième moitié du XVII° siècle et au XVIII° siècle, la quantité minimale d'activité solaire a été marquée  par la pénurie de rapports sur les Aurores.

Cette période d'inactivité s’est terminée avec un essor auroral très intense en Europe en 1716, ce qui a marqué le début d'une nouvelle ère d'activité extrême.

 

Pour expliquer l’orientation de l’aiguille du compas de navigation , au XV° siècle , William Gilbert, un médecin anglais, suggéra que la terre agissait tel un colossal aimant et que l’aiguille du compas s’alignait le long des lignes de force du champ magnétique terrestre qui lui donne cette inclinaison de 11.6 ° vis-à-vis du pôle géographique.

Cependant, personne n'a établi le rapport entre la signification de cette découverte et  l'existence des Aurores.

En fait, on sait aujourd’hui que la terre fait office de dipôle magnétique.

 




En 1704, Newton découvrit le spectre de la lumière. Les Aurores furent interprétées comme un phénomène optique lié à la réfraction de la lumière dans des vapeurs volatiles.

 




En se référant à cette découverte, en 1744, le Suédois Lindquist crut très sérieusement pouvoir simuler des Aurores en faisant traverser un rayon de lumière à travers un verre d’Aquavit (de l’alcool de grains).

 

 


Après avoir observé les grandes aurores de 1716 le célèbre astronome Anglais Edmund Halley réfuta la théorie des vapeurs volatiles issues de la Terre du fait que le phénomène couvrait un territoire bien trop étendu.



Il postula l'existence d'un milieu qu'il baptisa "effluvium" qui émanait d'un gigantesque aimant situé au centre de la Terre et dont le flux suivait les lignes de force du champ magnétique terrestre à l'image de la limaille de fer autour d'un aimant.

Cet "effluvium" serait lumineux ou pâle en fonction des forces de friction qu'il subirait avec les autres substances.

 

L'hypothèse de Halley expliquait l'une des caractéristiques des aurores, pourquoi elles apparaissaient principalement autour des pôles.

 




En 1733, le Français, Jean-Jacques d’Ortous de Mairan suggéra que les Aurores formaient une lumière zodiacale, cette fine poussière cométaire visible le long de l’écliptique avant le lever ou après le coucher du soleil.



Même si cette première interprétation était erronée, il pensait également qu’il existait une relation entre les taches solaires et les Aurores et que l’atmosphère solaire pouvait s’étendre jusqu’à l’orbite de la terre.
Mais il faudra attendre plus d’un siècle pour que les physiciens confirment les deux idées prémonitoires.

 



En 1746, Leonhard Euler confirma les idées de Mairan en pensant que les Aurores étaient provoquées par des particules situées dans la haute atmosphère, mais refusa de croire que l’atmosphère solaire s’étendait jusqu’à la terre.




Il pensa plutôt que ces particules avaient une origine terrestre et étaient portées à de hautes altitudes par la lumière du soleil où elles réfléchissaient sa clarté.

 



En Suède, vers le milieu du XVIII°siècle, l'astronome Anders Celsius et son collègue Olof Peter Hiorter ont commencé à observer les Aurores d'une façon organisée et scientifique et à enregistrer leurs résultats.

 




En 1852, Sir Edward Subine découvrit qu'il existait une relation entre la fréquence des perturbations magnétiques terrestres (géomagnétiques) et l'intensité des éruptions solaires.




En 1860, Elias Loomis de l’Université de Yale a défini la zone des Aurores comme étant la région de la plus grande activité aurorale.

 







Huit ans après, la théorie renvoyant la lumière du soleil a été abandonnée quand le physicien suédois Anders Jonas Ångström se servit d’un prisme pour prouver que la lumière du soleil est différente de la lumière aurorale.






 

En 1896, le physicien Norvégien Kristian Birkeland a édité la conclusion la plus importante jusqu'ici dans la recherche d'une explication des Aurores.  Il a soutenu ses théories par des expériences qu'il avait faites sur une série d'expéditions aurorales en Norvège nordique en photographiant des Aurores.




Il simula des aurores dans une chambre vide en bombardant de rayons cathodiques une terre artificielle constituée de fer magnétisé qu’il nomma : "Terrella". 

Il conclut que les aurores étaient un phénomène non terrestre. Mais c'est seulement en 1896, après la Première Année Polaire Internationale, que Birkeland proposa une théorie rationnelle liée à l'activité solaire en mettant en évidence une relation entre le nombre de taches solaires et le nombre d'aurores durant un siècle d'observation.

 




Finalement vers 1940, le physicien Suédois Hannes Alfvén repris l'expérience de Birkeland avec la "terrella" et interpréta les aurores en terme de plasma, découverte qui lui valut le prix Nobel de physique... en 1970.





Si tard car dans l'intervalle les astronomes mirent beaucoup de temps pour découvrir l'origine des phénomènes lumineux et radioélectriques qui les caractérisaient.

En analysant les relevés magnétométriques, les mesures indiquaient qu'au cours d'une journée l'intensité du champ géomagnétique pouvait augmenter d'un facteur 10 ou fluctuer très rapidement en l'espace de quelques minutes. Quelle source pouvait donc provoquer de telles perturbations ?

Les scientifiques réalisèrent bientôt qu'il devait exister dans l'espace de puissants champs magnétiques pour expliquer les perturbations géomagnétiques qu'ils mesuraient sur Terre.

Ils découvrirent que cette activité se manifestait à des moments bien précis et touchait une grande partie du territoire et n'était en rien un épiphénomène local.

Ils découvrirent également que cette activité était plus importante aux latitudes nord qu'aux latitudes moyennes, ce que confirmait l'étonnante expérience de la Terrella de Birkeland.


 



En 1958, James Van Allen de l'université de l'Iowa a mis un compteur Geiger à bord du premier satellite des États-Unis, Explorer I, et s’est servi des résultats pour formuler la théorie de ceintures de rayonnements, "les ceintures de Van Allen".

                                                                                                                                                                                                                    

Ceci a permis de mesurer la forme et les limites du champ magnétique de la terre et a mené à la découverte de la magnétosphère comme bouclier et champ protecteurs des processus d'énergie.

 




En 1958, l'astronome américain Eugène Parker démontra que les aurores étaient liées à la dynamique du champ magnétique et des particules libérées par le Soleil. 




Mais tous ses confrères, s'ils ne se moquaient pas de lui, estimaient qu'il ne s'agissait que d'une théorie parmi d'autres. Pour apporter une preuve irréfutable à l'appui de sa démonstration, Parker proposa à la toute jeune NASA d'envoyer à bord de la future sonde spatiale Mariner 2, qui devait être lancée vers Vénus en 1962, un magnétomètre et des instruments capables de mesurer l'intensité des particules émises par le Soleil.

 

C'est alors que les astronomes découvrirent que Parker avait raison. Les enregistrements réalisés par la sonde Mariner 2 mesurèrent un vent de particules intense qui soufflait continuellement du Soleil. Ce courant corpusculaire était tellement intense qu'il figeait en quelque sorte le champ magnétique solaire.

 

Ce "vent solaire" se propageait dans l'espace à une vitesse supérieure à 250 km/s ! C'est à cette occasion que l'on découvrit qu'il existait une interaction électromagnétique entre le Soleil et la Terre, un phénomène très complexe que des dizaines de spécialistes étudient aujourd'hui à temps plein par satellites interposés (SOHO, Cluster, etc).

 


Depuis, grâce à l'odyssée des sondes spatiales Pioneer et Voyager, les astronomes ont découvert que ce vent émanant du Soleil
est tellement puissant qu'il s'étend au moins quatre fois plus loin que Pluton.
 

Pioneer
 



 



Voyager1

                                                                                                                                    

 

Photos des aurores libres de droits : NASA
        Photos et images des savants : Wikipedia

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 17:16

Vendredi 27 Janvier 2006

 

Le grand jour est arrivé, à nous l’Islande et sa féerie hivernale !!!

 

Ici, à Paris, il gèle.

Décollage avec 35 minutes de retard.

L’avion est rempli au quart.

Dès que nous franchissons la couche de nuages nous volons dans un grand ciel bleu et avons l’impression de survoler les montagnes enneigées. Il ne manque que les skieurs et les remontées mécaniques.

Après un vol sans histoire, nous quittons le bleu du ciel pour nous plonger dans la grisaille islandaise.

Nous sommes déçus, nous pensions que la neige recouvrirait le sol, mais étant donné la température,  il ne reste que quelques traces blanches dans les creux.





Nous apercevons les Îles Vestman : Heimey et Surtsey. Pourvu qu’il fasse beau demain pour notre excursion à Heimey.

Il est 16h (heure locale), c’est déjà le crépuscule, mais le thermomètre indique 8°.
Nous rejoignons notre accompagnateur dans le hall.

Surprise, nous pensions nous rendre à Blue Lagoon en autocar, mais c’est une voiture particulière qui nous y conduit. Nous avons l’impression d’être des personnages importants !!!!

Le chauffeur nous dépose et nous indique qu’il viendra nous rechercher dans 1h30.

Heureusement que notre expérience de l’été dernier nous a appris que les Islandais sont honnêtes, car il repart avec tous nos bagages !!!!

Avec tous nos bagages et aussi avec le bon d’échange commun (taxi-Lagoon) qui doit nous donner accès à Blue Lagon ….

Nous expliquons à l’hôtesse et lui montrons la facture de l’agence, elle en fait une photocopie et nous donne notre bracelet électronique. Cela m’étonnerait que cela se soit passé comme ça en France !!!

Surprise lorsque j’arrive dans le vestiaire : Imaginez une salle, au milieu, des bancs, surmontés d’une barre d’où pendent des cintres où sont accrochés des filets ; tout autour, des casiers ; dans cette salle, une ruche de femmes totalement nues qui s’affairent, se déshabillent, se rhabillent, se sèchent les cheveux, papotent ; mais aucune trace de cabine où se dévêtir. (Non Messieurs, il n’y a pas de photo …).

La pudeur, pruderie, voire pudibonderie bien française me retient un instant, toutefois, il va bien falloir faire quelque chose.
Je commence à me déshabiller en me disant: de toutes les façons, tu ne les reverras jamais. J’enfile mon maillot  en me camouflant comme je peux et me rends dans la salle de douche.

Et là, les femmes sous la douche, jusque là silencieuses, commencent à faire des commentaires en me regardant avec insistance.

J’ai commis un crime de lèse-majesté, le maillot ne s’enfile que lorsque vous vous êtes lavés aux endroits stratégiques indiqués par un panneau.


M’en fous, je ne comprends pas plus l’islandais que l’anglais et puis le bruit de l’eau sur les cheveux atténue les quolibets !!!!!!

Une fois les ablutions terminées, je rejoins Nicolas qui lui, s’est déshabillé dans une cabine et s’est douché derrière un rideau. Les Islandais auraient-ils plus de choses à cacher que les Islandaises ?

Nous quittons le hall surchauffé et nous retrouvons dehors où le thermomètre indique 4°.

Vite, plongeons-nous dans le bain chaud. Nous imaginions que l’eau siliceuse était épaisse, mais non, c’est juste une eau extrêmement douce, opalescente, chaude (37-39°), nous avançons, nous avons toujours pied, des têtes glissent à la surface de ce lac de contes de fées dont les contours irréguliers se perdent dans la brume.

 

Nous sommes une cinquantaine à barboter, quelques-uns dégustent un cocktail bleu apporté sur un plateau par un serveur en slip de bain et nœud papillon, c’est surréaliste.

D’autres devisent assis sur des banquettes sous-marines. Cela tient à la fois du forum antique et du Café du Commerce.

Nous supposions que le fond était couvert d’une couche de silice, mais c’est une espèce de granulat fin noir, certainement de la lave concassée.

Des vapeurs fantomatiques montent du lac aux eaux d’un bleu laiteux, moutonnent dans un vent coulis frissonnant, s’effilochent lentement vers les collines de lave vitrifiée.


Nous nous enduisons le visage avec une louche de  silice puisée dans une caisse, ça fait un sérieux nettoyage de peau.



Puis nous allons nous rincer sous l’onde claire d’une cascade, mais le débit est tel que nous imaginons une armée de kinés sadiques nous massant avec le tranchant de la main.

C’est très agréable sur les épaules et sur le dos.





L’eau chaude dénoue les corps, apaise les esprits, réconcilie avec l’univers.

Nous faisons un bref séjour dans les saunas, il y fait bien trop chaud pour moi, l’air est irrespirable.
Dans l’un, c’est la vapeur issue directement du ventre de la terre qui fume, dans

l’autre, c’est l’eau qui goutte sur les pierres chauffées. Vite, retournons dans l’eau tiède (37-39°)…


Un maître-nageur, vêtu d’une combinaison de chantier fluo veille sur les baigneurs.



Dans quinze minutes, notre chauffeur vient nous chercher, il va falloir déjà quitter cette douce torpeur.


Dire que cet été, cela ne nous disait rien de nous baigner, nous avons perdu une occasion de nous faire plaisir.

Douche en maillot et commentaires idoines, mais ayant repéré des WC, je vais m’y habiller. Je ne me fais pas avoir deux fois !!

Notre chauffeur nous conduit à Reykjavík à notre hébergement : la guesthouse Isafold en trente minutes, enfreignant les limites de vitesses (Sarko n’a pas encore exporté nos radars !!!).

Porte close, nous sonnons, frappons, personne. Comble de malchance, le service de nos GSM est indisponible.

Il est déjà 19h, si cela continue, le car qui doit nous conduire à la poursuite des Aurores Boréales va venir nous chercher avant que nous ayons pu entrer dans notre chambre.
Heureusement que la gentille voisine, voyant notre désarroi, téléphone à l’hôtelier qui arrive dix minutes plus tard.























Photo isafoldguesthouse.is


Apparemment, notre hôte nous a oubliés. Notre chambre à deux lits était réservée au RC et il nous propose une chambre à un lit au premier.

Refusant, il nous propose une chambre à deux lits, mais elle est déjà occupée, nous nous retrouvons donc au deuxième.

Sacrée organisation !!!!!

Le temps de sortir nos gants, de nous rendre au 1011 faire quelques emplettes et dîner sur place, il est l’heure où le mini car vient nous chercher.
Nous rejoignons le grand car au terminal du Flybus et attendons les informations de la météo afin de savoir de quel côté nous allons nous diriger pour avoir une chance d’apercevoir des Aurores Boréales.

Toutes les conditions requises sont réunies ce soir : froid, nuit sans lune, ciel clair, mais les météorologues sont assez sceptiques.

Le chauffeur nous indique que nous mettrons environ ½ heure pour sortir de Reykjavík à cause des embouteillages du vendredi soir … Il y a une voiture tous les 200 mètres et nous nous retrouvons à trois aux feux. Il va falloir l’inviter en région parisienne…

L’accompagnatrice nous indique la station Shell qui distribue l’hydrogène aux autobus.















Photo : rtl.fr


Nous nous dirigeons d’abord vers le nord-est, puis les météorologues nous envoient vers le nord, puis  vers le nord-ouest ; nous nous retrouvons dans la campagne, loin de la pollution lumineuse, aux environs de Mosfellbær.
Nous descendons du car dans la neige, il fait frisquet, une incommensurable myriade d’étoiles scintillent au firmament. Nous écarquillons les yeux, le regard rivé vers le nord, mais point d’Aurore.
Au bout d’une demi-heure, nous remontons dans le car et roulons vers le nord.

Nouvel arrêt, nouvelle déception, ce soir, elles ont décidé de ne pas se montrer.

L’accompagnatrice nous sert un délicieux chocolat chaud reconstituant, accompagné d’un beignet islandais, genre « étouffe chrétien ».
Dépités, nous repartons vers Reykjavík.
Arrivés à Mosfellbær, un grand cri de l’accompagnatrice nous fait découvrir une Aurore naissante.

Vite le car se gare sur une aire de tri sélectif, mais qu’importe, le spectacle est là.

Le chauffeur nous fait rapidement remonter afin de nous emmener vers une zone sans pollution  lumineuse.

Arrivés en rase campagne, nous pouvons admirer, enfin, cette immense trace verte qui barre le ciel, ondulant au milieu des étoiles scintillantes, elle embrase la voûte céleste au grand émerveillement de chacun.




















L'aurore que nous
avons observée
ressemblait à
celle-ci




Le silence nous a étonnés. Nous pensions que l'aurore faisait un bruit de soie froissée.
Après une vingtaine de minutes à contempler ce voile luminescent ondoyant dans le ciel, à regret, nous repartons, car il est bien plus de minuit et nous devrions être rentrés depuis longtemps à Reykjavík.

Mille mercis au chauffeur qui, sans se soucier de l’horaire, nous a fait découvrir cette merveille.

Le temps de déposer tous les passagers devant leur hôtel respectif, nous sommes les derniers à descendre à 1h devant la mairie, les yeux encore remplis de cette merveilleuse « Aube du Nord ».

Toutes ces photos sont issues de sites Internet, malheureusement, toutes celles que j’ai prises sont trop  sombres.

 

 

Pour en savoir plus sur les Aurores, consulter l'article : Aurores Boréales

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 16:59

Samedi 28 Janvier 2006

 

Après un copieux petit déjeuner, nous voici dans la rue à 8h30.

Il fait nuit noire  personne  à part le service de nettoyage, pas une boutique ouverte hormis une boulangerie.
Nous nous dirigeons vers le port où nous observons un immense chalutier navire-usine qui charge des centaines de casiers.

A 9h, les premières boutiques déverrouillent leur porte, il fait toujours aussi noir et nous sommes toujours seuls à arpenter les rues.

Les livreurs ont posé leurs colis et journaux sur le seuil, quelques clients poireautent afin d’acquérir leur journal, cela ne viendrait à l’idée de personne de se servir !!!
Il faut attendre 10h pour que la ville commence à s’éveiller, toutes les boutiques sont ouvertes et les commerçant sont à l’affût d’un hypothétique client.

Le petit jour se lève péniblement à 10h15, nous regagnons notre hôtel car un taxi vient nous chercher à 11h pour nous conduire à l’aéroport domestique (1100 Kr = 14.60€, c’est cher).

















Photo : Wikipedia


L’hôtesse d’accueil nous accompagne en salle d’embarquement où nous contemplons le ballet des manutentionnaires qui chargent le fret.

Le jour s’est levé avec beaucoup de difficultés, mais d’un seul coup, il fait noir, le vent souffle, la pluie cingle, des chips de polystyrène s’envolent d’un colis crevé.

L’hôtesse vient nous annoncer que le vol vers Heimaey, une des Vestmannaeyjar (îles Vestmann) est annulé a cause des conditions météorologiques. Nous sommes frustrés, car notre emploi du temps ne nous permet pas de reporter l’excursion un autre jour. Nous sommes également dépités, car nous étions les seuls passagers à emprunter ce vol et nous commençons à prendre goût aux transports privés …..


Vu le temps pourri, nous décidons d’aller à Kringlan à Kópavogur, voir à quoi ressemble le « plus grand centre commercial d’Islande ».

Le chauffeur de taxi nous fait l’article : 6700 mètres carrés, plus de 80 boutiques …

















Photo : kringlan.is

Effectivement, pour un Islandais, c’est gigantesque, mais pour nous qui sommes habitués aux grands centres commerciaux, c’est riquiqui.


Le temps s’améliore légèrement, nous convenons d’aller visiter le musée en plein air d’Arts et Traditions populaires d' Árbær, mais la « journée pas-de-bol » continue, le chauffeur de taxi nous prévient qu’il est fermé pour trois mois à la suite d’une tempête qui a dévasté les toitures.

Qu’à cela ne tienne, nous rentrons à l’hôtel poser notre "sac de voyage raté à  Heimaey".

Le chauffeur de taxi qui nous ramène, nous dit (en anglais) que son arrière-arrière-arrière grand-père était Français, Breton, pêcheur d’Islande et qu’il a fait souche (mais le Français est tombé en quenouille !!!!)

Cet été, nous n’avons pu acheter le DVD de la formation de Surtsey au Volcano-show, c’est le moment d’y retourner.

Le crachin s’est transformé en une pluie diluvienne.

 
Bravant la grippe aviaire, lestés de pain, nous partons en direction du lac Tjörnin, où nous attendent canards, eiders, oies bernaches et cygnes.                

Au moins, eux ne nous décevront pas !!!





Effectivement, ils sont là, mais il y a de la concurrence, nous ne sommes pas les seuls à vouloir les nourrir. Ils sont tellement nombreux et jamais rassasiés que tous les « nourrisseurs » ont leur aréopage ailé attitré.



Contrairement à ce qui est affiché sur la porte, le Volcano est fermé (ça continue !!!).
Qu’importe, il y a toujours une solution de rechange. Nous nous dirigeons vers le Musée national d’Islande sous une pluie battante.

Nous arrivons à 16h30, le musée fermant à 17h, on ne nous délivre pas de billet (journée maudite !!).

Nous restons dans le hall jusqu’à la fermeture pour nous sécher un peu et repartons, sous la pluie, vers notre hôtel.

Dans le vieux cimetière de Reykjavík, face au lac Tjörnin, Suðurgata, un des endroits paisibles de la capitale islandaise, on peut voir une stèle commémorative, à la mémoire des pêcheurs Français.

Sur un des côtés de cette pierre islandaise, sont gravés ces mots extraits du roman de Pierre Loti : « Il ne revint jamais. Une nuit d’août, là-bas, au large de la sombre Islande, au milieu d’un grand bruit de fureur, avaient été célébrées ses noces avec la mer. »


De l’autre côté de la stèle, on retrouve le même texte en islandais. Ce monument, à la mémoire des marins Français disparus en mer d’Islande, fut érigé par les Islandais en 1953. Les tombes de marins existantes furent placées sous le monument.

 

 

Nous achetons quelques provisions dans notre 1011 favori pour notre dîner.

Vers 20h, la pluie a cessé, nous allons tirer le portrait de la cathédrale Hallgrímskirja  dont le clocher se prend pour un sapin de Noël.



La neige commence à tomber, il est temps de regagner notre couette.

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 20:34

Dimanche 29 Janvier 2006

 

Un petit bus de 16 places vient nous chercher à 8h, nous faisons la tournée des hôtels afin de récupérer les autres passagers pour l’excursion du Cercle d’Or.
Nous pensions rejoindre un grand car, mais nous ne sommes que 9. Naturellement, il fait nuit noire, la circulation est nulle (il ne va pas nous faire le coup des embouteillages …).
Dès que nous quittons Reykjavík, le brouillard s’épaissit, nous ne voyons plus la route, la signalisation des bas-côtés est effacée, heureusement qu’il n’y a aucune circulation car nous roulons souvent à gauche.

Nous prenons de l’altitude, la route est verglacée, les champs sont couverts de neige, il fait frisquet. Nous sommes dans les Hellisheiði.

Arrivés vers Hveragerði, la pluie fait son apparition.


Le chauffeur nous dépose devant une serre "touristique" : le jardin d’Eden.



Nous franchissons deux lourdes portes sculptées représentant Adam et Eve et débarquons au "royaume de la carte postale".

Passées les guinguettes à souvenirs, nous accédons aux serres.



Un bananier couvert de bananes nous accueille.



 
Puis, c’est un géant végétal qui jaillit hors de la terre.



La serre s’étend sur 4000 mètre carrés. Ici croissent plantes méditerranéennes et tropicales.





Nous remontons dans le car et toujours sous une pluie diluvienne, notre chauffeur nous conduit devant le jardin dévasté par une faille  vomissant de la vapeur et une eau frémissante
.

Nous pensions que nous aurions droit à une visite complète d’ Hveragerði : trou du diable, geyser … mais nous repartons déjà vers le cratère Kerið.







Photos prises en avril 2009. Le temps était tellement excécrable que nous ne voyions rien.









Celui ci s’est formé il y a environ 6500 ans.

C’est un cratère d’explosion elliptique de 170 mètres sur 270 mètres. Sa profondeur totale est de 56 mètres, la hauteur d’eau de 7 à 14 mètres. Ses flancs sont rouges.

Les éléments se déchaînent, il fait tellement noir que toutes mes photos sont ratées.

Un petit chemin nous engage à en faire le tour, mais tout le monde se replie vite dans le bus bien chauffé !!!


Nous continuons vers l’église de Skálholt datant de 1953. Sa construction permit aux archéologues de découvrir les vestiges d’une cathédrale édifiée à cet emplacement, détruite par un incendie en 1309.



Celle ci était deux fois plus vaste que l’église actuelle. Ici, se trouvait le premier évêché d’Islande fondé par une éminente dynastie de goðar (dieux). Skálholt fut un grand centre artistique et culturel de 1056 à 1796. L’épiscopat, devenu protestant sous la Réforme, fut transféré à Reykjavík en 1797, le site ayant été détruit par des éruptions volcaniques.

Certains objets appartenant aux  évêques sont exposés à l’intérieur de l’église actuelle.

Nous ne pourrons pas les admirer car un office s’y déroule et nous n’avons pas le

temps d’en d’attendre la fin.

La bourrasque est telle que nous sommes drossés sur les barrières de l’escalier.

 

Le chauffeur bifurque dans un petit chemin pour nous laisser admirer la cascade de Faxí et son échelle à saumons.

 



Puis, nous poursuivons notre route vers sa grande sœur : la cascade de Gullfoss.

 


A ma grande surprise, celle-ci est en partie prise par les glaces.






carte postale scannée















carte postale scannée








Depuis des mois, tous les jours, à différentes heures de la journée, je consultais le site vegag.is afin de connaître la température, car, pour que Gullfoss soit gelée, il faut que le thermomètre reste à –10° durant au moins quinze jours. Cela ne s’est produit que dimanche 15 janvier, d’où mon étonnement.





Le gel a capitonné le site, tentant d’imposer le silence aux flots impétueux de la chute.

Nous descendons péniblement par le petit sentier complètement verglacé, ça glisse, ça dérape, ça patine, j’ai peur, j’arrête ; Nicolas continue 100 mètres plus loin et lui aussi rebrousse chemin.





La remontée est épique, dix fois, nous manquons  de nous retrouver à plat ventre.

Le gentil chauffeur a eu la bonne idée de descendre le bus jusqu’au parking inférieur, nous sommes plus vite au chaud et au sec.


Halte à Geysir toujours sous des trombes d’eau, Strokkur ne doit pas aimer être mouillé car il n’est pas bien vaillant aujourd’hui, il lui faut plus de dix minutes pour nous concocter un ridicule petit jet.



Même les mares bouillonnantes ne glougloutent pas. Décidément, il y a des jours où l’on devrait rester en France bien au chaud sous la couette…


Arrêt à Þingvellir où nous nous disons qu’il va faire nuit avant d’avoir fait jour, l’hiver n’en finit plus de grignoter les jours.

La plaine est envahie par les eaux, les ponts sont submergés. Impossible d’accéder aux gorges de l’Almannagjá.

 


La gentille cascade Öxaráfoss s’est transformée en chute du Niagara.

Nous remontons dans notre bus-cocon et contournons les gorges.

Nous sommes seuls dans la salle d’exposition et l’hôtesse (ravie de voir enfin âme qui vive) se fait un plaisir de nous commenter les diaporamas.

Il est déjà l’heure de repartir.

Nous regagnons Reykjavík sans avoir visité  la centrale géothermique de Nesjavellir, sans doute fermée au public le dimanche.

Notre petit bus nous dépose devant notre hôtel.
Merci Magnus pour cette balade humide.

 

N’ayant jamais trouvé de skyr à la banane (dont nous nous étions délectés cet été) dans notre 1011, nous décidons d’aller faire un tour au Bonus situé tout en haut de la rue Laugavegur. Si le 1011 est ouvert un dimanche, il n’y a pas de raisons que le Bonus soit fermé. Et bien si.

Nous retournons dans notre magasin favori et dévalisons le rayon skyr pour le plus grand bonheur de nos amis (et le nôtre aussi…).

 image : skyr.is

 
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:25

L’Islande est un pays magique, envoûtant.
Si nous l’avons adorée en juin, nous avons  été un peu déçus en Janvier.

Nous  croyions la découvrir blanche de neige, scintillante sous la glace, un vrai pays de Cercle Polaire, mais il y faisait plus doux qu’à Paris.






Nous souhaitions
être témoins des frimas qui poudrent les plantes de sucre, qui font marcher les canards sur l’eau.







Nous désirions constater de visu de l’utilité de la géothermie qui permet aux trottoirs et aux chaussées d’être dégagés grâce aux tuyaux passant en dessous.

C’est vraiment en Islande que nous avons pu constater les ravages du réchauffement de la planète : 15 degrés d’écart avec Paris (- 7° + 8°),  (la température la plus chaude étant à Reykjavík …..), pas de neige dans un pays limitrophe du cercle arctique alors que depuis des temps immémoriaux, elle recouvrait TOUT le pays dès Octobre et dans les régions montagneuses du nord, il y neigeait même en été.

 

Voici ce qu’écrit Olivier Grunewald dans son magnifique livre : "Islande, l’île rebelle".

« Les glaciers islandais n’atteignent plus la mer. Ils continuent de fondre et de reculer sous l’effet du réchauffement climatique global qui affecte la planète. Libérée du poids des glaces, l’île pourrait alors se surélever par rapport au niveau de la mer.

Les climatologues craignent que le scénario du réchauffement entre 1965 et 1976 se reproduise.


A cette époque, les débâcles des glaces ont bloqué la totalité de la côte nord de l’Islande, interdisant pendant plusieurs mois la navigation de tous les bateaux de pêche.










image :

silverscreens.com















L’impact économique considérable a provoqué la dévaluation de la couronne islandaise. Les scientifiques ont découvert que cette crise climatique s’était traduite par un accroissement des pluies et des neiges sur le continent nord-américain (68 cm de neige à New-York début février 2006 !!!), suivi d’une production massive de glace de mer par l’océan Arctique.

 Expulsée dans la mer du Groenland, celle-ci, en fondant, a engendré une baisse de la salinité. L’apport d’eaux douces ralentit les courants marins et provoque leur refroidissement.
Les climatologues prévoient un refroidissement important des eaux circulant  autour de l’Islande. Les poissons, qui affectionnent les eaux tièdes du Gulf Stream, se verront contraints de migrer vers des eaux plus clémentes.

Le refroidissement de l’Océan pourrait s’accompagner d’une forte baisse de la ventilation des eaux profondes, au point que les poissons se trouveraient privés d’oxygène.

Un scénario catastrophe pour un peuple de pêcheurs. »


Fin Janvier, à l’époque où nous y étions, l’Islande aurait dû être recouverte par la neige, le froid aurait dû régner en maître. La plupart du temps, j’étais en polo à manches courtes sous mon blouson et j’avais trop chaud.

Au même moment, la neige recouvrait la Grèce, la température chutait jusqu’à –11°. Les morts se ramassaient à la pelle en Russie et en Pologne.

Décidément  la terre ne tourne plus rond.

 

Voici le relevé de températures effectué le 18 Février, mois réputé pour être le plus froid de l’année.



A titre de comparaison, à la même heure il fait 5° à Chartres.


L’Islande se mérite et ne se livre pas à qui veut la découvrir à la va vite.
Pensant trouver de la neige, des congères et de la glace, nous avons été trop timorés pour oser louer un 4X4 et partir tous les deux à la conquête de ces lieux ensorcelants.

C’est pourquoi nous avons choisi la formule excursion guidée en autocar.
Il faut dire que trois jours ¼, c’est beaucoup trop peu, mais Nicolas n’avait plus assez de congés pour partir une semaine.
Pourtant, nous ne sommes pas adeptes du panurgisme.









Nous sommes plutôt du genre à passer la nuit à poursuivre les Aurores Boréales, à attendre la fin de la messe pour visiter l’église (et pourquoi pas assister à l’office luthérien ?








image : NASA


Une heure, c’est bien trop peu pour se sécher, déjeuner, acheter quelques cartes, descendre et remonter, en glissant, vers Gullfoss. Nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la cascade d’ Öxaráfoss à Þingvellir.
Mais le pompon a été à Hveragerði : 45 minutes à glandouiller dans la serre à touristes au milieu des cartes postales et « souvenirs » où le pire côtoie …le pire ; alors qu’il y a tant de phénomènes géothermiques à découvrir dans cette ville.








Nous aurions aussi pu profiter plus longuement des bienfaits de Blue Lagoon.







Mais ce n’est que partie remise.
Nous sommes « en manque » dès que nous quittons cette île et nous y reviendrons un jour prochain, c’est sûr !!!

 

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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