Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 23:36

Mercredi 17 juin

 

Nuit paisible à Kirkjuból troublée seulement par le bla-bla des huîtriers.

J'attache fermement le drapeau islandais au rétroviseur et nous partons petit-déjeuner.



La maman a tout préparé dans des boîtes hermétiques et la petite n'a eu qu'à les ouvrir. Elle a fait chauffer le lait, l'eau et le café mais a oublié le lait froid. Faute de lait, je prendrai deux fois du súrmjólk (il faut bien trouver une excuse…).
Nous partons en direction d'Hólmavík pour rejoindre la côte du Strandir baignée par l'immense Húnaflói.

Les maisons d' Hólmavík ne sont pas pavoisées, rien n'indique qu'en ce 17 juin c'est la fête nationale, notre 14 juillet à nous.

Nous pensions croiser un défilé, rien de tout ça.
Il fait frisquet ce matin : 4°, le vent souffle et le Steingrímsfjörður n'est pas aussi calme qu'hier. Les vagues se cassent sur les écueils provoquant des éclats d'écume blanche.


Notre drapeau qui claque au vent fait fuir les brebis et agneaux à notre approche.



A Hveravík (la baie bouillante), quelques kilomètres avant le village de Drangsnes, ça fume au bord de la route et en face dans la mer où eiders et canetons profitent de cette bonne eau tiède venue du fond de la terre.



Drangsnes, fin de la route goudronnée. Les couleurs ont été hissées sur les maisons.

Nous assistons au lever du drapeau officiel au croisement de la route qui mène à la piscine.

En France, dans chaque village, on trouve un bistrot ; en Islande, même dans une bourgade de 80 âmes comme ici, c'est une piscine…


Nous disons au revoir au petit phare jaune de Grímsey et continuons notre route qui longe la côte battue par le vent.



Toutes les maisons ont été abandonnées. Ne restent que de rares fermes et sumarhús.

Voici le Bjarnarfjörður (fjord des enfants). Du bois flotté jonche les grèves ainsi que de vieux bidons et filets de pêche jetés là par quelque tempête. Le bois flotté a même traversé la route, c'est dire la violence du vent et des flots.



Ici, c'est le domaine des pluviers dorés et des lagopèdes ; quelques huîtriers fouillent les vasières.


Au bout du fjord, une annexe du musée de la sorcellerie d'Hólmavík. C'est fermé en ce jour de fête nationale. On y trouve également deux vénérables maisons en tourbe et un bain naturel du XII° siècle.




Une grande piscine alimentée par l'eau chaude prodiguée par Dame Nature jouxte l'hôtel de Laugarhóll.

L'eau du bout du fjord est d'argent comme du mercure, plate, sans vague, sans ride, on dirait que la montagne fume comme s'il venait de s'y produire une éruption. Tout est gris. Il va pleuvoir d'ici peu.

Dans le fjord une multitude de boules rondes est posée là, venus d'on ne sais où, comme une myriade de têtes de phoques hypothétiques. Ce ne sont que des cailloux…



Les côtes sont de plus en plus déchiquetées, les vagues de plus en plus grosses, le vent de plus en plus violent.


Le brouillard descend doucement des Balafjöll.


Nous nous disons que les sorciers ont préparé la soupe magique et ont soulevé le couvercle de la marmite, d'où cette vapeur. Ils nous attendent pour nous y plonger.


La petite baie de Kaldbaksvík est déserte.


Toutes les maisons sont indiquées sur la carte entre parenthèse et barrées sur les panneaux. Rien, pas un oiseau, pas un mouton, pas une voiture croisée depuis Drangsnes ; que nous.

Les grèves sont envahies de bois flotté : fortune de mer.

Perçus comme un don de Dieu, car chaque jour ramené sur la plage par les puissants courants venus de Sibérie, maintes églises ont été édifiées grâce à cette ressource inépuisable.

A partir du refuge d'urgence fortement haubané situé au fond du fjord de Veiðileysa, nous sommes entourés d'un épais brouillard. On ne rigole plus avec les sorciers. On n'y voit rien de rien. Heureusement que des poteaux jaunes sont plantés au bord du précipice pour nous indiquer la route. Ça grimpe de plus en plus, la neige est de plus en plus présente. Il pleut, on n'y voit goutte. C'est ça la véritable Islande, nous commencions à en avoir assez de ce beau temps depuis neuf jours !!!

Nous croisons trois voitures d'un seul coup ; c'est bien le moment !!!

Nous descendons vers le Reykjarfjörður et le brouillard se délite un peu.

Nous apercevons à peine l'ancienne usine de traitement du  poisson où nous sommes attendus.


Quand il voit l'état du bâtiment, Jean-Louis est désespéré, je lui laisse croire que c'est ici que nous allons dormir.



Nous faisons le tour du bâtiment et arrivons devant l'hôtel Djupavík, une jolie bâtisse rouge et blanc surmontée d'un grand balcon.



Nous dormirons dans l'ancien dortoir des femmes (Kvennabragginn) rénové par Jóna notre hôtesse et son mari.


Nous occupons une des chambres du premier étage qui accueillait alors six saleuses de harengs.


A l'époque, il n'y avait certainement pas de lavabo dans un coin  ni salles de bains dans le couloir ni de salon bibliothèque accueillant.

Au rez-de-chaussée, le restaurant décoré d'objets anciens. On nous sert une délicieuse soupe de tomates. De quoi nous réchauffer. Nous allions repartir lorsque Jóna nous indique qu'elle jouera l'hymne national à 14h au saxophone et qu'il y aura un défilé.

Si je m'attendais à ça au bout du monde !!!

J'imagine déjà la fanfare au grand complet, Monsieur le Maire dans son beau costume, les dames en habit traditionnel, les enfants agitant les drapeaux, pas les majorettes, mais presque.


13h59, Jóna remet un drapeau à son fils et aux deux petites filles des touristes qui logeaient avec nous à Kirkjuból et le défilé commence :



Jóna en tête qui joue les hymnes au  saxophone, se battant avec le vent et les pinces à linge qui maintiennent ses partitions, suivie de son fils et des six touristes présents.

Cent mètres aller, cent mètres retour.

Et ça se termine ainsi sous les applaudissements chaleureux des participants.

C'est idiot, mais je trouve que c'était particulièrement émouvant cette fête nationale et cette ferveur qui s'en dégageait, dans ces conditions extrêmes, isolés, ventés, sous la pluie battante.
Je m'en souviendrai longtemps de ce 17 juin islandais.

La pluie ne cesse pas, nous partons en direction de la rive nord du Reykjarfjörður.

Le brouillard est plus diffus mais nous ne distinguons pas grand-chose de l'autre côté du fjord.

A mi-chemin de Gjögur, la piste se coule entre la montagne et les rochers qui, tels des trolls surgis de la brume, semblent vouloir nous enserrer.


La route grimpe en corniche et le brouillard nous cache les rives du Reykjarfjörður. Ça tombe bien, comme il n'y a plus de piquets jaunes nous ne voyons pas le vide.


Le brouillard se dissipe et nous distinguons la neige. Elle est partout : sur les flancs des montagnes, dans les fossés et même sur la plage. Un 17 juin…



Encore et toujours du bois flotté sur le rivage, ici, il sert d'abri aux moutons.



Sur la baie de Trékyllisvík, la brume est tellement dense qu'on ne distingue même pas l'île d'Arnesey où vit une des plus abondantes colonies d'eiders d'Islande.

Sur la mer déchaînée, quelques familles de canards se font chambouler par les vagues puissantes.


Nous nous arrêtons à Arnes visiter le musée de Kört. Je pensais que l'on pouvait voir une collection d'objets confectionnés en bois flotté mais c'est un recueil d'outils et ustensiles ménagers usuels retraçant la vie des Islandais au début du XX° siècle.




Après ceux de Skógar et Hnjótur,  celui-ci paraît bien petit.

Nous bifurquons enfin sur la piste qui conduit à Krossnes (le cap de la croix) puis à la piscine de Krossneslaug (les bains du cap de la croix).


Nous sommes un peu déçus car il y a déjà deux voitures garées sur les galets et nous apercevons six personnes barbotant dans l'eau fumante.



Nous descendons par la piste cailloutée (à ne surtout pas faire) et remontons illico prêts à nous faire aider par les baigneurs en cas de besoin.

Le temps d'effectuer toutes ces manœuvres et les nageurs rejoignent leur véhicule.

A nous Krossneslaug !!!


Après avoir glissé nos 250 ISK réglementaires dans la tirelire, nous nous déshabillons et filons sous la douche bien chaude pour nous savonner aux endroits stratégiques expliqués par une affichette différente de celles vues en 2005 et 2006.




Ici, bien que situé au bout du monde, tout est nickel, chauffé, tous les produits destinés à la et aux toilettes sont en place.

Puis nous nous précipitons dans l'eau fumante à 38°.

Que c'est bon cette eau bien chaude alors que la température de l'air n'est que de 2°.

Ça fait un bien fou, ça dénoue les muscles tendus par la route empierrée.

Vue sur la mer démontée et les bois flottés.

Une brebis et ses deux agneaux nous espionnent depuis le haut de la butte.

Je tente de faire la planche, mais c'est plutôt le fer à repasser. Cette eau n'a aucune portance.

Ça sent le soufre et le chlore.


La brume tombe de plus en plus se confondant avec la vapeur dégagée par la piscine.

Nous disparaissons peu à peu. Les sorciers et les trolls ont eu raison de nous;



C'est irréel, fantasmagorique, féérique, surnaturel cette sensation de douce torpeur à côté des éléments déchaînés.

Nous reprenons la même route qu'à l'aller et nous arrêtons à Norðurfjörður au bord du fjord éponyme.

C'est un port composé d'une maison d'hôte, d'une épicerie-station service-banque et d'un café.

Déprimant par ce temps !!!


Nous nous arrêtons à Arnes pour photographier les deux églises qui se font face.

Une traditionnelle et une moderne, pour une poignée d'habitants...





Attaque en règle par les sternes.





Je lève le bras muni de l'appareil photo pour m'en prémunir et en profite pour essayer de leur tirer le portrait. Le temps est si couvert que l'appareil met un temps fou à se déclencher et les sternes sont déjà loin lorsque la photo se prend.

Si elles m'avaient laissée gentiment passer, ça n'aurait pris que 30 secondes, là, j'y ai passé plus de 5 minutes et je suis trempée.


Retour bien au chaud à Djupavík.



Le repas nous attend : une délicieuse soupe aux champignons suivie de morue à l'islandaise et de skyr aux myrtilles. De quoi nous remettre des émotions de la journée.


Nous sommes épuisés et montons dans notre chambre douillette d'où nous voyons la mer furieuse se briser sur les rochers et la pluie cingler nos fenêtres.



Nous nous endormons en revivant cette fête nationale étrange et cette piscine du bout du bout du monde.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 21:20

Jeudi 18 juin

 

Nous avons bien dormi dans ce Kvennabragginn. Ce matin, nous pensons à ces femmes, à leurs mains rongées par le sel et nous parlons de Karitas (voir le roman : Karitas, sans titre de Kristín Marja Baldursdóttir).

 


Cette journée, je sens que je ne vais pas l'aimer.

Nous quittons les fjords de l'ouest et c'est la fin de la première partie du séjour.

 










Usine de harengs
et cascade












La brume s'est dissipée, nous apercevons l'autre rive du fjord et la cascade, qui bien que distante d'à peine 50 mètres, nous était cachée.

Cette nuit, bagarre entre sternes. Les moutons comptaient les points en bêlant à qui mieux- mieux.

Jóna nous a préparé un excellent petit-déjeuner auquel nous faisons honneur. Les harengs sont marinés par ses soins. Ceux au curry sont excellents, mais avec les chaos de la route…

Après avoir pris congé de notre hôtesse et du jeune homme qui faisait beaucoup d'efforts pour parler français, nous repartons.


Aujourd'hui, nous voyons la route et la partie qui nous avait semblé si ardue à l'aller s'avère roulante. Les bords de mer sont toujours aussi déchiquetés et battus par les vagues.


Le vent a dû souffler très fort hier car du bois flotté gît sur la route et sur les bas-côtés.



Nous admirons les cascades qui griffent les flancs des Balafjöll.


Tous les panneaux indiquant les maisons qui n'existent plus nous remémorent qu'il y a une cinquantaine d'années des gens vivaient ici et ont été obligés de s'expatrier.

C'est émouvant d'y penser.
Arrivées en vue du fjord  Bjarnarfjörður, c'est le calme plat, pas une vague, pas une ride.

Nous coupons la péninsule de Drangsnes et poursuivons la piste 643 qui offre des vues superbes sur le Steingrímsfjörður.



Voici la route 61 bien goudronnée.

Nous achetons une carte de 3000 ISK chez N1 à Hólmavík.

Ça m'énerve cette gestion du carburant !!!


On nous a dit que la route 605, la Tröllatunguheiði (route de la lande des trolls) est la plus courte, la meilleure et la plus jolie.

 



Après quelques kilomètres de bonne route en terre, réservée aux 4X 4, commencent les ornières, les gros cailloux, les fondrières, le bourbier… La piste est totalement défoncée.

Dans la vallée, tout en bas, on aperçoit les camions et pelleteuses qui construisent une belle route qui prolongera la route en terre passant par Gestsstaðir et longera le cours de la rivière.

En attendant l'inauguration, nous continuons à gravir la pente à 12% dans la neige et la gadoue.

Nous évitons un gros caillou rond peint en rouge, ça c'est la version de mon mari, moi je suis certaine que c'était le bonnet rouge d'un troll qui sortait de son trou.

La Tröllatunguheiði, plus courte kilomètriquement certainement, plus belle, je veux bien le croire, mais meilleure, NON et NON. On nous a menti à moins que la route ne se soit dégradée depuis 2005.


Voici maintenant des congères des deux côtés. Il ne manquait plus que ça !!!



La route est parsemée de nombreux petits lacs, certains encore gelés.



Nous abordons la descente : pente à 14%, même état de piste.



Je maudis mon informateur.


On en a bavé, mais voici qu'une échappée nous laisse entrevoir le Króksfjörður et les montagnes ensoleillées du Fagradalshlíð. Splendide, superbe.



Toute peine mérite salaire et là, c'est bien payé !!!

Nous ne sommes pas au bout de nos efforts. Encore sept kilomètres à 14% dans la caillasse à moins de 10 km/h.

Il nous aura fallu pas loin de deux heures pour parcourir les vingt-six kilomètres de la Tröllatunguheiði.

Ces satanés trolls ont tout fait pour nous en dissuader, mais nous sommes passés.

Cette route n'est ouverte que l'été.

 Au temps des sagas, les personnes qui empruntaient ce passage appréhendaient la rencontre avec les trolls malfaisants qui hantaient les lieux. Pour aborder la piste il leur fallait une bonne dose de vaillance.

Avant d'affronter la  Tröllatunguheiði, j'avais demandé à Jean-Louis s'il se sentait du courage. Et bien, il lui en a fallu !!!


La route goudronnée 60 se transforme en une longue digue rendue célèbre par la pub Peugeot.



Elle permet de traverser le Gilsfjörður en neuf kilomètres au lieu des trente faisant le tour du fjord.

Une belle réalisation.

Jimny se sent des ailes, il aborde la Svinadalur (vallée des cygnes) récemment goudronnée à 100 km/h. Hooooooooo, doucement fier destrier, c'est limité à 90 !!

Le col est vite franchi et c'est une belle vallée qui s'offre à nous.

Nous tentons de trouver un coin à l'abri du vent pour pique-niquer, mais ce sera dans la voiture. La bise est vraiment trop froide.

Nous voici à Búdarðalur, village vite traversé (50 km/h).

Nous bifurquons à gauche par la route en terre 586 pour aller rendre visite à Eiríkur Þordvaldsson, baptisé Eric le Rouge (Eiríkur Rauði) à cause de sa crinière flamboyante.


Une jeune fille costumée comme en l'an 1000 vient nous informer que la maison est ouverte alors que nous nous cultivons en lisant tous les panneaux situés devant le parking.



Elle nous accueille dans la reconstitution de ce qui fut la ferme d'Eric (Eiríksstaðir) et nous cuit une petite galette de blé noir, comme au temps des vikings, sur un feu dans les pierres (alimenté au gaz, chut) et nous explique la vie en ces temps reculés.



J'aime mieux vivre en 2000 qu'en 1000 !!!


Dans cette cahute se trouvent le lit de repos du guerrier recouvert de peaux de moutons, les sièges des invités, des casques et des armes que Jean-Louis revêt sur les conseils de la jeune fille.



Pour les femmes, des ustensiles de cuisine et un métier à tisser complètent l'évocation viking.


Nous repartons en longeant le lac Haukadalsvatn, vert comme on n'en voit peu.



La route 60 s'alanguit dans la large et grasse vallée de la Miða ou paissent moutons, vaches et chevaux.
Quelle différence avec les Vestfirðir !!!

Voici les deux volcans Grábrók que nous avions gravi en 2005.

Peu après Bifrost sur la N1, immense ville composée de grands immeubles abritant des universités, un hôtel et un palais des congrès, ce sont des champs de lave qui remplacent les vertes prairies.

Nous guettons le panneau à gauche indiquant la cascade de Laxfoss (cascade du saumon).

Nous passons devant un chemin sans indication et c'était celui-là !

Demi-tour.


Au bout de 5 à 600 mètres, le chemin s'arrête et nous continuons à pieds par une sente qui se coule au milieu d'une forêt de bouleaux, de saules et de sapins (mais oui…).









Salix alaxensis























Bartsie alpine






















Nous suivons deux pêcheurs équipés de nombreuses cannes.


Nous l'entendons, elle est là, majestueuse, puissante, imposante cette superbe cascade Laxfoss qui charrie les eaux poissonneuses de la Norðurá.



Nous poursuivons notre route qui longe le cours de la Norðurá.

Cachées dans les forêts qui ont bien prospéré depuis 2005, s'entassent les sumarhús, résidences secondaires des habitants de Borgarnes et Reykjavík.

Depuis quatre ans que nous sommes passés, l'Islande a été reboisée et les arbres ont bien grandi.

Bravo aux Islandais pour ce beau travail et bravo à la végétation d'avoir bravé les éléments.


Nous voici à Borgarnes cherchant l'ancienne ferme de Bjarg où nous sommes attendus.

La route n'est pas indiquée venant du nord ou de l'ouest mais nous la trouvons en face du camping en revenant du centre de  Borgarnes. Elle serpente entre deux rangées de lupins.



Nous sommes accueillis par Guðrún qui nous montre rapidement la jolie chambre à quatre lits et s'esquive vite fait.

Direction Bonus pour regarnir la glacière, puis la station Olis pour alimenter notre Jimny.

Nous allons faire un tour jusqu'au port qui a bien changé depuis quatre ans. Tout est neuf, les vieux quartiers ont été abattus laissant place à de nouvelles constructions.

Retour chez Olis où nous dînons d'un délicieux filet de poisson du Djúpifjörður et d'une glace Brynja.

Retour dans notre jolie ferme typique islandaise et promenade au bord du Borgarfjörður aux berges couvertes de lupins.

La lumière chaude si particulière en cette fin de soirée donne aux lupins une teinte irréelle.

 

 

 

  Les chevaux profitent des longues journées.

23h30, le ciel est bleu, soleil brille sur les prairies de Bjarg, mais le vent venu du nord souffle très fort.

Demain, direction le grand sud.

Cette fois, c'est fini, adieu les Vestfirðir.

 

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 14:39

 

 

Vendredi 19 juin 2009


Nous avons bien dormi dans la ferme de Bjarg. Grâce au rideau occultant la nuit fut complète dans la chambre. Quel bonheur depuis 10 jours !!

 
Lors du petit-déjeuner, nous faisons la connaissance de Marie-Josée et Robert, deux Québécois. Nous discutons un bon moment d'Islande, je leur donne des tuyaux pour un prochain voyage. Ils reviendront, c'est sûr…

Le soleil brille, le ciel est bleu, mais le vent souffle fort. Le panneau indique 4°…

La route N°1 est agréable. Des brebis et leurs agneaux broutent, des juments et leur poulain batifolent dans les verts pâturages.

Les sumarhús se cachent dans les bois, les bâtiments des fermes sont fraîchement repeints, colorant de rouge, vert et bleu le paysage.

Pas une voiture.

Tout est serein.

Voici le tunnel d'Akranes.

Le ciel est tellement pur que depuis quelques kilomètres nous apercevons Reykjavík sur l'autre rive du Hvalfjörður.

Nous avons décidé de rejoindre Vík par la route buissonnière.

A Mosfellsbær , sur la route 36 qui mène à Þingvellir.


Les lupins fleurissent les bords de la route et ldans les champs.



Nous sommes vendredi matin, il y a une circulation intense.

D'habitude, nous abordons Þingvellir par le sud, cette fois-ci, ce sera par le nord.

Le parking est archi plein, les véhicules stationnent n'importe où, jusque sur les pelouses.

Des hordes de touristes arrivent par cars entiers.




Þingvellir,

au fond : Þingvallabær
au premier plan : l'hôtel Valhölldétruit en 2009












Faille de l'Almannadja 
 
















Lave cordée










Vite, fuyons cette foule, ce n'est pas mon Islande, ni la sérénité que nous connaissions en ces lieux.

 Nous continuons notre route par la 36 puis nous nous engageons sur la 365 en direction de Laugarvatn (le lac des bains).

En avril, cette route était fermée pour travaux. Elle a été goudronnée sur une première partie puis elle devient chemin gravillonné de plus en plus dégradé. Ça se gâte vraiment dans les derniers kilomètres.

Le décor est superbe.
A l'horizon se profilent le Vatnajökull (le lac du glacier) et le Mýrdalsjökull.

Les autocars et les voitures font lever des tonnes de poussière.

L'enfer.

Heureusement que les paysages sont splendides.

Les routes 37 et 35 sont de bien meilleure qualité.

Le paysage change. Ce ne sont que des sumarhús colorées qui peuplent les flancs boisés des montagnes environnantes.

 


Voici Geysir et ses fourmis multicolores.

Strokkur est bien surveillé !!



Il est un peu fainéant aujourd'hui, nous attendons plus d'1/4 d'heure avant qu'il ne se décidé à cracher. Mais ça valait le coup. Il nous fait un triple geyser suivi instantanément d'un double puis c'est le calme plat durant une bonne dizaine de minutes et il crachote un petit brouillard minable.

 Encore trop de monde.

 
Nous repartons et nous arrêtons à Gullfoss, elle aussi est envahie, et ce n'est pas le week-end !!!

 Toujours aussi éblouissante cette cascade, toujours aussi puissante.

 



Le vent souffle toujours aussi fort.
Direction Selfoss par la route 35.

 Les chevaux gambadent dans ce paysage bucolique.
Encore des sumarhús dissimulés derrière un rideau de sapins et bouleaux.

Qu'elle est belle cette Islande reboisée.

Encore et toujours des lupins.

C'est magnifique.

Selfoss. Nous attendons un bon moment avant de nous insérer dans le flot des voitures sur la N1, puis c'est un grand embouteillage sur le pont.

Le vent est tombé. Les femmes ont sorti leurs habits d'été.

Le thermomètre indique 16° : la canicule…

 Sortis de Selfoss, la circulation se raréfie et c'est tant mieux.
De nombreux hôtels et maisons d'hôtes se sont ouverts depuis notre passage en 2005, d'autres sont en construction.

Le parc hôtelier va s'accroître et nous aurons plus de choix pour nos futurs séjours.

 

Loin devant nous, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull barrent l'horizon, à droite, les îles Vestmann.


Depuis quelques kilomètres, nous apercevons Seljalandsfoss dévaler du sommet des Eyafjöll. Comment ne pas s'y arrêter ?

 Le ciel est bleu magenta, Seljalandsfoss luit au soleil et se termine dans un somptueux arc-en-ciel.

 



Je n'ai jamais vu autant de lupins sur la route N°1 aux abords de la cascade de Skógafoss.



Nous atteignons Vík, son église, ses lupins, ses angéliques, ses trolls et sa plage de sable noir sous le chaud soleil.












Eglise et lupins























Angélique



















Trolls, lupins
et angéliques













Puis c'est le sinistre Mýrdalssandur,  et bien non, il n'est plus sinistre, il a été envahi par les lupins sur plus de vingt kilomètres. Quel changement !!


 On se croirait en Provence dans les champs de lavande.



Dans l'Eldhraun (le feu du champ de lave), quelques touffes laissent présager une colonisation future.


Nous voici à la ferme d'Hunkubakkar, où nous sommes logés dans un petit chalet bien équipé.


Après dîner, nous allons "visiter" Kirkjubæjarklaustur : Jean-Louis veut voir la ville !!!

130 habitants, une station service, 2 hôtels (quand-même), un bistrot, une mini-épicerie, un office de tourisme, une église, la cascade de Systrafoss et le tour est fait.

Je veux voir le pavement que nous n'avions pas trouvé en 2005.

Ce sont les restes de colonnes d'orgues basaltiques arasés par l'érosion glaciaire. Ne subsistent à ras de terre que les sections polygonales qui font penser au sol d'une église. Une légende prétend que les athées qui marchaient sur ce pavement étaient foudroyés sur place.

J'ai essayé, je suis encore là….

Nous le découvrons sur la route 203 en direction de Geirland.



Retour dans notre petit chalet.
La nuit ne va pas être aussi réparatrice qu'à Bjarg, les rideaux sont absents sur la moitié des fenêtres !!!

 

 

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 00:51

Samedi 20 juin

Ce matin, à 4h, il faisait grand soleil, mais à 9h30, au moment du départ, le ciel est gris.

Jóhanna, notre hôtesse nous informe qu'il risque de pleuvoir cet après-midi.

Jean-Louis qui n'en mène déjà pas large se liquéfie, il n'est plus très enclin pour partir.

Enfin, c'est le départ pour le Lakagígar.


Premier gué, j'enfile mes sandales de mer, attrape mes bâtons de randonnée, marque un repère au niveau du pot d'échappement et me voici partie, bravant les flots. Bazar, c'est froid, même très froid : 4°.
25 centimètres d'eau, nous passons sans problème.



Deuxième gué, bien plus large, beaucoup de courant, l'eau m'arrive aux genoux, bien plus haut que le pot d'échappement.



Je ne trouve pas d'autre passage. J'abdique.

Nous nous donnons une demi-heure pour attendre la venue d'un Islandais qui nous montrera le chemin.

11h, personne.

Nous faisons demi-tour. Deuxième échec du Laki, ça nous fera une bonne occasion pour revenir…

Nous convenons d'aller au parc de Skaftafell pour occuper notre journée.


La vallée du Síða est verdoyante, de grasses prairies où broutent des myriades de moutons sont arrosées de rivières cascadantes, puis ce sont les lichens où quelques rares moutons cherchent pitance.



 
De Núpsstaður à la Skeðará, c'est 25 kilomètres de sandur, noir et angoissant, ponctué de zones recouvertes de lichens.

On se demande ce que les moutons trouvent à manger.
Nous voici à Skaftafell.

Trop de monde au parking, pas une place où se garer. Ça doit être la pagaille en juillet et août…

Nous poursuivons jusqu'au dernier parking où il n'y a personne, c'est pourtant le départ de nombreuses randonnées dont la bergerie de Sel et la cascade de Svartifoss (cascade noire).


Nous voici partis à travers les sous-bois ombragés et fleuris.
 

 



Grassette













Géranium sylvaticum











Gallium












Angélique (jeune)









Vers les années 1950, les fermiers ont planté des peupliers et des sapins qui sont actuellement parmi les plus hauts d'Islande.


Nous croisons d'abord la cascade de Lambhagi,


puis nous arrivons à la bergerie de Sel (sel en islandais veut dire bergerie). Elle a été édifiée au début du XX° siècle et abandonnée en 1946.



Nous progressons dans la lande, ça grimpe et le soleil tape dur derrière les nuages.

Il ne doit pas faire bien chaud là-haut !!!


Une grive mauvis, peu farouche, nous suit un long moment en sautillant et se tourne en tous sens afin de "se faire tirer le portrait !!!

Nous sommes un peu déçus par la cascade de Svartifoss qui rejette moins d'eau que sur les photos. Elle dévale du haut d'orgues basaltiques réguliers qui se sont formés par le refroidissement lent d'une coulée de  lave. L'eau a ensuite brisé la couche de lave et crée ce décor exceptionnel pour cette cascade.



Nous nous disons que nous ne sommes vraiment pas loin de Jokulsarlón et que nous voudrions vérifier s'il y a toujours aussi peu d'icebergs qu'en avril et autant qu'en juin 2005.


Surla route N°1, les lupins ont colonisé les flancs des collines.


Puis c'est l'Öræfi ; la végétation est rase mais permet quand même aux moutons de trouver leur subsistance.

A partir d'Ingólfshöfði, nous trouvons un sol dénudé où le grand labbe veille. Les lupins couvrent les collines.
Nous avons remarqué que depuis quatre ans la végétation s'est énormément développée dans cette région.
Dans quelques années, le Skeiðárarsandur restant aura disparu. La peste bleue aura gagné!!

Les lupins en fleurs enchantent nos visions de l'Islande, en particulier en juin et début juillet.

Les lupins en fleurs enchantent nos visions de l'Islande, en particulier en juin et début juillet.

Cette plante n'appartient pas à la flore naturelle de l'Islande. Ces "lupins nootka" ont été introduits (d'Alaska) en 1945 par le service des "Eaux et Forêts" islandais, dans le but d'enrayer la désertification de certaines zones, notamment dans l'intérieur de l'Islande.

Le lupin est en fait une légumineuse qui a la propriété (grâce à des bactéries qui peuplent ses racines) de fixer dans le sol l'azote de l'air. La plante agit donc comme un agent fertilisant et reconstructeur des sols abîmés, permettant à sa suite la colonisation par d'autres végétaux ...

Sur ces bases, ce sont des milliers d'hectares de lupins qui ont été semés dans de nombreuses régions semi-désertiques du pays. Les lupins ont une résistance extraordinaire aux conditions difficiles, et une propension incroyable à s'étendre et se développer rapidement ...


On pourrait craindre, à ce rythme, que leur développement ne devienne à terme incontrôlable, mais il n'en est rien, car dans la plupart des cas, après avoir rempli leur rôle de réparateur de la nature, les lupins disparaissent d'eux-mêmes entre 15 et 40 ans ...

La plante est cependant tellement dominante que des recherches seront encore nécessaires pour mesurer son impact réel sur la flore islandaise.
Le service des "Eaux et Forêts" islandais ne l'utilise donc qu'avec une certaine prudence, seulement dans des zones où les sols sont extrêmement endommagés et où l'expansion phénoménale de cette plante peut être maîtrisée. Ces dernières années, plusieurs zones de colonisation ont dû être artificiellement détruites car elles gagnaient des territoires de superficie agricole utile.


Le lupin essaime là où on n’a pas du tout besoin de lui et y prend souvent le dessus sur les espèces locales. Il s’étale sur les versants herbeux, accapare les terrasses alluviales et les lits de rivière, il sait même envahir des sous-bois de bouleaux tortueux au point d’étouffer toutes les plantes de petite taille. Pourquoi disparaitrait-il des milieux qu’il a lui-même rejoints, où il a réussi à évincer les plantes d’origine ? Il n’y a pas en Islande de plantes concurrentes de la famille et de la vivacité du lupin, à apprécier une telle variété de milieux, à s’opposer à sa domination. Des campagnes d’arrachage ont montré combien il était résistant. On trouve maintenant des tapis continus de lupins dans toutes les régions du pays, il y a longtemps que l’espèce est hors de contrôle.


Néanmoins, les particuliers conservent la liberté de semer des lupins où bon leur semble. Des fermiers dont les terres sont en partie stériles l'ont fait dans l'espoir d'étendre leurs herbages, et rien ne le leur interdit. Le service des "Eaux et Forêts" islandais envisage de mettre en place une législation plus contraignante pour contrôler les semis de lupins sur les plateaux centraux (à plus de 500 mètres) et - à titre plus général - l'introduction de plantes n'appartenant pas à la flore naturelle de l'Islande.

Les lupins suscitent aussi d'autres formes d'intérêt. Certains herboristes islandais pensent que les racines de la plante contiennent des molécules permettant de stimuler les défenses immunitaires humaines. Des essais privés se seraient montrés intéressants pour limiter les effets secondaires de certaines chimiothérapies.

En attendant, les magnifiques lupins nootka enchantent nos paysages ...

 


Jokulsarlón, nous sommes accueillis par le grand labbe.


Les icebergs bleus, blancs, et noirs sont au rendez-vous ainsi qu'un phoque qui tournoie, plonge, sort la tête et recommence.


 


 

Il y a plus de glace qu'en avril mais beaucoup moins qu'en 2005.


"Maman, les p'tits bateaux ont-ils des jambes ? Mais non, ici ils ont des roues…"



Une grande bande translucide se détache et vogue rapidement vers la mer qui finit par la disloquer.


Nous rentrons par la même route (normal, il n'y en a qu'une seule…)

La brume envahit la lagune de Leirur et engloutit Ingólfshöfði.

Hunkubakkar aussi est dans le brouillard.

Demain, le temps nous permettra-t-il de nous rendre au lac Langisjór ?

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 20:08

Dimanche 21 juin

C'est l'été…

Il a plu toute la nuit, le ciel est bas, le brouillard envahit tout.

Même date, même lieu, il y a quatre ans, c'était le même temps pourri…

Nous avions projeté d'aller au lac Langisjór, mais avec un temps pareil, ce n'est pas la peine de s'engager sur la piste.

Il faut bien s'occuper.
Nous décidons de faire le tour de l'Eldhraun par la route 204.

Bonne surprise, elle est plus goudronnée que prévu ; mauvaise surprise, la partie non goudronnée est vraiment en très mauvais état. Nous sommes obligés de passer sur les traces de la chenillette qui a arasé la route, c'est de la tôle ondulée.

Les paysages sont magnifiques ; quelques touffes de lupins promettent une marée bleue d'ici quelques années.


La "plaine aux tétons" est colonisée par les lichens.



Nous sommes attaqués par les sternes et les huitriers qui défendent leur nid.



Nous pensions cette route déserte mais nous découvrons maintes fermes en activité.

Le temps s'éclaircit. Au loin se profile à l'horizon le Mýrdalsjökull enneigé.

Retour sur la route N°1, fini d'être secoués !!!

Nous obliquons sur la route 208 puis sur la F208.

A droite, la Skaftá miroite sous le soleil revenu.


A gauche, la Tungutljöt coule aux pieds des monts Skarftártunga aux flancs moussus et aux sommets enneigés.



Puis la route se faufile entre les montagnes et l'eau, les cailloux succèdent aux graviers, les paysages sont magnifiques, gigantesques. La neige reste dans les creux, nous passons entre les congères. C'est Dantesque.


La neige reste dans les creux et sur les flancs des montagnes.


Nous passons entre les congères. C'est Dantesque.

Au premier gué qui franchit la Syðri Ofærá, je me déchausse mais deux filles arrivent et me précèdent dans la rivière. Il y a 30 centimètres d'eau ; elles passent, nous aussi.


Nous nous arrêtons pique-niquer devant la faille de l'Eldgjá.



Nous n'avons pas le temps d'aller à la cascade d'Ófærufoss, ce sera pour une prochaine fois…

Nous reprenons la F208, désertique. la vue plonge jusqu'à l'infini
et arrivons à l'embranchement avec la F235 qui suit la rivière.
 

Solitude minérale.


Nous obliquons à droite.

Un premier gué : 10 centimètres environ, personne ne descend vérifier.

Puis un second : demi-tour au pied de l'Hördubreið, trop de courant, trop profond.

Ce n'est pas aujourd'hui que nous verrons le lac Langisjór…
Encore un échec, encore une occasion de revenir !!!

Nous rebroussons chemin.

Les paysages sont différents dans ce sens là mais toujours aussi grandioses.


Voici le gardien des gorges.


Les cascades de la Skaftá aux rives fleuries se faufilent dans l'herbe verte et scintillent au chaud soleil.



Après les paysages désertiques, place aux verdoyantes prairies, aux chevaux, aux vaches, aux moutons, aux oiseaux, aux fermes, à la Vie.



Arrêt à la petite église qui dessert le village de Flaga où nous espérons trouver à nous abriter du vent pénétrant.



Quelque soit le côté où l'on se trouve, le vent glacial nous transperce.

Dommage, nous aurions aimé profiter du beau soleil.


Après dîner, nous allons au "grand canyon" comme l'a nommé notre hôtesse.

Il s'agit des gorges de Fjaðrárgljúfur, grandioses et impressionnantes avec leurs 100 mètres de haut sur deux kilomètres de long.


Ces gorges datent de l'ère glaciaire et sont censées avoir deux millions d'années.

Deux options :

La première : prendre la F206, route du Laki et à environ deux kilomètres de Hunkubakkar, laisser la voiture à gauche juste en face d'un chemin et suivre le sentier piqueté de jaune.

Et là, on aborde le canyon par le haut. C'est très impressionnant. Dommage, il n'y avait pas assez d'eau.



Deuxième option : de Hunkubakkar, suivre tout droit la route et s'arrêter devant un pont de bois et continuer 20 mètres jusqu'au pont de pierre et admirer le canyon vu d'en bas.

Merveilleux.



Et pour couronner notre dernière soirée dans ce lieu enchanteur, un groupe de chevaux töltant arrive en sens inverse sur notre route.


Magique.


Partager cet article
Repost0
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 23:02
Lundi 22 juin 2009

Départ de Hunkubakkar où nous étions si bien dans notre petit chalet (adresse à recommander).


De toutes parts, une mer de lupins, on se croirait en Provence, dans les champs de lavande.


Arrêt à Vík ; c'est toujours aussi beau avec tous ces lupins bleus et ces angéliques vertes, mais pour ne pas faillir à la tradition, il pleut. Ce ne sont que des averses passagères qui nous accompagneront jusqu'à Reykjavík.





Pour une fois, l'église est ouverte, nous admirons les vitraux modernes.


 

Les trolls figés dans la mer se détachent derrière les angéliques et les lupins.


Dans les prairies, batifolent chevaux et poulains.
 

Dans les champs, des billes de fourrage attendent d'être rentrées.


Surprise, arrivés à Reykjavík sous le soleil, les lilas et les cytises sont en fleurs comme en France en avril.


Il est vrai qu'à Tálknafjörður, les tulipes s'en donnaient à cœur joie !!

Installation dans "notre" appartement, (c'est la deuxième fois que nous le louons).

Magasinage du haut en bas de Laugavegur à la recherche d'un "bonnet des quatre vents" de bébé.

Beaucoup de changement de magasins depuis avril.


La palissade des "petites frimousses" a disparu, les travaux ont commencé, une autre décoration a été mise en place.

 
18h, tout ferme, y compris les WC situés à côté de l'Office de Tourisme qui lui, clora ses portes à 22h, horaires d'été oblige.

Beaucoup de touristes, beaucoup de Français, la dévaluation de la Couronne aura été bénéfique au tourisme islandais.

Nous allons dévaliser la librairie, qui elle, abaissera le rideau de fer à 22h.

 

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 22:24

Mardi 23 juin 2009

Après une bonne douche bien chaude et bien soufrée venue des entrailles de la terre, nous voici sous une bonne douche bien pure et bien froide venue des cieux.


Nous potassons notre nombreuse documentation et décidons d'aller d'abord chez Ikea (très culturel, nous avons la même chose à deux pas de chez nous !!!) puis direction Bessastaðir, demeure du Président de la République.


En France, un régiment de CRS serait mobilisé pour garder la niche du chien. Ici, on peut se promener devant, derrière la résidence. Malheureusement, toutes les portes sont  fermées. Nous attendons 14h.

Pourtant, sur la documentation, c'était bien indiqué : visite chaque jour.

C'est l'heure du café, nous avons un paquet de gâteaux et du chocolat à partager. Tant pis pour Ólafur Ragnar Grímsson, il ne sait pas ce qu'il a perdu, c'était quand même du chocolat aux éclats de caramel !!!


Nous nous rendons à Kópavogur au musée d'art Gerarsafn qui accueille une exposition temporaire du peintre Baltasar, père du cinéaste Baltasar Kormákur.


A côté, se trouve le musée d'histoire naturelle.


A l'entrée, l'aubier géant d'un séquoia datant d'avant 874, époque de la colonisation de l'Islande !!


L'exposition sur la nature islandaise met l'accent sur la faune et la géologie.

Ces deux musées sont gratuits.

La culture à portée de tous.

Retour à Reykjavík à Perlan où nous visitons le musée des sagas viking. Très intéressante reconstitution des principaux évènements de l'histoire de l'Islande.

Au rez-de-chaussée, exposition temporaire des peintres Vera Sorensen et Árni Björn.

De la terrasse, nous contemplons le ballet des avions se posant et décollant de l'aéroport domestique.


Le ciel est clair, nous pouvons apercevoir presque tout ce que nous indiquent les tables d'orientation.

Nous rentrons à la maison.

Jean-Louis part au cinéma distant d'une centaine de mètres.

Avant le début du film, tout le monde se goinfre de pop-corn, bonbons et sodas.

Surprise, au milieu du film, écran noir. Tout le monde se précipite dans le hall et se regoinfre de pop-corn …

L'entracte "bouffe" dure une dizaine de minutes, le temps de remplir la caisse du confiseur.


La nuit est claire, nous allons voir les canards du lac Tjörnin, il nous reste du pain de mie.



Photo du superbe cytise et nous musardons au gré de nos envies et des sens interdits.



Arrêt à la cathédrale catholique du Christ Roi rue Túngata.



Il nous faut aller à la maison Hofði triplement célèbre.

Elle a été édifiée en 1905 et c'est une des plus belles et mieux conservée de Reykjavík.

En 1906, Marconi a établi la première communication internationale avec l'Angleterre puis en 1986 elle a abrité la conférence au sommet entre le Président américain Reagan et son homologue soviétique Gorbatchev qui a mis fin à la "guerre froide".

Il n'y a personne devant, profitons-en pour faire des photos.

Il est plus de minuit, la lumière est belle.

Au loin, Reykjavík la moderne tranche avec Reykjavík l'ancienne.

J'aime les deux facettes de cette ville mais c'est surtout le quartier ancien qui a ma préférence.


Nous mitraillons la sculpture "Sólfar", le voyageur du soleil, de Jón Árnason.


La lumière est superbe, nous ne sommes pas les seuls noctambules à traîner sur les bords de l'océan Atlantique.

Le ciel est bleu, la météo sera-t-elle plus clémente pour notre dernier jour ?

 

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 17:24

Mercredi 24 juin 2009

Ciel bleu, le soleil brille.

Passage par Skólavörðustígur  chez les tricoteuses pour derniers achats de pull et bonnet, puis à l'office de tourisme pour remboursement de la taxe.

Les commerçants avec lesquels nous avons discuté sont contre l'entrée de l'Islande dans l'UE,  justement à cause du remboursement de cette taxe qui va disparaître, ils ont peur que les clients, majoritairement Européens, achètent moins.

Nous voulons faire le plein de skyr, mais nous avons oublié que Bonus est fermé le mercredi matin.

Nous savons que nous trouverons d'autres magasins sur notre route. Il n'est pas question de revenir en France sans skyr et sans saumon !!!

Le temps se gâte, il fait froid.

Tant pis, nous partons pour la péninsule de Reykjanes que nous avions visitée en avril sous une pluie battante et un vent de 140 km/h ; ça ne peut pas être pire (quoi que…).

La sortie de Reykjavík se fait sans encombre par la route N°1 puis la route 41.

Nous passons devant la gigantesque usine d'aluminium de Hafnarfjörður et obliquons par la route 42.

D'immenses séchoirs à poissons bordent la route. Les lupins sont arrivés ici égayant le paysage de leur bleu Majorelle.

Comme d'habitude, les paysages sont grandioses.

Sur la route, la terre remplace le goudron.

Une équipe de Vegagerðin (les ponts et chaussées islandais) remet la route en état, créant provisoirement d'énormes trous avec leurs engins.

Nous longeons le lac Kleifartvan (lac XX), d'un bleu profond.

Depuis le tremblement de terre en 2000, l'eau du lac disparaît peu à peu dans le sol. Sa superficie a diminuée depuis de 20% environ.

De larges plages de sable volcanique noir bordent ses contours.

Je pense au roman d'Arnaldur Indriðason "l'homme du lac" dont l'action se déroule ici.

L'odeur de soufre nous indique que nous sommes arrivés au site géothermal de Seltún (Austurengjar).



Ça fume, ça glougloute, ça jaillit, tout ce que j'aime et que Jean-Louis déteste.



Il reste sur le parking et j'emprunte le chemin et les passerelles qui permettent d'être au plus près de ces manifestations géologiques : l'eau grise des marmites bouillonne, crache ; les évents de vapeurs pestilentielles envahissent tout, les jets d'eau bouillante sifflent, la terre éclate, le diable n'est pas loin !!!





Ici, on extrayait le soufre au cours de la période de monopole du commerce danois.

 Plus loin, le lac Grænavatn (Lac vert) tire son nom de la couleur de l'eau et parait-il qu'elle a le goût de vitriol (je n'ai pas essayé…).

 

Nous poursuivons jusqu'à l'église de Krísuvíkurkikja qui s'est dégradée depuis notre passage en 2005.



Nous suivons la route 423 en direction des falaises à oiseaux de Krísuvíkurberg.

Au bout de quelques centaines de mètres, la route est totalement défoncée, il est impossible d'aller plus loin. Demi-tour, tant pis pour les oiseaux.

Nous bifurquons sur la petite piste cahoteuse qui mène au site archéologique de Selatangar.

Nous nous arrêtons au parking et terminons à pieds.

C'est un ancien lieu de pêche, actif au Moyen Age et jusqu'en 1884. C'est d'ici que partaient les fermiers dans leurs bateaux découverts.


Il ne reste que quelques ruines des huttes de pêcheurs et des abris où étaient entreposés les poissons séchés.



Il y a beaucoup de vent et les vagues déferlent sur les rochers.

Le chemin qui mène au phare de Hópsnes est fermée pour cause de travaux.

La route devient goudronnée peu après, elle plonge en  larges virages vers le port de pêche de Grindavík.

Nous trouvons enfin la petite route, mal indiquée qui conduit au site géothermique de Gunnhver. Au bout d'une centaine de mètres, un panneau en interdit l'accès. Ce sera la même chose pour les trois autres chemins.

Les abords en sont interdits depuis le tremblement de terre du 30 mai 2009.


Nous voyons les fumées, nous sentons le soufre, mais pas plus.



L'usine géothermique de Reykjanesvirkjun est construite au milieu de champs de lave sur l'emplacement d'une mine de sel.



Des lupins ornent la colline qui mène au phare blanc de Reykjanesviti qui se détache sur le magnifique ciel bleu.



Au loin, l'île d'Eldey, un sanctuaire d'oiseaux marins.



Nous reprenons la route 425 et nous arrêtons au "pont entre les deux continents".




Ce pont relie les plaques asiatiques et nord-américaines. Les plaques tectoniques s'éloignent les unes des autres d'environ 2 centimètres par an.


Pas besoin de posséder un passeport biométrique pour passer d'une rive à l'autre !!!

A Hafnir, la route 425 laisse place à la 44.

Nous nous arrêtons dévaliser le rayon skyr chez Bonus de Keflavík. Il était temps, le magasin ferme à 18h30 et revenir sans skyr, quelle honte.

Retour à la maison où nous terminons nos bagages.

Il faut aller laver la voiture et faire le plein.

Chez N1 à côté de l'aéroport, plus de station de lavage.

Nous allons chez Olis, lavons le Jimny et expérimentons une nouvelle façon de remplir le réservoir

Il faut mettre un billet de 500, 1000 ou 5000 ISK dans la fente et on dispose de 3 minutes pour se servir.

Si par malheur, on ne réagit pas assez vite, le billet est définitivement avalé. Nous en sommes pour 500 ISK !!!

Deuxième essai, cette fois-ci, ça fonctionne…

Nous rentrons en flânant dans les vieux quartiers.

C'est la dernière soirée, il fait si beau…

 

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 15:53


 Jeudi 25 juin 2009



Le ciel est merveilleusement bleu.

Le soleil brille de tous ses feux.


Le bleu des lupins étincelle au soleil.



Le Snæfellsjökull tout de blanc vêtu nous suit jusqu'à Keflavík.



Nous décollons.


Le lac Kleifartvan luit au milieu des champs de lave.



Les côtes islandaises s'estompent dans la lumière dorée du matin.


Dernières visions de l'Islande…

 

Il fait jour en pleine nuit.

Les tulipes fleurissent en juin.

On trouve des congères l'été à moins de 300 mètres d'altitude.

On supporte le chauffage un 23 juin.

C'est ça l'Islande fascinante et mystérieuse.

Terre des contrastes.

Ce n'est qu'un au-revoir…


Dernières heures en Islande.
Partager cet article
Repost0