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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 20:34

Dimanche 29 Janvier 2006

 

Un petit bus de 16 places vient nous chercher à 8h, nous faisons la tournée des hôtels afin de récupérer les autres passagers pour l’excursion du Cercle d’Or.
Nous pensions rejoindre un grand car, mais nous ne sommes que 9. Naturellement, il fait nuit noire, la circulation est nulle (il ne va pas nous faire le coup des embouteillages …).
Dès que nous quittons Reykjavík, le brouillard s’épaissit, nous ne voyons plus la route, la signalisation des bas-côtés est effacée, heureusement qu’il n’y a aucune circulation car nous roulons souvent à gauche.

Nous prenons de l’altitude, la route est verglacée, les champs sont couverts de neige, il fait frisquet. Nous sommes dans les Hellisheiði.

Arrivés vers Hveragerði, la pluie fait son apparition.


Le chauffeur nous dépose devant une serre "touristique" : le jardin d’Eden.



Nous franchissons deux lourdes portes sculptées représentant Adam et Eve et débarquons au "royaume de la carte postale".

Passées les guinguettes à souvenirs, nous accédons aux serres.



Un bananier couvert de bananes nous accueille.



 
Puis, c’est un géant végétal qui jaillit hors de la terre.



La serre s’étend sur 4000 mètre carrés. Ici croissent plantes méditerranéennes et tropicales.





Nous remontons dans le car et toujours sous une pluie diluvienne, notre chauffeur nous conduit devant le jardin dévasté par une faille  vomissant de la vapeur et une eau frémissante
.

Nous pensions que nous aurions droit à une visite complète d’ Hveragerði : trou du diable, geyser … mais nous repartons déjà vers le cratère Kerið.







Photos prises en avril 2009. Le temps était tellement excécrable que nous ne voyions rien.









Celui ci s’est formé il y a environ 6500 ans.

C’est un cratère d’explosion elliptique de 170 mètres sur 270 mètres. Sa profondeur totale est de 56 mètres, la hauteur d’eau de 7 à 14 mètres. Ses flancs sont rouges.

Les éléments se déchaînent, il fait tellement noir que toutes mes photos sont ratées.

Un petit chemin nous engage à en faire le tour, mais tout le monde se replie vite dans le bus bien chauffé !!!


Nous continuons vers l’église de Skálholt datant de 1953. Sa construction permit aux archéologues de découvrir les vestiges d’une cathédrale édifiée à cet emplacement, détruite par un incendie en 1309.



Celle ci était deux fois plus vaste que l’église actuelle. Ici, se trouvait le premier évêché d’Islande fondé par une éminente dynastie de goðar (dieux). Skálholt fut un grand centre artistique et culturel de 1056 à 1796. L’épiscopat, devenu protestant sous la Réforme, fut transféré à Reykjavík en 1797, le site ayant été détruit par des éruptions volcaniques.

Certains objets appartenant aux  évêques sont exposés à l’intérieur de l’église actuelle.

Nous ne pourrons pas les admirer car un office s’y déroule et nous n’avons pas le

temps d’en d’attendre la fin.

La bourrasque est telle que nous sommes drossés sur les barrières de l’escalier.

 

Le chauffeur bifurque dans un petit chemin pour nous laisser admirer la cascade de Faxí et son échelle à saumons.

 



Puis, nous poursuivons notre route vers sa grande sœur : la cascade de Gullfoss.

 


A ma grande surprise, celle-ci est en partie prise par les glaces.






carte postale scannée















carte postale scannée








Depuis des mois, tous les jours, à différentes heures de la journée, je consultais le site vegag.is afin de connaître la température, car, pour que Gullfoss soit gelée, il faut que le thermomètre reste à –10° durant au moins quinze jours. Cela ne s’est produit que dimanche 15 janvier, d’où mon étonnement.





Le gel a capitonné le site, tentant d’imposer le silence aux flots impétueux de la chute.

Nous descendons péniblement par le petit sentier complètement verglacé, ça glisse, ça dérape, ça patine, j’ai peur, j’arrête ; Nicolas continue 100 mètres plus loin et lui aussi rebrousse chemin.





La remontée est épique, dix fois, nous manquons  de nous retrouver à plat ventre.

Le gentil chauffeur a eu la bonne idée de descendre le bus jusqu’au parking inférieur, nous sommes plus vite au chaud et au sec.


Halte à Geysir toujours sous des trombes d’eau, Strokkur ne doit pas aimer être mouillé car il n’est pas bien vaillant aujourd’hui, il lui faut plus de dix minutes pour nous concocter un ridicule petit jet.



Même les mares bouillonnantes ne glougloutent pas. Décidément, il y a des jours où l’on devrait rester en France bien au chaud sous la couette…


Arrêt à Þingvellir où nous nous disons qu’il va faire nuit avant d’avoir fait jour, l’hiver n’en finit plus de grignoter les jours.

La plaine est envahie par les eaux, les ponts sont submergés. Impossible d’accéder aux gorges de l’Almannagjá.

 


La gentille cascade Öxaráfoss s’est transformée en chute du Niagara.

Nous remontons dans notre bus-cocon et contournons les gorges.

Nous sommes seuls dans la salle d’exposition et l’hôtesse (ravie de voir enfin âme qui vive) se fait un plaisir de nous commenter les diaporamas.

Il est déjà l’heure de repartir.

Nous regagnons Reykjavík sans avoir visité  la centrale géothermique de Nesjavellir, sans doute fermée au public le dimanche.

Notre petit bus nous dépose devant notre hôtel.
Merci Magnus pour cette balade humide.

 

N’ayant jamais trouvé de skyr à la banane (dont nous nous étions délectés cet été) dans notre 1011, nous décidons d’aller faire un tour au Bonus situé tout en haut de la rue Laugavegur. Si le 1011 est ouvert un dimanche, il n’y a pas de raisons que le Bonus soit fermé. Et bien si.

Nous retournons dans notre magasin favori et dévalisons le rayon skyr pour le plus grand bonheur de nos amis (et le nôtre aussi…).

 image : skyr.is

 

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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