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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 18:07

Jeudi 11 juin 2009

 

2h20. réveil en fanfare. Deux bonshommes de nationalité indéterminée,  arrivés tardivement, rentrent en braillant comme en plein jour (d'ailleurs, il fait grand jour), claquent les portes et s'invectivent.

Si je me lève et les enguirlande, je ferai plus de bruit qu'eux, ils ne comprendront rien à ce que je leur dirai et on ne sait jamais, ce sont peut-être des êtres malfaisants qui hantent les lieux. La côte de Barðaströnd est réputée pour ses fantômes…

Les douches sont modernes, équipées de jets d'hydro massages. Le hic est que dans celle que j'occupe, le robinet thermostatique est bloqué. Si j'insiste, je me  retrouve façon homard thermidor. J'attends que l'autre se libère pour y aller. Je sais qu'elle fonctionne car les cloisons ne touchant pas le plafond, j'entends mon voisin qui gémit de plaisir.

Ici, la propreté n'est pas la première des préoccupations : les poubelles n'ont pas été vidées depuis le début de la saison touristique, les douches ne sont pas nettes, elles n'ont pas vu le Cif depuis longtemps ; sous les lits, on trouve une bergerie.

Les prises ne sont pas aux normes européennes.

Dans la salle de bains à la douche bloquée, pas de miroir devant la glace ni de prise pour que les messieurs se rasent.

Petit déjeuner copieux préparé par la Walkyrie qui s'avère être une étudiante embauchée pour la saison estivale.

Une adresse à ne pas recommander.

 

Nous voici partis. A gauche, le ciel est clair et bleu, le soleil brille. A droite, c'est brumeux et pluvieux. Dommage, c'est à droite que nous allons direction le fjord de Patreksfjörður.

Au bout de trois kilomètres, je me rends compte que nous avons oublié les bouteilles d'eau au réfrigérateur ainsi que le skyr. Laisser la flotte, pas d'importance, mais le skyr, pas question !!!

Nous reprenons la route 62 et longeons la mer bordée de pré où broutent des moutons.

A droite, la montagne noire, sinistre qui s'effrite, laissant cailloux et rochers sur les pentes.

La route quitte le bord de mer pour grimper jusqu'au col des Kleifaheiði.


Le paysage est grandiose.



Avant d'atteindre le col, de nombreuses plaques de neige sont encore présentes.




Nous faisons un arrêt pour saluer la statue (Kleifabði) réalisée en 1947 par les ouvriers pour fêter la fin de la partie la plus difficile de la construction de la route. A l'origine, il aurait dû tenir une pelle au bout du bras qui dépasse.

La tradition locale veut que si on ne lui dit pas bonjour en arrivant et au-revoir en partant, ça porte malheur!!!



Puis, c'est la descente vertigineuse vers le fjord de Patreksfjörður.

Nous l'attendons longtemps ; à chaque virage nous disons : Il est encore loin le fjord de Patrick ?


Le voici, superbe, majestueux, terminé par un genre de marais salant.



Nous laissons la route 62, à droite, qui conduit à Patreksfjörður et prenons la route 612 à  gauche qui ne tarde pas à devenir en terre au niveau du Garðar, navire norvégien échoué ici en 1981.


Ce bateau, construit en 1912 était utilisé pour la chasse aux phoques et la pêche.



Nous tournons à gauche par la route gravillonnée 614 très raide, au début caillouteuse puis tôle ondulée et enfin bien entretenue.




Dans la descente, au détour d'un des nombreux virages, apparaît la baie de Rauðisandur (baie des sables rouges).


En fait, le sable est ocre rosé. Il brille au soleil. C'est superbe cette immense langue de sable, cette mer bleue se confondant avec le ciel et ces prairies vert tendre.













Nous continuons à droite et stoppons devant l'église de Saurbær. Tout est fermé, y compris les volets. Elle est noire avec un toit rouge. Nous n'en avons pas encore vu de semblable.



Nous allons jusqu'au bout de la route, à Lambavatn.

Les fossés sont bordés de populage des marais. 




Jean-Louis n'a pas envie de faire la petite randonnée.

Nous revenons et empruntons le chemin de randonnée situé devant l'église.


C'est curieux, le pictogramme du panneau indiquant le sentier de randonnée semble adapté à l'âge des participants !!!




Au bout de 300 mètres, Jean-Louis oblique vers l'estran et trouve un monticule herbeux où nous pique-niquons (skyr en dessert, bien sûr…)

Nous repartons en direction de la ferme de Melanes.

Jean-Louis a très envie d'aller jusqu'aux ruines de Sjöundá tristement célèbres à cause d'une histoire d'amour tragique.

Nous traversons la cour d'une ferme et nous ne trouvons personne. Je n'aime pas entrer chez les gens sans autorisation, même si un panneau indique la direction.

Le chemin n'est pas tracé, nous cheminons une centaine de mètres dans des fondrières. Je m'embourbe plusieurs fois et nous faisons demi-tour.

Nous reprenons la voiture et remontons la route 614. Nous tournons à gauche pour continuer par la route 612 qui borde le fjord.


Au niveau du flugvöllur (aérodrome) de Sandoddi, juste en face de Patreksfjörður, nous sommes surpris de voir toute cette région sableuse.




La grande plage de Vatnsdalur invite à la baignade. Je n'ai pas emporté mon maillot de bain en Damart...


Au détour d'un virage, nous voyons deux bateaux puis un avion. Nous sommes arrivés au musée de Hnjótur.



Comme à Skógar, un fermier, Egill Ólafsson, a récupéré et collectionné divers ustensiles anciens de la région des Vestfirðir offrant un aperçu de la vie quotidienne des siècles passés. On y trouve différents objets liés à l'activité économique de la première moitié du XX° siècle servant aux différents corps de métiers de la région : barques et outils de pêcheurs… on y trouve même un pygargue naturalisé, une chaire et son prédicateur ainsi que deux cercueils !!!

Ces accessoires offrent un bon aperçu de la lutte du peuple pour l'existence et l'ingéniosité qu'il a fallu pour survivre dans des conditions difficiles.

Pas aussi complet que celui de Skógar, mais très intéressant.


Un  hangar abrite un Antonov russe AN-2  avec des ailes toilées, construit en Pologne en 1967. Egill en a fait l'acquisition en 1993, l'appareil, servant au transport de fret, ayant subi une avarie alors qu'il atterrissait sur l'aérodrome d'Eyri.


S'y trouvent également : une vieille voiture et une embarcation. Les moyens de transports air, terre, mer réunis dans un même entrepôt.




Devant ce hangar, on trouve aussi un DC3 de l'armée américaine basée à Keflavík.




Après avoir dégusté un thé accompagné d'une excellente gaufre chantilly-myrtille, nous reprenons la route 612 A l'intersection,  nous bifurquons à droite par la route 615 pour rejoindre notre hébergement : l'hôtel Látrabjarg.


Nous sommes logés dans une chambre à trois lits, mais il n'y a pas de miroir au-dessus du lavabo. Pratique pour se raser… La bonde du lavabo fuit, pas facile de faire tremper du linge…



La vue est superbe sur le Patreksfjörður et l'embouchure de l'Orlygshöfn, petit fjord secondaire.



Le repas étant servi à 19h, il reste une heure pour explorer les environs.

Nous poursuivons la route 615 en terre puis graviers, puis caillasse et trous. C'est là qu'on se dit qu'on a bien fait d'investir dans la location d'un 4 X 4.


Nous dérangeons les sternes qui nidifient sur le chemin et dans les prés alentours








Nous descendons vers la plage de sable fin de Hænuvík. Une jeune fille tient une boutique d'artisanat dans la ferme de ses parents. Elle tricote durant les longues soirées d'hiver. Nous nous laissons tenter par une paire de chaussettes pour bébé. Sa petite sœur va chercher un agneau afin que nous le caressions. Il me tète le doigt, heureusement que ses dents sont à peine sorties !!


Un court instant, un bain de pieds dans la mer me tente, mais l'eau à 3° et la température de l'air m'en dissuadent.




Retour à l'hôtel où nous est servie une soupe à la tomate, du haddock et du riz ainsi qu'un bol de skyr à la crème. C'était bon, mais ça avait un goût de trop peu. 5900 ISK ou 35 € par personne, demain, nous pique-niquerons !!

Nous reprenons la voiture et allons faire un repérage de route pour demain.

Nous empruntons la route 612 en direction de Breiðavík. "Gravier volant" et tôle ondulée, ça secoue de partout ; on dirait que la voiture va se disloquer.

Pas un mouton, pas un cheval, pas un oiseau, pas un végétal ; un désert minéral noir.

Notre vallée était à l'ombre mais celle de Breiðavík ensoleillée.

Nous nous promenons sur la plage de sable fin.


Il fait chaud. Je suis en polo à manches courtes. Je n'ai même pas pensé à me tremper les pieds dans la mer.



Nous retournons à la voiture garée devant l'hébergement de Farmholidays et entrons afin de consulter nos messages sur Internet. Le premier quart d'heure est gratuit mais à cause de la connexion 56K, au bout du temps imparti nous ne somme même pas connectés sur notre messagerie.
Ce sera pour une autre fois.
Retour au bercail où nous écrivons jusqu'à minuit trente sans allumer.


Voici ce que je vois de la fenêtre à minuit ce 11 juin.

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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