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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 17:30

Mercredi 29 juin

 

Mauvaise surprise ce matin pour les hommes, l’eau de la douche est à peine tiédasse.

Petit déjeuner sommaire, mais pas de haricots rouges.

Nous partons sous un beau soleil par la 54.

14-Eldborg

 

 

 

  Nous essayons de trouver l’accès au cratère d’Eldborg (Eldborgarhraun) (la montagne de feu)  mais il n’est accessible qu’à pieds et il faut compter 1h 40 aller et retour. Nous n’avons pas le temps, nous aviserons au retour.

 

 

 

 

14-Ytri Rauda

 

 

 

Nous bifurquons vers Ytri-Rauðamelur où se dressent sur plusieurs centaines de mètres des murs d’orgues basaltiques. Plus le refroidissement des coulées de basalte est lent, plus les orgues seront régulières et parfaites.

 

 

 

14-Ytri eglise

 

 

 

 

 

 

Devant l’église, des moutons semblent attendre le début de l’office.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route est déserte, les champs sont déserts, le ciel bleu est désert. A peine quelques fermes colorées au pied des montagnes d’où dégringolent des cascades scintillantes au soleil.

14-maison dans prairie 14-cascade-2

Nous nous attendons à voir débouler Laura et Marie Ingalls (de la petite maison  dans la  prairie).

A Vegamot, à la  croisée des routes 54 et 56, une station service, au milieu de nulle part espère un éventuel client. Vue la circulation, le pompiste à intérêt à lire le journal !!!

 

14-analyse

 

 

Nous reprenons la 54. A Ölkelda, nous remplissons une gourde à la source d’eau minérale et nous goûtons. C’est pétillant mais la formule affichée ne semble pas engageante.

Il faut vivre dangereusement, l’Immodium est dans la pharmacie en cas de besoin (s)  (c’est le mot juste …) !!!!!!

 

 

14-phok-matin

 

 

 

 

 

Les phoques sont au rendez-vous à Ytritunga, ils sont rigolos et curieux, mais nous aurions souhaité les voir de plus près. Ce sera peut être pour ce soir.

 

 

 

 A Lýsuhóll dans la cour de l’école qui regroupe tous les enfants de la côte sud de la  péninsule de Snæfellsnes se trouve une piscine où jaillit la seule source d’eau chaude minérale gazeuse. La gardienne nous propose d’ouvrir le bassin pour nous, mais personne n’a envie de prendre un bain à cette heure matinale. Ah, la serviabilité légendaire des Islandais …

14-Budir

 

 

 

 

Plus loin, la petite église de bois noir de Búðir (les huttes) entourée de son cimetière lilliputien est malheureusement fermée.

 

 

 

 Nous commençons l’ascension du mont Snæfellsjökull (volcan au capuchon de neige) par la F570.

14-snae1

 

 

 

 

Ce stratovolcan n’a pas donné signe de vie depuis huit mille cents ans.

 

 

 

 

 

14-snae2-jpg

 

 

 

 

 

Ici aussi, les ryolithes sont présentes et chatoient au soleil.

 

 

 

 

 

Premier arrêt : Songhellir (la grotte qui chante). Nous avons la chance d’y entendre interpréter un chant liturgique par un couple d’Islandais qui s’enregistre. L’acoustique est parfaite et la voix de basse profonde de l’homme donne des frissons dans le dos, on se croirait dans une cathédrale.

14-route snae

 

 

 

Nous continuons entre les glaces, moraines, névés et séracs, le vent souffle fort et nous bouscule lorsque nous descendons de voiture pour photographier.

 

 

 

 

 

14-ski

 

 

 

 

Nous croisons l’équipe de ski d’Islande qui revient de s’entraîner, enfin, c'est ce que nous disent les hommes que nous croisons. Ce sont juste les gars de la DDE locale !!! 

 

 

 

Nous avons cherché, fureté, exploré, fouillé, scruté, mais nous n’avons pas trouvé la porte, ni l’escalier qui permet au professeur Otto Lindenbrok et Axel, son neveu, de descendre dans le cratère pour en ressortir en Sicile dans le Stromboli ; selon Jules Verne dans le voyage au centre de la terre.

Le Snæfellsjökull (1446 m), couronné d’un glacier, est appelé Fuji-Yama islandais, nous ne l’avons jamais vu sans son diadème de nuages.

 

Halte en haut du col où nous découvrons la superbe vue sur la côte sud. Le contraste est saisissant, les plages dorées se succèdent au pied de l’imposant Snæfellsnes.

14-Budir haut 14-Budir haut2

14-cascade snae

 

 

 

 

 

Nous nous arrêtons pour déjeuner devant une cascade qui alimente un barrage hydro-électrique. Le soleil chauffe, le ciel est bleu, il fait bon lézarder dans l’herbe verte.

 

 

Nous compatissons pour deux cyclistes qui commencent l’ascension la langue déjà bien pendante.

Dans le Breiðafjörður, la mer est bleu indigo.
Ólafsvík, port sans grand intérêt a l'avantage de posséder une station service où nous pouvons enfin rendre la voiture présentable.

Nous prenons la route de la ferme-église d'Ingjaldshóll vers Rif, où Christophe Colomb aurait séjourné.

 

Jean-Louis veut prendre  en photo l’église de Rif perdue au milieu des lupins,

14-rif lupins

14-sterne

 

 

 

 

mais se fait attaquer par une bande de sternes déchaînées. Je dois détourner leur attention avec le bâton de rando afin qu’il puisse terminer ses prises de vues, mais la meilleure solution est encore le repli dans la voiture.

 

 

14-Hellisandur

 

 

 

 

 Arrêt à Hellisandur devant les petites maisons de tourbe du musée des pêcheurs.

 

 

 

 

 

Juste avant le phare d’ Öndverðarnes , entre deux coulées de lave, la petite plage de sable blond de Skarðsvík miroite au soleil lumineux , la mer est turquoise et paisible,

14-Sandvik-pano.jpg

  les falaises sont couvertes de végétation ….L’Islande se donne des allures d’île tropicale ; il ne manque que les filaos.

Une folle envie de nous baigner est vite réfrénée par la température de l’eau à 8°. Nous observons le ballet des sternes qui piquent dans la mer et ressortent avec un poisson dans le bec.

14-Saxh

 

 

 

Plus loin, Jean-Louis et Nicolas escaladent le mont Saxhóll par un chemin composé se scories rouges et noires. Vue sur la grande coulée de lave et la mer bleue.

 

 

 

 

Nous descendons vers les falaises de Djúpalónssandur à Dritvík au milieu de trolls. Le sable est très noir, les vagues furieuses.

Visite au phare de Malariff à Lóndrangar en passant entre "le pilier chrétien" (Kristnidrangur) et le "piton païen" (Heiðnidrangur).

14-phare Mala 14-piliers

Halte à la ferme de Laugarbrekka, où, vers l’an 1000, a habité Guðriður Þórbjarnardóttir première femme blanche à mettre un enfant européen au monde en Amérique. Christophe Colomb peut aller se rhabiller !!!

 14-Laugarb-2 14-Laugarb-1

 

14-Arnast1

 

 

 

 

Arrêt à Hellnar où nous retrouvons notre couple de Français du troisième gué de Kerlingarfjöll (voir jour 11).

Les mouettes, fulmars boréaux, et autres volatiles font un barouf terrible dans les falaises basaltiques recouvertes de guano.

 

Nous sortons la gourde remplie le matin à Ölkelda et constatons que l’eau claire s’est transformée en analyse d’urine. Nicolas comprend vite pourquoi il n’y avait pas d’usine d’embouteillage à proximité !!!!!

14-Arnast2

 

 

 

 

 

Arnarstapi et son port miniature sera notre dernière étape avant l’arrivée à notre hébergement de Langaholt.

 

 

 

 

14-linaigret

 

 

 

Belle chambre avec immenses baies vitrées et naturellement juste un petit voilage n’occultant rien. Les fenêtres donnent sur le golf où ondulent les linaigrettes et le Snæfellsjökull. Grande salle de bains privée malgré la réservation en catégorie II.

 

 

Notre hôtesse nous dit : « We wait a group wich is coming » avec un accent à couper au couteau. N’étant pas anglophone, je crois qu’elle parle français et comprend qu’elle attend Yvette et son groupe de comiques !! Fou rire inextinguible qui durera toute la soirée et même maintenant lorsque nous nous remémorons la scène.

Un géant viking nous invite à nous servir au buffet pantagruélique.

Soupe de poisson, gigot à la confiture de fraises (les comiques sont Anglais !!), poisson frit, filets de harengs, petits pois, riz, pommes de terre rôties, salade, chou rouge. Un vrai festin, mais toujours pas de dessert.

Promenade digestive sous une petite bruine, à la recherche des os de baleines (voir la saga des Gilabert) que nous ne trouvons pas.

Nous retournons à Ytritunga à la "chasse aux phoques". Personne dans l’eau.

                   

C’est l’heure magique (23h), plus un bruit humain, l’on entend que le ressac, le cri des huîtriers-pie et des gravelots ; les sternes sont calmes et les eiders voguent sur la mer.

14-huitrier 14-gravelot

                            Huîtrier                                                 Gravelot

 

14-eider

                                                   Eiders (photo Wikipedia)

A la jumelle, nous les repérons sur un banc de rochers. Nous approchons, ils sont encore loin mais ils nous détectent et un curieux approche à six ou sept mètres du bord et s’installe tête et queue en l’air.

14-phok-1 14-phok2

Il est magnifique, nous nous avançons en passant de rochers en tas d’algues. Ca glisse, les chaussures sont mouillées, le pantalon bien sale, mais qu’importe, le spectacle le vaut bien.

Arrivés tout au bord de l’eau, trois autres rejoignent le premier et c’est un ballet nautique qui commence. Le premier reste toujours figé comme une statue.

Nous sommes encerclés  par la marée montante, Nicolas me presse de quitter cet endroit, mais c’est trop beau, je ne puis me résoudre à quitter ces quatre clowns.

Nous nous mettons hors d’atteinte des vagues et continuons à les admirer.

Il est minuit, le spectacle est terminé, ils retournent sur leur rocher.

Bless (au revoir) les phoques et tàkk (merci) pour ce moment inoubliable.

Nous allons nous coucher, les yeux pleins de pitreries moustachues.

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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