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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 21:11

LE MACAREUX

 


Il se tient dressé, bien droit sur ses pattes palmées orange.

Il n’a pas usurpé son surnom : clown des mers.

Ses ailes très courtes qui favorisent la nage l’handicapent pour le vol.

La faible portance le contraint à battre des ailes très rapidement.

Grégaire, cet oiseau de la famille des alcidés niche en colonies (à Ingólfshöfði, ils sont environ 300 000).


Ils déposent un unique œuf blanc dans un nid qu’ils creusent eux même dans la terre, caché sous l’herbe et tapissent ce nid de plumes.

Les deux parents couvent durant une quarantaine de jours. Les poussins sont abecqués avec les petits poissons ou les mollusques stockés dans le bec des adultes.

Leur longévité est de 22 ans toujours avec le même compagnon.

 

LE GRAND LABBE


C’est un oiseau d’environ 130 cm d’envergure, qui ressemble un peu à un goéland.

Son plumage est brun ; ses pattes palmées et son bec sont noirs.

C’est un migrateur solitaire qui se retrouve jusqu’au tropique du Cancer.

En période de nidification, il vit en petites colonies.

Le nid, construit par les deux parents est une dépression creusée à même le sol, tapissé de débris d’herbes et autres éléments.

 





La femelle pond deux œufs qui ressemblent à une pomme de terre…






Il se nourrit de petits poissons, œufs, petits mammifères et s’attaque aux petits macareux, aux fous et aux guillemots. Il combat également les autres oiseaux afin qu’ils lâchent ou régurgitent leur pêche, la rattrapant au vol.

Il s’alimente également de baies à l’automne.


Les poussins sont à même le sol, il faut faire très attention afin de ne pas les écraser, mais le labbe veille et ne laisse personne approcher la zone du nid.


 

LES GUILLEMOTS

 

GUILLEMOT DE BRÜNNICH

 

C'est petit oiseau d’environ 45 cm de hauteur et 75 d’envergure.

Le dos, la tête, le cou et la partie supérieure de la poitrine sont noirs, le ventre est d’un beau blanc, le bec noir effilé.
C’est le seul oiseau qui migre à la nage. L’oisillon, dès trois semaines, part avec son père, incapable de voler lui aussi à cause de la mue, pour un long périple de plus de 1000 kilomètres à la nage, puis en volant jusqu’aux rivages de Terre neuve.

Le poussin n’est apte à voler qu’à un mois et demi.

Le guillemot n'est doué, ni pour l’envol, ni pour la marche, car ils possèdent de très petites ailes disproportionnées par rapport à sa taille.

Une fois dans les airs, sa vitesse peut atteindre 75 kilomètres à l’heure.

Il niche en colonies sur les aspérités des parois abruptes.


La femelle pond un unique œuf  vert tacheté que les deux parents couvent durant 30 à 36 jours.


Les parents alimentent le poussin avec des poissons, des mollusques, du krill, qu’ils vont pêcher jusqu’à 15 kilomètres du nid.

Il plonge à une grande profondeur et attaque les poissons par en dessous.

Vers une vingtaine de jours, le petit quitte le nid et tombe de la falaise, dans la mer.

Tous les jeunes nagent et appellent leurs parents qui subviennent à leurs besoins dans l’eau.

 

GUILLEMOT DE TROÏL

 

Son cousin le guillemot de Troïl est noir brillant et blanc, l'œil  cerclé de blanc et terminé par un long trait fin (guillemot de Troïl bridé), le bec également souligné de blanc.

Cet oiseau niche généralement en colonies denses au milieu des falaises et pond son unique œuf directement sur le roc ou le sol. Les œufs ont la forme d'une poire, de telle façon qu'ils pivotent sur eux-mêmes lorsqu'ils sont dérangés, et ne tombent pas en bas de la falaise.

 

GUILLEMOT A MIROIR



Le guillemot à miroir est noir, un triangle blanc posé sur ses ailes. L'intérieur de son bec est rouge vif ainsi que ses pattes.

 

LE PINGOUIN TORDA

 

Le pingouin torda a le dos noir et le ventre blanc. Il est doté de pattes de canard. De son œil part un fin trait blanc jusqu'à son bec. Une rayure blanche traverse le bout des ailes et le bec. Ils nichent souvent côte à côte avec le guillemot de Troïl.

 

LA STERNE ARCTIQUE


C’est un oiseau qui ressemble à une hirondelle, son envergure est de 70 cm pour un poids de

100 grammes, sa queue est fourchue, ses ailes en faux, ses pattes et son bec sont rouge sang.
Elle se nourrit de petits poissons qu’elle attrape en plongeant en piqué.
C’est une espèce qui a pour surnom : Mathusalem ailé car la plus vieille sterne a

vécu jusqu’à l’âge avancé de 34 ans.

Cet oiseau migrateur entreprend au-dessus des océans un raid géant qui peut atteindre 17500 kilomètres.
Elle niche en Islande et au nord du Groenland au ras du 84ème parallèle. C’est l ‘oiseau dont la nidification s’effectue le plus près du Pôle Nord.

Durant les onze semaines de l’été arctique elle couve et élève ses deux sternelots.
Début septembre, elle quitte les rivages du nord et met le cap au sud. Elle longe les côtes de Norvège, d’Europe et d’Afrique. Elle vole au grand large à une vitesse de croisière de 40 kilomètres par heure tout en pêchant de petits poissons.

Début novembre, elle atteint le sud de l’Afrique après avoir parcouru environ
12 000 kilomètres.
Puis elle se dirige vers le Cap de Bonne-Espérance.

Et la voilà repartie  toujours plus au sud. Elle doit braver les vents très puissants

qui soufflent de l’est vers le sud-est, en évitant de se faire balayer par les tempêtes qui la font dériver comme une feuille morte jusqu’en Australie ou en Nouvelle-Zélande.
Arrivée aux alentours du 60ème parallèle, elle bifurque vers le Pôle Sud et se pose sur la glace.

C’est là, dans cet impressionnant désert gelé qui commence à fondre et à se disloquer en des milliers de glaçons flottants qu’elle va passer tout l’hiver, ou plutôt l’été, car au Pôle Sud, au mois de décembre, c’est le plein été.
Elle retrouve le soleil de minuit.
C’est l’oiseau qui profite le plus longtemps dans sa vie de la lumière du soleil : 8 mois sur 12, 24 heures sur 24. Quand se repose-t-elle ?

Ici, elle trouve tout en abondance : krill et crevettes dont elle se gave du matin au soir et du soir au matin.
Tandis qu’elle pêche, la glace continue de fondre et se rapproche chaque jour un peu plus de la terre ferme.
Au mois de mars, elle a effectué un voyage de plusieurs centaines de kilomètres en direction du Pôle Sud.

Il est temps de remonter, les vents ne soufflent plus vers l’est, mais vers l’ouest.
Il lui suffit de se laisser transporter tout le long de l’Antarctique vers l’Amérique du Sud.
Arrivée au dessus de la Mer de Weddel, elle bifurque plein nord pour se laisser planer, sans fatigue, par les vents violents qui l’emportent  vers le nord-est, droit vers l’Afrique.
Puis, elle suit le même chemin qu’à l’aller et atterrit en juin  auprès de son nid et retrouve son mari  qui lui reste fidèle jusqu’à la mort.

                                                                                 (Merci à la Hulotte)

 

NOS OISEAUX D’ISLANDE

 

Depuis que nous avons découvert les macareux dans la réserve des Sept-Îles en Bretagne, nous avons une tendresse particulière pour cet oiseau clown. Durant notre séjour en Islande, nous avons été comblés à Ingólfshöfði.

 

Tous les grands labbes, prédateurs et charognards que nous avons croisés nous ont impressionnés par leur envergure et leur attitude belliqueuse.


Nous avons regretté d’être trop loin des guillemots de Brünnich et Troïl pour pouvoir bien les observer.


 
Nous nous sommes méfiés des sternes arctiques et de leurs projectiles nauséabonds et avons admiré leur vivacité à pêcher.

C'est un oiseau qui ne prend même pas le temps de se poser pour nourrir son oisillon vorace.


 
Le pluvier doré nous a bien agacés à nous narguer afin que nous ne découvrions pas ses petits.


 

Les mouettes tridactyles et les infatigables et merveilleux voiliers que sont les pétrels ou fulmars boréaux nous ont assourdis de leurs cris stridents.

 


A Reykjavík, les canards colverts, oies sauvages, eiders duveteux et cygnes sont venus picorer dans nos mains pour notre plus grand bonheur.


 

 

Photo : Wikipedia

Nous nous sommes amusés du manège de l’huîtrier-pie, qui court, saute, hoche la tête comme un enfant pressé en poussant ses bik-bik-bik aigus et ouvre les petits coquillages de la pointe de son bec.


 

Nous avons observé la bergeronnette d’Ásbyrgi qui s’élançait d’un vol énergique afin d’attraper les insectes.

 Photo : Wikipedia


Nous avons espionné le grand gravelot qui trottinait le long du bord de mer, cherchant sa pitance.

Photo : Wikipedia 


Nous avons été étonnés de la familiarité de la grive mauvis si peu farouche au bord du chemin du parc de Skaftafell.

 

Le courlis corlieu précédé de son chant « courrrrlis » indique tout de suite à qui l’on a affaire.


Le chevalier gambette, souvent perché sur un piquet semble surveiller les alentours.
 

Nous avons passé de longs moments à espionner le lagopède qui nichait sous notre summarhús et prenait le soleil sur la terrasse. 


Nous vous avons aimé, petit peuple ailé que nous prenons plaisir à regarder vivre, que ce soit en Islande où en France.

 

 

 

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commentaires

Doude 13/02/2011 21:12


Sympa ce petit article sur les differents oiseaux croisés en Islande, j'etais justement à la recherche du nom du cousin du goeland, le grand labbé.
Merci


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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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