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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 14:13

Vendredi 12 juin 2009

 

La nuit a été calme : pas d'esprit, pas de braillard.
Une surprise nous attend, il n'y a pas de verrou dans la douche commune ; ça commence à faire beaucoup.
Nous ne sommes pas habitués à fréquenter les hôtels de luxe, mais pour 98 € on peut s'attendre à un miroir au-dessus du lavabo, à un lavabo qui ne fuit pas, et à un verrou à une douche. Même dans les hôtels F1 il y a plus de confort et de services.

Je pose mes chaussons devant la porte et laisse couler l'eau durant la phase savonnage (je sais, ce n'est pas écolo). Lors de la phase essuyage, je parle. La journée s'annonce trop belle pour la gâcher par une chanson…

Petit-déjeuner léger, à l'instar du dîner.

Une adresse à ne pas retenir...


Le ciel est bleu, parcouru de nuages blancs.

Patreksfjörður brille au fond du fjord calme.


La mer est calme, la plage déserte…



Un petit vent frais, froid (3°) fait osciller l'herbe.

Préparez-vous les oiseaux, nous arrivons !!!!!!!!!

 

Surprise, la route 612 que nous avions vue noire hier est rose et les bas côtés moussus. Ou c'est une hallucination collective, ou ils ont repeint cette nuit.


A partir de Breiðavík, les silènes violines et les renoncules âcres (boutons d'or) reviennent, puis ce sont les moutons.










Silène acaule





















Renoncule âcre












Il faut attendre d'être en vue de la plage de sable blanc de Latravík pour apercevoir des oiseaux.

La plage est interdite à cause de la nidification.
Nous voyons plusieurs pluviers dorés se dandiner sur les bas-côtés.

Nous sommes enfin à Látrabjarg (falaise de la fertilité).


C'est le point le plus occidental de l'Europe comme l'indique l'enseigne du pizzaïolo local.



C'est ici que nidifient les plus grands rassemblements d'oiseaux du monde (c'est ce qui est écrit sur les guides…).

Un chemin dallé gravit la pente de la falaise, puis un petit sentier longe le rebord.


A la première falaise, nous sommes accueillis par des milliers de mouettes tridactyles, pétrels et pingouins torda. Ils sont rigolos avec leur vol pataud. Chaque corniche, replat, anfractuosité est occupé par des dizaines d'oiseaux, pépiant, ricanant, braillant… Quel concert !!











Mouettes tridactyles


















Colonie de guillemots













Nous cheminons le long de la falaise, nous aplatissant dès que nous entendons pépier. Des guillemots de Brünnich, des pingouins torda, des pétrels, des guillemots de Troïl, des mouettes, mais seulement une demi-douzaine de macareux.


Il doit bien y en des macareux puisqu'il y a des nids creusés dans le sol herbeux.

Je les aime ces petits oiseaux au bec multicolore. Ils ne sont pas farouches à condition qu'on ne fasse pas de bruit et qu'on les approche sans geste brusque.

 



Le guillemot de Brünnich est reconnaissable à son ventre blanc et son dos noir mat, seul son bec est souligné d'un trait blanc. Il pond un unique œuf directement sur le bord de la falaise.

 









Guillemot de
Brünnich et son oeuf
vert












Son cousin le guillemot de Troïl est noir brillant et blanc, l'œil  cerclé de blanc et terminé par un long trait fin (guillemot de Troïl bridé), le bec également souligné de blanc.

Cet oiseau niche généralement en colonies denses au milieu des falaises et pond son unique œuf directement sur le roc ou le sol. Les œufs ont la forme d'une poire, de telle façon qu'ils pivotent sur eux-mêmes lorsqu'ils sont dérangés, et ne tombent pas en bas de la falaise.







Guillemot de Troïl et
Guillemot de Brünnich





















oeuf de guillemot















Le guillemot à miroir est noir, un triangle blanc posé sur ses ailes. L'intérieur de son bec est rouge vif ainsi que ses pattes.

 









Guillemot à miroir














Le pingouin torda a le dos noir et le ventre blanc. Il est doté de pattes de canard. De son œil part un fin trait blanc jusqu'à son bec. Une rayure blanche traverse le bout des ailes et le bec. Ils nichent souvent côte à côte avec le guillemot de Troïl.

 








Pingouin torda















Qui est passé par ici ? Voici les restes de son déjeuner.

 







Restes du festin du goëland














Dans la mer, nous apercevons une baleine, plus exactement un mesoplodon bidens ou Baleine de Sowerby

 

Nous redescendons jusqu'au phare. Je suis déçue, terriblement déçue. Si les macareux désertent Ingólfshöfði  et Látrabjarg, ou sont-ils ? Est-ce dû au réchauffement climatique ? En ont-ils assez des touristes qui viennent les déranger ?


Nous déjeunons sous un chaud soleil devant les ruines de Brunnanupar, ancien port de pêche désaffecté en 1620 mais dont l'activité reprit jusqu'en 1880.



En remontant vers Breiðavík, nous obliquons à droite, direction Keflavík (pas l'aéroport) par la lande de Látraheiði.


La route est caillouteuse et raide, mais pas pire que la 612 ou la 614. Pas âme qui vive.



Des stères de dalles extraites des flancs de la montagne attendent que les camions viennent les chercher.

Nous découvrons Breiðavík et sa baie, les falaises de Látrabjarg, au loin, le Snæfellsjökull enneigé et en haut d'un blindhead (sommet de côte sans visibilité), la baie de Rauðisandur. C'est magnifique, grandiose, sublime, majestueux… Le sable ocre rougeoie au soleil.








Baie de Rauðisandur













Falaises de Latrabjarg, au loin le Snæfellsjökull enneigé









Jean-Louis s'arrête devant le panneau "réservé au 4 X 4" et nous continuons à pieds.
Un peu tard pour prévenir !!! Il faudrait être inconscient pour venir jusqu'ici avec une voiture "normale"...


Nous découvrons le poste de secours dans le fond de la baie de Keflavík.



Quelques pavots arctiques poussent courageusement dans la caillasse.


Comme il n'y a aucune autre route, nous remontons par le même chemin et remarquons un lagopède courant dans le pierrier, se confondant avec les cailloux.

Nous décidons d'aller visiter Patreksfjörður afin de gagner du temps car la journée de demain est très chargée.


Nous nous arrêtons au musée de Hnjótur et Jean-Louis déguste un œuf de guillemot à la coque et moi, une gaufre chantilly-myrtille. J'essaie de le culpabiliser en le traitant de goéland, en lui faisant prendre conscience que des parents pleurent un bébé en devenir. Ce cœur insensible continue sa dégustation sans aucun remord.





Nous sommes contents d'arriver en vue du Garðar, car c'est là que la route goudronnée commence.



Dès que nous sommes de l'autre côté du fjord, les lupins illuminent les bas-côtés.
Nous cherchons une station service. Il n'y a que N1 et là, nous faisons connaissance avec les cartes prépayées. Il faut acheter une carte à 3000, 5000 ou 10 000 ISK qui ne sert qu'une fois. Pour s'en sortir, il faut bien gérer le compteur et connaître la moyenne de la consommation d'essence du véhicule. Pas moyen de faire le vrai plein. Une galère quand on sait le peu de stations installées dans les Vestfirðir. De plus, les stations sont majoritairement dirigées par N1. Alors, pas moyen de s'en exonérer.

Nous pique-niquons dans une rue au-dessus du port dans un champ de pissenlits et lupins.

Patreksfjörður est une jolie ville (900 habitants) étagée sur quatre niveaux. Il y a très peu de boutiques. Les jeunes doivent s'ennuyer comme des rats morts. Heureusement qu'on trouve une piscine.

 

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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