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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:25

L’Islande est un pays magique, envoûtant.
Si nous l’avons adorée en juin, nous avons  été un peu déçus en Janvier.

Nous  croyions la découvrir blanche de neige, scintillante sous la glace, un vrai pays de Cercle Polaire, mais il y faisait plus doux qu’à Paris.






Nous souhaitions
être témoins des frimas qui poudrent les plantes de sucre, qui font marcher les canards sur l’eau.







Nous désirions constater de visu de l’utilité de la géothermie qui permet aux trottoirs et aux chaussées d’être dégagés grâce aux tuyaux passant en dessous.

C’est vraiment en Islande que nous avons pu constater les ravages du réchauffement de la planète : 15 degrés d’écart avec Paris (- 7° + 8°),  (la température la plus chaude étant à Reykjavík …..), pas de neige dans un pays limitrophe du cercle arctique alors que depuis des temps immémoriaux, elle recouvrait TOUT le pays dès Octobre et dans les régions montagneuses du nord, il y neigeait même en été.

 

Voici ce qu’écrit Olivier Grunewald dans son magnifique livre : "Islande, l’île rebelle".

« Les glaciers islandais n’atteignent plus la mer. Ils continuent de fondre et de reculer sous l’effet du réchauffement climatique global qui affecte la planète. Libérée du poids des glaces, l’île pourrait alors se surélever par rapport au niveau de la mer.

Les climatologues craignent que le scénario du réchauffement entre 1965 et 1976 se reproduise.


A cette époque, les débâcles des glaces ont bloqué la totalité de la côte nord de l’Islande, interdisant pendant plusieurs mois la navigation de tous les bateaux de pêche.










image :

silverscreens.com















L’impact économique considérable a provoqué la dévaluation de la couronne islandaise. Les scientifiques ont découvert que cette crise climatique s’était traduite par un accroissement des pluies et des neiges sur le continent nord-américain (68 cm de neige à New-York début février 2006 !!!), suivi d’une production massive de glace de mer par l’océan Arctique.

 Expulsée dans la mer du Groenland, celle-ci, en fondant, a engendré une baisse de la salinité. L’apport d’eaux douces ralentit les courants marins et provoque leur refroidissement.
Les climatologues prévoient un refroidissement important des eaux circulant  autour de l’Islande. Les poissons, qui affectionnent les eaux tièdes du Gulf Stream, se verront contraints de migrer vers des eaux plus clémentes.

Le refroidissement de l’Océan pourrait s’accompagner d’une forte baisse de la ventilation des eaux profondes, au point que les poissons se trouveraient privés d’oxygène.

Un scénario catastrophe pour un peuple de pêcheurs. »


Fin Janvier, à l’époque où nous y étions, l’Islande aurait dû être recouverte par la neige, le froid aurait dû régner en maître. La plupart du temps, j’étais en polo à manches courtes sous mon blouson et j’avais trop chaud.

Au même moment, la neige recouvrait la Grèce, la température chutait jusqu’à –11°. Les morts se ramassaient à la pelle en Russie et en Pologne.

Décidément  la terre ne tourne plus rond.

 

Voici le relevé de températures effectué le 18 Février, mois réputé pour être le plus froid de l’année.



A titre de comparaison, à la même heure il fait 5° à Chartres.


L’Islande se mérite et ne se livre pas à qui veut la découvrir à la va vite.
Pensant trouver de la neige, des congères et de la glace, nous avons été trop timorés pour oser louer un 4X4 et partir tous les deux à la conquête de ces lieux ensorcelants.

C’est pourquoi nous avons choisi la formule excursion guidée en autocar.
Il faut dire que trois jours ¼, c’est beaucoup trop peu, mais Nicolas n’avait plus assez de congés pour partir une semaine.
Pourtant, nous ne sommes pas adeptes du panurgisme.









Nous sommes plutôt du genre à passer la nuit à poursuivre les Aurores Boréales, à attendre la fin de la messe pour visiter l’église (et pourquoi pas assister à l’office luthérien ?








image : NASA


Une heure, c’est bien trop peu pour se sécher, déjeuner, acheter quelques cartes, descendre et remonter, en glissant, vers Gullfoss. Nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la cascade d’ Öxaráfoss à Þingvellir.
Mais le pompon a été à Hveragerði : 45 minutes à glandouiller dans la serre à touristes au milieu des cartes postales et « souvenirs » où le pire côtoie …le pire ; alors qu’il y a tant de phénomènes géothermiques à découvrir dans cette ville.








Nous aurions aussi pu profiter plus longuement des bienfaits de Blue Lagoon.







Mais ce n’est que partie remise.
Nous sommes « en manque » dès que nous quittons cette île et nous y reviendrons un jour prochain, c’est sûr !!!

 

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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