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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 19:10


Dimanche 14 juin 2009

 

Copieux et superbe petit déjeuner chez notre hôte.

La jeune fille a préparé un somptueux buffet dans la salle à manger familiale.



C'est très joli, très cosy ; les portraits de famille de plusieurs générations ornent les murs et le dessus du buffet, une petite bibliothèque contient, entre autre, les Sagas islandaises.



Je ne voudrais pas être chargée d'épousseter.


Discussion, par l'entremise de la jeune fille,  avec notre hôte qui ne parle que l'islandais. Ce n'est pas lui qui sculpte les bois flottés exposés devant sa maison.


 



Nous nous rendons à l'hôtel Núpur, ancien pensionnat.

L'église est fermée.

Nous ne trouvons pas le jardin expérimental "Skrúður" que le père Sigtryggur créa en 1905 afin de transplanter en Islande des végétaux qui n'y poussaient pas habituellement.

A la ferme d'élevage d'eiders de Mýrar ( les marais), la propriétaire nous informe que les canards sont tous partis en mer avec les petits et que nous ne pouvons pas voir une partie des 7000 nids.


Nous revenons à Þingeyri afin de gravir le mont Sandafell et découvrir le panorama.










Þingeyri vu du Sandafell




















Vue du Sandafell














Malheureusement le temps est couvert et il commencer à bérouiner (ne cherchez pas ce mot sur le dictionnaire, c'est du tourangeau équivalant de bruiner), mais les panoramas sont superbes.








le Dyrarfjörður
vu du Sandafell

















L'embouchure du
Dyrarfjörður













Les lupins commencent juste à fleurir.


Direction Ísafjörður par la route goudronnée 60. Nous sommes vite arrivés au col de Gemlufallsheiði où subsistent quelques plaques de neige. Et c'est la descente vers l' Önundarfjörður.

Nous obliquons à gauche par la route en direction de Flateyri.




La plage de sable blond est déserte, pourtant elle est renommée pour ses bains de mer.


A une encablure de l'église, nous apercevons le barrage anti-avalanches édifié après les éboulements de 1995 qui ont anéantis une partie du village.



Le tour de la ville est vite fait, c'est triste et lugubre. Si Flateyri a été une ville riche du temps de la morue et de l'églefin, c'est maintenant un village qui se meurt doucement.

Les maisons et les entrepôts ne sont pas entretenus, voire délabrés.

Nous repartons vers Ísafjörður.


Nous ne tardons pas à entrer dans le tunnel à trois branches en "Y"(Breiðadals og Botnsheiðar). J'en explique le fonctionnement spécifique à Jean-Louis. Au bout de quelques mètres, le tunnel devient à voie unique puis se sépare en deux branches. L'une mène à Ísafjörður, l'autre à Suðureyri. Si un véhicule se présente en sens inverse, il doit se ranger dans les renfoncements prévus, indiqués par un "M".



Justement, une voiture arrive en face de nous et se gare bien gentiment dans son alvéole. Nous ne croisons que cinq voitures. Jean-Louis respire lorsque nous arrivons au bout du tunnel en vue d' Ísafjörður, la capitale des Vestfirðir.

C'est une ville de 4000 habitants qui semble au premier abord coquette et bien soignée.

Elle est édifiée sur une digue qui paraît barrer le fjord.


Une fois la rue principale qui longe le fjord et les deux autres parallèles passées, ça se gâte.

Les maisons et les entrepôts sont mal ou pas entretenus, ça sent la misère et le squat.



Nous arrivons devant notre guesthouse, "la Factor house".

Cette maison fut construite par un groupe de Norvégiens en 1788, après l’abolition du monopole du commerce en Islande. Ils construisirent huit maisons à Ísafjörður et la Factor’s House est la seule qui reste. En 1975, elle devint bâtiment protégé.


Un panneau nous envoie à la "maison bleue". Nous sonnons aux deux portes : personne. Comme il est 13h, nous pensons qu'ils sont allés déjeuner en famille. Nous allons le faire le plein de ravitaillement chez Bonus et déjeunons au-dessus du golf.

Nous décidons de nous rendre à Bolungarvík, ville ou a été tourné le film Nói Albinói.


La route longe le fjord Ísafjarðardjúp, un voilier vogue sur l'eau glacée.



Au niveau se Hnífsdalur se creuse le tunnel "Oshlíd" qui ressortira aux abords de Bolungarvík ainsi qu'un paravalanche.

La route est dangereuse ici, elle est protégée pare quatre pare-éboulis édifiés entre 1983 et 1994. A voir leur état et les rochers amassés au pied, leur construction n'a pas été programmée au hasard. De nombreux filets métalliques défoncés démontrent leur utilité. Il existe aussi des barrages de cailloux encagés et des parapets en tôle d'acier complètent l'équipement de sécurité.

Bolungarvík est située dans un secteur de couloirs d'avalanches et se trouve enneigés dès l'automne.

 











Phare d'Ósvór












Au hameau de Ósvór, en contrebas de la route, se trouve le musée.

Le pêcheur-guide qui devrait s'occuper de la visite discute avec des Islandais et ne s'occupe absolument pas des deux pauvres Français que nous sommes, pas plus que du couple d'Anglais.

Qu'importe, nous visiterons seuls.

Il n'a même pas revêtu son habit en peau de mouton. Tout fout le camp…


 








Maison d'habitation
et atelier de travail

















L'habitation est
située au premier
étage



















On travaille au
rez-de chaussée



















Une botte en peau de
poisson












En regardant le film Nói Albinói, j'imaginais Bolungarvík comme un village avec quelques maisons délabrées et l'inévitable station-service, mais c'est une petite ville qui s'offre à nous.



Petites maisons sur de petits terrains, mais pelouses bien tondues et jardins fleuris de tulipes ; quelques banques et commerces en plus de la grande station –service.

Nous empruntons la route en terre 630 en direction de la baie de Skálavík.

Ayant atteint le col, une surprise nous attend : des congères plus hautes que le Jimny et un froid arctique.



La descente vers la mer s'effectue au pas.


La neige fait place à un tapis rose ; ce sont des (thym ou saxifrage ?) qui tapissent les bas côtés de la vallée de Breiðabólsdalur.


Tout en bas, dans la large vallée qui précède la plage de sable noir, sont dispersées des sumarhús, chalets d'été, que les habitants de Bolungarvík, Ísafjörður et autres villes investissent dès les premiers beaux jours. Aujourd'hui, nous sommes dimanche et devant presque chaque chalet est garé un gros 4 X 4.

Jean-Louis me certifie que c'est le Groenland que nous apercevons à l'horizon. Il a beau se trouver à deux cents kilomètres, je maintiens que ce sont des nuages.

Après un tour sur la plage (où nous ne voyons aucun phoque), nous remontons frigorifiés.

Le col est sous la brume et Bolungarvík au loin, n'est pas très visible. Il pleut, mais le soleil brille encore sur Ísafjörður. Le temps que nous y arrivions, la pluie arrose également la ville.

18h30, nous retournons à la maison bleue, toujours porte close.

Nous passons le temps au super marché Sankaup et réalisons une étude de prix. Sans conteste, Bonus est meilleur marché, surtout pour le skyr.

19h15, toujours personne à la maison bleue.

Et si ce n'était pas la bonne maison ?

Il s'avère que c'est la maison au toit bleu situé à droite de la "Factor House" et non pas la maison bleue située à gauche, qui doit nous accueillir ce soir.

Je me voyais mal dormir dans le Jimny…

La chambre située en sous-sol est confortable. Nous dînerons au chaud dans la cuisine.

Ouf !!!

 

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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