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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 21:34

Lundi 15 juin 2009

 

Nuit paisible.

Nous allons prendre notre petit-déjeuner à la boulangerie-salon de thé située devant l'hôtel Ísafjörður.

Notre hôtesse ne prépare pas le petit-déjeuner et nous a dit de laisser les clefs sur la porte. Qu'on ne la dérange pas !!!

Le gite est agréable et propre, mais l'accueil…

Au salon de thé, nous discutons avec une québécoise d'une soixantaine d'années qui visite les fjords, seule, à vélo. Elle est bien courageuse.


Nous nous promenons à pieds dans le vieux quartier. Beaucoup de maisons pimpantes et bien entretenues, d'autres moins.

























Jean-Louis s'étant habitué au tunnel, direction Suðureyri.



Dans ce sens, nous ne sommes pas prioritaires.

Pas une voiture d' Ísafjörður à Suðureyri.











Fjord
de Súgandafjörður











Suðureyri vit du poisson et ça se sent...

A la station-service N1, le café est gratuit, même si on ne prend pas de carburant.

Sur le bord du fjord Sugandafjörður, nous trouvons un kayakiste qui a quitté  Reykjavík depuis quinze jours et se rend tout au nord dans les Hornstrandir. Il est heureux, car depuis son départ il n'a eu que du beau temps.

Retour vers Ísafjörður.
A l'entrée du tunnel, dans le virage sans visibilité, nous croisons un énorme camion et sa remorque qui tiennent à peine dans le renfoncement. Ce sera le seul véhicule que nous verrons.

Petite angoisse à l'approche du croisement, mais rien à l'horizon.

Il n'y avait pas de quoi "se mettre la rate au court-bouillon".

Nous tournons à droite en direction de Súðavík.


Nous traversons un "quartier chic" d'Ísafjörður composé de jolies maisons colorées, puis c'est le début du grand Ísafjarðardjúp, appelé plus simplement le Djùp (que l'on prononce Dioup).



Après la pointe d'Arnarnes (le cap de l'aigle), commence l'Alftafjörður (le fjord du cygne).



Au débouché, se trouve le village de Súðavík.


Nous nous arrêtons dans un café décoré "années 60" pour y déguster une pylsa : photos de Marylin, Betty Boop, sièges en skaï rouge, poubelle "route 66"… Toute une époque.





Nous descendons le long de l'Alftafjörður et découvrons les belles maisons peintes et fleuries de Súðavík.
Ici, parait-il, l'argent coule à flots ; c'est la crevette élevée dans les fermes aquacoles du fjord qui génère les revenus.









ferme aquacole













Entre deux groupes de maisons, une ruine dont les éboulis de la montagne ont été laissés en l'état en souvenir de l'avalanche qui a  englouti tout un quartier laissant derrière elle 24 corps sans vie.

En remontant l'autre rive du fjord, nous en voyons la saignée meurtrière.


Du cap Kambsnes, nous découvrons l'île de Vigur, accessible depuis Ísafjörður. Avec Æðey en face, ce sont les deux seules îles habitées du fjord.









Île de Vigur,
au fond, le
Snæfjallaströnd
enneigé












Comment font les enfants pour aller à l'école ? Ces îliens sont des éleveurs d'ovins et d'eiders.

Nous longeons maintenant le Seyðisfjörður puis le Hestfjörður (fjord des chevaux) que nous surnommons le fjord des cascades.

Des versants est et ouest dévalent des myriades de cascades se frayant un chemin au milieu des bouleaux nains et des myrtilliers vierges de fruits en cette saison.





Du cap Hvítanes, nous avons une vue différente sur l'île allongée de  Vigur.

Nous longeons maintenant le fjord de Skötufjörður.


Un chien nous attend devant la ferme de Litlibær (petite ferme).

Cette ferme, construite en 1895 a été habitée jusqu'en 1969. La maison d'habitation est minuscule (3.90 sur 7.40 mètres). Il fut un temps où une vingtaine de personnes y vivaient !!!



Deux appentis servant de cuisine se trouvaient près de là. On y pratiquait la pêche et l'agriculture.


Le Skötufjörður est aussi désert que le Hestfjörður, les maisons ont toutes été abandonnées au fil du temps. Seuls des panneaux aux noms barrés et le nom de la ferme entre parenthèses sur la carte nous en rappellent l'existence.

Nous n'avons jamais vu autant de camions roulant "à tombeau ouvert" que cette route goudronnée 61 qui suit les rives du Skötufjörður. Où vont-ils, que transportent-ils ?

Ce fjord, le  Skötufjörður, nous le surnommons : le fjord aux eiders. De nombreuses colonies de mâles dorment sur les rives tandis que les mamans éduquent les poussins en bordure de plage. Dès que nous nous arrêtons pour les photographier, les pères s'envolent tandis que les mamans continuent de voguer avec les petits.

Du cap Ögurnes, la vue est encore différente sur l'île de Vigur.

En face, nous voyons les flancs enneigés de Snæfjallströnd (la côte des montagnes enneigées), nous avons l'impression que la température a baissé rien qu'à les admirer !!!


Au loin, nous apercevons l'église et le minuscule village d'Ögur ainsi qu'un immense rassemblement de voitures. Que se passe-t-il ?

Le dernier ferry a appareillé dans les années 40, ce ne sont donc pas les amis venus chercher les passagers venant d' Ísafjörður.

En nous approchant, nous découvrons qu'il s'agit de la "casse" de Garðstaðir ; six cents voitures qui rouillent tranquillement dans la cour de la ferme. Beaucoup moins romantique que le ferry…



Nous avons beau faire deux allers et retour de la ferme de Strandsel à Ögur, nous ne voyons aucun phoque. Un eider m'interpelle et me lance : On t'a déjà dit qu'ils étaient à la cousinade d'Ytri-Tunga" !!!


Une échelle permet aux saumons de remonter le cours de la Laugardalsá.



Le pont de Hrútey qui permet de franchir le fjord de Mjóifjörður, pour rejoindre directement Reykjanes, est fermé pour cause de travaux.


Tous les camions descendent le long du fjord par la route en terre 61. Ça fait une belle poussière !!

Au fond du fjord, nous obliquons vers la ferme d'Heydalur où nous sommes attendus.

Nous avons loué un chalet catégorie C à 136 € pour six personnes car la chambre en catégorie IV proposée pour deux coûtait 70 € par personne et nous ne pouvions pas cuisiner.

La réceptionniste trouve le bon d'échange bizarre car nous ne sommes que deux. Elle appelle sa collègue qui veut à tout prix nous fourguer sa chambre et nous imposer un dîner.

Nous réussissons à joindre Sólveig qui s'était occupée de nos réservations chez Farmholidays et elle explique aux réceptionnistes que ce sumarhús est bien pour nous. Où est le problème ? Nous avons payé et que nous soyons un, deux ou six quelle importance ? Tout ça nous a fait perdre plus d'une heure en pinaillage stérile.


Une jeune fille nous accompagne, enfin, à notre cottage situé au bord du fjord. Un petit paradis !!

 























De la terrasse,
je ne vois que la
route qui poudroie,
que l'herbe qui verdoie
que le fjord qui chatoie,









et que les pavots qui rougeoient...














Nous ne serons pas dérangés par les voisins !!!


Nous nous installons puis partons par la route en terre 61 vers Reykjanes. Les camions défilent et la côte à 12% qui mène au col ne les effraie pas.

Arrivés au col d'Alftaborgir, des plaques de neige strient les bords de la route.


Un refuge rouge bien haubanné laisse présager de fortes rafales de vent.


Lorsque nous atteignons le fjord Ísafjörður, la route 61 fait place à la 633 goudronnée. C'est une véritable autoroute. La bande axiale n'est même pas tracée au sol, nous avons l'impression qu'un comité d'accueil nous attend au bout avec le ruban tricolore et des ciseaux…

La route 634 succède à la 633. Nous arrivons à Reykjanes et obliquons vers la droite en direction de l'hôtel d'été et de la station-service.

Encore une N1 ; à carte ou autre ? Sur la porte, nous trouvons un panneau demandant de s'adresser à l'hôtel. L'hôtelière déboule sur son scooter et débloque la pompe. Nous pouvons enfin faire le plein, plein.

La piscine est en réfection.

Ça fume de partout.

Nous nous faisons confirmer que la crique de Hveravík est bien celle qui se trouve à une centaine de mètres. Nous partons en reconnaissance à travers les champs fumants.


Quelle est tiède cette eau de mer : 25-26°, comme à la Guadeloupe et ça fume !!!



 


Le temps de remonter le pantalon et d'enfiler les sandales de plage pour ne pas s'esquinter sur les cailloux et coquilles de moules pointues et nous voici barbotant. Par endroits, l'eau atteint 65° : trop chaud. Nous revenons vite vers le coin à 25-35°, c'est plus agréable.

 

Nous pataugeons un moment puis repartons par la belle route goudronnée en direction du pont en rénovation. Nous virons vers la route en terre 633 qui longe le fjord Mjóifjörður et retrouvons notre sumarhús.


Un lagopède sort de dessous la maison et va se poser sur un rocher devant la terrasse. Il reste ainsi plus d'une demi-heure, le temps que  nous dînons, à se faire admirer.



Puis nous reprenons notre Jimny et cheminons sur le chemin défoncé qui nous conduit au paradis.

En bas de la ferme d'Heydalur, de l'autre côté de la rivière Heydalisá (du bon côté pour nous), se trouve un petit bassin d'eau chaude naturel (Galtarbryggjarlaug) (hot-pot) entouré de populages des marais, (fleurettes jaunes) qui contient une eau à 38-40°.



Une fois déshabillés dans la hutte attenante, il ne reste plus qu'à se laisser glisser dans cette eau délicieuse et à profiter des bienfaits de la terre volcanique. Ça fume, mais ça ne sent pas le soufre ; c'est bon, ça délie les muscles noueux.



L'Islande, c'est le pied.



La pluie commence à tomber, qu'importe, nous sommes dans une bonne eau chaude.


Nous remarquons un troll surgi de la brume qui nous observe.



Il faut bien sortir ; je m'entortille dans ma serviette et rentre dégoulinant dans la voiture.

Le lagopède nous attend et se sauve à peine lorsqu'il nous voit. Il nous connaît maintenant.

Comme nous sommes bien dans notre sumarhús. Nous profitons bien de nos 136 € !!!

 

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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