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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 17:24

Mercredi 24 juin 2009

Ciel bleu, le soleil brille.

Passage par Skólavörðustígur  chez les tricoteuses pour derniers achats de pull et bonnet, puis à l'office de tourisme pour remboursement de la taxe.

Les commerçants avec lesquels nous avons discuté sont contre l'entrée de l'Islande dans l'UE,  justement à cause du remboursement de cette taxe qui va disparaître, ils ont peur que les clients, majoritairement Européens, achètent moins.

Nous voulons faire le plein de skyr, mais nous avons oublié que Bonus est fermé le mercredi matin.

Nous savons que nous trouverons d'autres magasins sur notre route. Il n'est pas question de revenir en France sans skyr et sans saumon !!!

Le temps se gâte, il fait froid.

Tant pis, nous partons pour la péninsule de Reykjanes que nous avions visitée en avril sous une pluie battante et un vent de 140 km/h ; ça ne peut pas être pire (quoi que…).

La sortie de Reykjavík se fait sans encombre par la route N°1 puis la route 41.

Nous passons devant la gigantesque usine d'aluminium de Hafnarfjörður et obliquons par la route 42.

D'immenses séchoirs à poissons bordent la route. Les lupins sont arrivés ici égayant le paysage de leur bleu Majorelle.

Comme d'habitude, les paysages sont grandioses.

Sur la route, la terre remplace le goudron.

Une équipe de Vegagerðin (les ponts et chaussées islandais) remet la route en état, créant provisoirement d'énormes trous avec leurs engins.

Nous longeons le lac Kleifartvan (lac XX), d'un bleu profond.

Depuis le tremblement de terre en 2000, l'eau du lac disparaît peu à peu dans le sol. Sa superficie a diminuée depuis de 20% environ.

De larges plages de sable volcanique noir bordent ses contours.

Je pense au roman d'Arnaldur Indriðason "l'homme du lac" dont l'action se déroule ici.

L'odeur de soufre nous indique que nous sommes arrivés au site géothermal de Seltún (Austurengjar).



Ça fume, ça glougloute, ça jaillit, tout ce que j'aime et que Jean-Louis déteste.



Il reste sur le parking et j'emprunte le chemin et les passerelles qui permettent d'être au plus près de ces manifestations géologiques : l'eau grise des marmites bouillonne, crache ; les évents de vapeurs pestilentielles envahissent tout, les jets d'eau bouillante sifflent, la terre éclate, le diable n'est pas loin !!!





Ici, on extrayait le soufre au cours de la période de monopole du commerce danois.

 Plus loin, le lac Grænavatn (Lac vert) tire son nom de la couleur de l'eau et parait-il qu'elle a le goût de vitriol (je n'ai pas essayé…).

 

Nous poursuivons jusqu'à l'église de Krísuvíkurkikja qui s'est dégradée depuis notre passage en 2005.



Nous suivons la route 423 en direction des falaises à oiseaux de Krísuvíkurberg.

Au bout de quelques centaines de mètres, la route est totalement défoncée, il est impossible d'aller plus loin. Demi-tour, tant pis pour les oiseaux.

Nous bifurquons sur la petite piste cahoteuse qui mène au site archéologique de Selatangar.

Nous nous arrêtons au parking et terminons à pieds.

C'est un ancien lieu de pêche, actif au Moyen Age et jusqu'en 1884. C'est d'ici que partaient les fermiers dans leurs bateaux découverts.


Il ne reste que quelques ruines des huttes de pêcheurs et des abris où étaient entreposés les poissons séchés.



Il y a beaucoup de vent et les vagues déferlent sur les rochers.

Le chemin qui mène au phare de Hópsnes est fermée pour cause de travaux.

La route devient goudronnée peu après, elle plonge en  larges virages vers le port de pêche de Grindavík.

Nous trouvons enfin la petite route, mal indiquée qui conduit au site géothermique de Gunnhver. Au bout d'une centaine de mètres, un panneau en interdit l'accès. Ce sera la même chose pour les trois autres chemins.

Les abords en sont interdits depuis le tremblement de terre du 30 mai 2009.


Nous voyons les fumées, nous sentons le soufre, mais pas plus.



L'usine géothermique de Reykjanesvirkjun est construite au milieu de champs de lave sur l'emplacement d'une mine de sel.



Des lupins ornent la colline qui mène au phare blanc de Reykjanesviti qui se détache sur le magnifique ciel bleu.



Au loin, l'île d'Eldey, un sanctuaire d'oiseaux marins.



Nous reprenons la route 425 et nous arrêtons au "pont entre les deux continents".




Ce pont relie les plaques asiatiques et nord-américaines. Les plaques tectoniques s'éloignent les unes des autres d'environ 2 centimètres par an.


Pas besoin de posséder un passeport biométrique pour passer d'une rive à l'autre !!!

A Hafnir, la route 425 laisse place à la 44.

Nous nous arrêtons dévaliser le rayon skyr chez Bonus de Keflavík. Il était temps, le magasin ferme à 18h30 et revenir sans skyr, quelle honte.

Retour à la maison où nous terminons nos bagages.

Il faut aller laver la voiture et faire le plein.

Chez N1 à côté de l'aéroport, plus de station de lavage.

Nous allons chez Olis, lavons le Jimny et expérimentons une nouvelle façon de remplir le réservoir

Il faut mettre un billet de 500, 1000 ou 5000 ISK dans la fente et on dispose de 3 minutes pour se servir.

Si par malheur, on ne réagit pas assez vite, le billet est définitivement avalé. Nous en sommes pour 500 ISK !!!

Deuxième essai, cette fois-ci, ça fonctionne…

Nous rentrons en flânant dans les vieux quartiers.

C'est la dernière soirée, il fait si beau…

 

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  • Je suis atteinte d'Islandite aigüe, maladie incurable, mais je me soigne par des séjours répétés en Islande, où je me gave de skyr comme mon avatar Skyrgámur...
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